Imam Ibnu Majah : 4001
حَدَّثَنَا الْقَاسِمُ بْنُ زَكَرِيَّا بْنِ دِينَارٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مُصْعَبٍ ح و حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَادَةَ الْوَاسِطِيُّ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ قَالَا حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ أَنْبَأَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جُحَادَةَ عَنْ عَطِيَّةَ الْعَوْفِيِّ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَفْضَلُ الْجِهَادِ كَلِمَةُ عَدْلٍ عِنْدَ سُلْطَانٍ جَائِرٍ
Il nous a été rapporté par Al Qasim bin Zakaria bin Dinar, qui nous a rapporté par Abdurrahman bin Mus'ab. (Autre formulation) Il nous a été rapporté par Muhammad bin 'Ubadah Al Wasithi, qui nous a rapporté par Yazid bin Harun. Tous deux ont dit : Il nous a été rapporté par Israil, qui nous a rapporté par Muhammad bin Juhadah. D'après 'Athiyah Al 'Aufi, d'après Abu Sa'id Al Khudri, il a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Le jihad le plus important consiste à proclamer la vérité (haq) devant un dirigeant despotique. »
Imam Ibnu Majah : 4002
حَدَّثَنَا رَاشِدُ بْنُ سَعِيدٍ الرَّمْلِيُّ حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ عَنْ أَبِي غَالِبٍ عَنْ أَبِي أُمَامَةَ قَالَعَرَضَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَجُلٌ عِنْدَ الْجَمْرَةِ الْأُولَى فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَيُّ الْجِهَادِ أَفْضَلُ فَسَكَتَ عَنْهُ فَلَمَّا رَأَى الْجَمْرَةَ الثَّانِيَةَ سَأَلَهُ فَسَكَتَ عَنْهُ فَلَمَّا رَمَى جَمْرَةَ الْعَقَبَةِ وَضَعَ رِجْلَهُ فِي الْغَرْزِ لِيَرْكَبَ قَالَ أَيْنَ السَّائِلُ قَالَ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ كَلِمَةُ حَقٍّ عِنْدَ ذِي سُلْطَانٍ جَائِرٍ
Rasyid bin Sa'id Ar Ramli nous a rapporté qu'Al Walid bin Muslim nous a rapporté qu'Hammad bin Salamah, d'après Abu Ghalib, d'après Abu Umamah, a dit : « Un homme a intercepté le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) alors qu'il était à Jamratul Ula, lui demandant : « Ô Messager d'Allah, quel est le jihad le plus important ? » Il le fit taire. Lorsqu'il le revit à Jumratuts Tsaniyah, il lui posa de nouveau la question, mais il garda le silence. Après avoir terminé Jumratul 'Aqabah, il posa les pieds sur une bûche pour monter dans le véhicule, puis demanda : « Où est l'homme qui a posé la question plus tôt ? »
Imam Ibnu Majah : 4003
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ إِسْمَعِيلَ بْنِ رَجَاءٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ و عَنْ قَيْسِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ طَارِقِ بْنِ شِهَابٍ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ قَالَأَخْرَجَ مَرْوَانُ الْمِنْبَرَ فِي يَوْمِ عِيدٍ فَبَدَأَ بِالْخُطْبَةِ قَبْلَ الصَّلَاةِ فَقَالَ رَجُلٌ يَا مَرْوَانُ خَالَفْتَ السُّنَّةَ أَخْرَجْتَ الْمِنْبَرَ فِي هَذَا الْيَوْمِ وَلَمْ يَكُنْ يُخْرَجُ وَبَدَأْتَ بِالْخُطْبَةِ قَبْلَ الصَّلَاةِ وَلَمْ يَكُنْ يُبْدَأُ بِهَا فَقَالَ أَبُو سَعِيدٍ أَمَّا هَذَا فَقَدْ قَضَى مَا عَلَيْهِ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ مَنْ رَأَى مِنْكُمْ مُنْكَرًا فَاسْتَطَاعَ أَنْ يُغَيِّرَهُ بِيَدِهِ فَلْيُغَيِّرْهُ بِيَدِهِ فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَبِلِسَانِهِ فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَبِقَلْبِهِ وَذَلِكَ أَضْعَفُ الْإِيمَانِ
Il nous a été rapporté [Abu Kuraib] qui nous a été rapporté [Abu Mu'awiyah] d'après [Al A'masy] d'après [Isma'il bin Raja] d'après [son père] d'après [Abu Sa'id Al Khudri] et [Qais bin Muslim] d'après [Thariq bin Shihab] d'après [Abu Sa'id Al Khudri], qui a dit : « Marwan a un jour sorti la chaire pendant la prière de l'Aïd, puis il a commencé par un sermon avant la prière, alors un homme lui a dit : « Ô Marwan, tu as violé la sunna ! Tu as sorti la chaire alors que (dans la Sunna du Prophète) la chaire ne se sort pas. » Et vous commencez aussi par un sermon avant la prière, alors que (dans la Sunna du Prophète) elle ne commence pas par un sermon. » Puis Abou Sa'id dit : « Cet homme a mis en pratique ce que j'ai entendu du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) : « Quiconque parmi vous voit le mal et est capable de le changer de ses mains, qu'il le fasse de ses mains. S'il ne le peut pas, qu'il le fasse par la parole ; s'il ne le peut pas, qu'il le fasse par le cœur. Et c'est là la foi la plus faible. »
Imam Ibnu Majah : 4004
حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عَمَّارٍ حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ خَالِدٍ حَدَّثَنِي عُتْبَةُ بْنُ أَبِي حَكِيمٍ حَدَّثَنِي عَنْ عَمِّهِ عَمْرِو بْنِ جَارِيَةَ عَنْ أَبِي أُمَيَّةَ الشَّعْبَانِيِّ قَالَأَتَيْتُ أَبَا ثَعْلَبَةَ الْخُشَنِيَّ قَالَ قُلْتُ كَيْفَ تَصْنَعُ فِي هَذِهِ الْآيَةِ قَالَ أَيَّةُ آيَةٍ قُلْتُ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا عَلَيْكُمْ أَنْفُسَكُمْ لَا يَضُرُّكُمْ مَنْ ضَلَّ إِذَا اهْتَدَيْتُمْ }قَالَ سَأَلْتَ عَنْهَا خَبِيرًا سَأَلْتُ عَنْهَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ بَلْ ائْتَمِرُوا بِالْمَعْرُوفِ وَتَنَاهَوْا عَنْ الْمُنْكَرِ حَتَّى إِذَا رَأَيْتَ شُحًّا مُطَاعًا وَهَوًى مُتَّبَعًا وَدُنْيَا مُؤْثَرَةً وَإِعْجَابَ كُلِّ ذِي رَأْيٍ بِرَأْيِهِ وَرَأَيْتَ أَمْرًا لَا يَدَانِ لَكَ بِهِ فَعَلَيْكَ خُوَيْصَةَ نَفْسِكَ فَإِنَّ مِنْ وَرَائِكُمْ أَيَّامَ الصَّبْرِ الصَّبْرُ فِيهِنَّ عَلَى مِثْلِ قَبْضٍ عَلَى الْجَمْرِ لِلْعَامِلِ فِيهِنَّ مِثْلُ أَجْرِ خَمْسِينَ رَجُلًا يَعْمَلُونَ بِمِثْلِ عَمَلِهِ
Hisyam bin 'Ammar nous a dit que Shadaqah bin Khalid m'avait dit que Utbah bin Abu Hakim m'avait dit de son oncle Amru bin Jariyah, d'après Abu Umayyah As Sya'bani. Il a dit : « Je suis allé voir Abu Tsa'labah Al Khusyani et je lui ai demandé : "Que faire de ce verset ?" Abu Tsa'labah m'a demandé : "Quel verset ?" J'ai alors lu : "Ô vous qui croyez, gardez-vous ; aucun égaré ne vous nuira si vous avez reçu la guidance." (Coran 105). » Abou Tsa'labah dit alors : « Interrogez ceux qui savent. J'ai moi-même interrogé le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) à ce sujet, et il répondit : « Ils s'ordonnent mutuellement de faire le bien et s'interdisent mutuellement de faire le mal. Si vous voyez que le mal est pratiqué, que l'on cède à ses désirs, que l'on privilégie les choses terrestres, que chacun est fier de son opinion, et que vous voyez des choses qui vous déplaisent, alors ramenez-les à votre cœur. Car derrière vous se trouvent les jours de la patience. La patience en ce temps-là est comme celui qui tient un charbon ardent. Celui qui accomplit alors de bonnes œuvres reçoit la récompense de cinquante personnes qui font de même. »
Imam Ibnu Majah : 4005
حَدَّثَنَا الْعَبَّاسُ بْنُ الْوَلِيدِ الدِّمَشْقِيُّ حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ عُبَيْدٍ الْخُزَاعِيُّ حَدَّثَنَا الْهَيْثَمُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَيْدٍ حَفْصُ بْنُ غَيْلَانَ الرُّعَيْنِيُّ عَنْ مَكْحُولٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى نَتْرُكُ الْأَمْرَ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْيَ عَنْ الْمُنْكَرِ قَالَ إِذَا ظَهَرَ فِيكُمْ مَا ظَهَرَ فِي الْأُمَمِ قَبْلَكُمْ قُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَا ظَهَرَ فِي الْأُمَمِ قَبْلَنَا قَالَ الْمُلْكُ فِي صِغَارِكُمْ وَالْفَاحِشَةُ فِي كِبَارِكُمْ وَالْعِلْمُ فِي رُذَالَتِكُمْقَالَ زَيْدٌ تَفْسِيرُ مَعْنَى قَوْلِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَالْعِلْمُ فِي رُذَالَتِكُمْ إِذَا كَانَ الْعِلْمُ فِي الْفُسَّاقِ
Al Abbas bin Al Walid Ad Dimasyqi nous a rapporté que Zayd bin Yahya bin 'Ubaid Al Khuza'i nous a rapporté que Al Haitsam bin Humaid nous a rapporté que Abu Mu'aid Hafsh bin Ghailan Ar Ru'aini, d'après Makhul, d'après Anas bin Malik, a dit : « On lui a demandé : « Ô Messager d'Allah, quand abandonnerons-nous le mal et le péché ? » Il a répondu : « Si cela vous était arrivé comme aux enfants d'Israël, c'est-à-dire si vos supérieurs avaient commis des actes abominables, et si le pouvoir et la science étaient entre les mains des humbles parmi vous. » Zayd a dit, concernant l'interprétation des paroles du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : « Et la science est parmi les humbles parmi vous », c'est-à-dire si la science était parmi les méchants. »
Imam Ibnu Majah : 4006
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَاصِمٍ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ زَيْدٍ عَنْ الْحَسَنِ عَنْ جُنْدُبٍ عَنْ حُذَيْفَةَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا يَنْبَغِي لِلْمُؤْمِنِ أَنْ يُذِلَّ نَفْسَهُ قَالُوا وَكَيْفَ يُذِلُّ نَفْسَهُ قَالَ يَتَعَرَّضُ مِنْ الْبَلَاءِ لِمَا لَا يُطِيقُهُ
Muhammad ibn Basysyar nous a rapporté, d'après Amr ibn Ashim, qui nous l'a rapporté. Hammad ibn Salamah, d'après Ali ibn Zayd, d'après Al Hasan, d'après Jundab, d'après Hudhayfah, a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Il n'est pas convenable pour un croyant de s'humilier. » Les Compagnons demandèrent : « Comment une personne s'humilie-t-elle ? » Il répondit : « En se jetant dans une épreuve qu'elle ne peut supporter. »
Imam Ibnu Majah : 4007
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَبُو طُوَالَةَ حَدَّثَنَا نَهَارٌ الْعَبْدِيُّ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ يَقُولُسَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ اللَّهَ لَيَسْأَلُ الْعَبْدَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ حَتَّى يَقُولَ مَا مَنَعَكَ إِذْ رَأَيْتَ الْمُنْكَرَ أَنْ تُنْكِرَهُ فَإِذَا لَقَّنَ اللَّهُ عَبْدًا حُجَّتَهُ قَالَ يَا رَبِّ رَجَوْتُكَ وَفَرِقْتُ مِنْ النَّاسِ
Ali bin Muhammad nous a rapporté que Muhammad bin Fudlail nous a rapporté que Yahya bin Sa'id nous a rapporté que Abdullah bin Abdurrahman Abu Thuwalah nous a rapporté que Nahar Al 'Abdi avait entendu Abu Sa'id Al Khudri dire : « J'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « En vérité, Allah interrogera Son serviteur le jour de la fin, jusqu'à ce qu'Il demande : « Qu'est-ce qui t'empêche d'empêcher le mal quand tu le vois ? » Le serviteur répondra : « Ô Seigneur, je recherche Ton agrément et je me détache des hommes. »
Imam Ibnu Majah : 4008
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ وَعَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ قَالَا حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ عَنْ بُرَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَى قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّ اللَّهَ يُمْلِي لِلظَّالِمِ فَإِذَا أَخَذَهُ لَمْ يُفْلِتْهُ ثُمَّ قَرَأَ{ وَكَذَلِكَ أَخْذُ رَبِّكَ إِذَا أَخَذَ الْقُرَى وَهِيَ ظَالِمَةٌ }
Il nous a été rapporté que [Muhammad bin Abdullah bin Numair] et [Ali bin Muhammad] ont tous deux dit ; [Abu Mu'awiyah] nous a rapporté d'après [Buraid bin Abdullah bin Abu Burdah] d'après [Abu Burdah] d'après [Abu Musa], qui a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, si Allah veut punir les injustes, Il les châtiera sans épargner personne. » Puis il a lu : « (Et tel est le châtiment de votre Seigneur, lorsqu'Il châtie les habitants des pays qui commettent l'injustice) » (Sourate Huud ; 102).
Imam Ibnu Majah : 4009
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ خَالِدٍ الدِّمَشْقِيُّ حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَبُو أَيُّوبَ عَنْ ابْنِ أَبِي مَالِكٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي رَبَاحٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ قَالَأَقْبَلَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُهَاجِرِينَ خَمْسٌ إِذَا ابْتُلِيتُمْ بِهِنَّ وَأَعُوذُ بِاللَّهِ أَنْ تُدْرِكُوهُنَّ لَمْ تَظْهَرْ الْفَاحِشَةُ فِي قَوْمٍ قَطُّ حَتَّى يُعْلِنُوا بِهَا إِلَّا فَشَا فِيهِمْ الطَّاعُونُ وَالْأَوْجَاعُ الَّتِي لَمْ تَكُنْ مَضَتْ فِي أَسْلَافِهِمْ الَّذِينَ مَضَوْا وَلَمْ يَنْقُصُوا الْمِكْيَالَ وَالْمِيزَانَ إِلَّا أُخِذُوا بِالسِّنِينَ وَشِدَّةِ الْمَئُونَةِ وَجَوْرِ السُّلْطَانِ عَلَيْهِمْ وَلَمْ يَمْنَعُوا زَكَاةَ أَمْوَالِهِمْ إِلَّا مُنِعُوا الْقَطْرَ مِنْ السَّمَاءِ وَلَوْلَا الْبَهَائِمُ لَمْ يُمْطَرُوا وَلَمْ يَنْقُضُوا عَهْدَ اللَّهِ وَعَهْدَ رَسُولِهِ إِلَّا سَلَّطَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ عَدُوًّا مِنْ غَيْرِهِمْ فَأَخَذُوا بَعْضَ مَا فِي أَيْدِيهِمْ وَمَا لَمْ تَحْكُمْ أَئِمَّتُهُمْ بِكِتَابِ اللَّهِ وَيَتَخَيَّرُوا مِمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ إِلَّا جَعَلَ اللَّهُ بَأْسَهُمْ بَيْنَهُمْ
Mahmud ibn Khalid ad-Dimasqi nous a rapporté que Sulaiman ibn Abdurrahman Abou Ayyub, d'après Ibn Abou Malik, d'après son père, d'après 'Atha ibn Abou Rabah, d'après Abdullah ibn Umar, a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) s'est tourné vers nous et a dit : « Ô groupe de Muhajirin, voici cinq choses auxquelles vous serez mis à l'épreuve, et je cherche refuge auprès d'Allah afin que vous n'en soyons pas victimes : Il n'appartient pas à une abomination de se répandre parmi un peuple, et qu'ils le fassent ouvertement, à moins qu'elle ne propage parmi eux la maladie de Tha'un et une famine qui n'ont jamais frappé leurs prédécesseurs. Ils ne modifient pas les poids et mesures, à moins d'être accablés par une sécheresse prolongée et des dirigeants injustes. Ils ne rechignent pas à payer la zakat sur leurs biens, à moins que le ciel ne cesse de leur apporter la pluie ; sans le bétail, ils ne feraient pas pleuvoir. » Ils ne violeront pas la promesse d'Allah et de Son Messager, à moins qu'Allah ne leur accorde Son autorité, ainsi qu'à leurs ennemis extérieurs, et ne les soumette. Leurs chefs n'hésitent pas à appliquer les lois d'Allah et ne considèrent pas comme meilleur ce qu'Allah a révélé, à moins qu'Allah ne suscite parmi eux la crainte.
Imam Ibnu Majah : 4010
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا مَعْنُ بْنُ عِيسَى عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ صَالِحٍ عَنْ حَاتِمِ بْنِ حُرَيْثٍ عَنْ مَالِكِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ غَنْمٍ الْأَشْعَرِيِّ عَنْ أَبِي مَالِكٍ الْأَشْعَرِيِّ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَيَشْرَبَنَّ نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي الْخَمْرَ يُسَمُّونَهَا بِغَيْرِ اسْمِهَا يُعْزَفُ عَلَى رُءُوسِهِمْ بِالْمَعَازِفِ وَالْمُغَنِّيَاتِ يَخْسِفُ اللَّهُ بِهِمْ الْأَرْضَ وَيَجْعَلُ مِنْهُمْ الْقِرَدَةَ وَالْخَنَازِيرَ
Il nous a été rapporté par Abdullah bin Sa'id, qui nous a rapporté par Ma'n bin Isa, d'après Mu'awiyah bin Salih, d'après Hatim bin Huraits, d'après Malik bin Abu Maryam, d'après Abdurrahman bin Ghanm Al Asy'ari, d'après Abu Malik Al Asy'ari. Il a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, certains membres de ma communauté boiront du khamer, qu'ils appelleront autrement, et chanteront avec des chanteurs accompagnés d'instruments de musique. Allah les couvrira de sang et transformera certains d'entre eux en singes et en porcs. »
Imam Ibnu Majah : 4011
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الصَّبَّاحِ حَدَّثَنَا عَمَّارُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ لَيْثٍ عَنْ الْمِنْهَالِ عَنْ زَاذَانَ عَنْ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَلْعَنُهُمْ اللَّهُ وَيَلْعَنُهُمْ اللَّاعِنُونَ قَالَ دَوَابُّ الْأَرْضِ
Il nous a été rapporté par Muhammad ibn As-Shabah, qui nous a rapporté par Ammar ibn Muhammad, d'après Laits, d'après Al-Minhal, d'après Zadzan, d'après Al-Barra ibn Azib. Il a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Allah les maudira, et ceux qui les maudissent les maudiront aussi. » Il a également dit : « De même pour les animaux rampants qui ont le visage contre la terre. »
Imam Ibnu Majah : 4012
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ عَنْ سُفْيَانَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ عَنْ ثَوْبَانَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا يَزِيدُ فِي الْعُمْرِ إِلَّا الْبِرُّ وَلَا يَرُدُّ الْقَدَرَ إِلَّا الدُّعَاءُ وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيُحْرَمُ الرِّزْقَ بِالذَّنْبِ يُصِيبُهُ
Ali ibn Muhammad nous a rapporté que Waki' tenait de Sufyan, d'après Abdullah ibn Isa, d'après Abdullah ibn Abu al-Ja'd, d'après Tsauban. Il a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « L'âge d'une personne n'augmente que par la bienfaisance, et nul ne peut s'opposer au destin si ce n'est par la prière. En vérité, la subsistance d'une personne lui sera refusée à cause des péchés qu'elle a commis. »
Imam Ibnu Majah : 4013
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ حَمَّادٍ الْمَعْنِيُّ وَيَحْيَى بْنُ دُرُسْتَ قَالَا حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ عَنْ عَاصِمٍ عَنْ مُصْعَبِ بْنِ سَعْدٍ عَنْ أَبِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ قَالَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَيُّ النَّاسِ أَشَدُّ بَلَاءً قَالَ الْأَنْبِيَاءُ ثُمَّ الْأَمْثَلُ فَالْأَمْثَلُ يُبْتَلَى الْعَبْدُ عَلَى حَسَبِ دِينِهِ فَإِنْ كَانَ فِي دِينِهِ صُلْبًا اشْتَدَّ بَلَاؤُهُ وَإِنْ كَانَ فِي دِينِهِ رِقَّةٌ ابْتُلِيَ عَلَى حَسَبِ دِينِهِ فَمَا يَبْرَحُ الْبَلَاءُ بِالْعَبْدِ حَتَّى يَتْرُكَهُ يَمْشِي عَلَى الْأَرْضِ وَمَا عَلَيْهِ مِنْ خَطِيئَةٍ
Il nous a été rapporté que Yusuf ibn Hammad al-Ma'ni et Yahya ibn Durusta ont dit ; Hammad ibn Zayd, d'après Ashim, d'après Mush'ab ibn Sa'd, d'après son père Sa'd ibn Abou Waqash, a dit : « J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah, qui sont les personnes les plus éprouvées ? » Il a répondu : « Les Prophètes, puis le groupe suivant (les plus importants), et ainsi de suite. Un serviteur sera éprouvé selon la force de sa foi. Si sa foi est forte, les épreuves seront plus difficiles. Si sa foi est faible, il sera éprouvé selon sa force. Cette épreuve ne sera levée pour un serviteur que lorsqu'Allah lui permettra de parcourir la terre sans pécher. »
Imam Ibnu Majah : 4014
حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ إِبْرَاهِيمَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي فُدَيْكٍ حَدَّثَنِي هِشَامُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ قَالَدَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ يُوعَكُ فَوَضَعْتُ يَدِي عَلَيْهِ فَوَجَدْتُ حَرَّهُ بَيْنَ يَدَيَّ فَوْقَ اللِّحَافِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَشَدَّهَا عَلَيْكَ قَالَ إِنَّا كَذَلِكَ يُضَعَّفُ لَنَا الْبَلَاءُ وَيُضَعَّفُ لَنَا الْأَجْرُ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَيُّ النَّاسِ أَشَدُّ بَلَاءً قَالَ الْأَنْبِيَاءُ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ثُمَّ مَنْ قَالَ ثُمَّ الصَّالِحُونَ إِنْ كَانَ أَحَدُهُمْ لَيُبْتَلَى بِالْفَقْرِ حَتَّى مَا يَجِدُ أَحَدُهُمْ إِلَّا الْعَبَاءَةَ يُحَوِّيهَا وَإِنْ كَانَ أَحَدُهُمْ لَيَفْرَحُ بِالْبَلَاءِ كَمَا يَفْرَحُ أَحَدُكُمْ بِالرَّخَاءِ
Il nous a été rapporté par [Abdurrahman bin Ibrahim], qui nous a rapporté par [Ibn Abu Fudaik], qui me l'a rapporté par [Hisyam bin Sa'd], d'après [Zaid bin Aslam], d'après ['Atha bin Yasar], d'après [Abu Sa'id Al Khudri]. Il a dit : « J'ai rendu visite au Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) alors qu'il était souffrant et fiévreux. J'ai posé la main sur sa couverture et j'ai senti une chaleur intense. Je lui ai alors dit : « Ô Messager d'Allah, quelle douleur vive vous accompagne ! » Il a répondu : « C'est ainsi que nous sommes. Plus nos épreuves sont nombreuses, plus notre récompense l'est aussi. » J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah, qui sont ceux qui ont enduré les épreuves les plus difficiles ? » Il a répondu : « Les prophètes. » J'ai demandé de nouveau : « Ô Messager d'Allah, et ensuite ? » Il a répondu : « Ensuite, les pieux. Parmi eux, certains ont connu la pauvreté et n'ont trouvé qu'un manteau pour se vêtir, tandis que d'autres ont accepté les épreuves avec sérénité. » L'un de vous se complaît dans le luxe.
Imam Ibnu Majah : 4015
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ عَنْ شَقِيقٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَكَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ يَحْكِي نَبِيًّا مِنْ الْأَنْبِيَاءِ ضَرَبَهُ قَوْمُهُ وَهُوَ يَمْسَحُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ وَيَقُولُ رَبِّ اغْفِرْ لِقَوْمِي فَإِنَّهُمْ لَا يَعْلَمُونَ
Il nous a dit [Muhammad bin Abdullah bin Numair] nous a dit [Waki'] nous a dit [Al A'masy] d'après [Syaqiq] d'après [Abdullah] il a dit : « Comme si j'avais vu le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) - à ce moment-là, il parlait d'un Prophète parmi les Prophètes qui avait été blessé par son peuple -, il essuya le sang de son visage en disant : 'Ô mon Seigneur, pardonne à mon peuple car en réalité ils ne savaient pas'. »
Imam Ibnu Majah : 4016
حَدَّثَنَا حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى وَيُونُسُ بْنُ عَبْدِ الْأَعْلَى قَالَا حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ أَخْبَرَنِي يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْنُ أَحَقُّ بِالشَّكِّ مِنْ إِبْرَاهِيمَ إِذْ قَالَ رَبِّ أَرِنِي كَيْفَ تُحْيِي الْمَوْتَى قَالَ أَوَلَمْ تُؤْمِنْ قَالَ بَلَى وَلَكِنْ لِيَطْمَئِنَّ قَلْبِي وَيَرْحَمُ اللَّهُ لُوطًا لَقَدْ كَانَ يَأْوِي إِلَى رُكْنٍ شَدِيدٍ وَلَوْ لَبِثْتُ فِي السِّجْنِ طُولَ مَا لَبِثَ يُوسُفُ لَأَجَبْتُ الدَّاعِيَ
Il nous a été rapporté que [Harmalah bin Yahya] et [Yunus bin Abdul A'la] ont tous deux dit ; Il nous a été rapporté par Abdullah ibn Wahb, qui me l'a rapporté lui-même. Yunus ibn Yazid tenait d'Ibn Shihab, qui tenait d'Abu Salamah ibn Abdurrahman ibn 'Auf, et Sa'id ibn al-Musayyab, qui tenait d'Abu Hurairah, que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Nous avons plus de raisons de douter qu'Ibrahim lorsqu'il dit : « Et (rappelez-vous) quand Ibrahim dit : « Ô mon Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts. » Allah dit : « N'en es-tu pas encore certain ? » Ibrahim répondit : « Je le lui ai assuré, mais afin que mon cœur demeure ferme (dans ma foi) » (Sourate Al-Baqara : 260). Et Allah a béni le Prophète Lot car il a trouvé refuge dans une famille forte. Et si j'étais emprisonné aussi longtemps que le Prophète Yusuf, je répondrais assurément à l'appel. »
Imam Ibnu Majah : 4017
حَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيُّ وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى قَالَا حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَلَمَّا كَانَ يَوْمُ أُحُدٍ كُسِرَتْ رَبَاعِيَةُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَشُجَّ فَجَعَلَ الدَّمُ يَسِيلُ عَلَى وَجْهِهِ وَجَعَلَ يَمْسَحُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ وَيَقُولُ كَيْفَ يُفْلِحُ قَوْمٌ خَضَبُوا وَجْهَ نَبِيِّهِمْ بِالدَّمِ وَهُوَ يَدْعُوهُمْ إِلَى اللَّهِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ{ لَيْسَ لَكَ مِنْ الْأَمْرِ شَيْءٌ }
Il nous a été rapporté que Nahsr bin Ali Al Jahdlami et Muhammad bin Al Mutsanna ont tous deux dit ; Abdul Wahb nous a rapporté qu'Humaid nous a rapporté d'après Anas bin Malik qui a dit : « Lors de la bataille d'Uhud, une dent du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se brisa entre ses molaires, et du sang coula sur son visage. En s'essuyant le sang, le Prophète dit : « Quel bonheur pour un peuple d'avoir souillé le visage de son Prophète de sang ! Alors même qu'il les appelait à revenir à Allah, le Très-Haut (Exalté soit-Il) (Il n'y a pas la moindre interférence dans vos affaires...) » (Coran 128).
Imam Ibnu Majah : 4018
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ طَرِيفٍ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي سُفْيَانَ عَنْ أَنَسٍ قَالَ جَاءَ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلَام ذَاتَ يَوْمٍ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ جَالِسٌ حَزِينٌ قَدْ خُضِّبَ بِالدِّمَاءِ قَدْ ضَرَبَهُ بَعْضُ أَهْلِ مَكَّةَ فَقَالَ مَا لَكَ قَالَ فَعَلَ بِي هَؤُلَاءِ وَفَعَلُوا قَالَ أَتُحِبُّ أَنْ أُرِيَكَ آيَةً قَالَ نَعَمْ أَرِنِي فَنَظَرَ إِلَى شَجَرَةٍ مِنْ وَرَاءِ الْوَادِي قَالَ ادْعُ تِلْكَ الشَّجَرَةَ فَدَعَاهَا فَجَاءَتْ تَمْشِي حَتَّى قَامَتْ بَيْنَ يَدَيْهِ قَالَ قُلْ لَهَا فَلْتَرْجِعْ فَقَالَ لَهَا فَرَجَعَتْ حَتَّى عَادَتْ إِلَى مَكَانِهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَسْبِي
Muhammad ibn Tharif nous a rapporté, d'après Abu Mu'awiya, qui tenait d'après Al-Amasy, d'après Abu Sufyan, d'après Anas, que Jibril vint un jour trouver le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) alors qu'il était assis, abattu, car il avait été couvert de sang par des habitants de La Mecque (battus jusqu'au sang). Jibril lui demanda : « Que t'est-il arrivé ? » Il répondit : « Ils m'ont fait subir ce qu'ils m'ont fait. » Jibril dit : « Veux-tu que je te montre un signe (de puissance) ? » Il répondit : « Oui, montre-le-moi. » Alors il vit un arbre dans la vallée et Jibril dit : « Appelle l'arbre. » Il l'appela et l'arbre s'avança jusqu'à se tenir droit devant lui. Jibril dit de nouveau : « Dis-lui : "Reviens !" » Il le fit et l'arbre retourna à sa place. Rasulullah willallahu 'alaihi wasallam a dit : "Cela me suffit."
Imam Ibnu Majah : 4019
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ وَعَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ قَالَا حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ شَقِيقٍ عَنْ حُذَيْفَةَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَحْصُوا لِي كُلَّ مَنْ تَلَفَّظَ بِالْإِسْلَامِ قُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتَخَافُ عَلَيْنَا وَنَحْنُ مَا بَيْنَ السِّتِّ مِائَةِ إِلَى السَّبْعِ مِائَةِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّكُمْ لَا تَدْرُونَ لَعَلَّكُمْ أَنْ تُبْتَلُوا قَالَ فَابْتُلِينَا حَتَّى جَعَلَ الرَّجُلُ مِنَّا مَا يُصَلِّي إِلَّا سِرًّا
Il nous a été rapporté que Muhammad ibn Abdallah ibn Numair et Ali ibn Muhammad ont tous deux dit ; Abu Mu'awiyah nous a rapporté d'après Al-A'masy, d'après Syaqiq, d'après Hudzaifah, qui a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Comptez pour moi tous ceux qui professent l'islam. » Nous avons demandé : « Ô Messager d'Allah, t'inquiètes-tu pour nous, alors que nous sommes entre six cents et sept cents ? » Il a répondu : « Vous ne savez pas l'épreuve qui vous attend. » Hudzaifah a dit : « Nous avons donc été mis à l'épreuve, au point que personne parmi nous ne priait, sauf en secret. »
Imam Ibnu Majah : 4020
حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عَمَّارٍ حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ بَشِيرٍ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ مُجَاهِدٍ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ عَنْ أُبَيِّ بْنِ كَعْبٍعَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ لَيْلَةَ أُسْرِيَ بِهِ وَجَدَ رِيحًا طَيِّبَةً فَقَالَ يَا جِبْرِيلُ مَا هَذِهِ الرِّيحُ الطَّيِّبَةُ قَالَ هَذِهِ رِيحُ قَبْرِ الْمَاشِطَةِ وَابْنَيْهَا وَزَوْجِهَا قَالَ وَكَانَ بَدْءُ ذَلِكَ أَنَّ الْخَضِرَ كَانَ مِنْ أَشْرَافِ بَنِي إِسْرَائِيلَ وَكَانَ مَمَرُّهُ بِرَاهِبٍ فِي صَوْمَعَتِهِ فَيَطَّلِعُ عَلَيْهِ الرَّاهِبُ فَيُعَلِّمُهُ الْإِسْلَامَ فَلَمَّا بَلَغَ الْخَضِرُ زَوَّجَهُ أَبُوهُ امْرَأَةً فَعَلَّمَهَا الْخَضِرُ وَأَخَذَ عَلَيْهَا أَنْ لَا تُعْلِمَهُ أَحَدًا وَكَانَ لَا يَقْرَبُ النِّسَاءَ فَطَلَّقَهَا ثُمَّ زَوَّجَهُ أَبُوهُ أُخْرَى فَعَلَّمَهَا وَأَخَذَ عَلَيْهَا أَنْ لَا تُعْلِمَهُ أَحَدًا فَكَتَمَتْ إِحْدَاهُمَا وَأَفْشَتْ عَلَيْهِ الْأُخْرَى فَانْطَلَقَ هَارِبًا حَتَّى أَتَى جَزِيرَةً فِي الْبَحْرِ فَأَقْبَلَ رَجُلَانِ يَحْتَطِبَانِ فَرَأَيَاهُ فَكَتَمَ أَحَدُهُمَا وَأَفْشَى الْآخَرُ وَقَالَ قَدْ رَأَيْتُ الْخَضِرَ فَقِيلَ وَمَنْ رَآهُ مَعَكَ قَالَ فُلَانٌ فَسُئِلَ فَكَتَمَ وَكَانَ فِي دِينِهِمْ أَنَّ مَنْ كَذَبَ قُتِلَ قَالَ فَتَزَوَّجَ الْمَرْأَةَ الْكَاتِمَةَ فَبَيْنَمَا هِيَ تَمْشُطُ ابْنَةَ فِرْعَوْنَ إِذْ سَقَطَ الْمُشْطُ فَقَالَتْ تَعِسَ فِرْعَوْنُ فَأَخْبَرَتْ أَبَاهَا وَكَانَ لِلْمَرْأَةِ ابْنَانِ وَزَوْجٌ فَأَرْسَلَ إِلَيْهِمْ فَرَاوَدَ الْمَرْأَةَ وَزَوْجَهَا أَنْ يَرْجِعَا عَنْ دِينِهِمَا فَأَبَيَا فَقَالَ إِنِّي قَاتِلُكُمَا فَقَالَا إِحْسَانًا مِنْكَ إِلَيْنَا إِنْ قَتَلْتَنَا أَنْ تَجْعَلَنَا فِي بَيْتٍ فَفَعَلَ فَلَمَّا أُسْرِيَ بِالنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَجَدَ رِيحًا طَيِّبَةً فَسَأَلَ جِبْرِيلَ فَأَخْبَرَهُ
Il nous a été rapporté [Hisyam bin 'Ammar] d'après [Al Walid bin Muslim] d'après [Sa'id bin Bashir] d'après [Qatadah] d'après [Mujahid] d'après [Ibn Abbas] d'après [Ubay bin Ka'ab] d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), que lors de la Nuit d'Isra', il perçut un parfum exquis. Il demanda alors : « Ô Jibril, quel est ce parfum ? » Jibril répondit : « C'est l'odeur des tombes de Masyithah, de ses deux enfants et de son époux. » Jibril poursuivit : « Au commencement, Khidlir était un homme noble parmi les Enfants d'Israël. Il passait souvent devant un moine qui vivait dans un monastère. Chaque fois, le moine lui apparaissait et lui enseignait l'islam. Lorsque Khidlir atteignit l'âge adulte, son père le maria à une femme, et Khidlir lui enseigna l'islam. Il lui demanda ensuite de garder cet enseignement secret. Comme Khidlir n'avait jamais approché de femme, elle refusa. Son père le maria alors à une autre femme, à qui Khidlir enseigna également l'islam, en lui demandant de garder le secret. Il arriva que l'un des deux cacha le secret tandis que l'autre le répandit. Khidlir s'enfuit donc en hâte et parvint à une île au milieu de la mer. Là, deux hommes qui cherchaient du bois l'aperçurent. L'un d'eux cacha le secret tandis que l'autre le répandit. » Il répondit : « Untel. » L'homme répéta : « Mais il l'a caché. Or, selon la coutume de leur religion, quiconque ment sera mis à mort. » Il dit encore : « Cet homme épousa une femme qui savait garder les secrets. Un jour, alors qu'il peignait la fille du Pharaon, le peigne tomba et s'écria : « Malheur au Pharaon ! » La fille le rapporta à son père. Entre-temps, la femme avait deux enfants et un mari. Le Pharaon envoya alors un messager auprès d'elle et de son mari pour les persuader de revenir à leur religion, mais ils refusèrent tous deux. Le messager leur dit alors : « Je vais vous tuer tous les deux. » Ils répondirent : « Par compassion, si vous nous tuez, réunissez-nous dans une même maison. » Lorsque le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) était en Israël, il perçut un parfum agréable et interrogea l'ange Gabriel, qui le lui expliqua. »