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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
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Imam Ahmad (الامام احمد) - 26363 Hadith

L'OBLIGATION DE PRÉVENIR L'IMPOSSIBILITÉ D'ÉVITER LA TORTURE DE DIEU

Imam Ahmad : 1

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ قَالَ أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ يَعْنِي ابْنَ أَبِي خَالِدٍ عَنْ قَيْسٍ قَالَ قَامَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّكُمْ تَقْرَءُونَ هَذِهِ الْآيَةَ { يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا عَلَيْكُمْ أَنْفُسَكُمْ لَا يَضُرُّكُمْ مَنْ ضَلَّ إِذَا اهْتَدَيْتُمْ } وَإِنَّا سَمِعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ النَّاسَ إِذَا رَأَوْا الْمُنْكَرَ فَلَمْ يُنْكِرُوهُ أَوْشَكَ أَنْ يَعُمَّهُمْ اللَّهُ بِعِقَابِهِ

Il nous a rapporté [Abdullah Bin Numair] ; il nous a informés [Ismaïl] de [Qays] ; [Abou Bakr] se leva, loua Allah et Le purifia, puis dit : « Ô gens, vous avez certes lu ce verset : « Ô vous qui croyez, préservez-vous ! Aucun égaré ne vous nuira si vous êtes bien guidés. » (Sourate Al-Maidah, verset 105). Et nous avons entendu le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dire : « Si les gens voient le mal et ne le nient pas, Allah les châtiera tous. »

CONSEILS SUR LES ABLUTIONS ET LA PRIÈRE COMME RÉDEMPTION DES PÉCHÉS

Imam Ahmad : 2

حَدَّثَنَا وَكِيعٌ قَالَ حَدَّثَنَا مِسْعَرٌ وَسُفْيَانُ عَنْ عُثْمَانَ بْنِ الْمُغِيرَةِ الثَّقَفِيِّ عَنْ عَلِيِّ بْنِ رَبِيعَةَ الْوَالِبِيِّ عَنْ أَسْمَاءَ بْنِ الْحَكَمِ الْفَزَارِيِّ عَنْ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ كُنْتُ إِذَا سَمِعْتُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَدِيثًا نَفَعَنِي اللَّهُ بِمَا شَاءَ مِنْهُ وَإِذَا حَدَّثَنِي عَنْهُ غَيْرِي اسْتَحْلَفْتُهُ فَإِذَا حَلَفَ لِي صَدَّقْتُهُ وَإِنَّ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ حَدَّثَنِي وَصَدَقَ أَبُو بَكْرٍ أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَا مِنْ رَجُلٍ يُذْنِبُ ذَنْبًا فَيَتَوَضَّأُ فَيُحْسِنُ الْوُضُوءَ قَالَ مِسْعَرٌ وَيُصَلِّي وَقَالَ سُفْيَانُ ثُمَّ يُصَلِّي رَكْعَتَيْنِ فَيَسْتَغْفِرُ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ إِلَّا غَفَرَ لَهُ

Après nous avoir rapporté [Waki'], il dit : « Après nous avoir rapporté [Mis'ar] et [Sufyan] d'après [Uthman Bin Al Mughirah Ats Tsaqafi] d'après [Ali Bin Rabi'ah Al Walibi] d'après [Asma'Bin Al Hakam Al Fazari] d'après [Ali], il dit : « Si j'entends un hadith du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), alors Allah m'en accorde les bienfaits selon Sa volonté. Et si quelqu'un d'autre me le rapporte, alors je lui demande de jurer ; s'il le fait, alors je le reconnais. » En effet, Abou Bakr me l'a rapporté, et il est vrai qu'il a entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Il ne s'agit pas d'un homme qui commet un péché, puis fait ses ablutions et les rend correctes, dit Mis'ar ; puis prie », tandis que Sufyan dit : « puis prie deux rak'ahs et demande pardon à Allah, à moins qu'Allah ne pardonne son péché. »

L'HISTOIRE DE LA FUIPE DU PROPHÈTE ET D'ABU BAKAR PENDANT L'HIJRAH ET LE MIRACLE QUI S'EST PRODUIT

Imam Ahmad : 3

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ مُحَمَّدٍ أَبُو سَعِيدٍ يَعْنِي الْعَنْقَزِيَّ قَالَ حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ قَالَ اشْتَرَى أَبُو بَكْرٍ مِنْ عَازِبٍ سَرْجًا بِثَلَاثَةَ عَشَرَ دِرْهَمًا قَالَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لِعَازِبٍ مُرْ الْبَرَاءَ فَلْيَحْمِلْهُ إِلَى مَنْزِلِي فَقَالَ لَا حَتَّى تُحَدِّثَنَا كَيْفَ صَنَعْتَ حِينَ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَنْتَ مَعَهُ قَالَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ خَرَجْنَا فَأَدْلَجْنَا فَأَحْثَثْنَا يَوْمَنَا وَلَيْلَتَنَا حَتَّى أَظْهَرْنَا وَقَامَ قَائِمُ الظَّهِيرَةِ فَضَرَبْتُ بِبَصَرِي هَلْ أَرَى ظِلًّا نَأْوِي إِلَيْهِ فَإِذَا أَنَا بِصَخْرَةٍ فَأَهْوَيْتُ إِلَيْهَا فَإِذَا بَقِيَّةُ ظِلِّهَا فَسَوَّيْتُهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَفَرَشْتُ لَهُ فَرْوَةً وَقُلْتُ اضْطَجِعْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَاضْطَجَعَ ثُمَّ خَرَجْتُ أَنْظُرُ هَلْ أَرَى أَحَدًا مِنْ الطَّلَبِ فَإِذَا أَنَا بِرَاعِي غَنَمٍ فَقُلْتُ لِمَنْ أَنْتَ يَا غُلَامُ فَقَالَ لِرَجُلٍ مِنْ قُرَيْشٍ فَسَمَّاهُ فَعَرَفْتُهُ فَقُلْتُ هَلْ فِي غَنَمِكَ مِنْ لَبَنٍ قَالَ نَعَمْ قَالَ قُلْتُ هَلْ أَنْتَ حَالِبٌ لِي قَالَ نَعَمْ قَالَ فَأَمَرْتُهُ فَاعْتَقَلَ شَاةً مِنْهَا ثُمَّ أَمَرْتُهُ فَنَفَضَ ضَرْعَهَا مِنْ الْغُبَارِ ثُمَّ أَمَرْتُهُ فَنَفَضَ كَفَّيْهِ مِنْ الْغُبَارِ وَمَعِي إِدَاوَةٌ عَلَى فَمِهَا خِرْقَةٌ فَحَلَبَ لِي كُثْبَةً مِنْ اللَّبَنِ فَصَبَبْتُ يَعْنِي الْمَاءَ عَلَى الْقَدَحِ حَتَّى بَرَدَ أَسْفَلُهُ ثُمَّ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَوَافَيْتُهُ وَقَدْ اسْتَيْقَظَ فَقُلْتُ اشْرَبْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَشَرِبَ حَتَّى رَضِيتُ ثُمَّ قُلْتُ هَلْ أَنَى الرَّحِيلُ قَالَ فَارْتَحَلْنَا وَالْقَوْمُ يَطْلُبُونَا فَلَمْ يُدْرِكْنَا أَحَدٌ مِنْهُمْ إِلَّا سُرَاقَةُ بْنُ مَالِكِ بْنِ جُعْشُمٍ عَلَى فَرَسٍ لَهُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذَا الطَّلَبُ قَدْ لَحِقَنَا فَقَالَ لَا تَحْزَنْ إِنَّ اللَّهَ مَعَنَا حَتَّى إِذَا دَنَا مِنَّا فَكَانَ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُ قَدْرُ رُمْحٍ أَوْ رُمْحَيْنِ أَوْ ثَلَاثَةٍ قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذَا الطَّلَبُ قَدْ لَحِقَنَا وَبَكَيْتُ قَالَ لِمَ تَبْكِي قَالَ قُلْتُ أَمَا وَاللَّهِ مَا عَلَى نَفْسِي أَبْكِي وَلَكِنْ أَبْكِي عَلَيْكَ قَالَ فَدَعَا عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ اللَّهُمَّ اكْفِنَاهُ بِمَا شِئْتَ فَسَاخَتْ قَوَائِمُ فَرَسِهِ إِلَى بَطْنِهَا فِي أَرْضٍ صَلْدٍ وَوَثَبَ عَنْهَا وَقَالَ يَا مُحَمَّدُ قَدْ عَلِمْتُ أَنَّ هَذَا عَمَلُكَ فَادْعُ اللَّهَ أَنْ يُنْجِيَنِي مِمَّا أَنَا فِيهِ فَوَاللَّهِ لَأُعَمِّيَنَّ عَلَى مَنْ وَرَائِي مِنْ الطَّلَبِ وَهَذِهِ كِنَانَتِي فَخُذْ مِنْهَا سَهْمًا فَإِنَّكَ سَتَمُرُّ بِإِبِلِي وَغَنَمِي فِي مَوْضِعِ كَذَا وَكَذَا فَخُذْ مِنْهَا حَاجَتَكَ قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا حَاجَةَ لِي فِيهَا قَالَ وَدَعَا لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأُطْلِقَ فَرَجَعَ إِلَى أَصْحَابِهِ وَمَضَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَنَا مَعَهُ حَتَّى قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَتَلَقَّاهُ النَّاسُ فَخَرَجُوا فِي الطَّرِيقِ وَعَلَى الْأَجَاجِيرِ فَاشْتَدَّ الْخَدَمُ وَالصِّبْيَانُ فِي الطَّرِيقِ يَقُولُونَ اللَّهُ أَكْبَرُ جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَاءَ مُحَمَّدٌ قَالَ وَتَنَازَعَ الْقَوْمُ أَيُّهُمْ يَنْزِلُ عَلَيْهِ قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْزِلُ اللَّيْلَةَ عَلَى بَنِي النَّجَّارِ أَخْوَالِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ لِأُكْرِمَهُمْ بِذَلِكَ فَلَمَّا أَصْبَحَ غَدَا حَيْثُ أُمِرَ قَالَ الْبَرَاءُ بْنُ عَازِبٍ أَوَّلُ مَنْ كَانَ قَدِمَ عَلَيْنَا مِنْ الْمُهَاجِرِينَ مُصْعَبُ بْنُ عُمَيْرٍ أَخُو بَنِي عَبْدِ الدَّارِ ثُمَّ قَدِمَ عَلَيْنَا ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ الْأَعْمَى أَخُو بَنِي فِهْرٍ ثُمَّ قَدِمَ عَلَيْنَا عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فِي عِشْرِينَ رَاكِبًا فَقُلْنَا مَا فَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ هُوَ عَلَى أَثَرِي ثُمَّ قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَبُو بَكْرٍ مَعَهُ قَالَ الْبَرَاءُ وَلَمْ يَقْدَمْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى حَفِظْتُ سُوَرًا مِنْ الْمُفَصَّلِ قَالَ إِسْرَائِيلُ وَكَانَ الْبَرَاءُ مِنْ الْأَنْصَارِ مِنْ بَنِي حَارِثَةَ

Après nous avoir rapporté les propos d'Amru Bin Muhammad Abu Sa'id (c'est-à-dire Al 'Anqazi), il dit : « Israil nous a été rapporté par Abu Ishaq, qui tenait ses propos d'Al Barra' Bin 'Azib. » Abu Bakr acheta une selle à Azib pour treize dirhams, dit Al Barra'. Abu Bakr dit alors à Azib : « Dis à Al Barra' de l'emmener chez moi. » Azib répondit : « Non, à moins que tu ne veuilles nous raconter ce que tu as fait lorsque le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) est sorti avec toi. » Abu Bakr dit alors : Nous sommes partis marcher de nuit et avons accéléré le pas tout au long du jour et de la nuit. Arrivés à l'heure de Dhuhr, alors que le soleil était au zénith, j'ai cherché un abri autour de nous. Un instant plus tard, j'ai aperçu un gros rocher et je m'en suis approché. Il s'est avéré qu'une petite cavité, dissimulée par son ombre, s'y trouvait. J'ai donc aménagé l'endroit et étendu un manteau de cuir pour le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Puis je lui ai dit : « Allonge-toi, ô Messager d'Allah. » Il s'est donc allongé. Ensuite, je suis sorti pour voir si quelqu'un me cherchait. Soudain, j'ai aperçu un berger. Je lui ai demandé : « À qui appartiens-tu, jeune homme ? » Il a répondu : « À un homme de Quraysh. » Il m'a ensuite donné son nom et je l'ai reconnu. Je lui ai demandé de nouveau : « Tes chèvres donnent-elles du lait ? » Il a répondu : « Oui. » J'ai demandé encore : « Veux-tu les traire pour moi ? » Il a répondu : « Oui. » Je lui ai donc ordonné d'en tenir une. Après avoir nettoyé le lait de ses chèvres et ses paumes de poussière, j'apportai une geriba en cuir recouverte d'un tissu. Il me donna un peu de lait et je versai de l'eau sur la geriba pour que le fond ne chauffe pas trop. Je m'approchai ensuite du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) pour lui donner à boire, mais il était réveillé. Je lui dis : « Ô Messager d'Allah, bois. » Il but jusqu'à ce que je me sente soulagé. Je demandai alors : « Est-il temps de partir ? » Nous nous mimes en route, tandis que les gens nous cherchaient. Personne ne put nous trouver, sauf Suraqah Bin Malik Bin Ju'syum à cheval. Je dis : « Ô Messager d'Allah, celui qui nous traque va nous rattraper. » Le Prophète répondit : « Ne sois pas triste, Allah est avec nous. » Lorsque Suraqah fut tout près de nous, à la distance d'une, deux ou trois lances, je dis : « Ô Messager d'Allah, « Allah, celui qui nous traque nous rattrapera », et je pleurais (à ce moment-là). Le Prophète me demanda : « Pourquoi pleures-tu ? » Je répondis : « Par Allah, je ne pleure pas parce que je m'inquiète pour moi-même, mais parce que je m'inquiète pour toi. » Alors le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) pria : « Nous le remettons (Suraqah) entre Tes mains. » « Ô Muhammad, je sais déjà que c'est ton œuvre, alors prie Allah de me sauver de ce qui m'est arrivé. Par Allah, je garderai le secret sur ta disparition pour ceux qui te recherchent et qui sont derrière moi. Voici mon carquois de cuir, prends quelques flèches. Tu passeras par mes chameaux et mes chèvres à cet endroit et à cet autre, alors prends-les pour tes besoins. » Abou Bakr continua, et le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) répondit : « Je n'en ai pas besoin. » Puis le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) pria pour Ainsi, Suraqah fut libéré (du malheur qui l'avait frappé) et retourna auprès de ses amis. Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) poursuivit son voyage avec moi. À notre arrivée à Médine, les gens nous saluèrent et sortirent dans les rues et sur les toits des maisons. Les serviteurs et les enfants accoururent aussitôt en criant : « Allah est le plus grand ! Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) est arrivé ! Muhammad est arrivé ! » Les gens se disputaient pour savoir qui avait le droit d'occuper sa maison. Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dit alors : « Cette nuit, je resterai chez l'oncle Abdul MuTalib, un membre de la tribu des Banu Najar, pour leur faire honneur. » Le lendemain matin, il partit comme convenu. Barra' Bin Azib rapporta : « Le premier muhajirin qui vint à nous fut Mush'ab Bin Umair, frère de Bani Abdud Dar, puis Ibnu Ummi Maktum, qui était aveugle, frère de Bani… » Fihri, puis Umar Bin Al Khaththab avec vingt personnes à cheval, nous avons demandé : « Que faisait le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) ? » Il a répondu : « Il était derrière moi. » Puis le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) est arrivé avec Abu Bakr. Barro' a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) n'est pas arrivé (à Médine) sans que j'aie mémorisé à ce moment-là plusieurs lettres d'Al Mufashal disant : « Barro' est un ami des Ansar de Banu Harithah. »

INTERDICTION POUR LES MUSYRIK D'EFFECTUER LE HAJJ APRÈS UNE CERTAINE ANNÉE

Imam Ahmad : 4

حَدَّثَنَا وَكِيعٌ قَالَ قَالَ إِسْرَائِيلُ قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ عَنْ زَيْدِ بْنِ يُثَيْعٍ عَنْ أَبِي بَكْرٍ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعَثَهُ بِبَرَاءَةٌ لِأَهْلِ مَكَّةَ لَا يَحُجُّ بَعْدَ الْعَامِ مُشْرِكٌ وَلَا يَطُوفُ بِالْبَيْتِ عُرْيَانٌ وَلَا يَدْخُلُ الْجَنَّةَ إِلَّا نَفْسٌ مُسْلِمَةٌ مَنْ كَانَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مُدَّةٌ فَأَجَلُهُ إِلَى مُدَّتِهِ وَاللَّهُ بَرِيءٌ مِنْ الْمُشْرِكِينَ وَرَسُولُهُ قَالَ فَسَارَ بِهَا ثَلَاثًا ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ تَعَالَى عَنْهُ الْحَقْهُ فَرُدَّ عَلَيَّ أَبَا بَكْرٍ وَبَلِّغْهَا أَنْتَ قَالَ فَفَعَلَ قَالَ فَلَمَّا قَدِمَ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ بَكَى قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ حَدَثَ فِيَّ شَيْءٌ قَالَ مَا حَدَثَ فِيكَ إِلَّا خَيْرٌ وَلَكِنْ أُمِرْتُ أَنْ لَا يُبَلِّغَهُ إِلَّا أَنَا أَوْ رَجُلٌ مِنِّي

Après nous avoir rapporté [Waki'], il dit ; [Israil] dit ; [Abu Ishaq] dit ; de [Zaid Bin Yutsai'] de [Abu Bakr], le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) l'a envoyé avec une déclaration d'indépendance vis-à-vis des habitants de La Mecque : « Afin qu'aucun polythéiste n'accomplisse le Hajj après cette année, que nul n'accomplisse le Tawaf nu et qu'aucun musulman n'entre au Paradis, sauf celui qui a conclu un accord avec le Messager d'Allah, alors la limite est celle de l'accomplissement de cet accord, et Allah et Son Messager sont libres de toute influence polythéiste. » Yazid dit ; il partit donc avec trois personnes. Puis Il dit à Ali : « Suis-le et ramène-moi Abu Bakr et transmets-moi cette déclaration. » Ce qu'il fit. Il dit ; lorsqu'Abu Bakr arriva auprès du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), il pleura et demanda : « Ô Messager d'Allah, m'est-il arrivé quelque chose ? » Il répondit ; «Il ne vous arrivera que du bien, mais il m’a été ordonné que cette affaire ne soit transmise que par moi ou par l’un de mes proches.»

ABU BAKAR RECOMMANDE DE DEMANDER LE PARDON ET LA SÉCURITÉ

Imam Ahmad : 5

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ يَزِيدَ بْنِ خُمَيْرٍ عَنْ سُلَيْمِ بْنِ عَامِرٍ عَنْ أَوْسَطَ قَالَ خَطَبَنَا أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَقَامِي هَذَا عَامَ الْأَوَّلِ وَبَكَى أَبُو بَكْرٍ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ سَلُوا اللَّهَ الْمُعَافَاةَ أَوْ قَالَ الْعَافِيَةَ فَلَمْ يُؤْتَ أَحَدٌ قَطُّ بَعْدَ الْيَقِينِ أَفْضَلَ مِنْ الْعَافِيَةِ أَوْ الْمُعَافَاةِ عَلَيْكُمْ بِالصِّدْقِ فَإِنَّهُ مَعَ الْبِرِّ وَهُمَا فِي الْجَنَّةِ وَإِيَّاكُمْ وَالْكَذِبَ فَإِنَّهُ مَعَ الْفُجُورِ وَهُمَا فِي النَّارِ وَلَا تَحَاسَدُوا وَلَا تَبَاغَضُوا وَلَا تَقَاطَعُوا وَلَا تَدَابَرُوا وَكُونُوا إِخْوَانًا كَمَا أَمَرَكُمْ اللَّهُ تَعَالَى

Il nous a rapporté [Muhammad Bin Ja'far] : « Après nous avoir rapporté [Syu'bah] d'après [Yazid Bin Khumair] d'après [Sulaim Bin 'Amir] d'après [Ausath], il a dit : [Abu Bakr] nous a prêché et a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a pris ma place la première année. » Puis Abu Bakr pleura et dit : « Implorez le pardon d'Allah (Al-Mu'Afaat), car rien n'est plus précieux qu'Al-Mu'Afaat après la foi. Soyez honnêtes, car l'honnêteté est liée à la vertu et toutes deux mènent au Paradis. Éloignez-vous du mensonge, car le mensonge est lié au mal et toutes deux mènent en Enfer. Ne vous enviez pas, ne soyez pas hostiles et ne rompez pas les liens d'amitié. Ne vous éloignez pas les uns des autres, vous serez simplement frères, comme Allah l'a ordonné. »

ABU BAKAR A PRESENTE UNE PRÊCHE SUR LA DEMANDE DE SALUT A DIEU

Imam Ahmad : 6

حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ وَأَبُو عَامِرٍ قَالَا حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ يَعْنِي ابْنَ مُحَمَّدٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ يَعْنِي ابْنَ مُحَمَّدِ بْنِ عَقِيلٍ عَنْ مُعَاذِ بْنِ رِفَاعَةَ بْنِ رَافِعٍ الْأَنْصَارِيِّ عَنْ أَبِيهِ رِفَاعَةَ بْنِ رَافِعٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَقُولُ عَلَى مِنْبَرِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ فَبَكَى أَبُو بَكْرٍ حِينَ ذَكَرَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ سُرِّيَ عَنْهُ ثُمَّ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ فِي هَذَا الْقَيْظِ عَامَ الْأَوَّلِ سَلُوا اللَّهَ الْعَفْوَ وَالْعَافِيَةَ وَالْيَقِينَ فِي الْآخِرَةِ وَالْأُولَى

On nous a dit que [Abdurrahman Bin Mahdi] et [Abu 'Amir] ont tous deux dit : Après nous avoir dit [Zuhair, c'est-à-dire Ibnu Muhammad] de [Abdullah, c'est-à-dire Ibnu Muhammad Bin 'Aqil] de [Mu'adz Bin Rifa'ah Bin Rafi' Al Ansari] de son père, c'est-à-dire [Rifa'ah Bin Rafi'], il a dit : J'ai entendu [Abu Bakar Ash Siddiq] prêcher depuis la chaire de Rasullah sallallahu 'alayhi wasallam, puis dire : ; "J'ai entendu Rasullah willallahu 'alayhi wasallam dire", et Abou Bakr a pleuré lorsqu'il a mentionné le nom de Rasullah willallahu 'alayhi wasallam, puis il s'est tu à cause de ses larmes et a dit : « J’ai entendu le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dire, par une journée caniculaire comme celle-ci, la première année : « Demandez à Allah le pardon, la sécurité et la confiance dans l’au-delà et dans ce monde. »

SIWAK COMME NETTOYANT DE BOUCHE QUE DIEU APPROUVE

Imam Ahmad : 7

حَدَّثَنَا أَبُو كَامِلٍ قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ يَعْنِي ابْنَ سَلَمَةَ عَنِ ابْنِ أَبِي عَتِيقٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ السِّوَاكُ مَطْهَرَةٌ لِلْفَمِ مَرْضَاةٌ لِلرَّبِّ

Après nous avoir dit [Abu Kamil], il a dit ; Il nous a été dit [Hammad, à savoir Ibn Salamah] d'après [Ibn Abu 'Atiq] d'après [son père] d'après [Abu Bakr], que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Le siwak est un nettoyant pour la bouche et est satisfait d'Allah ».

PRIÈRE POUR LE PARDON LUE PAR ABU BAKAR PENDANT LA PRIÈRE

Imam Ahmad : 8

حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ قَالَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ قَالَ حَدَّثَنِي يَزِيدُ بْنُ أَبِي حَبِيبٍ عَنْ أَبِي الْخَيْرِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ أَنَّهُ قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلِّمْنِي دُعَاءً أَدْعُو بِهِ فِي صَلَاتِي قَالَ قُلْ اللَّهُمَّ إِنِّي ظَلَمْتُ نَفْسِي ظُلْمًا كَثِيرًا وَلَا يَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلَّا أَنْتَ فَاغْفِرْ لِي مَغْفِرَةً مِنْ عِنْدِكَ وَارْحَمْنِي إِنَّكَ أَنْتَ الْغَفُورُ الرَّحِيمُ و قَالَ يُونُسُ كَبِيرًا حَدَّثَنَاه حَسَنٌ الْأَشْيَبُ عَنْ ابْنِ لَهِيعَةَ قَالَ قَالَ كَبِيرًا

Après nous avoir dit [Hasyim Bin Al Qasim], il a dit ; Après nous avoir dit [Al Laits], il a dit ; Il m'a dit [Yazid Bin Abu Habib] d'après [Abul Khair] d'après [Abdullah Bin 'Amru] d'après [Abu Bakar Ash Shiddiq] qu'il a dit au Messager d'Allah ; "Apprends-moi le Du'a avec lequel je prie dans ma prière", répondit-il: "lis, Allahumma Innii Zhalamtu Nafsii Zhulman Katsiiro, Walaa Yaghfirudz Dzunuuba Illaa Anta, Faghfirlii maghfiratan Min 'Indika Warhamnii Innaka Antal Ghofuurur Rahiim" (O Allah, je me suis fait beaucoup de tort, et personne ne peut pardonner mes péchés sauf Toi alors pardonne-moi mes péchés avec le pardon de ta part et aie pitié de moi, en vérité tu es le plus indulgent, le plus miséricordieux). " [Yunus] a dit; " kabiiraa (grand), " nous l'a raconté [Hasan Al Asy Yab] de [Ibn Lahi'ah] il a dit; il a dit : " kabiiraa (grand). "

FATIMAH ET AL ABBAS EXIGENT L'HÉRITAGE DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 9

حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ قَالَ حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا أَنَّ فَاطِمَةَ وَالْعَبَّاسَ أَتَيَا أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَلْتَمِسَانِ مِيرَاثَهُمَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُمَا حِينَئِذٍ يَطْلُبَانِ أَرْضَهُ مِنْ فَدَكَ وَسَهْمَهُ مِنْ خَيْبَرَ فَقَالَ لَهُمْ أَبُو بَكْرٍ إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ لَا نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ فِي هَذَا الْمَالِ وَإِنِّي وَاللَّهِ لَا أَدَعُ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصْنَعُهُ فِيهِ إِلَّا صَنَعْتُهُ

Après nous avoir rapporté son récit, Abdurrazzaq dit : « Ma'mar nous a rapporté d'après Az-Zuhri, qui tenait d'Urwa, d'après Aisyah, que Fatima et Al-Abbas vinrent trouver Abou Bakr, réclamant tous deux leur part d'héritage au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Ils avaient déjà demandé ses terres lors de la guerre de Fadak et sa part du butin de la guerre de Khaybar. Abou Bakr leur dit alors : « J'ai entendu le Messager d'Allah dire : "Nous n'héritons pas. Les biens que nous laissons deviennent des aumônes. Seule la famille de Muhammad se nourrit de ces biens." Par Allah, je ne renoncerai à rien de ce que j'ai vu le Messager d'Allah faire, à moins de le faire moi-même. »

L'IMPORTANCE DE DEMANDER À DIEU LA SÉCURITÉ

Imam Ahmad : 10

حَدَّثَنَا أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمُقْرِئُ قَالَ حَدَّثَنَا حَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ الْمَلِكِ بْنَ الْحَارِثِ يَقُولُ إِنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ عَلَى هَذَا الْمِنْبَرِ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي هَذَا الْيَوْمِ مِنْ عَامِ الْأَوَّلِ ثُمَّ اسْتَعْبَرَ أَبُو بَكْرٍ وَبَكَى ثُمَّ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ لَمْ تُؤْتَوْا شَيْئًا بَعْدَ كَلِمَةِ الْإِخْلَاصِ مِثْلَ الْعَافِيَةِ فَاسْأَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ

Après nous avoir rapporté [Abu Abdurrahman Al Muqri'], il dit ; Après nous avoir rapporté [Haiwah Bin Syuraih], il dit ; J'ai entendu [Abdul Malik Bin Al Harith] dire ; En vérité, [Abu Hurairah] a dit ; J'ai entendu [Abu Bakr Ash Siddiq] dire sur cette chaire ; J'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) dire en ce jour de l'an 1, puis Abu Bakr fut tellement bouleversé par le conseil qu'il pleura et dit ensuite ; J'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) dire : « Vous n'obtenez rien (d'une position plus élevée) après une sentence sincère telle que Al Afiyah (le salut), alors demandez à Allah Al Afiyah. »

Dieu est toujours avec le prophète

Imam Ahmad : 11

حَدَّثَنَا عَفَّانُ قَالَ حَدَّثَنَا هَمَّامٌ قَالَ أَخْبَرَنَا ثَابِتٌ عَنْ أَنَسٍ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ حَدَّثَهُ قَالَ قُلْتُ لِلنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ فِي الْغَارِ وَقَالَ مَرَّةً وَنَحْنُ فِي الْغَارِ لَوْ أَنَّ أَحَدَهُمْ نَظَرَ إِلَى قَدَمَيْهِ لَأَبْصَرَنَا تَحْتَ قَدَمَيْهِ قَالَ فَقَالَ يَا أَبَا بَكْرٍ مَا ظَنُّكَ بِاثْنَيْنِ اللَّهُ ثَالِثُهُمَا

Après nous avoir dit ['Affan], il dit ; Après nous avoir dit [Hammam], il dit ; nous a informés [Thabit] d'après [Anas] que [Abu Bakr] lui avait dit, il (Abu Bakr) a dit ; J'ai dit au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) lorsqu'il était dans la grotte, - dans une autre narration, il a dit ; « Et nous étions dans la grotte, - et si l'un d'eux avait vu ses deux pieds, ils nous auraient vus de dessous ses pieds », alors il dit : « Ô Abu Bakr, que penses-tu de deux personnes, Allah n'est-il pas le troisième des deux ? »

L'HISTOIRE DU DAJJAL HORS DU KHURASAN ET DE SES DISCIPLES

Imam Ahmad : 12

حَدَّثَنَا رَوْحٌ قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَرُوبَةَ عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ سُبَيْعٍ عَنْ عَمْرِو بْنِ حُرَيْثٍ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ قَالَ حَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّ الدَّجَّالَ يَخْرُجُ مِنْ أَرْضٍ بِالْمَشْرِقِ يُقَالُ لَهَا خُرَاسَانُ يَتَّبِعُهُ أَقْوَامٌ كَأَنَّ وُجُوهَهُمْ الْمَجَانُّ الْمُطْرَقَةُ

Après nous avoir dit [Rauh], il a dit ; Il nous a dit [Ibn Abi 'Arubah] d'après [Abu At Taiyyah] d'après [Al Mughirah Bin Subai'] d'après ['Amru Bin Huraits] d'après [Abu Bakar Ash Shiddiq], il a dit ; « Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) nous a dit que le Dajjal viendrait de la partie orientale de la terre appelée Khorasan, beaucoup de gens le suivront, comme si leurs visages étaient comme des boucliers martelés. »

LES PREMIERS A ENTRER AU PARADIS

Imam Ahmad : 13

حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ مَوْلَى بَنِي هَاشِمٍ قَالَ حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ مُوسَى صَاحِبُ الدَّقِيقِ عَنْ فَرْقَدٍ عَنْ مُرَّةَ بْنِ شَرَاحِيلَ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا يَدْخُلُ الْجَنَّةَ بَخِيلٌ وَلَا خَبٌّ وَلَا خَائِنٌ وَلَا سَيِّئُ الْمَلَكَةِ وَأَوَّلُ مَنْ يَقْرَعُ بَابَ الْجَنَّةِ الْمَمْلُوكُونَ إِذَا أَحْسَنُوا فِيمَا بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَفِيمَا بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ مَوَالِيهِمْ

Après nous avoir rapporté [Abu Sa'id], un ancien esclave des Bani Hashim, il a dit ; Il nous a rapporté [Shadaqah Bin Musa], un ami, Ad Daqiq, de [Farqad], de [Murrah Bin Syarahil], de [Abu Bakar Ash Shiddiq], il a dit ; Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Ni les méchants, les trompeurs, les lâches, ni ceux qui se comportent grossièrement n'entreront au Paradis, et les premiers à frapper à la porte du Paradis sont les serviteurs qui s'acquittent bien de leurs obligations envers Allah (Exalté soit-Il) et envers leur maître. »

FATIMAH A DEMANDÉ SUR L'HÉRITAGE DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 14

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي شَيْبَةَ قَالَ عَبْد اللَّهِ وَسَمِعْتُهُ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي شَيْبَةَ قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ عَنِ الْوَلِيدِ بْنِ جُمَيْعٍ عَنْ أَبِي الطُّفَيْلِ قَالَ لَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَرْسَلَتْ فَاطِمَةُ إِلَى أَبِي بَكْرٍ أَنْتَ وَرِثْتَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمْ أَهْلُهُ قَالَ فَقَالَ لَا بَلْ أَهْلُهُ قَالَتْ فَأَيْنَ سَهْمُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ إِذَا أَطْعَمَ نَبِيًّا طُعْمَةً ثُمَّ قَبَضَهُ جَعَلَهُ لِلَّذِي يَقُومُ مِنْ بَعْدِهِ فَرَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّهُ عَلَى الْمُسْلِمِينَ فَقَالَتْ فَأَنْتَ وَمَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَعْلَمُ

Abdullah Bin Muhammad Bin Abu Syaibah nous l'a rapporté. Abdullah a dit : « Et je l'ai entendu d'Abdullah Bin Abu Syaibah », a-t-il dit. Muhammad Bin Fudlail nous l'a rapporté d'après Al Walid Bin Jumai', d'après Abu Ath Thufail. Il a dit : « Lorsque le Prophète mourut, Fatima écrivit une lettre à Abu Bakr contenant : "Est-ce que toi ou ta famille héritez du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) ?" Il répondit : "Je n'en ai pas hérité, mais sa famille, oui." Fatima dit : "Alors, où sont les parts du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) ?" Alors [Abu Bakr] dit : "En vérité, j'ai entendu le Messager d'Allah dire : 'Si Allah nourrit un Prophète, puis meurt, Il (Allah) le réserve à ceux qui viennent après lui', alors j'ai l'intention de le restituer aux musulmans." » Fatima dit alors : «Alors tu sais mieux ce que tu as entendu du Messager d’Allah.»

LE PROPHÈTE MONTRE LES ÉVÉNEMENTS DU JOUR DU JOUR ET L'INTERCESSION DES PROPHÈTES

Imam Ahmad : 15

حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ إِسْحَاقَ الطَّالَقَانِيُّ قَالَ حَدَّثَنِي النَّضْرُ بْنُ شُمَيْلٍ الْمَازِنِيُّ قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو نَعَامَةَ قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو هُنَيْدَةَ الْبَرَاءُ بْنُ نَوْفَلٍ عَنْ وَالَانَ الْعَدَوِيِّ عَنْ حُذَيْفَةَ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ أَصْبَحَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَاتَ يَوْمٍ فَصَلَّى الْغَدَاةَ ثُمَّ جَلَسَ حَتَّى إِذَا كَانَ مِنْ الضُّحَى ضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ جَلَسَ مَكَانَهُ حَتَّى صَلَّى الْأُولَى وَالْعَصْرَ وَالْمَغْرِبَ كُلُّ ذَلِكَ لَا يَتَكَلَّمُ حَتَّى صَلَّى الْعِشَاءَ الْآخِرَةَ ثُمَّ قَامَ إِلَى أَهْلِهِ فَقَالَ النَّاسُ لِأَبِي بَكْرٍ أَلَا تَسْأَلُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا شَأْنُهُ صَنَعَ الْيَوْمَ شَيْئًا لَمْ يَصْنَعْهُ قَطُّ قَالَ فَسَأَلَهُ فَقَالَ نَعَمْ عُرِضَ عَلَيَّ مَا هُوَ كَائِنٌ مِنْ أَمْرِ الدُّنْيَا وَأَمْرِ الْآخِرَةِ فَجُمِعَ الْأَوَّلُونَ وَالْآخِرُونَ بِصَعِيدٍ وَاحِدٍ فَفَظِعَ النَّاسُ بِذَلِكَ حَتَّى انْطَلَقُوا إِلَى آدَمَ عَلَيْهِ السَّلَام وَالْعَرَقُ يَكَادُ يُلْجِمُهُمْ فَقَالُوا يَا آدَمُ أَنْتَ أَبُو الْبَشَرِ وَأَنْتَ اصْطَفَاكَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ اشْفَعْ لَنَا إِلَى رَبِّكَ قَالَ لَقَدْ لَقِيتُ مِثْلَ الَّذِي لَقِيتُمْ انْطَلِقُوا إِلَى أَبِيكُمْ بَعْدَ أَبِيكُمْ إِلَى نُوحٍ { إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَى آدَمَ وَنُوحًا وَآلَ إِبْرَاهِيمَ وَآلَ عِمْرَانَ عَلَى الْعَالَمِينَ } قَالَ فَيَنْطَلِقُونَ إِلَى نُوحٍ عَلَيْهِ السَّلَام فَيَقُولُونَ اشْفَعْ لَنَا إِلَى رَبِّكَ فَأَنْتَ اصْطَفَاكَ اللَّهُ وَاسْتَجَابَ لَكَ فِي دُعَائِكَ وَلَمْ يَدَعْ عَلَى الْأَرْضِ مِنْ الْكَافِرِينَ دَيَّارًا فَيَقُولُ لَيْسَ ذَاكُمْ عِنْدِي انْطَلِقُوا إِلَى إِبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ السَّلَام فَإِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ اتَّخَذَهُ خَلِيلًا فَيَنْطَلِقُونَ إِلَى إِبْرَاهِيمَ فَيَقُولُ لَيْسَ ذَاكُمْ عِنْدِي وَلَكِنْ انْطَلِقُوا إِلَى مُوسَى عَلَيْهِ السَّلَام فَإِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ كَلَّمَهُ تَكْلِيمًا فَيَقُولُ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلَام لَيْسَ ذَاكُمْ عِنْدِي وَلَكِنْ انْطَلِقُوا إِلَى عِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ فَإِنَّهُ يُبْرِئُ الْأَكْمَهَ وَالْأَبْرَصَ وَيُحْيِي الْمَوْتَى فَيَقُولُ عِيسَى لَيْسَ ذَاكُمْ عِنْدِي وَلَكِنْ انْطَلِقُوا إِلَى سَيِّدِ وَلَدِ آدَمَ فَإِنَّهُ أَوَّلُ مَنْ تَنْشَقُّ عَنْهُ الْأَرْضُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ انْطَلِقُوا إِلَى مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَيَشْفَعَ لَكُمْ إِلَى رَبِّكُمْ عَزَّ وَجَلَّ قَالَ فَيَنْطَلِقُ فَيَأْتِي جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلَام رَبَّهُ فَيَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ قَالَ فَيَنْطَلِقُ بِهِ جِبْرِيلُ فَيَخِرُّ سَاجِدًا قَدْرَ جُمُعَةٍ وَيَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ارْفَعْ رَأْسَكَ يَا مُحَمَّدُ وَقُلْ يُسْمَعْ وَاشْفَعْ تُشَفَّعْ قَالَ فَيَرْفَعُ رَأْسَهُ فَإِذَا نَظَرَ إِلَى رَبِّهِ عَزَّ وَجَلَّ خَرَّ سَاجِدًا قَدْرَ جُمُعَةٍ أُخْرَى فَيَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ارْفَعْ رَأْسَكَ وَقُلْ يُسْمَعْ وَاشْفَعْ تُشَفَّعْ قَالَ فَيَذْهَبُ لِيَقَعَ سَاجِدًا فَيَأْخُذُ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلَام بِضَبْعَيْهِ فَيَفْتَحُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ عَلَيْهِ مِنْ الدُّعَاءِ شَيْئًا لَمْ يَفْتَحْهُ عَلَى بَشَرٍ قَطُّ فَيَقُولُ أَيْ رَبِّ خَلَقْتَنِي سَيِّدَ وَلَدِ آدَمَ وَلَا فَخْرَ وَأَوَّلَ مَنْ تَنْشَقُّ عَنْهُ الْأَرْضُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَلَا فَخْرَ حَتَّى إِنَّهُ لَيَرِدُ عَلَيَّ الْحَوْضَ أَكْثَرُ مِمَّا بَيْنَ صَنْعَاءَ وَأَيْلَةَ ثُمَّ يُقَالُ ادْعُوا الصِّدِّيقِينَ فَيَشْفَعُونَ ثُمَّ يُقَالُ ادْعُوا الْأَنْبِيَاءَ قَالَ فَيَجِيءُ النَّبِيُّ وَمَعَهُ الْعِصَابَةُ وَالنَّبِيُّ وَمَعَهُ الْخَمْسَةُ وَالسِّتَّةُ وَالنَّبِيُّ وَلَيْسَ مَعَهُ أَحَدٌ ثُمَّ يُقَالُ ادْعُوا الشُّهَدَاءَ فَيَشْفَعُونَ لِمَنْ أَرَادُوا وَقَالَ فَإِذَا فَعَلَتْ الشُّهَدَاءُ ذَلِكَ قَالَ يَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَنَا أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ أَدْخِلُوا جَنَّتِي مَنْ كَانَ لَا يُشْرِكُ بِي شَيْئًا قَالَ فَيَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ قَالَ ثُمَّ يَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ انْظُرُوا فِي النَّارِ هَلْ تَلْقَوْنَ مِنْ أَحَدٍ عَمِلَ خَيْرًا قَطُّ قَالَ فَيَجِدُونَ فِي النَّارِ رَجُلًا فَيَقُولُ لَهُ هَلْ عَمِلْتَ خَيْرًا قَطُّ فَيَقُولُ لَا غَيْرَ أَنِّي كُنْتُ أُسَامِحُ النَّاسَ فِي الْبَيْعِ وَالشِّرَاءِ فَيَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَسْمِحُوا لِعَبْدِي كَإِسْمَاحِهِ إِلَى عَبِيدِي ثُمَّ يُخْرِجُونَ مِنْ النَّارِ رَجُلًا فَيَقُولُ لَهُ هَلْ عَمِلْتَ خَيْرًا قَطُّ فَيَقُولُ لَا غَيْرَ أَنِّي قَدْ أَمَرْتُ وَلَدِي إِذَا مِتُّ فَأَحْرِقُونِي بِالنَّارِ ثُمَّ اطْحَنُونِي حَتَّى إِذَا كُنْتُ مِثْلَ الْكُحْلِ فَاذْهَبُوا بِي إِلَى الْبَحْرِ فَاذْرُونِي فِي الرِّيحِ فَوَاللَّهِ لَا يَقْدِرُ عَلَيَّ رَبُّ الْعَالَمِينَ أَبَدًا فَقَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لِمَ فَعَلْتَ ذَلِكَ قَالَ مِنْ مَخَافَتِكَ قَالَ فَيَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ انْظُرْ إِلَى مُلْكِ أَعْظَمِ مَلِكٍ فَإِنَّ لَكَ مِثْلَهُ وَعَشَرَةَ أَمْثَالِهِ قَالَ فَيَقُولُ لِمَ تَسْخَرُ بِي وَأَنْتَ الْمَلِكُ قَالَ وَذَاكَ الَّذِي ضَحِكْتُ مِنْهُ مِنْ الضُّحَى

Après nous avoir rapporté [Ibrahim Bin Ishaq Ath Thalaqani], il dit ; Après m'avoir rapporté [An Nadlar Bin Syumail Al Mazini], il dit ; Après m'avoir rapporté [Abu Na'amah], il dit ; Après m'avoir rapporté [Abu Hunaidah Al Barra' Bin Naufal] d'après [Walan Al 'Adawi] d'après [Hudzaifah] d'après [Abu Bakr Ash Shiddiq], il dit : « Un matin, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) accomplit la prière du matin. Puis il s'assit et, jusqu'à l'heure de la prière de midi (dhuha), il rit, puis resta assis à sa place jusqu'aux prières de midi, d'Asr et de Maghrib. Il ne parla pas jusqu'à la prière du soir, puis rentra chez lui. Les gens dirent alors à Abu Bakr : « Pourquoi ne demandes-tu pas au Messager d'Allah ce qu'il a fait aujourd'hui, alors qu'il ne l'avait jamais fait auparavant ? » « Le faire vraiment ? » dit-il ; puis il lui demanda, et il répondit : « Oui, il m’a été montré ce qui se passerait dans ce monde et dans l’au-delà. Ceux qui étaient avant et ceux qui viendront se rassemblèrent en un seul lieu. Les gens eurent peur et vinrent trouver Adam, couverts de sueur. Ils dirent : « Ô Adam, tu es le père de l’humanité et Allah, exalté soit-Il, t’a choisi. Demande donc à ton Seigneur d’intercéder pour nous. » Adam répondit : « Je suis confronté à la même situation que vous. Allez trouver ton père, Noé. En vérité, Allah a choisi Adam, Noé, la famille d’Ibrahim et la famille d’Imran parmi toutes les nations. » Ils vinrent donc trouver Noé et dirent : « Intercède pour nous auprès de ton Seigneur, car Allah t’a choisi et a exaucé ta prière. Il n’a laissé aucune maison de mécréants sur la terre. » Noé dit alors : « Je ne peux intercéder pour vous, allez donc voir Ibrahim, car Allah l'a désigné comme son ami. » Ils allèrent alors voir Ibrahim, qui dit : « Je ne peux intercéder pour vous, allez voir Moïse, car Allah lui a parlé directement. » Moïse répondit : « Je ne possède pas ce que vous demandez, allez donc voir Jésus, fils de Marie, car il guérit les aveugles, les lépreux et ressuscite les morts. » Jésus répondit : « Je ne possède pas ce que vous demandez, mais allez voir le maître des fils d'Adam, car sa tombe sera la première à s'ouvrir le Jour de la Résurrection, allez voir Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui), il intercédera certainement pour vous auprès de votre Seigneur. » Il dit : « Il partit donc. Gabriel se présenta alors devant son Seigneur, et Allah dit : « Permets-lui d'intercéder et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis. » Jibril partit alors avec la bonne nouvelle. Muhammad se prosterna ensuite pour un vendredi. Allah dit alors : « Relève la tête, ô Muhammad, dis que tu seras exaucé et intercède. Il t'est permis d'intercéder. » Il releva donc la tête et, regardant son Seigneur, se prosterna en signe de soumission pour un autre vendredi. Allah dit de nouveau : « Relève la tête et dis que tu seras exaucé, intercède. Il t'est permis d'intercéder. » Il alla se prosterner, et Gabriel prit ses deux mains, puis prononça une prière jamais prononcée auparavant devant aucun être humain. Il dit alors : « Ô mon Seigneur, Tu m'as créé pour être le maître du fils d'Adam et je ne porte aucune arrogance. Tu as fait de moi le premier dont la tombe sera ouverte le Jour de la Résurrection et je ne porte aucune arrogance, jusqu'à ce que Tu fasses autant de gens qui viennent à Mon lac qu'il y en a entre Chona et Aïla. » Alors il fut dit : « Appelez les Shiddiqin afin qu'ils intercèdent », dit-on. Puis il fut dit : « Appelez les Prophètes. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) continua. Le Prophète arriva alors avec un groupe de ses compagnons. Il y avait un Prophète avec cinq ou six compagnons, et un autre sans compagnon. On dit alors : « Appelez les martyrs afin qu'ils intercèdent pour les personnes qu'ils souhaitent. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) poursuivit. Lorsque les martyrs eurent accompli leur prière, le Prophète dit : « Allah a dit : "Je suis le plus miséricordieux des miséricordieux. Entrez dans Mon Paradis, vous qui ne M'associez rien." » Ils entrèrent alors au Paradis. Allah dit ensuite : « Regardez en Enfer. Y trouverez-vous quelqu'un qui ait jamais accompli une bonne action ? » Il répondit : « Ils trouvèrent un homme. Allah lui demanda : "As-tu jamais accompli une bonne action ?" L'homme répondit : "Non, si ce n'est que, par le passé, J'ai facilité les transactions commerciales." » Alors Allah dit : « Facilitez la tâche à Mon serviteur comme il l'a facilitée à Mes autres serviteurs. » Puis ils ramenèrent un homme de l'Enfer, et Allah lui demanda : « As-tu jamais accompli une bonne action ? » Il répondit : « Non, à moins que je n'aie dit à mon fils : "Si je meurs, brûle-moi par le feu, puis réduis-moi en farine, puis emporte-moi à la mer et disperse-moi dans les airs. Alors, par Allah, Seigneur, tous les mondes ne pourront jamais me ramener." » Allah dit alors : « Pourquoi as-tu fait cela ? » Il répondit : « Par crainte de Toi. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) poursuivit : Allah dit alors : « Vois le royaume le plus glorieux, et pour toi, il lui est semblable, voire dix fois plus grand. » Le Prophète poursuivit : Le serviteur dit : « Pourquoi m'insultes-tu alors que Tu es le roi ? » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « C'est ce qui m'a fait rire dans le passé. »

L'OBLIGATION DE PRÉVENIR L'IMPOSITION AFIN D'ÉVITER LES DÉLITS D'ALLAH

Imam Ahmad : 16

حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ قَالَ حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ يَعْنِي ابْنَ مُعَاوِيَةَ قَالَ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي خَالِدٍ قَالَ حَدَّثَنَا قَيْسٌ قَالَ قَامَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَحَمِدَ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ وَأَثْنَى عَلَيْهِ فَقَالَ يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّكُمْ تَقْرَءُونَ هَذِهِ الْآيَةَ { يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا عَلَيْكُمْ أَنْفُسَكُمْ لَا يَضُرُّكُمْ مَنْ ضَلَّ إِذَا اهْتَدَيْتُمْ } إِلَى آخِرِ الْآيَةِ وَإِنَّكُمْ تَضَعُونَهَا عَلَى غَيْرِ مَوْضِعِهَا وَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ النَّاسَ إِذَا رَأَوْا الْمُنْكَرَ وَلَا يُغَيِّرُوهُ أَوْشَكَ اللَّهُ أَنْ يَعُمَّهُمْ بِعِقَابِهِ قَالَ وَسَمِعْتُ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَقُولُ يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِيَّاكُمْ وَالْكَذِبَ فَإِنَّ الْكَذِبَ مُجَانِبٌ لِلْإِيمَانِ

Après nous avoir rapporté [Hasyim Bin Al Qasim], il dit ; Après nous avoir rapporté [Zuhair, c'est-à-dire Ibn Mu'awiyah], il dit ; Après nous avoir rapporté [Isma'il Bin Abu Khalid], il dit ; Après nous avoir rapporté [Qais], il dit ; « [Abu Bakr] se leva, loua Allah et Le purifia, puis il dit : « Ô gens, lisez ce verset : « Ô croyants, vous êtes responsables les uns des autres. Il ne vous nuira pas, même si la plus petite personne s'égare… » (jusqu'à la fin du verset), et vous le déformez. J'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Si les gens voient le mal, ne le changez pas, car il est à craindre qu'Allah étende le châtiment sur eux tous. » Il dit : « Et j'ai entendu Abu Bakr dire : « Ô gens, éloignez-vous des mensonges, car les mensonges vous éloignent de la foi. »

L'HONNÊTETÉ COMME CHEMIN VERS LE PARADIS ET LES DANGERS DU MENSONGE

Imam Ahmad : 17

حَدَّثَنَا هَاشِمٌ قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ قَالَ أَخْبَرَنِي يَزِيدُ بْنُ خُمَيْرٍ قَالَ سَمِعْتُ سُلَيْمَ بْنَ عَامِرٍ رَجُلًا مِنْ حِمْيَرَ يُحَدِّثُ عَنْ أَوْسَطَ بْنِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَوْسَطَ الْبَجَلِيِّ يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي بَكْرٍ أَنَّهُ سَمِعَهُ حِينَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ الْأَوَّلِ مَقَامِي هَذَا ثُمَّ بَكَى ثُمَّ قَالَ عَلَيْكُمْ بِالصِّدْقِ فَإِنَّهُ مَعَ الْبِرِّ وَهُمَا فِي الْجَنَّةِ وَإِيَّاكُمْ وَالْكَذِبَ فَإِنَّهُ مَعَ الْفُجُورِ وَهُمَا فِي النَّارِ وَسَلُوا اللَّهَ الْمُعَافَاةَ فَإِنَّهُ لَمْ يُؤْتَ رَجُلٌ بَعْدَ الْيَقِينِ شَيْئًا خَيْرًا مِنْ الْمُعَافَاةِ ثُمَّ قَالَ لَا تَقَاطَعُوا وَلَا تَدَابَرُوا وَلَا تَبَاغَضُوا وَلَا تَحَاسَدُوا وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا

Après nous avoir rapporté [Hasyim], il dit ; après nous avoir rapporté [la Shu'bah], il dit ; m'a informé [Yazid Bin Khumair], il dit ; j'ai entendu [Sulaim Bin 'Amir], un homme de Himyar, raconter une histoire d'après [Ausath Bin Isma'il Bin Ausath Al Bajali] qui la tenait d'après [Abu Bakar], qu'il avait entendue à la mort du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). Il dit : « La première année, le Messager d'Allah se tenait chez moi, pleura et dit : « Soyez sincères, car la sincérité est une vertu et tous deux mènent au Paradis. Éloignez-vous du mensonge, car il est un péché et tous deux mènent en Enfer. Implorez le salut d'Allah, car rien n'est meilleur que le salut après la foi. » Puis il poursuivit : « Ne vous éloignez pas les uns des autres, ne vous haïssez pas, ne vous enviez pas, mais soyez des serviteurs d'Allah, frères et sœurs. »

L'HISTOIRE D'ABU BAKAR ENLEVANT LE COUVRE-VISAGE DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 18

حَدَّثَنَا عَفَّانُ قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ عَنْ دَاوُدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْأَوْدِيِّ عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ قَالَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَبُو بَكْرٍ فِي طَائِفَةٍ مِنْ الْمَدِينَةِ قَالَ فَجَاءَ فَكَشَفَ عَنْ وَجْهِهِ فَقَبَّلَهُ وَقَالَ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي مَا أَطْيَبَكَ حَيًّا وَمَيِّتًا مَاتَ مُحَمَّدٌ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ قَالَ فَانْطَلَقَ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ يَتَقَاوَدَانِ حَتَّى أَتَوْهُمْ فَتَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ وَلَمْ يَتْرُكْ شَيْئًا أُنْزِلَ فِي الْأَنْصَارِ وَلَا ذَكَرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ شَأْنِهِمْ إِلَّا وَذَكَرَهُ وَقَالَ وَلَقَدْ عَلِمْتُمْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَسَلَكَتْ الْأَنْصَارُ وَادِيًا سَلَكْتُ وَادِيَ الْأَنْصَارِ وَلَقَدْ عَلِمْتَ يَا سَعْدُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ وَأَنْتَ قَاعِدٌ قُرَيْشٌ وُلَاةُ هَذَا الْأَمْرِ فَبَرُّ النَّاسِ تَبَعٌ لِبَرِّهِمْ وَفَاجِرُهُمْ تَبَعٌ لِفَاجِرِهِمْ قَالَ فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ صَدَقْتَ نَحْنُ الْوُزَرَاءُ وَأَنْتُمْ الْأُمَرَاءُ

Après nous avoir rapporté ['Affan], il dit ; Après nous avoir rapporté [Abu 'Awanah] d'après [Daud Bin Abdullah Al Audiy] d'après [Humaid Bin Abdurrahman], il dit ; Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) mourut, [Abu Bakr] se trouvait aux abords de Médine, il (Humaid Bin Abdurrahman) dit ; puis il vint, ouvrit le voile qui couvrait son visage, l'embrassa et dit : « Je suis prêt à accepter mon père et ma mère comme rançon pour toi. Que ta vie et ta mort soient belles ! Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) est mort, et par Seigneur, le propriétaire de la Kaaba. » Puis il mentionna le hadith. Il dit ; « Alors Abou Bakr et Omar se rendirent auprès des Ansar, qui se disputaient le pouvoir. Ils les rencontrèrent, et Abou Bakr prit la parole, ne omettant rien de ce qui avait été révélé aux Ansar, ni rien de ce que le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) avait mentionné à leur sujet, à moins qu'il ne l'ait déjà fait. Il dit : « Vous savez déjà que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « Si les hommes traversent une vallée et les Ansar une autre, alors je traverserai la vallée des Ansar. » Et tu sais déjà, ô Sa'd, que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit, alors que tu étais assis (sans rien faire) : « Les Qurayshites sont responsables de cette affaire. Que les pieux suivent les pieux parmi eux (les Qurayshites) et que les désobéissants suivent les désobéissants. » » dit-il. Sa'd répondit alors à Abou Bakr : « Tu as raison, nous sommes les ministres tandis que vous êtes les dirigeants. »

QUESTION D'ABU BAKAR SUR LES PRATIQUES BASÉES SUR DES CAS DÉFINIS

Imam Ahmad : 19

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَيَّاشٍ قَالَ حَدَّثَنَا الْعَطَّافُ بْنُ خَالِدٍ قَالَ حَدَّثَنِي رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْبَصْرَةِ عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ قَالَ سَمِعْتُ أَبِي يَذْكُرُ أَنَّ أَبَاهُ سَمِعَ أَبَا بَكْرٍ وَهُوَ يَقُولُ قُلْتُ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَا رَسُولَ اللَّهِ الْعَمَلُ عَلَى مَا فُرِغَ مِنْهُ أَوْ عَلَى أَمْرٍ مُؤْتَنَفٍ قَالَ بَلْ عَلَى أَمْرٍ قَدْ فُرِغَ مِنْهُ قَالَ قُلْتُ فَفِيمَ الْعَمَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ كُلٌّ مُيَسَّرٌ لِمَا خُلِقَ لَهُ

Après nous avoir rapporté [Ali Bin 'Ayyasy], il dit ; Après nous avoir rapporté [Al 'Aththaf Bin Khalid], il dit ; Il m'a rapporté [un homme] du peuple de Bashroh, de [Thalhah Bin Abdullah Bin Abdurrahman Bin Abu Bakr Ash Shiddiq], il dit ; J'ai entendu [mon père] mentionner que [son père] avait entendu [Abu Bakr] dire ; J'ai demandé au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) : « Ô Messager d'Allah, les actions sont-elles fondées sur des choses établies ou sur des choses nouvelles ? » Il répondit : « Mais fondées sur des choses qui ont été déterminées. » Il dit, j'ai demandé : « Quel est donc le but des bonnes actions, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Il est facile à chacun d'accomplir de bonnes actions conformément au but pour lequel il a été créé. »

UTSMAN RACONTE LE PROBLÈME DES AMIS APRÈS LA MORT DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 20

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ قَالَ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ قَالَ أَخْبَرَنِي رَجُلٌ مِنْ الْأَنْصَارِ مِنْ أَهْلِ الْفِقْهِ أَنَّهُ سَمِعَ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يُحَدِّثُ أَنَّ رِجَالًا مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَزِنُوا عَلَيْهِ حَتَّى كَادَ بَعْضُهُمْ يُوَسْوِسُ قَالَ عُثْمَانُ وَكُنْتُ مِنْهُمْ فَبَيْنَا أَنَا جَالِسٌ فِي ظِلِّ أُطُمٍ مِنْ الْآطَامِ مَرَّ عَلَيَّ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَسَلَّمَ عَلَيَّ فَلَمْ أَشْعُرْ أَنَّهُ مَرَّ وَلَا سَلَّمَ فَانْطَلَقَ عُمَرُ حَتَّى دَخَلَ عَلَى أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ لَهُ مَا يُعْجِبُكَ أَنِّي مَرَرْتُ عَلَى عُثْمَانَ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَلَمْ يَرُدَّ عَلَيَّ السَّلَامَ وَأَقْبَلَ هُوَ وَأَبُو بَكْرٍ فِي وِلَايَةِ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ حَتَّى سَلَّمَا عَلَيَّ جَمِيعًا ثُمَّ قَالَ أَبُو بَكْرٍ جَاءَنِي أَخُوكَ عُمَرُ فَذَكَرَ أَنَّهُ مَرَّ عَلَيْكَ فَسَلَّمَ فَلَمْ تَرُدَّ عَلَيْهِ السَّلَامَ فَمَا الَّذِي حَمَلَكَ عَلَى ذَلِكَ قَالَ قُلْتُ مَا فَعَلْتُ فَقَالَ عُمَرُ بَلَى وَاللَّهِ لَقَدْ فَعَلْتَ وَلَكِنَّهَا عُبِّيَّتُكُمْ يَا بَنِي أُمَيَّةَ قَالَ قُلْتُ وَاللَّهِ مَا شَعَرْتُ أَنَّكَ مَرَرْتَ وَلَا سَلَّمْتَ قَالَ أَبُو بَكْرٍ صَدَقَ عُثْمَانُ وَقَدْ شَغَلَكَ عَنْ ذَلِكَ أَمْرٌ فَقُلْتُ أَجَلْ قَالَ مَا هُوَ فَقَالَ عُثْمَانُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ تَوَفَّى اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ نَبِيَّهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَبْلَ أَنْ نَسْأَلَهُ عَنْ نَجَاةِ هَذَا الْأَمْرِ قَالَ أَبُو بَكْرٍ قَدْ سَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ قَالَ فَقُمْتُ إِلَيْهِ فَقُلْتُ لَهُ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي أَنْتَ أَحَقُّ بِهَا قَالَ أَبُو بَكْرٍ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا نَجَاةُ هَذَا الْأَمْرِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَنْ قَبِلَ مِنِّي الْكَلِمَةَ الَّتِي عَرَضْتُ عَلَى عَمِّي فَرَدَّهَا عَلَيَّ فَهِيَ لَهُ نَجَاةٌ

Après nous avoir dit [Abul Yaman], il a dit ; il nous a rapporté [Syu'aib] d'après [Az Zuhri], il a dit ; il m'a informé [un homme expert en jurisprudence des Ansar] qu'il avait entendu [Uthman Bin 'Affan] raconter une histoire ; que plusieurs compagnons du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) étaient tristes à la mort du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), à tel point que près de la moitié d'entre eux étaient angoissés, a dit Uthman ; J'étais parmi eux, assis à l'ombre d'un mur, lorsqu'Umar passa près de moi et me salua. Je ne m'en aperçus pas. Il poursuivit son chemin jusqu'à Abou Bakr, auquel il dit : « Tu vas être surpris. J'ai salué Uthman, mais il n'a pas répondu. » Sous le règne d'Abou Bakr, Umar et Abou Bakr vinrent me saluer. Abou Bakr me dit alors : « Ton frère Umar est venu me dire qu'il t'a salué, mais que tu n'as pas répondu. Pourquoi ? » J'ai répondu : « Je ne l'ai pas fait. » Umar insista : « Par Allah, tu l'as fait, mais c'est par arrogance, ô Umayya ! » J'ai répliqué : « Par Allah, je ne t'ai même pas vu me saluer. » Abou Bakr conclut : « Uthman a raison, tu étais occupé à quelque chose pour lui. » J'ai dit : « Oui. » Umar a demandé : « De quoi s'agit-il ? » Uthman a répondu : « Allah a fait mourir Son Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) avant que nous ne l'interrogeions sur la sécurité de cette affaire. » Abou Bakr a dit : « Je l'ai interrogé à ce sujet. » Je me suis alors levé et lui ai dit : « Par mon père et ma mère, tu as plus de droits sur lui. » Abou Bakr a dit : « J'ai demandé : Ô Messager d'Allah, comment cela peut-il être sûr ? » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a alors dit : « Quiconque reçoit de moi une sentence que j'ai prononcée contre mon oncle et me la rend ensuite, alors cette sentence sera son salut. »