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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)



Imam Ahmad : 6737

حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ حَدَّثَنَا أَبِي عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ فَذَكَرَ حَدِيثًا قَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ وَذَكَرَ عَمْرُو بْنُ شُعَيْبِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَنْ قَتَلَ مُؤْمِنًا مُتَعَمِّدًا فَإِنَّهُ يُدْفَعُ إِلَى أَوْلِيَاءِ الْقَتِيلِ فَإِنْ شَاءُوا قَتَلُوا وَإِنْ شَاءُوا أَخَذُوا الدِّيَةَ وَهِيَ ثَلَاثُونَ حِقَّةً وَثَلَاثُونَ جَذَعَةً وَأَرْبَعُونَ خَلِفَةً فَذَلِكَ عَقْلُ الْعَمْدِ وَمَا صَالَحُوا عَلَيْهِ مِنْ شَيْءٍ فَهُوَ لَهُمْ وَذَلِكَ شَدِيدُ الْعَقْلِ وَعَقْلُ شِبْهِ الْعَمْدِ مُغَلَّظَةٌ مِثْلُ عَقْلِ الْعَمْدِ وَلَا يُقْتَلُ صَاحِبُهُ وَذَلِكَ أَنْ يَنْزِغَ الشَّيْطَانُ بَيْنَ النَّاسِ فَتَكُونَ دِمَاءٌ فِي غَيْرِ ضَغِينَةٍ وَلَا حَمْلِ سِلَاحٍ فَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ يَعْنِي مَنْ حَمَلَ عَلَيْنَا السِّلَاحَ فَلَيْسَ مِنَّا وَلَا رَصَدَ بِطَرِيقٍ فَمَنْ قُتِلَ عَلَى غَيْرِ ذَلِكَ فَهُوَ شِبْهُ الْعَمْدِ وَعَقْلُهُ مُغَلَّظَةٌ وَلَا يُقْتَلُ صَاحِبُهُ وَهُوَ بِالشَّهْرِ الْحَرَامِ وَلِلْحُرْمَةِ وَلِلْجَارِ وَمَنْ قُتِلَ خَطَأً فَدِيَتُهُ مِائَةٌ مِنْ الْإِبِلِ ثَلَاثُونَ ابْنَةُ مَخَاضٍ وَثَلَاثُونَ ابْنَةُ لَبُونٍ وَثَلَاثُونَ حِقَّةٌ وَعَشْرُ بَكَارَةٍ بَنِي لَبُونٍ ذُكُورٍ قَالَ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُقِيمُهَا عَلَى أَهْلِ الْقُرَى أَرْبَعَ مِائَةِ دِينَارٍ أَوْ عِدْلَهَا مِنْ الْوَرِقِ وَكَانَ يُقِيمُهَا عَلَى أَثْمَانِ الْإِبِلِ فَإِذَا غَلَتْ رَفَعَ فِي قِيمَتِهَا وَإِذَا هَانَتْ نَقَصَ مِنْ قِيمَتِهَا عَلَى عَهْدِ الزَّمَانِ مَا كَانَ فَبَلَغَتْ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا بَيْنَ أَرْبَعِ مِائَةِ دِينَارٍ إِلَى ثَمَانِ مِائَةِ دِينَارٍ وَعِدْلُهَا مِنْ الْوَرِقِ ثَمَانِيَةُ آلَافِ دِرْهَمٍ وَقَضَى أَنَّ مَنْ كَانَ عَقْلُهُ عَلَى أَهْلِ الْبَقَرِ فِي الْبَقَرِ مِائَتَيْ بَقَرَةٍ وَقَضَى أَنَّ مَنْ كَانَ عَقْلُهُ عَلَى أَهْلِ الشَّاءِ فَأَلْفَيْ شَاةٍ وَقَضَى فِي الْأَنْفِ إِذَا جُدِعَ كُلُّهُ بِالْعَقْلِ كَامِلًا وَإِذَا جُدِعَتْ أَرْنَبَتُهُ فَنِصْفُ الْعَقْلِ وَقَضَى فِي الْعَيْنِ نِصْفَ الْعَقْلِ خَمْسِينَ مِنْ الْإِبِلِ أَوْ عِدْلَهَا ذَهَبًا أَوْ وَرِقًا أَوْ مِائَةَ بَقَرَةٍ أَوْ أَلْفَ شَاةٍ وَالرِّجْلُ نِصْفُ الْعَقْلِ وَالْيَدُ نِصْفُ الْعَقْلِ وَالْمَأْمُومَةُ ثُلُثُ الْعَقْلِ ثَلَاثٌ وَثَلَاثُونَ مِنْ الْإِبِلِ أَوْ قِيمَتُهَا مِنْ الذَّهَبِ أَوْ الْوَرِقِ أَوْ الْبَقَرِ أَوْ الشَّاءِ وَالْجَائِفَةُ ثُلُثُ الْعَقْلِ وَالْمُنَقِّلَةُ خَمْسَ عَشْرَةَ مِنْ الْإِبِلِ وَالْمُوضِحَةُ خَمْسٌ مِنْ الْإِبِلِ وَالْأَسْنَانُ خَمْسٌ مِنْ الْإِبِلِ قَالَ وَذَكَرَ عَمْرُو بْنُ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ قَالَ قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي رَجُلٍ طَعَنَ رَجُلًا بِقَرْنٍ فِي رِجْلِهِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَقِدْنِي فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا تَعْجَلْ حَتَّى يَبْرَأَ جُرْحُكَ قَالَ فَأَبَى الرَّجُلُ إِلَّا أَنْ يَسْتَقِيدَ فَأَقَادَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْهُ قَالَ فَعَرِجَ الْمُسْتَقِيدُ وَبَرَأَ الْمُسْتَقَادُ مِنْهُ فَأَتَى الْمُسْتَقِيدُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ لَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ عَرِجْتُ وَبَرَأَ صَاحِبِي فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَلَمْ آمُرْكَ أَلَّا تَسْتَقِيدَ حَتَّى يَبْرَأَ جُرْحُكَ فَعَصَيْتَنِي فَأَبْعَدَكَ اللَّهُ وَبَطَلَ جُرْحُكَ ثُمَّ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعْدَ الرَّجُلِ الَّذِي عَرِجَ مَنْ كَانَ بِهِ جُرْحٌ أَنْ لَا يَسْتَقِيدَ حَتَّى تَبْرَأَ جِرَاحَتُهُ فَإِذَا بَرِئَتْ جِرَاحَتُهُ اسْتَقَادَ

Ja'qub nous a rapporté, a dit, a rapporté [mon père] d'après [Muhammad bin Ishaq], puis il a mentionné un hadith, Ibn Ishaq a dit ; ['Amru bin Syu'aib bin Muhammad bin Abdullah bin 'Amru bin Al Ash] a rapporté que d'après [son père] d'après [son grand-père], il a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, l'affaire est confiée au gardien du sacrifice. S'il le souhaite, il peut demander le qishas (la vengeance du meurtre), et s'il le souhaite, il peut demander une rançon, à savoir trente têtes hiqah (chameaux de quatre ans), trente jadza'ah (chameaux femelles de cinq ans) et quarante khaliqah (chameaux gestants). Cependant, s'il demande la paix avec quelque chose, c'est son droit, et c'est l'amende. » L'expiation d'un meurtre semi-intentionnel est aggravée comme pour un meurtre commis délibérément, et l'auteur ne doit pas être tué, car de cette façon Satan prendra le contrôle (l'inimitié) entre les humains. « Ainsi, le sang qui coule n'est pas versé par hostilité, ni par calomnie, ni comme celui d'une personne armée. » (Le narrateur) dit : « Car le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Quiconque nous menace avec une arme et rôde sur la route n'est pas des nôtres. Si quelqu'un est tué autrement, il s'agit d'un meurtre semi-intentionnel ; la rançon est alors majorée et le meurtrier ne peut être puni. Il est interdit d'agir ainsi, tout comme le mois sacré. Si quelqu'un est tué par erreur, la rançon sera de cent chameaux : trente chameaux de deux ans, trente chameaux de trois ans, trente chameaux de quatre ans et dix chameaux de trois ans, tous mâles non mariés. » Le narrateur a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) rachetait les villageois avec quatre cents dinars, ou l'équivalent en argent. Parfois, il les rachetait avec des chameaux de valeur équivalente. Si le prix augmentait, il augmentait la rançon, et s'il baissait, il la diminuait selon la conjoncture. À l'époque du Messager d'Allah, la rançon standard se situait entre quatre cents et huit cents dinars. Si elle était versée en argent, elle équivalait à huit mille pièces d'argent. Il a décrété que si la rançon concernait des bergers, elle était versée en vaches, à savoir deux cents vaches. En revanche, si la rançon concernait des chevriers, elle équivalait à deux mille chèvres. Il a également décrété que si le nez était complètement endommagé, la rançon était intégrale ; s'il était partiellement endommagé, elle était réduite de moitié. Il a aussi décrété que la rançon pour les yeux était la moitié de la rançon. » L'équivalent de cinquante chameaux, ou en or ou en argent d'une valeur égale, ou cent chameaux, vaches, ou mille chèvres. Pour une jambe ou une main, la rançon est la moitié de la valeur de la rançon. Pour les blessures ma'mumah (blessures pénétrant jusqu'au cerveau), la rançon est le tiers de la valeur de la rançon, soit trente-trois chameaux, ou l'équivalent en or, argent, vaches ou chèvres. Pour les blessures ja'ifah (blessures pénétrant jusqu'à la cavité abdominale ou la tête), la rançon est le tiers de la valeur de la rançon. Pour les blessures munaqilah (blessures causant des fractures osseuses), la rançon est de quinze chameaux. Pour les blessures mudlihah (blessures pénétrant jusqu'à l'os), la rançon est de cinq chameaux. Et la rançon pour les dents est de cinq chameaux. Le narrateur a dit : « Amru bin Syu'aib a rapporté de son père, de son grand-père, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah… » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) décida de s'occuper d'un homme qui avait poignardé un autre homme à la jambe avec une corne. L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, accorde-moi le droit de procéder au qishas sur lui. » Le Prophète répondit alors : « Ne te précipite pas, avant que ta propre blessure ne soit guérie. » Le narrateur rapporte : « Cet homme hésita et continua de demander que le qishas soit pratiqué jusqu'à ce que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) l'accomplisse. » Le narrateur dit : « Celui qui avait demandé l'application immédiate du qishas boitait encore, tandis que celui qui l'accomplissait avait guéri de sa blessure. Le premier vint alors trouver le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et lui dit : « Ô Messager d'Allah, je boite encore, tandis que mon ami est guéri ! » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) lui répondit : « Ne t'avais-Je pas ordonné de ne pas réclamer de châtiment avant que ta blessure ne soit guérie ? Tu m'as désobéi, et Allah t'a éloigné de Sa miséricorde avant même que ta blessure ne soit guérie. » Après cet incident, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) ordonna à quiconque avait une blessure de ne pas réclamer de châtiment avant sa guérison. Une fois guérie, le châtiment pouvait alors être appliqué. »