Imam Tirmidzi : 3101
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ الْأَخْنَسِ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ قَالَكَانَ رَجُلٌ يُقَالُ لَهُ مَرْثَدُ بْنُ أَبِي مَرْثَدٍ وَكَانَ رَجُلًا يَحْمِلُ الْأَسْرَى مِنْ مَكَّةَ حَتَّى يَأْتِيَ بِهِمْ الْمَدِينَةَ قَالَ وَكَانَتْ امْرَأَةٌ بَغِيٌّ بِمَكَّةَ يُقَالُ لَهَا عَنَاقٌ وَكَانَتْ صَدِيقَةً لَهُ وَإِنَّهُ كَانَ وَعَدَ رَجُلًا مِنْ أُسَارَى مَكَّةَ يَحْمِلُهُ قَالَ فَجِئْتُ حَتَّى انْتَهَيْتُ إِلَى ظِلِّ حَائِطٍ مِنْ حَوَائِطِ مَكَّةَ فِي لَيْلَةٍ مُقْمِرَةٍ قَالَ فَجَاءَتْ عَنَاقٌ فَأَبْصَرَتْ سَوَادَ ظِلِّي بِجَنْبِ الْحَائِطِ فَلَمَّا انْتَهَتْ إِلَيَّ عَرَفَتْهُ فَقَالَتْ مَرْثَدٌ فَقُلْتُ مَرْثَدٌ فَقَالَتْ مَرْحَبًا وَأَهْلًا هَلُمَّ فَبِتْ عِنْدَنَا اللَّيْلَةَ قَالَ قُلْتُ يَا عَنَاقُ حَرَّمَ اللَّهُ الزِّنَا قَالَتْ يَا أَهْلَ الْخِيَامِ هَذَا الرَّجُلُ يَحْمِلُ أَسْرَاكُمْ قَالَ فَتَبِعَنِي ثَمَانِيَةٌ وَسَلَكْتُ الْخَنْدَمَةَ فَانْتَهَيْتُ إِلَى كَهْفٍ أَوْ غَارٍ فَدَخَلْتُ فَجَاءُوا حَتَّى قَامُوا عَلَى رَأْسِي فَبَالُوا فَظَلَّ بَوْلُهُمْ عَلَى رَأْسِي وَأَعْمَاهُمْ اللَّهُ عَنِّي قَالَ ثُمَّ رَجَعُوا وَرَجَعْتُ إِلَى صَاحِبِي فَحَمَلْتُهُ وَكَانَ رَجُلًا ثَقِيلًا حَتَّى انْتَهَيْتُ إِلَى الْإِذْخِرِ فَفَكَكْتُ عَنْهُ كَبْلَهُ فَجَعَلْتُ أَحْمِلُهُ وَيُعْيِينِي حَتَّى قَدِمْتُ الْمَدِينَةَ فَأَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْكِحُ عَنَاقًا فَأَمْسَكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمْ يَرُدَّ عَلَيَّ شَيْئًا حَتَّى نَزَلَتْ{ الزَّانِي لَا يَنْكِحُ إِلَّا زَانِيَةً أَوْ مُشْرِكَةً وَالزَّانِيَةُ لَا يَنْكِحُهَا إِلَّا زَانٍ أَوْ مُشْرِكٌ وَحُرِّمَ ذَلِكَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ }فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَا مَرْثَدُ{ الزَّانِي لَا يَنْكِحُ إِلَّا زَانِيَةً أَوْ مُشْرِكَةً وَالزَّانِيَةُ لَا يَنْكِحُهَا إِلَّا زَانٍ أَوْ مُشْرِكٌ }فَلَا تَنْكِحْهَاقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ هَذَا الْوَجْهِ
Il nous a été rapporté par Abdu bin Humaid, qui nous a rapporté par Rauh bin Ubadah, d'après Ubaidullah bin Al Akhnas, qui me l'a rapporté par Amru bin Shua'ib, d'après son père, d'après son grand-père : Un homme nommé Murtsad bin Abu Murtsad transporta un prisonnier de La Mecque à Médine. À cette époque, il avait un ami, une prostituée de La Mecque nommée Anaq. Murtsad demanda alors à un prisonnier mecquois de le transporter. Il dit : « Je suis arrivé à l'ombre d'un jardin de La Mecque par une nuit de pleine lune. Anaq est arrivé et a aperçu l'ombre à l'orée du jardin. Lorsqu'il fut devant moi, il me reconnut et demanda : « Est-ce bien moi, Murtsad ? » Je répondis : « Oui, c'est moi. » Anaq dit : « Bienvenue, viens passer la nuit chez nous. » Il dit : « Je lui dis : Ô Anaq, Allah a interdit l'adultère. » Anaq s'écria aussitôt : « Ô propriétaire de la tente, c'est lui qui a fait vos prisonniers ! » Il raconta : « Huit hommes me suivirent. Je traversai la région de Khandamah jusqu'à atteindre une grotte. J'y entrai et ils s'approchèrent, jusqu'à me marcher dessus. Ils urinèrent, leur urine m'aspergea et Allah les aveugla, les empêchant de me voir. Après cela, ils repartirent et je retournai auprès de mon ami. Je le portai, car il était corpulent, jusqu'à ce que nous atteignions les herbes d'Idzkhir. Je dénouai alors la corde, qui était très lourde. Je continuai à le porter, et il était épuisé, jusqu'à ce que nous arrivions enfin à Médine. Je me rendis auprès du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et lui dis : « Ô Messager d'Allah, puis-je épouser Anaq ? » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) garda le silence et ne répondit rien jusqu'à la révélation du verset : « L'homme adultère n'épouse pas la femme adultère ni la femme idolâtre ; et la femme adultère n'épouse que l'homme adultère ou le polythéiste. Cela est interdit aux croyants. » (An-Nur : 3) Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit alors : « Ô Martsad, les femmes adultères n'épousent que des femmes adultères et les femmes adultères n'épousent que des hommes adultères ou idolâtres. Ne l'épouse pas. » Abou Issa a dit : « Ce hadith est hasan gharib ; nous ne le connaissons que par cette chaîne de transmission. »
Imam Tirmidzi : 3102
حَدَّثَنَا هَنَّادٌ حَدَّثَنَا عَبْدَةُ بْنُ سُلَيْمَانَ عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ أَبِي سُلَيْمَانَ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ قَالَسُئِلْتُ عَنْ الْمُتَلَاعِنَيْنِ فِي إِمَارَةِ مُصْعَبِ بْنِ الزُّبَيْرِ أَيُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا فَمَا دَرَيْتُ مَا أَقُولُ فَقُمْتُ مِنْ مَكَانِي إِلَى مَنْزِلِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ فَاسْتَأْذَنْتُ عَلَيْهِ فَقِيلَ لِي إِنَّهُ قَائِلٌ فَسَمِعَ كَلَامِي فَقَالَ لِيَ ابْنَ جُبَيْرٍ ادْخُلْ مَا جَاءَ بِكَ إِلَّا حَاجَةٌ قَالَ فَدَخَلْتُ فَإِذَا هُوَ مُفْتَرِشٌ بَرْدَعَةَ رَحْلٍ لَهُ فَقُلْتُ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمُتَلَاعِنَانِ أَيُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ نَعَمْ إِنَّ أَوَّلَ مَنْ سَأَلَ عَنْ ذَلِكَ فُلَانُ بْنُ فُلَانٍ أَتَى النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ لَوْ أَنَّ أَحَدَنَا رَأَى امْرَأَتَهُ عَلَى فَاحِشَةٍ كَيْفَ يَصْنَعُ إِنْ تَكَلَّمَ تَكَلَّمَ بِأَمْرٍ عَظِيمٍ وَإِنْ سَكَتَ سَكَتَ عَلَى أَمْرٍ عَظِيمٍ قَالَ فَسَكَتَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمْ يُجِبْهُ فَلَمَّا كَانَ بَعْدَ ذَلِكَ أَتَى النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ إِنَّ الَّذِي سَأَلْتُكَ عَنْهُ قَدْ ابْتُلِيتُ بِهِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ هَذِهِ الْآيَاتِ فِي سُورَةِ النُّورِ{ وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْوَاجَهُمْ وَلَمْ يَكُنْ لَهُمْ شُهَدَاءُ إِلَّا أَنْفُسُهُمْ }حَتَّى خَتَمَ الْآيَاتِ قَالَ فَدَعَا الرَّجُلَ فَتَلَاهُنَّ عَلَيْهِ وَوَعَظَهُ وَذَكَّرَهُ وَأَخْبَرَهُ أَنَّ عَذَابَ الدُّنْيَا أَهْوَنُ مِنْ عَذَابِ الْآخِرَةِ فَقَالَ لَا وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا كَذَبْتُ عَلَيْهَا ثُمَّ ثَنَّى بِالْمَرْأَةِ وَوَعَظَهَا وَذَكَّرَهَا وَأَخْبَرَهَا أَنَّ عَذَابَ الدُّنْيَا أَهْوَنُ مِنْ عَذَابِ الْآخِرَةِ فَقَالَتْ لَا وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا صَدَقَ فَبَدَأَ بِالرَّجُلِ فَشَهِدَ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ بِاللَّهِ إِنَّهُ لَمِنْ الصَّادِقِينَ وَالْخَامِسَةَ أَنَّ لَعْنَةَ اللَّهِ عَلَيْهِ إِنْ كَانَ مِنْ الْكَاذِبِينَ ثُمَّ ثَنَّى بِالْمَرْأَةِ فَشَهِدَتْ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ بِاللَّهِ إِنَّهُ لَمِنْ الْكَاذِبِينَ وَالْخَامِسَةَ أَنَّ غَضَبَ اللَّهِ عَلَيْهَا إِنْ كَانَ مِنْ الصَّادِقِينَ ثُمَّ فَرَّقَ بَيْنَهُمَاوَفِي الْبَاب عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ قَالَ وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ
Hannad nous a rapporté les propos d'Abdah ibn Sulaiman, qui les tenait d'Abdul Malik ibn Abu Sulaiman, qui les tenait d'après Sa'ad ibn Jubayr. Ce dernier a dit : « On m'a interrogé sur le couple qui avait prêté allégeance sous le règne de Mus'ab ibn Az-Zubair, et je me suis demandé s'ils étaient séparés. Ne sachant que répondre, je me suis rendu à la résidence d'Abdullah ibn Umar et j'ai demandé la permission d'entrer. On m'a répondu qu'il prenait sa sieste. Ibn Umar, ayant entendu mes paroles, m'a dit : "Entrez, je vous prie, vous devez être venu pour quelque chose." Sa'ad a poursuivi : "J'entrai et je le trouvai allongé sur la selle d'une monture. Je lui demandai : Ô Abu Abdurrahman, le couple qui avait prêté allégeance, sont-ils séparés ?" Il répondit : "Gloire à Allah, bien sûr que oui. Le premier à avoir posé la question fut untel ibn untel." » Il vint trouver le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et lui dit : « Ô Messager d'Allah, que penses-tu de ce que doit faire l'un d'entre nous lorsqu'il surprend sa femme en flagrant délit d'adultère ? S'il parle, il soulève une question grave, mais s'il se tait, il omet également de parler d'une question grave. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) garda le silence et ne répondit pas. L'homme revint alors auprès du Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et dit : « Ce dont je parlais m'est arrivé. » Allah révéla alors les versets de la sourate An-Nur : « Et ceux qui accusent leurs femmes d'adultère, sans avoir d'autres témoins qu'eux-mêmes. » (An-Nur : 6), et ce jusqu'à la fin de ces versets. Ibn Umar rapporta : « Il appela l'homme, lui récita les versets, le conseilla, lui rappela le Coran et lui dit que le châtiment de ce monde est plus léger que celui de l'au-delà. » L'homme répondit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne mens pas. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) répéta alors la même chose à son épouse, la conseillant et lui rappelant que le châtiment de ce monde est plus léger que celui de l'au-delà. Son épouse rétorqua : « Non, par Celui qui l'a envoyé avec la vérité, il ne dit pas la vérité ! » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) s'adressa ensuite à l'homme, qui témoigna quatre fois au nom d'Allah qu'il disait la vérité, et une cinquième fois que la malédiction d'Allah s'abattrait sur lui s'il mentait. Son épouse poursuivit, témoignant quatre fois au nom d'Allah qu'elle disait la vérité, et une cinquième fois que le châtiment d'Allah s'abattrait sur lui s'il disait la vérité. Après cela, le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) les sépara. Dans ce cas, il existe un hadith similaire rapporté par Sahl bin Sa'id. Abu Isa a dit : « Ce hadith est hasan sahih. »
Imam Tirmidzi : 3103
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ حَسَّانَ حَدَّثَنِي عِكْرِمَةُ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍأَنَّ هِلَالَ بْنَ أُمَيَّةَ قَذَفَ امْرَأَتَهُ عِنْدَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِشَرِيكِ بْنِ السَّحْمَاءِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْبَيِّنَةَ وَإِلَّا حَدٌّ فِي ظَهْرِكَ قَالَ فَقَالَ هِلَالٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِذَا رَأَى أَحَدُنَا رَجُلًا عَلَى امْرَأَتِهِ أَيَلْتَمِسُ الْبَيِّنَةَ فَجَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ الْبَيِّنَةَ وَإِلَّا فَحَدٌّ فِي ظَهْرِكَ قَالَ فَقَالَ هِلَالٌ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ إِنِّي لَصَادِقٌ وَلَيَنْزِلَنَّ فِي أَمْرِي مَا يُبَرِّئُ ظَهْرِي مِنْ الْحَدِّ فَنَزَلَ{ وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْوَاجَهُمْ وَلَمْ يَكُنْ لَهُمْ شُهَدَاءُ إِلَّا أَنْفُسُهُمْ }فَقَرَأَ حَتَّى بَلَغَ{ وَالْخَامِسَةَ أَنَّ غَضَبَ اللَّهِ عَلَيْهَا إِنْ كَانَ مِنْ الصَّادِقِينَ }قَالَ فَانْصَرَفَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَرْسَلَ إِلَيْهِمَا فَجَاءَا فَقَامَ هِلَالُ بْنُ أُمَيَّةَ فَشَهِدَ وَالنَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ اللَّهَ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ ثُمَّ قَامَتْ فَشَهِدَتْ فَلَمَّا كَانَتْ عِنْدَ الْخَامِسَةِ{ أَنَّ غَضَبَ اللَّهِ عَلَيْهَا إِنْ كَانَ مِنْ الصَّادِقِينَ }قَالُوا لَهَا إِنَّهَا مُوجِبَةٌ فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَتَلَكَّأَتْ وَنَكَسَتْ حَتَّى ظَنَّنَا أَنْ سَتَرْجِعُ فَقَالَتْ لَا أَفْضَحُ قَوْمِي سَائِرَ الْيَوْمِ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَبْصِرُوهَا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَكْحَلَ الْعَيْنَيْنِ سَابِغَ الْأَلْيَتَيْنِ خَدَلَّجَ السَّاقَيْنِ فَهُوَ لِشَرِيكِ بْنِ السَّحْمَاءِ فَجَاءَتْ بِهِ كَذَلِكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَوْلَا مَا مَضَى مِنْ كِتَابِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ لَكَانَ لَنَا وَلَهَا شَأْنٌقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ مِنْ حَدِيثِ هِشَامِ بْنِ حَسَّانَ وَهَكَذَا رَوَى عَبَّادُ بْنُ مَنْصُورٍ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَرَوَاهُ أَيُّوبُ عَنْ عِكْرِمَةَ مُرْسَلًا وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ
Muhammad ibn Basyar nous a rapporté qu'Ibn Abi Adi nous a rapporté qu'Hisyam ibn Hassan m'a rapporté qu'Ikrimah m'a rapporté d'après Ibn Abbas que Hilal ibn Umaiyah accusa sa femme d'adultère avec Syarik ibn As Sahma' en présence du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dit alors : « Tu dois apporter des preuves, sinon tu seras fouetté. » Hilal répondit : « Ô Messager d'Allah, si l'un d'entre nous surprend un homme avec sa femme, avons-nous encore besoin de preuves ? » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Tu dois apporter des preuves, sinon tu seras fouetté. » Hilal dit : « Par Celui qui a envoyé le roi avec la vérité, je suis véridique, et une révélation me sera faite qui me délivrera du châtiment du hadh. » Puis vint le verset : « Et ceux qui accusent leurs femmes d’adultère, alors qu’ils n’ont d’autre témoin qu’eux-mêmes. » (An-Nur : 6) Il lut jusqu’à : « Et le cinquième (serment) : que la malédiction d’Allah soit sur elle si son mari est parmi les vertueux. » (An-Nur : 9) Ibn Umar dit : Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) alla et envoya un messager à leur rencontre. Hilal ibn Umaiyah se leva et témoigna. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « En vérité, Allah sait que l’un de vous deux ment. Y en a-t-il un qui souhaite se repentir ? » Il pensa se rétracter, puis dit : « Je ne révélerai pas la honte de mon peuple. » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Regardez-la, si elle accouche d'un enfant aux grands yeux, aux fesses larges et aux mollets musclés, cela signifie qu'elle est le fils de Shuraik bin As Sahma'. » Et il s'avère qu'elle a donné naissance à un enfant ainsi. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Sans la décision d'Allah (Exalté soit-Il), un différend nous opposerait encore à lui. » Abou Issa a dit : « Ce hadith est hasan gharib (bon) de cette chaîne de transmission, d'après le hadith de Hisyam ibn Hasan. C'est ainsi qu'Abbad ibn Manshur a rapporté ce hadith d'après Ikrimah, d'après Ibn Abbas, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Ayyub l'a rapporté d'après Ikrimah de manière mursal et ne l'a pas mentionné d'après Ibn Abbas. »
Imam Tirmidzi : 3104
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلَانَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ أَخْبَرَنِي أَبِي عَنْ عَائِشَةَ قَالَتْلَمَّا ذُكِرَ مِنْ شَأْنِي الَّذِي ذُكِرَ وَمَا عَلِمْتُ بِهِ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِيَّ خَطِيبًا فَتَشَهَّدَ وَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ أَشِيرُوا عَلَيَّ فِي أُنَاسٍ أَبَنُوا أَهْلِي وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي مِنْ سُوءٍ قَطُّ وَأَبَنُوا بِمَنْ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ مِنْ سُوءٍ قَطُّ وَلَا دَخَلَ بَيْتِي قَطُّ إِلَّا وَأَنَا حَاضِرٌ وَلَا غِبْتُ فِي سَفَرٍ إِلَّا غَابَ مَعِي فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ ائْذَنْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ أَضْرِبَ أَعْنَاقَهُمْ وَقَامَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي الْخَزْرَجِ وَكَانَتْ أُمُّ حَسَّانَ ابْنِ ثَابِتٍ مِنْ رَهْطِ ذَلِكَ الرَّجُلِ فَقَالَ كَذَبْتَ أَمَا وَاللَّهِ أَنْ لَوْ كَانُوا مِنْ الْأَوْسِ مَا أَحْبَبْتَ أَنْ تُضْرَبَ أَعْنَاقُهُمْ حَتَّى كَادَ أَنْ يَكُونَ بَيْنَ الْأَوْسِ وَالْخَزْرَجِ شَرٌّ فِي الْمَسْجِدِ وَمَا عَلِمْتُ بِهِ فَلَمَّا كَانَ مَسَاءُ ذَلِكَ الْيَوْمِ خَرَجْتُ لِبَعْضِ حَاجَتِي وَمَعِي أُمُّ مِسْطَحٍ فَعَثَرَتْ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ فَقُلْتُ لَهَا أَيْ أُمُّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ فَسَكَتَتْ ثُمَّ عَثَرَتْ الثَّانِيَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ فَانْتَهَرْتُهَا فَقُلْتُ لَهَا أَيْ أُمُّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ فَسَكَتَتْ ثُمَّ عَثَرَتْ الثَّالِثَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ فَانْتَهَرْتُهَا فَقُلْتُ لَهَا أَيْ أُمُّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ فَقَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَسُبُّهُ إِلَّا فِيكِ فَقُلْتُ فِي أَيِّ شَيْءٍ قَالَتْ فَبَقَرَتْ لِي الْحَدِيثَ قُلْتُ وَقَدْ كَانَ هَذَا قَالَتْ نَعَمْ وَاللَّهِ لَقَدْ رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي وَكَأَنَّ الَّذِي خَرَجْتُ لَهُ لَمْ أَخْرُجْ لَا أَجِدُ مِنْهُ قَلِيلًا وَلَا كَثِيرًا وَوُعِكْتُ فَقُلْتُ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَرْسِلْنِي إِلَى بَيْتِ أَبِي فَأَرْسَلَ مَعِي الْغُلَامَ فَدَخَلْتُ الدَّارَ فَوَجَدْتُ أُمَّ رُومَانَ فِي السُّفْلِ وَأَبُو بَكْرٍ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ فَقَالَتْ أُمِّي مَا جَاءَ بِكِ يَا بُنَيَّةُ قَالَتْ فَأَخْبَرْتُهَا وَذَكَرْتُ لَهَا الْحَدِيثَ فَإِذَا هُوَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مَا بَلَغَ مِنِّي قَالَتْ يَا بُنَيَّةُ خَفِّفِي عَلَيْكِ الشَّأْنَ فَإِنَّهُ وَاللَّهِ لَقَلَّمَا كَانَتْ امْرَأَةٌ حَسْنَاءُ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا لَهَا ضَرَائِرُ إِلَّا حَسَدْنَهَا وَقِيلَ فِيهَا فَإِذَا هِيَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مَا بَلَغَ مِنِّي قَالَتْ قُلْتُ وَقَدْ عَلِمَ بِهِ أَبِي قَالَتْ نَعَمْ قُلْتُ وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ نَعَمْ وَاسْتَعْبَرْتُ وَبَكَيْتُ فَسَمِعَ أَبُو بَكْرٍ صَوْتِي وَهُوَ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ فَنَزَلَ فَقَالَ لِأُمِّي مَا شَأْنُهَا قَالَتْ بَلَغَهَا الَّذِي ذُكِرَ مِنْ شَأْنِهَا فَفَاضَتْ عَيْنَاهُ فَقَالَ أَقَسَمْتُ عَلَيْكِ يَا بُنَيَّةُ إِلَّا رَجَعْتِ إِلَى بَيْتِكِ فَرَجَعْتُ وَلَقَدْ جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَيْتِي فَسَأَلَ عَنِّي خَادِمَتِي فَقَالَتْ لَا وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا عَيْبًا إِلَّا أَنَّهَا كَانَتْ تَرْقُدُ حَتَّى تَدْخُلَ الشَّاةُ فَتَأْكُلَ خَمِيرَتَهَا أَوْ عَجِينَتَهَا وَانْتَهَرَهَا بَعْضُ أَصْحَابِهِ فَقَالَ أَصْدِقِي رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى أَسْقَطُوا لَهَا بِهِ فَقَالَتْ سُبْحَانَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا إِلَّا مَا يَعْلَمُ الصَّائِغُ عَلَى تِبْرِ الذَّهَبِ الْأَحْمَرِ فَبَلَغَ الْأَمْرُ ذَلِكَ الرَّجُلَ الَّذِي قِيلَ لَهُ فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا كَشَفْتُ كَنَفَ أُنْثَى قَطُّ قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُتِلَ شَهِيدًا فِي سَبِيلِ اللَّهِ قَالَتْ وَأَصْبَحَ أَبَوَايَ عِنْدِي فَلَمْ يَزَالَا حَتَّى دَخَلَ عَلَيَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَدْ صَلَّى الْعَصْرَ ثُمَّ دَخَلَ وَقَدْ اكْتَنَفَنِي أَبَوَايَ عَنْ يَمِينِي وَعَنْ شِمَالِي فَتَشَهَّدَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ يَا عَائِشَةُ إِنْ كُنْتِ قَارَفْتِ سُوءًا أَوْ ظَلَمْتِ فَتُوبِي إِلَى اللَّهِ فَإِنَّ اللَّهَ يَقْبَلُ التَّوْبَةَ عَنْ عِبَادِهِ قَالَتْ وَقَدْ جَاءَتْ امْرَأَةٌ مِنْ الْأَنْصَارِ وَهِيَ جَالِسَةٌ بِالْبَابِ فَقُلْتُ أَلَا تَسْتَحْيِي مِنْ هَذِهِ الْمَرْأَةِ أَنْ تَذْكُرَ شَيْئًا فَوَعَظَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَالْتَفَتُّ إِلَى أَبِي فَقُلْتُ أَجِبْهُ قَالَ فَمَاذَا أَقُولُ فَالْتَفَتُّ إِلَى أُمِّي فَقُلْتُ أَجِيبِيهِ قَالَتْ أَقُولُ مَاذَا قَالَتْ فَلَمَّا لَمْ يُجِيبَا تَشَهَّدْتُ فَحَمِدْتُ اللَّهَ وَأَثْنَيْتُ عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قُلْتُ أَمَا وَاللَّهِ لَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي لَمْ أَفْعَلْ وَاللَّهُ يَشْهَدُ إِنِّي لَصَادِقَةٌ مَا ذَاكَ بِنَافِعِي عِنْدَكُمْ لِي لَقَدْ تَكَلَّمْتُمْ وَأُشْرِبَتْ قُلُوبُكُمْ وَلَئِنْ قُلْتُ إِنِّي قَدْ فَعَلْتُ وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي لَمْ أَفْعَلْ لَتَقُولُنَّ إِنَّهَا قَدْ بَاءَتْ بِهِ عَلَى نَفْسِهَا وَإِنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلًا قَالَتْ وَالْتَمَسْتُ اسْمَ يَعْقُوبَ فَلَمْ أَقْدِرْ عَلَيْهِ إِلَّا أَبَا يُوسُفَ حِينَ قَالَ{ فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ }قَالَتْ وَأُنْزِلَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ سَاعَتِهِ فَسَكَتْنَا فَرُفِعَ عَنْهُ وَإِنِّي لَأَتَبَيَّنُ السُّرُورَ فِي وَجْهِهِ وَهُوَ يَمْسَحُ جَبِينَهُ وَيَقُولُ الْبُشْرَى يَا عَائِشَةُ فَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ بَرَاءَتَكِ قَالَتْ فَكُنْتُ أَشَدَّ مَا كُنْتُ غَضَبًا فَقَالَ لِي أَبَوَايَ قُومِي إِلَيْهِ فَقُلْتُ لَا وَاللَّهِ لَا أَقُومُ إِلَيْهِ وَلَا أَحْمَدُهُ وَلَا أَحْمَدُكُمَا وَلَكِنْ أَحْمَدُ اللَّهَ الَّذِي أَنْزَلَ بَرَاءَتِي لَقَدْ سَمِعْتُمُوهُ فَمَا أَنْكَرْتُمُوهُ وَلَا غَيَّرْتُمُوهُ وَكَانَتْ عَائِشَةُ تَقُولُ أَمَّا زَيْنَبُ بِنْتُ جَحْشٍ فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِدِينِهَا فَلَمْ تَقُلْ إِلَّا خَيْرًا وَأَمَّا أُخْتُهَا حَمْنَةُ فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ وَكَانَ الَّذِي يَتَكَلَّمُ فِيهِ مِسْطَحٌ وَحَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ وَالْمُنَافِقُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَيٍّ ابْنُ سَلُولَ وَهُوَ الَّذِي كَانَ يَسُوسُهُ وَيَجْمَعُهُ وَهُوَ الَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ مِنْهُمْ هُوَ وَحَمْنَةُ قَالَتْ فَحَلَفَ أَبُو بَكْرٍ أَنْ لَا يَنْفَعَ مِسْطَحًا بِنَافِعَةٍ أَبَدًا فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى هَذِهِ الْآيَةَ{ وَلَا يَأْتَلِ أُولُوا الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ }إِلَى آخِرِ الْآيَةِ يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ{ أَنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى وَالْمَسَاكِينَ وَالْمُهَاجِرِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ }يَعْنِي مِسْطَحًا إِلَى قَوْلِهِ{ أَلَا تُحِبُّونَ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ }قَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى وَاللَّهِ يَا رَبَّنَا إِنَّا لَنُحِبُّ أَنْ تَغْفِرَ لَنَا وَعَادَ لَهُ بِمَا كَانَ يَصْنَعُقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ مِنْ حَدِيثِ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ وَقَدْ رَوَاهُ يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ وَمَعْمَرٌ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ وَعَلْقَمَةَ بْنِ وَقَّاصٍ اللَّيْثِيِّ وَعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ عَائِشَةَ هَذَا الْحَدِيثَ أَطْوَلَ مِنْ حَدِيثِ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ وَأَتَمَّ
Mahmud ibn Ghailan nous a rapporté qu'Abu Usamah, d'après Hisyam ibn Urwah, m'a rapporté que mon père, d'après Aïcha, a dit : « Lorsque mon affaire fut évoquée à mon insu, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) se tint devant moi et prêcha. Il récita la shahada et accomplit le tahmid avec la grâce qui Lui est propre. Ensuite, il dit : « Mesdames et Messieurs, donnez-moi conseil au sujet de ceux qui accusent ma famille de mal (il s'agit d'Aïcha). Par Allah, je ne connais aucun mal à l'encontre de ma famille. Quant à ceux qui accusent quelqu'un contre qui, par Allah, je ne connais aucun mal (il s'agit de Shafwan ibn Mu'aththal). Il n'entrait jamais chez moi sans ma présence et je ne partais jamais en voyage sans qu'il m'accompagne. » Mu'adh (qu'Allah l'agrée) se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, permettez-moi de… » Ils leur ont frappé la nuque. Un homme de Bani Khajraj s'est levé, la mère de Hassan bin Thabit, qui était de cette tribu, et a dit : « Vous mentez. Par Allah, s'ils étaient d'Aus, tu ne les aurais pas frappés au cou. Jusqu'à ce qu'un incident grave manque de se produire entre Aus et Khajraj à la mosquée, et que je n'en sache rien. Ce soir-là, et encore le même jour, je (Aïcha) suis sortie faire une course avec Umm Mistah. Il se trouve qu'elle a glissé et a dit : « Malheur à Mistah ! » Je lui ai dit : « Ô mère, tu critiques ton fils ? » Elle est restée silencieuse, puis a glissé à nouveau et a dit : « Malheur à Mistah ! » Alors je lui ai crié : « Ô mère, tu critiques ton fils ! » Elle a dit : « Par Allah, je ne l'ai critiqué que dans ton cas. » J'ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle a répondu et m'a expliqué la situation. J'ai demandé : « Est-ce arrivé ? » Elle a répondu : « Par Allah, je suis rentrée chez moi comme si le besoin pour lequel j'étais venue était vain. Je n'ai rien trouvé, ni peu ni beaucoup, et j'ai eu de la fièvre. » J'ai dit au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) : « Ramène-moi chez moi. » « La maison de mon père. » Il m’envoya avec un esclave. J’entrai dans la maison et vis Umm Ruman en bas, tandis qu’Abou Bakr était en haut, en train de lire le Coran. Ma mère me demanda : « Que fais-tu ici, ma fille ? » Aïcha répondit : « Je lui racontai alors l’histoire, mais elle n’avait pas entendu ce que j’avais entendu. Elle dit : « Ma fille, facilite-toi la tâche, car par Allah, il est rare qu’une belle femme épouse un homme déjà marié et qu’elle aime, sans que celui-ci ne l’envie et ne l’accuse de toutes sortes de choses. » Il dit : « Je n’ai pas entendu ce que j’ai entendu. » Aïcha poursuivit : « Je demandai : “Mon père est-il au courant ?” Il répondit : “Oui.” Je demandai : “Le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) l’est-il aussi ?” Il répondit : “Oui.” » J'étais triste et je pleurais jusqu'à ce qu'Abou Bakr entende ma voix alors qu'il lisait le Coran à l'étage. Abou Bakr descendit et demanda à ma mère : « Qu'est-ce qui ne va pas ? » Ma fille répondit : « Il a entendu des rumeurs à son sujet. » Abou Bakr avait les larmes aux yeux et dit : « Je te jure, ô ma fille, à moins que tu ne rentres chez toi… » Je suis rentrée et le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) était arrivé. Il interrogea mon serviteur à mon sujet, et celui-ci répondit : « Non, par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet, si ce n'est qu'il a dormi jusqu'à ce qu'une chèvre entre et mange la pâte à pain. » Certains compagnons du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) le réprimandèrent en criant : « Exactement, Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) ! » et le critiquèrent. Il dit : « Gloire à Allah ! Par Allah, je n'en sais rien, pas plus qu'un orfèvre ne connaît l'or. » Ces rumeurs étaient fausses. L'accusé (Shafwan) entendit ces paroles et dit : « Gloire à Allah ! Je n'ai jamais déshabillé une femme ! » Aïcha dit : « Il (Shafwan) a été martyrisé sur le chemin d'Allah. » Aïcha poursuivit : « Mes parents étaient près de moi et y restèrent jusqu'à ce que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) entre et termine la prière de l'après-midi. Mes parents m'entouraient de toutes parts. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) récita la shahada et accomplit le tahmid comme il se doit. Ensuite, il dit : « Ô Aïcha, si tu commets une faute, repens-toi auprès d'Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Aïcha raconta : « Une femme Ansar s'approcha et s'assit à la porte. Je lui dis : N'as-tu pas honte de parler d'elle ? » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) me donna alors un conseil, puis je me retournai vers mes parents. « Père, dis-je : Réponds-lui. » Abou Bakr demanda : « Que dois-je dire ? » Je me tournai vers ma mère et lui dis : « Réponds-lui. » Umm Misthah demanda : « Que dois-je dire ? » Comme aucun d'eux ne répondait, je récitai la shahada, fis le tahmid et le louai comme il se doit. Puis j'ajoutai : « Souvenez-vous, par Allah, si je vous dis que je ne l'ai pas fait, Allah sait que j'ai raison, mais cela ne vous sert à rien. Vous avez déjà parlé (de toutes sortes de choses) et vos cœurs sont pénétrés. Même si je dis que je l'ai fait, Allah sait que je ne l'ai pas fait, vous direz certainement qu'il a avoué ses actes. Par Allah, il n'y a pas d'exemple entre vous et moi. » Aïcha poursuivit : « Je cherchai le nom de Ya'qub, mais je ne trouvai personne d'autre qu'Abou Yusuf, qui dit : « Voilà donc une belle patience (ma patience) et c'est à Allah seul qu'il faut implorer Son aide concernant ce que tu racontes. » (Yuusuf : 18) » Aïcha continua : « À ce moment-là… » La révélation fut faite au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Nous restâmes silencieux, puis la révélation fut retirée de lui. Nous vîmes la joie sur son visage. Il se frotta le front et dit : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ta libération (la nouvelle de ta sainteté). » Aïcha dit : « À ce moment-là, j'étais très en colère. Mes parents me dirent : Approche-toi de lui. Je répondis : Non, par Allah, je ne l'approcherai pas. Je ne le loue pas, et vous non plus. Mais je loue Allah qui a révélé la nouvelle de ma sainteté, que vous avez tous deux entendue. Ne la niez pas et ne la changez pas. » Aïcha dit : « Zaynab bint Jahsy fut protégée par Allah à cause de sa religion. Elle ne prononça que des paroles bienveillantes, tandis que sa sœur, Hamnah, périt avec les autres. Et ceux qui colportèrent de fausses nouvelles (des mensonges) étaient Misthah, Hassan bin Thabit et l'hypocrite Abdullah bin Ubai bin Salul. » Celui qui a mené et provoqué cela, c'est lui qui a porté le poids de ses péchés entre eux, lui et Hamnah. Aisyah poursuivit : Abou Bakr fit vœu de ne plus jamais rien donner aux Misthah, puis Allah révéla ce verset : « Et que ceux d'entre vous qui ont privilège et aisance ne jurent pas de ne plus donner… » Jusqu'à la fin du verset (An Nuur : 22), Abou Bakr entendait donner (de l'aide) aux proches, aux pauvres et aux muhajirin sur le chemin d'Allah. Il s'agit des Misthah, jusqu'à Ses paroles : « Ne souhaitez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? » Et Allah est le Très Pardonneur, le Très Miséricordieux. (An Nuur : 22) Abou Bakr dit : Oui, par Allah, ô notre Seigneur, nous Te demandons de nous pardonner. Abou Bakr reprit ensuite ses activités habituelles (faire des aumônes à Mistah). Abou Isa dit : Ce hadith est authentique, rapporté par Hisham ibn Urwah. Yunus ibn Yazid, Ma'mar et d'autres l'ont également rapporté d'après Az-Zuhri, d'après Urwah ibn Az-Zubair, Sa'id ibn al-Musayyib, Alqamah ibn Waqqash al-Laitsi et Ubaidullah ibn Abdullah, d'après Aisya. Ce hadith est plus long et plus complet que celui de Hisham ibn Urwah.
Imam Tirmidzi : 3105
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَقَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ عَنْ عَمْرَةَ عَنْ عَائِشَةَ قَالَتْلَمَّا نَزَلَ عُذْرِي قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَذَكَرَ ذَلِكَ وَتَلَا الْقُرْآنَ فَلَمَّا نَزَلَ أَمَرَ بِرَجُلَيْنِ وَامْرَأَةٍ فَضُرِبُوا حَدَّهُمْقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ حَدِيثِ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَقَ
Il nous a été rapporté que Muhammad ibn Basyar nous l'a rapporté, et Ibn Abi Adi le tient de Muhammad ibn Ishaq, qui le tient d'Abdullah ibn Abu Bakr, qui le tient d'Umrah, qui le tient d'Aïcha. Lorsque la nouvelle (le verset) de ma sainteté fut révélée, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) monta en chaire, l'annonça et récita le Coran. Après avoir récité le verset, il ordonna que deux hommes et une femme soient condamnés. Abu Isa a dit : Ce hadith est authentique (hasan gharib), nous ne le connaissons que par le hadith de Muhammad ibn Ishaq.
Imam Tirmidzi : 3106
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ وَاصِلٍ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَيُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ قَالَ أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهُوَ خَلَقَكَ قَالَ قُلْتُ ثُمَّ مَاذَا قَالَ أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ خَشْيَةَ أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ قَالَ قُلْتُ ثُمَّ مَاذَا قَالَ أَنْ تَزْنِيَ بِحَلِيلَةِ جَارِكَقَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ مَنْصُورٍ وَالْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِمِثْلِهِ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ
Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Basyar, qui nous a rapporté par Abdurrahman ibn Mahdi, qui nous a rapporté par Sufyan, d'après Washil, d'après Abu Wa'il, d'après Amru ibn Syurahbil, d'après Abdullah. J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah, quel est le plus grand péché ? » Il a répondu : « Tu crées un être égal à Allah, alors qu'Il t'a créé. » Il a dit : J'ai demandé : « Et ensuite ? » Belia a répondu : « Tu as tué ton enfant parce que tu avais peur de ne pas pouvoir manger avec lui. » Il a dit : J'ai demandé : « Et ensuite ? » Belia a répondu : « Tu as commis l'adultère avec la femme de ton voisin. » Abu Isa a dit : Ce hadith est hasan gharib. Nous a dit [Muhammad bin Basyar] nous a dit [Abdurrahman bin Mahdi] nous a dit [Sufyan] de [Mansur] et [Al A'masy] de [Abu Wa`il] de [Amru bin Syurahbil] de [Abdullah] du Prophète sallallahu 'alayhi wa Salam comme ça. Abu Isa a dit : Ce hadith est authentique.
Imam Tirmidzi : 3107
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ الرَّبِيعِ أَبُو زَيْدٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ وَاصِلٍ الْأَحْدَبِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَسَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَيُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ قَالَ أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهُوَ خَلَقَكَ وَأَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ مِنْ أَجْلِ أَنْ يَأْكُلَ مَعَكَ أَوْ مِنْ طَعَامِكَ وَأَنْ تَزْنِيَ بِحَلِيلَةِ جَارِكَ قَالَ وَتَلَا هَذِهِ الْآيَةَ{ وَالَّذِينَ لَا يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلَا يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلَّا بِالْحَقِّ وَلَا يَزْنُونَ وَمَنْ يَفْعَلْ ذَلِكَ يَلْقَ أَثَامًا يُضَاعَفْ لَهُ الْعَذَابُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَيَخْلُدْ فِيهِ مُهَانًا }قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ سُفْيَانَ عَنْ مَنْصُورٍ وَالْأَعْمَشِ أَصَحُّ مِنْ حَدِيثِ وَاصِلٍ لِأَنَّهُ زَادَ فِي إِسْنَادِهِ رَجُلًا حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ وَاصِلٍ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْوَهُ قَالَ وَهَكَذَا رَوَى شُعْبَةُ عَنْ وَاصِلٍ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَمْرَو بْنَ شُرَحْبِيلَ
Il nous a été rapporté par [Abdu bin Humaid], qui nous a rapporté par [Sa'id bin Ar Rabi' Abu Zaid], qui nous a rapporté par [Syu'bah], d'après [Washil Al Ahdab], d'après [Abu Wa'il], d'après [Abdullah], qui a dit : J'ai demandé au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) : Quel est le plus grand péché ? Il a répondu : « Tu as créé un être égal à Allah alors qu'Il t'avait créé, tu as tué tes enfants parce qu'ils avaient peur de manger avec toi ou de ta nourriture, et tu as commis l'adultère avec la femme de ton voisin. » Abdullah a dit : Il a lu ce verset : « Et ceux qui n'adorent aucune autre divinité en plus d'Allah, qui ne tuent personne qu'Allah a interdit de tuer, sauf pour une bonne raison, et qui ne commettent pas l'adultère, quiconque fait cela, celui-là recevra assurément la rétribution de son péché. » (Al Furqaan : 69) Abou Issa a dit : Le hadith de Soufyan rapporté par Manshur et Al-A'masy est plus authentique que celui de Washil car il ajoute une personne à sa chaîne de transmission. Il nous a été rapporté par Muhammad ibn al-Mutsanna, qui nous l'a rapporté lui-même d'après Syouba, qui l'a rapporté d'après Washil, qui l'a rapporté d'après Abou Wa'il, qui l'a rapporté d'après Abdullah, qui l'a rapporté du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Abou Issa a dit : De même, Syouba a rapporté de Washil, qui l'a rapporté d'après Abdullah, sans mentionner Amru ibn Syurahbil.
Imam Tirmidzi : 3108
حَدَّثَنَا أَبُو الْأَشْعَثِ أَحْمَدُ بْنُ الْمِقْدَامِ الْعِجْلِيُّ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الطُّفَاوِيُّ حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ قَالَتْلَمَّا نَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةَ{ وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الْأَقْرَبِينَ }قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَا صَفِيَّةُ بِنْتَ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ يَا فَاطِمَةُ بِنْتَ مُحَمَّدٍ يَا بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ إِنِّي لَا أَمْلِكُ لَكُمْ مِنْ اللَّهِ شَيْئًا سَلُونِي مِنْ مَالِي مَا شِئْتُمْقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَهَكَذَا رَوَى وَكِيعٌ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ نَحْوَ حَدِيثِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الطُّفَاوِيِّ وَرَوَى بَعْضُهُمْ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مُرْسَلًا وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنْ عَائِشَةَ وَفِي الْبَاب عَنْ عَلِيٍّ وَابْنِ عَبَّاسٍ
Abu Al Asy'ats Ahmad bin Al Miqdam Al Ijli nous a rapporté que Muhammad bin Abdurrahman Ath Thufawi nous a rapporté que Hisyam bin Urwah, d'après son père, d'après Aïcha, a dit : « Lorsque ce verset fut révélé : "Et avertis tes proches parents." (Asy Syu'araa` : 214), le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : "Ô Shafiyah bint Abdul Muthallib, ô Fatima bint Muhammad, ô enfants d'Abdul Muthallib, je n'ai aucun pouvoir sur vous face au châtiment d'Allah. Quant aux biens matériels, demandez-moi ce que vous voulez." » Abu Isa a dit : « Ce hadith est authentique. » De même, Waki' et d'autres ont rapporté de Hisham d'Urwah, d'après son père, d'après Aïcha, comme le hadith de Muhammad ibn Abdurrahman Ath Thufawi. Certains ont rapporté, d'après Hisham ibn Urwah, d'après son père, d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), selon une tradition mursal, sans mentionner Aïcha. À ce sujet, on trouve des hadiths similaires rapportés par Ali et Ibn Abbas.
Imam Tirmidzi : 3109
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا زَكَرِيَّا بْنُ عَدِيٍّ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَمْرٍو الرَّقِّيُّ عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ عُمَيْرٍ عَنْ مُوسَى بْنِ طَلْحَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَلَمَّا نَزَلَتْ{ وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الْأَقْرَبِينَ }جَمَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قُرَيْشًا فَخَصَّ وَعَمَّ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ أَنْقِذُوا أَنْفُسَكُمْ مِنْ النَّارِ فَإِنِّي لَا أَمْلِكُ لَكُمْ مِنْ اللَّهِ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا يَا مَعْشَرَ بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ أَنْقِذُوا أَنْفُسَكُمْ مِنْ النَّارِ فَإِنِّي لَا أَمْلِكُ لَكُمْ مِنْ اللَّهِ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا يَا مَعْشَرَ بَنِي قُصَيٍّ أَنْقِذُوا أَنْفُسَكُمْ مِنْ النَّارِ فَإِنِّي لَا أَمْلِكُ لَكُمْ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا يَا مَعْشَرَ بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ أَنْقِذُوا أَنْفُسَكُمْ مِنْ النَّارِ فَإِنِّي لَا أَمْلِكُ لَكُمْ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا يَا فَاطِمَةُ بِنْتَ مُحَمَّدٍ أَنْقِذِي نَفْسَكِ مِنْ النَّارِ فَإِنِّي لَا أَمْلِكُ لَكِ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا إِنَّ لَكِ رَحِمًا سَأَبُلُّهَا بِبَلَالِهَاقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ يُعْرَفُ مِنْ حَدِيثِ مُوسَى بْنِ طَلْحَةَ حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ حَدَّثَنَا شُعَيْبُ بْنُ صَفْوَانَ عَنْ عبْدِ الْمَلِكِ بْنِ عُمَيْرٍ عَنْ مُوسَى بْنِ طَلْحَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْوَهُ بِمَعْنَاهُ
Il nous a été dit [Abdu bin Humaid] nous a été dit [Zakariya bin Adi] nous a été dit [Ubaidullah bin Amru Ar Raqqi] d'après [Abdul Malik bin Umair] d'après [Musa bin Thalhah] d'après [Abu Hurairah] a dit : Quand il fut révélé (verset) : « Et avertissez vos proches parents. » (Asy Syu'araa` : 214) Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) rassembla les Quraysh et, s'adressant à eux de manière spécifique et générale, il dit : « Ô vous tous les Quraysh, préservez-vous de l'Enfer car, en vérité, je n'ai aucun pouvoir, de la part d'Allah, de vous nuire ou de vous être bénéfique. Ô vous tous, descendants d'Abdu Manaf, préservez-vous de l'Enfer car, en vérité, je n'ai aucun pouvoir, de la part d'Allah, de vous nuire ou de vous être bénéfique. Ô vous tous, Banu Qushai, préservez-vous de l'Enfer car, en vérité, je n'ai aucun pouvoir, de vous nuire ou de vous être bénéfique. Ô vous tous, Bani Abdul Muthallib, préservez-vous de l'Enfer car, en vérité, je n'ai aucun pouvoir, de vous nuire ou de vous être bénéfique. Ô Fatima bint Muhammad, préservez-vous de l'Enfer car, en vérité, je n'ai aucun pouvoir, de vous nuire ou de vous être bénéfique. En réalité, vous avez un lien de parenté que j'étendrai en conséquence. » Abu Isa a dit : Ce hadith est hasan shahih gharib (bon, authentique et transmissible) de par sa chaîne de transmission, connue grâce à ce hadith de Musa bin Thalhah (satan ibn al-Hah). nous a dit que [Ali bin Hujr] nous a dit [Syu'aib bin Shafwan] de [Abdul Malik bin Umair] de [Musa bin Talhah] de [Abu Hurairah] du prophète sallallahu 'alayhi wa Salam, apparemment dans le sens.
Imam Tirmidzi : 3110
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي زِيَادٍ حَدَّثَنَا أَبُو زَيْدٍ عَنْ عَوْفٍ عَنْ قَسَامَةَ بْنِ زُهَيْرٍ حَدَّثَنَا الْأَشْعَرِيُّ قَالَلَمَّا نَزَلَ{ وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الْأَقْرَبِينَ }وَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُصْبُعَيْهِ فِي أُذُنَيْهِ فَرَفَعَ مِنْ صَوْتِهِ فَقَالَ يَا بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ يَا صَبَاحَاهُقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ مِنْ حَدِيثِ أَبِي مُوسَى وَقَدْ رَوَاهُ بَعْضُهُمْ عَنْ عَوْفٍ عَنْ قَسَامَةَ بْنِ زُهَيْرٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مُرْسَلًا وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنْ أَبِي مُوسَى وَهُوَ أَصَحُّ ذَاكَرْتُ بِهِ مُحَمَّدَ بْنَ إِسْمَعِيلَ فَلَمْ يَعْرِفْهُ مِنْ حَدِيثِ أَبِي مُوسَى
Il nous a été rapporté qu'Abdullah ibn Abou Ziyad nous l'a rapporté, qu'Abou Zayd l'a rapporté d'après Auf, d'après Qasamah ibn Zuhair, qui nous l'a rapporté. Al-Asyari a dit : Lorsque le verset « Et avertissez vos proches parents » (Asy Syu'araa` : 214) fut révélé, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) se boucha les oreilles et éleva la voix : « Ô Banu Manaf, rassemblons-nous ce matin ! » (Paroles prononcées lors d'un événement important afin que les gens se rassemblent et se préparent à y faire face.) Abou Issa a dit : Ce hadith est authentique (gharib) selon cette chaîne de transmission (sanad) provenant du hadith d'Abou Moussa. D'autres ont rapporté ce hadith d'Auf, d'après Qasamah ibn Zuhair, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), de manière mursal, sans mentionner Abou Moussa. Cette version est plus authentique. J'en ai parlé à Muhammad bin Isma'il, mais il ne le connaissait pas grâce au hadith d'Abu Musa.
Imam Tirmidzi : 3111
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ عَنْ حَمَّادِ بْنِ سَلَمَةَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ زَيْدٍ عَنْ أَوْسِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ تَخْرُجُ الدَّابَّةُ مَعَهَا خَاتَمُ سُلَيْمَانَ وَعَصَا مُوسَى فَتَجْلُو وَجْهَ الْمُؤْمِنِ وَتَخْتِمُ أَنْفَ الْكَافِرِ بِالْخَاتَمِ حَتَّى إِنَّ أَهْلَ الْخُوَانِ لَيَجْتَمِعُونَ فَيَقُولُ هَاهَا يَا مُؤْمِنُ وَيُقَالُ هَاهَا يَا كَافِرُ وَيَقُولُ هَذَا يَا مُؤْمِنُ وَيَقُولُ هَذَا يَا كَافِرُقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ فِي دَابَّةِ الْأَرْضِ وَفِي الْبَاب عَنْ أَبِي أُمَامَةَ وَحُذَيْفَةَ بْنِ أَسِيدٍ
Il nous a été rapporté [Abdu bin Humaid] d'après [Rauh bin Ubadah] d'après [Hammad bin Salamah] d'après [Ali bin Zaid] d'après [Aus bin Khalid] d'après [Abu Hurairah] que le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « (Le Jour de la Résurrection), un animal apparaîtra portant le sceau de Salomon et le bâton de Moïse. Il dessinera les visages des croyants et marquera le nez des mécréants de son sceau, jusqu'à ce que les convives se rassemblent et que certains disent : « Celui-ci est un croyant », mais on leur répondra : « Celui-ci est un mécréant. » D'autres diront aussi : « Celui-ci est un croyant », tandis que d'autres le rejetteront en disant : « Oh, celui-ci est un mécréant. » Abu Isa a dit : Ce hadith est hasan gharib. Ce hadith est également rapporté d'après Abu Hurairah d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) par une autre chaîne de transmission. qui mentionne un animal terrestre. À ce sujet, on trouve un hadith similaire rapporté par Abu Umamah et Hudzaifah bin Asid.
Imam Tirmidzi : 3112
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ عَنْ يَزِيدَ بْنِ كَيْسَانَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ الْأَشْجَعِيُّ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِعَمِّهِ قُلْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ أَشْهَدُ لَكَ بِهَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ قَالَ لَوْلَا أَنْ تُعَيِّرَنِي بِهَا قُرَيْشٌ أَنَّ مَا يَحْمِلُهُ عَلَيْهِ الْجَزَعُ لَأَقْرَرْتُ بِهَا عَيْنَكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ{ إِنَّكَ لَا تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ وَلَكِنَّ اللَّهَ يَهْدِي مَنْ يَشَاءُ }قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ حَدِيثِ يَزِيدَ بْنِ كَيْسَانَ
Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Basyar, qui nous a rapporté par Yahya ibn Sa'id, d'après Yazid ibn Kaisan, qui me l'a rapporté par Abu Hazim al-Asyja'i, d'après Abu Hurairah (qu'Allah l'agrée). Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit à son oncle : « Dis : "Lâ ilâha illâ Allâh", et je témoignerai avec lui pour ta défense le Jour de la Résurrection. » Il répondit : « Si les Qurayshites ne m'avaient pas reproché de n'avoir agi que par crainte, je t'aurais fait plaisir en le disant. » Puis Allah (Exalté soit-Il) révéla le verset : « En vérité, tu ne seras pas capable de guider ceux que tu aimes, mais Allah guide ceux qu'Il veut, et Allah connaît mieux ceux qui sont disposés à être guidés. » (Al Qashash : 56) Abu Isa a dit : Ce hadith est hasan gharib, nous ne le connaissons que par le hadith de Yazid bin Kaisan.
Imam Tirmidzi : 3113
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى قَالَا حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ سِمَاكِ بْنِ حَرْبٍ قَال سَمِعْتُ مُصْعَبَ بْنَ سَعْدٍ يُحَدِّثُ عَنْ أَبِيهِ سَعْدٍ قَالَأُنْزِلَتْ فِيَّ أَرْبَعُ آيَاتٍ فَذَكَرَ قِصَّةً وَقَالَتْ أُمُّ سَعْدٍ أَلَيْسَ قَدْ أَمَرَ اللَّهُ بِالْبِرِّ وَاللَّهِ لَا أَطْعَمُ طَعَامًا وَلَا أَشْرَبُ شَرَابًا حَتَّى أَمُوتَ أَوْ تَكْفُرَ قَالَ فَكَانُوا إِذَا أَرَادُوا أَنْ يُطْعِمُوهَا شَجَرُوا فَاهَا فَنَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةَ{ وَوَصَّيْنَا الْإِنْسَانَ بِوَالِدَيْهِ حُسْنًا وَإِنْ جَاهَدَاكَ لِتُشْرِكَ بِي }الْآيَةَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Muhammad ibn Basyar et Muhammad ibn al-Mutsanna nous ont rapporté ceci. Muhammad ibn Ja'far nous l'a rapporté. Syu'bah, d'après Simak ibn Harb, a dit : J'ai entendu Mus'ab ibn Sa'ad rapporter de son père, Sa'ad, que quatre versets m'ont été révélés. Il a raconté l'histoire suivante : Umm Sa'ad dit : « Allah ne vous a-t-Il pas ordonné de faire le bien ? Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai rien jusqu'à ma mort, sinon vous serez mécréants. » Mus'ab dit : « Lorsqu'ils voulurent lui donner à manger, ils ouvrirent la bouche et ce verset fut révélé : "Nous obligeons les hommes à faire le bien à leurs parents. Si l'un d'eux vous contraint à M'associer des partenaires dont vous n'avez aucune connaissance, ne les suivez pas. C'est vers Moi seul que vous retournerez, et Je vous informerai alors de ce que vous avez fait." » (Al Ankabuut : 8) Abu Isa a dit : Ce hadith est authentique.
Imam Tirmidzi : 3114
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلَانَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ بَكْرٍ السَّهْمِيُّ عَنْ حَاتِمِ بْنِ أَبِي صَغِيرَةَ عَنْ سِمَاكِ بْنِ حَرْبٍ عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أُمِّ هَانِئٍعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي قَوْلِهِ{ وَتَأْتُونَ فِي نَادِيكُمْ الْمُنْكَرَ }قَالَ كَانُوا يَخْذِفُونَ أَهْلَ الْأَرْضِ وَيَسْخَرُونَ مِنْهُمْقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ إِنَّمَا نَعْرِفُهُ مِنْ حَدِيثِ حَاتِمِ بْنِ أَبِي صَغِيرَةَ عَنْ سِمَاكٍ حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عَبْدَةَ الضَّبِّيُّ حَدَّثَنَا سُلَيْمُ بْنُ أَخْضَرَ عَنْ حَاتِمِ بْنِ أَبِي صَغِيرَةَ بِهَذَا الْإِسْنَادِ نَحْوَهُ
Mahmud ibn Ghailan nous a rapporté qu'Abu Usamah et Abdullah ibn Bakr As Sahmi nous l'ont rapporté d'après Hatim ibn Abu Shaghirah, qui le tenait de Simak ibn Harb, qui le tenait d'Abu Salih, qui le tenait d'Ummu Hani`, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) concernant Sa parole : « Et faites le mal là où vous vous rencontrez ? » (Al-Ankabuut : 29). Il a dit : « Ils jetaient de petites pierres sur les gens et se moquaient d'eux. » Abou Issa a dit : Ce hadith est bon (hasan), nous ne le connaissons que par le hadith de Hatim ibn Abu Shaghirah, d'après Simak. Ahmad ibn Abdah nous l'a rapporté, et Sulaim ibn Akhdlar nous l'a rapporté d'après Hatim ibn Abu Shaghirah, avec cette chaîne de transmission, semble-t-il.
Imam Tirmidzi : 3115
حَدَّثَنَا أَبُو مُوسَى مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ ابْنُ عَثْمَةَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْجُمَحِيُّ حَدَّثَنَا ابْنُ شِهَابٍ الزُّهْرِيُّ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لِأَبِي بَكْرٍ فِي مُنَاحَبَةِ{ الم غُلِبَتْ الرُّومُ }أَلَا احْتَطْتَ يَا أَبَا بَكْرٍ فَإِنَّ الْبِضْعَ مَا بَيْنَ ثَلَاثٍ إِلَى تِسْعٍقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ مِنْ حَدِيثِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ
Nous a dit [Abu Musa Muhammad bin Al Mutsanna] nous a dit [Muhammad bin Khalid Ibnu Atsmah] nous a dit [Abdullah bin Abdurrahman Al Juhami] nous a dit [Ibnu Shihab Az Zuhri] de [Ubaidullah bin Abdullah bin Utbah] de [Ibnu Abbas] Rasulullah sallallahu 'alayhi wa Salam a dit à Abu Bakr à propos de la garantie du verset : (quand le verset a été révélé) ALIF LAAM MIIM GHULIBATIRRUUM : "N'as-tu pas prédit, ô Abu Bakr, que le bidh'u est en réalité entre trois et neuf heures." Abu Isa a dit : Ce hadith est hasan gharib de la lignée sanad du hadith d'Az Zuhri d'Ubaidullah d'Ibn Abbas.
Imam Tirmidzi : 3116
حَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيُّ حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ سُلَيْمَانَ الْأَعْمَشِ عَنْ عَطِيَّةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ قَالَلَمَّا كَانَ يَوْمُ بَدْرٍ ظَهَرَتْ الرُّومُ عَلَى فَارِسَ فَأَعْجَبَ ذَلِكَ الْمُؤْمِنِينَ فَنَزَلَتْ{ الم غُلِبَتْ الرُّومُ إِلَى قَوْلِهِ يَفْرَحُ الْمُؤْمِنُونَ بِنَصْرِ اللَّهِ }قَالَ فَفَرِحَ الْمُؤْمِنُونَ بِظُهُورِ الرُّومِ عَلَى فَارِسَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ كَذَا قَرَأَ نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ غَلَبَتْ الرُّومُ
Nashr bin Ali Al Jahdlami nous a rapporté qu'Al Mu'tamir bin Sulaiman, d'après son père, d'après Sulaiman Al A'masy, d'après Athiyah, d'après Abu Sa'id, a dit : « Lors de la bataille de Badr, les Romains vainquirent les Perses. Les croyants, stupéfaits, s'exclamèrent : « Alif laam Miim ! Les Romains ont été vaincus ! » Puis il dit : « Réjouissez-vous, vous qui croyez, car Dieu vous secourt. » (Ar Ruum : 1-5). Abu Sa'id a dit : « Les croyants se réjouirent également de la victoire romaine sur les Perses. » Abu Isa a dit : « Ce hadith est hasan gharib de cette lignée de transmission. » Nashr bin Ali a lu : GHALABATIR RUUM (et non GHULIBAT, même dans le texte original).
Imam Tirmidzi : 3117
حَدَّثَنَا الْحُسَيْنُ بْنُ حُرَيْثٍ حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو عَنْ أَبِي إِسْحَقَ الْفَزَارِيِّ عَنْ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ عَنْ ابْن عَبَّاسٍفِي قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى{ الم غُلِبَتْ الرُّومُ فِي أَدْنَى الْأَرْضِ }قَالَ غُلِبَتْ وَغَلَبَتْ كَانَ الْمُشْرِكُونَ يُحِبُّونَ أَنْ يَظْهَرَ أَهْلُ فَارِسَ عَلَى الرُّومِ لِأَنَّهُمْ وَإِيَّاهُمْ أَهْلُ الْأَوْثَانِ وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ يُحِبُّونَ أَنْ يَظْهَرَ الرُّومُ عَلَى فَارِسَ لِأَنَّهُمْ أَهْلُ الْكِتَابِ فَذَكَرُوهُ لِأَبِي بَكْرٍ فَذَكَرَهُ أَبُو بَكْرٍ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ أَمَا إِنَّهُمْ سَيَغْلِبُونَ فَذَكَرَهُ أَبُو بَكْرٍ لَهُمْ فَقَالُوا اجْعَلْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ أَجَلًا فَإِنْ ظَهَرْنَا كَانَ لَنَا كَذَا وَكَذَا وَإِنْ ظَهَرْتُمْ كَانَ لَكُمْ كَذَا وَكَذَا فَجَعَلَ أَجَلًا خَمْسَ سِنِينَ فَلَمْ يَظْهَرُوا فَذَكَرُوا ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ أَلَا جَعَلْتَهُ إِلَى دُونَ قَالَ أُرَاهُ الْعَشْرَ قَالَ أَبُو سَعِيدٍ وَالْبِضْعُ مَا دُونَ الْعَشْرِ قَالَ ثُمَّ ظَهَرَتْ الرُّومُ بَعْدُ قَالَ فَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى{ الم غُلِبَتْ الرُّومُ إِلَى قَوْلِهِ وَيَوْمَئِذٍ يَفْرَحُ الْمُؤْمِنُونَ بِنَصْرِ اللَّهِ يَنْصُرُ مَنْ يَشَاءُ }قَالَ سُفْيَانُ سَمِعْتُ أَنَّهُمْ ظَهَرُوا عَلَيْهِمْ يَوْمَ بَدْرٍقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ إِنَّمَا نَعْرِفُهُ مِنْ حَدِيثِ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ
Al-Husayn ibn Huraits nous a rapporté les paroles d'Allah (Exalté soit-Il) : « Les Romains ont été vaincus dans un pays voisin. » (Ar-Ruum : 1-3). Il a dit : « Ghulibat et Ghalabat. » Les polythéistes se réjouissaient de la victoire perse sur les Romains, car les polythéistes et les Perses étaient idolâtres, tandis que les musulmans se réjouissaient de la victoire romaine sur les Perses, car ils étaient des gens du Livre. Ils ont rapporté cela à Abou Bakr, qui l'a ensuite rapporté au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) : « Souvenez-vous, ils (la Perse) seront vaincus. » Puis Abou Bakr le leur a dit. Ils disent : « Fixons un délai. Si nous gagnons, nous obtenons ceci et cela, et si vous gagnez, vous obtenez ceci et cela. » Abou Bakr fixa un délai de cinq ans, mais les Romains ne gagnèrent pas. Ils en informèrent donc le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), qui demanda : « N'aviez-vous pas prédit un délai plus court (moins de dix ans) ? » Abou Bakr répondit : « Je pense dix ans. » Abou Sa'id dit : « Bidl'u est un nombre inférieur à dix. » Abou Sa'id ajouta : « Ensuite, les Romains gagnèrent. » C'est la parole d'Allah (Exalté soit-Il) : « Alif laam Miim. Les Romains ont été vaincus », jusqu'à Ses paroles : « Grâce à l'aide d'Allah. Il aide qui Il veut. » (Ar-Rou'um : 1-5) Sufyan dit : « J'ai entendu dire qu'ils (les Romains) ont vaincu les Perses lors de la bataille de Badr. » Abu Isa a dit : Ce hadith est hasan shahih gharib, nous ne le connaissons que par le hadith de Sufyan Ats Tsauri d'après Habib bin Abu Umrah.
Imam Tirmidzi : 3118
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَعِيلَ حَدَّثَنَا إِسْمَعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي الزِّنَادِ عَنْ أَبِي الزِّنَادِ عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ عَنْ نِيَارِ بْنِ مُكْرَمٍ الْأَسْلَمِيِّ قَالَلَمَّا نَزَلَتْ{ الم غُلِبَتْ الرُّومُ فِي أَدْنَى الْأَرْضِ وَهُمْ مِنْ بَعْدِ غَلَبِهِمْ سَيَغْلِبُونَ فِي بِضْعِ سِنِينَ }فَكَانَتْ فَارِسُ يَوْمَ نَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ قَاهِرِينَ لِلرُّومِ وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ يُحِبُّونَ ظُهُورَ الرُّومِ عَلَيْهِمْ لِأَنَّهُمْ وَإِيَّاهُمْ أَهْلُ كِتَابٍ وَفِي ذَلِكَ قَوْلُ اللَّهِ تَعَالَى{ وَيَوْمَئِذٍ يَفْرَحُ الْمُؤْمِنُونَ بِنَصْرِ اللَّهِ يَنْصُرُ مَنْ يَشَاءُ وَهُوَ الْعَزِيزُ الرَّحِيمُ }وَكَانَتْ قُرَيْشٌ تُحِبُّ ظُهُورَ فَارِسَ لِأَنَّهُمْ وَإِيَّاهُمْ لَيْسُوا بِأَهْلِ كِتَابٍ وَلَا إِيمَانٍ بِبَعْثٍ فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى هَذِهِ الْآيَةَ خَرَجَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَصِيحُ فِي نَوَاحِي مَكَّةَ{ الم غُلِبَتْ الرُّومُ فِي أَدْنَى الْأَرْضِ وَهُمْ مِنْ بَعْدِ غَلَبِهِمْ سَيَغْلِبُونَ فِي بِضْعِ سِنِينَ }قَالَ نَاسٌ مِنْ قُرَيْشٍ لِأَبِي بَكْرٍ فَذَلِكَ بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ زَعَمَ صَاحِبُكَ أَنَّ الرُّومَ سَتَغْلِبُ فَارِسَ فِي بِضْعِ سِنِينَ أَفَلَا نُرَاهِنُكَ عَلَى ذَلِكَ قَالَ بَلَى وَذَلِكَ قَبْلَ تَحْرِيمِ الرِّهَانِ فَارْتَهَنَ أَبُو بَكْرٍ وَالْمُشْرِكُونَ وَتَوَاضَعُوا الرِّهَانَ وَقَالُوا لِأَبِي بَكْرٍ كَمْ تَجْعَلُ الْبِضْعُ ثَلَاثُ سِنِينَ إِلَى تِسْعِ سِنِينَ فَسَمِّ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ وَسَطًا تَنْتَهِي إِلَيْهِ قَالَ فَسَمَّوْا بَيْنَهُمْ سِتَّ سِنِينَ قَالَ فَمَضَتْ السِّتُّ سِنِينَ قَبْلَ أَنْ يَظْهَرُوا فَأَخَذَ الْمُشْرِكُونَ رَهْنَ أَبِي بَكْرٍ فَلَمَّا دَخَلَتْ السَّنَةُ السَّابِعَةُ ظَهَرَتْ الرُّومُ عَلَى فَارِسَ فَعَابَ الْمُسْلِمُونَ عَلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْمِيَةَ سِتِّ سِنِينَ لِأَنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَالَ فِي بِضْعِ سِنِينَ وَأَسْلَمَ عِنْدَ ذَلِكَ نَاسٌ كَثِيرٌقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ صَحِيحٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ مِنْ حَدِيثِ نِيَارِ بْنِ مُكْرَمٍ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ حَدِيثِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي الزِّنَادِ
Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Ismaïl, qui nous l'a rapporté lui-même. Ismaïl ibn Abou Ouwaïs me l'a rapporté. Ibn Abi Az-Zinad, qui tenait d'Abou Az-Zinad, qui tenait d'Urwa ibn Az-Zubaïr, qui tenait de Niyar ibn Mukram al-Aslami, a dit : « Lorsque ce verset fut révélé : « Alif laam Miim. Les Romains ont été vaincus. Dans le pays le plus proche, et ils seront de nouveau victorieux après avoir été vaincus. Dans quelques années. » (Ar-Roum : 1-4), les Perses avaient vaincu les Romains, et les musulmans se félicitaient de cette victoire, car musulmans et Romains étaient tous deux versés dans le Coran. À ce sujet, Allah dit : « Grâce à Allah, qui Il aide qui Il veut. Il est le Puissant, le Miséricordieux. » (Ar-Ru'um : 5) Les Qurayshites se réjouissaient de la victoire perse car, comme les Perses, ils n'étaient pas des gens du Livre et ne croyaient pas au Jour de la Résurrection. Lorsque Allah Ta'ala révéla ce verset, Abou Bakr Ash-Siddiq (qu'Allah l'agrée) sortit et cria dans toute la ville de La Mecque : « Alif laam Miim ! Les Romains ont été vaincus. Ils triompheront dans le pays le plus proche, et après leur défaite, ils l'emporteront. Dans quelques années. » (Ar-Ru'um : 1-4) Certains Qurayshites dirent à Abou Bakr : « Cela reste entre nous et toi. Ton ami (que la paix et le salut soient sur lui) pensait que les Romains vaincraient la Perse dans quelques années. Parions là-dessus ! » Abou Bakr répondit : « Allons-y. » C'était avant que les paris ne soient interdits. Abou Bakr et les polythéistes parièrent, ils firent le même pari. Ils demandèrent à Abou Bakr : « Quelle est la limite du bid'u (trois à neuf ans) ? Indique le montant exact. » Niyar a dit : Ils ont mentionné six ans d'écart. Six années s'écoulèrent, mais les Romains ne l'emportèrent pas jusqu'à ce que les polythéistes acceptent le pari d'Abou Bakr. La septième année arriva et les Romains triomphèrent des Perses. Les musulmans reprochèrent à Abou Bakr d'avoir parlé de six ans, car Allah Ta'ala avait dit : « Dans quelques années. » C'est alors que de nombreuses personnes se convertirent à l'islam. Abou Isa a dit : Ce hadith est authentique (sahih hasan gharib) d'après le hadith de Niyar ibn Mukram ; nous ne le connaissons que par le hadith d'Abdurrahman ibn Abou Az-Zinad.
Imam Tirmidzi : 3119
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ مُضَرٍ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ زَحْرٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ يَزِيدَ عَنْ الْقَاسِمِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَبِي أُمَامَةَعَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَا تَبِيعُوا الْقَيْنَاتِ وَلَا تَشْتَرُوهُنَّ وَلَا تُعَلِّمُوهُنَّ وَلَا خَيْرَ فِي تِجَارَةٍ فِيهِنَّ وَثَمَنُهُنَّ حَرَامٌ وَفِي مِثْلِ هَذَا أُنْزِلَتْ عَلَيْهِ هَذِهِ الْآيَةَ{ وَمِنْ النَّاسِ مَنْ يَشْتَرِي لَهْوَ الْحَدِيثِ لِيُضِلَّ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ }إِلَى آخِرِ الْآيَةِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ إِنَّمَا يُرْوَى مِنْ حَدِيثِ الْقَاسِمِ عَنْ أَبِي أُمَامَةَ وَالْقَاسِمُ ثِقَةٌ وَعَلِيُّ بْنُ يَزِيدَ يُضَعَّفُ فِي الْحَدِيثِ قَالَهُ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَعِيلَ
Qutaibah nous a rapporté que Bakru bin Mudhalr, d'après Ubaidullah bin Zahr, d'après Ali bin Yazid, d'après Al Qasim bin Abdurrahman, d'après Abu Umamah, d'après le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), a dit : « Ne vendez pas d'esclaves chanteuses, ne les achetez pas et ne les instruisez pas. Il n'y a aucun bien à en faire commerce et leur prix est haram. » À ce sujet, le verset suivant a été révélé : « Et parmi les hommes, il en est qui emploient des paroles vaines pour égarer les gens du chemin d'Allah. » (Luqman : 6) Abu Isa a dit : Ce hadith est apocryphe, rapporté uniquement d'après Al Qasim, d'après Abu Umamah. Al Qasim, le narrateur de la tsiqah, et Ali bin Yazid ont été affaiblis dans ce hadith. Muhammad bin Isma'il l'a dit.
Imam Tirmidzi : 3120
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي زِيَادٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْأُوَيْسِيُّ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلَالٍ عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍأَنَّ هَذِهِ الْآيَةَ{ تَتَجَافَى جُنُوبُهُمْ عَنْ الْمَضَاجِعِ }نَزَلَتْ فِي انْتِظَارِ الصَّلَاةِ الَّتِي تُدْعَى الْعَتَمَةَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ هَذَا الْوَجْهِ
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Abdullah ibn Abi Ziyad nous a rapporté qu'Abdul Aziz ibn Abdullah Al Uwaisi, d'après Sulaiman ibn Bilal, d'après Yahya ibn Sa'id, d'après Anas ibn Malik, nous a transmis ce verset : « Leurs estomacs sont loin de leurs lits. » (Sourate As-Sajda : 16). La descente fait référence à l'attente de la prière appelée al-'atamah (prière d'Isha). Abou Issa a dit : Ce hadith est hasan shahih gharib ; nous ne le connaissons que par cette chaîne de transmission.