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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
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Imam Tirmidzi (الإمام الترمذي) - 3891 Hadith

LES FEMMES OBTIENNENT TROIS HÉRITAIRES

Imam Tirmidzi : 2041

حَدَّثَنَا هَارُونُ أَبُو مُوسَى الْمُسْتَمْلِيُّ الْبَغْدَادِيُّ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ حَرْبٍ حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ رُؤْبَةَ التَّغْلَبِيُّ عَنْ عَبْدِ الْوَاحِدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُسْرٍ النَّصْرِيِّ عَنْ وَاثِلَةَ بْنِ الْأَسْقَعِ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَرْأَةُ تَحُوزُ ثَلَاثَةَ مَوَارِيثَ عَتِيقَهَا وَلَقِيطَهَا وَوَلَدَهَا الَّذِي لَاعَنَتْ عَلَيْهِهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ لَا يُعْرَفُ إِلَّا مِنْ هَذَا الْوَجْهِ مِنْ حَدِيثِ مُحَمَّدِ بْنِ حَرْبٍ

Harun Abu Musa Al Mustamli Al Baghdadi nous l'a rapporté ; Muhammad bin Harb nous l'a rapporté ; Umar bin Ru'yah At Taghlibi nous l'a rapporté d'après Abdul Wahid bin Abdullah bin Busr An Nashri, d'après Watsilah bin Al Asqa'. Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Une femme peut recevoir trois héritages : ceux des esclaves affranchis, ceux des enfants qu'elle trouve et ceux des enfants avec lesquels elle a eu une liaison avec son mari. » Ce hadith, rapporté par Hasan Gharib, ne nous est connu que par cette voie, à savoir le hadith de Muhammad bin Harb.

LA LIMITATION D'UN TESTAMENT EST D'UN TIERS DES BIENS ET LA PRIORITÉ DE LAISSER L'HÉRITIER DANS UN ÉTAT DE DISPOSITION SUFFISANTE

Imam Tirmidzi : 2042

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَمَرِضْتُ عَامَ الْفَتْحِ مَرَضًا أَشْفَيْتُ مِنْهُ عَلَى الْمَوْتِ فَأَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعُودُنِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي مَالًا كَثِيرًا وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلَّا ابْنَتِي أَفَأُوصِي بِمَالِي كُلِّهِ قَالَ لَا قُلْتُ فَثُلُثَيْ مَالِي قَالَ لَا قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ لَا قُلْتُ فَالثُّلُثُ قَالَ الثُّلُثُ وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ إِنَّكَ إِنْ تَدَعْ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَدَعَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ وَإِنَّكَ لَنْ تُنْفِقَ نَفَقَةً إِلَّا أُجِرْتَ فِيهَا حَتَّى اللُّقْمَةَ تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُخَلَّفُ عَنْ هِجْرَتِي قَالَ إِنَّكَ لَنْ تُخَلَّفَ بَعْدِي فَتَعْمَلَ عَمَلًا تُرِيدُ بِهِ وَجْهَ اللَّهِ إِلَّا ازْدَدْتَ بِهِ رِفْعَةً وَدَرَجَةً وَلَعَلَّكَ أَنْ تُخَلَّفَ حَتَّى يَنْتَفِعَ بِكَ أَقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ اللَّهُمَّ أَمْضِ لِأَصْحَابِي هِجْرَتَهُمْ وَلَا تَرُدَّهُمْ عَلَى أَعْقَابِهِمْ لَكِنْ الْبَائِسُ سَعْدُ ابْنُ خَوْلَةَ يَرْثِي لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ مَاتَ بِمَكَّةَقَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَاب عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّهُ لَيْسَ لِلرَّجُلِ أَنْ يُوصِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ الثُّلُثِ وَقَدْ اسْتَحَبَّ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ الثُّلُثِ لِقَوْلِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ

Ibn Abu 'Umar nous l'a rapporté ; Sufyan bin 'Uyainah nous l'a rapporté d'après Az Zuhri, d'après 'Amir bin Sa'd bin Abu Waqqash, d'après son père. Il a dit : « L'année de Fathu Makkah, j'étais malade et je me sentais mourir. Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) me rendit visite et je lui dis : « Ô Messager d'Allah, je possède de nombreux biens, mais ma fille est ma seule héritière. Dois-je faire un testament pour tous mes biens ? » Il répondit : « Non. » Je demandai : « Ou les deux tiers ? » Il répondit : « Non. » Je répétai : « Ou la moitié ? » Il répondit : « Non. » Je demandai encore : « Et le tiers ? » Finalement, il dit : « Un tiers. Cependant, un tiers représente une somme considérable. En réalité, il vaut mieux laisser vos héritiers dans l'aisance que de les laisser pauvres et dépendants de la mendicité. Et vous ne devez rien dépenser sans espoir de récompense, pas même une bouchée de nourriture pour votre épouse. » Je demandai alors : « Ô Messager d'Allah, ai-je été abandonné après mon émigration ? » Il répondit : « En vérité, tu ne seras pas abandonné après moi tant que tu n'auras pas accompli des actes par lesquels tu espères plaire à Allah, afin que ton rang à Ses yeux s'élève. Et, espérons-le, après ta mort, certains bénéficieront de ton héritage, tandis que d'autres subiront des malheurs. Ô Allah, accepte l'émigration de mes compagnons et n'en refuse pas la fin. » Cependant, Al-Ba'is Sa'd ibn Khaulah, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), en hérita, afin de pouvoir mourir à La Mecque. Abou Issa a dit : « Ce hadith est également rapporté d'après Ibn Abbas. » Il s'agit d'un hadith hasan sahih. Ce hadith a également été rapporté par plusieurs narrateurs d'après Sa'd bin Abu Waqhas. Selon l'expert Imu, ce hadith est appliqué en pratique : un homme ne peut léguer plus d'un tiers de ses biens. Cependant, certains savants estiment qu'il est mustahab (sunna) de léguer moins d'un tiers, se fondant sur les paroles du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) : « Ce tiers représente une somme considérable. »

ACTES D'OBÉISSANCE ET RISQUES LORSQUE LA MORT VIENT

Imam Tirmidzi : 2043

حَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيُّ حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ بْنُ عَبْدِ الْوَارِثِ حَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ حَدَّثَنَا الْأَشْعَثُ بْنُ جَابِرٍ عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ حَدَّثَهُعَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ وَالْمَرْأَةُ بِطَاعَةِ اللَّهِ سِتِّينَ سَنَةً ثُمَّ يَحْضُرُهُمَا الْمَوْتُ فَيُضَارَّانِ فِي الْوَصِيَّةِ فَتَجِبُ لَهُمَا النَّارُ ثُمَّ قَرَأَ عَلَيَّ أَبُو هُرَيْرَةَ{ مِنْ بَعْدِ وَصِيَّةٍ يُوصَى بِهَا أَوْ دَيْنٍ غَيْرَ مُضَارٍّ وَصِيَّةً مِنْ اللَّهِ إِلَى قَوْلِهِ ذَلِكَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ }قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ وَنَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الَّذِي رَوَى عَنْ الْأَشْعَثِ بْنِ جَابِرٍ هُوَ جَدُّ نَصْرِ بْنِ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيِّ

Nashr bin 'Ali Al Jahdhami nous a rapporté ; Abdush Shamad bin 'Abdul Warits nous a rapporté ; Nashr bin 'Ali nous a rapporté ; Al Asy'ats bin Jabir, d'après Syahr bin Hausyab, d'après Abu Hurairah, a rapporté que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, un homme et une femme peuvent accomplir des actes d'obéissance à Allah pendant soixante ans, puis, à leur mort, s'ils commettent tous deux un acte dangereux pour leurs héritiers, les condamnant ainsi tous deux à l'enfer. » Puis Abou Hourayra me lut le verset : « MIM BA'DI WASIYYATIY YUUSHAA BIHAA AU DAININ GHAIRA MUDLAARRIW WASIYYATAM MINALLAAH (après avoir accompli son testament ou après avoir payé ses dettes sans nuire à ses héritiers. (Allah a décrété cela comme) la véritable Shari'ah d'Allah). » (Coran 4:12) jusqu'à la parole d'Allah : « DZALIKAL FAUZUL 'ADZIIM (et cela est une grande victoire). » (Coran 4:13) Abou Isa dit : Ce hadith est hasan shahih gharib, quant à Nashr bin Ali qui l'a rapporté d'Ats'ats bin Jabir, il était le grand-père de Nashr bin Ali Al Jahdlami.

RECOMMANDATIONS POUR LA RÉDACTION D'UN TESTAMENT POUR CEUX QUI POSSÈDENT DES BIENS

Imam Tirmidzi : 2044

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ نَافِعٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ قَالَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا حَقُّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ يَبِيتُ لَيْلَتَيْنِ وَلَهُ مَا يُوصِي فِيهِ إِلَّا وَوَصِيَّتُهُ مَكْتُوبَةٌ عِنْدَهُقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْوَهُ

Ibn Abu 'Umar nous a rapporté ; Sufyan nous a rapporté, d'après Ayyub, d'après Nafi', d'après Ibn 'Umar, a dit : Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Un musulman n'a pas le droit de passer la nuit deux jours d'affilée, alors qu'il possède des biens dont il doit léguer, à moins que son testament n'ait été rédigé. » Abu Isa a dit : « Ceci est un hadith hasan sahih. » Il a également été rapporté d'après Az-Zuhri, d'après Salim, d'après Ibn 'Umar, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), avec des hadiths semblables.

LA VOLONTÉ DU RASULULLAH ET SES OBLIGATIONS

Imam Tirmidzi : 2045

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ حَدَّثَنَا أَبُو قَطَنٍ عَمْرُو بْنُ الْهَيْثَمِ الْبَغْدَادِيُّ حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ مِغْوَلٍ عَنْ طَلْحَةَ بْنِ مُصَرِّفٍ قَالَ قُلْتُ لِابْنِ أَبِي أَوْفَىأَوْصَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَا قُلْتُ كَيْفَ كُتِبَتْ الْوَصِيَّةُ وَكَيْفَ أَمَرَ النَّاسَ قَالَ أَوْصَى بِكِتَابِ اللَّهِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ حَدِيثِ مَالِكِ بْنِ مِغْوَلٍ

Ahmad ibn Mani' nous l'a rapporté ; Abu Qathan 'Amr ibn al-Haitsam al-Baghdadi nous l'a rapporté ; Malik ibn Mighwal nous l'a rapporté. D'après Thalha ibn Musharrif, il a dit : « J'ai demandé un jour à Ibn Abou Aoufa : "Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a-t-il fait un testament (concernant ses biens) ?" Il a répondu : "Non." J'ai alors demandé : "Alors pourquoi un testament est-il obligatoire ? Et pourquoi ordonne-t-il aux gens de le respecter ?" Il a répondu : "Il a fait un testament avec le Livre d'Allah." » Abou Issa a dit : « Ceci est un hadith de Hasan Sahih Gharib. Nous ne le connaissons que par le hadith de Malik ibn Mighwal. »

INTERDICTION DES TESTAMENTS AUX HÉRITIERS

Imam Tirmidzi : 2046

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ وَهَنَّادٌ قَالَا حَدَّثَنَا إِسْمَعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ حَدَّثَنَا شُرَحْبِيلُ بْنُ مُسْلِمٍ الْخَوْلَانِيُّ عَنْ أَبِي أُمَامَةَ الْبَاهِلِيِّ قَالَسَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ فِي خُطْبَتِهِ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ إِنَّ اللَّهَ قَدْ أَعْطَى لِكُلِّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ فَلَا وَصِيَّةَ لِوَارِثٍ الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ وَمَنْ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوْ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ التَّابِعَةُ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ لَا تُنْفِقُ امْرَأَةٌ مِنْ بَيْتِ زَوْجِهَا إِلَّا بِإِذْنِ زَوْجِهَا قِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلَا الطَّعَامَ قَالَ ذَلِكَ أَفْضَلُ أَمْوَالِنَا ثُمَّ قَالَ الْعَارِيَةُ مُؤَدَّاةٌ وَالْمِنْحَةُ مَرْدُودَةٌ وَالدَّيْنُ مَقْضِيٌّ وَالزَّعِيمُ غَارِمٌقَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَاب عَنْ عَمْرِو بْنِ خَارِجَةَ وَأَنَسٍ وَهُوَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ عَنْ أَبِي أُمَامَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ وَرِوَايَةُ إِسْمَعِيلَ بْنِ عَيَّاشٍ عَنْ أَهْلِ الْعِرَاقِ وَأَهْلِ الْحِجَازِ لَيْسَ بِذَلِكَ فِيمَا تَفَرَّدَ بِهِ لِأَنَّهُ رَوَى عَنْهُمْ مَنَاكِيرَ وَرِوَايَتُهُ عَنْ أَهْلِ الشَّامِ أَصَحُّ هَكَذَا قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَعِيلَ قَال سَمِعْتُ أَحْمَدَ بْنَ الْحَسَنِ يَقُولُ قَالَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ إِسْمَعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ أَصْلَحُ حَدِيثًا مِنْ بَقِيَّةَ وَلِبَقِيَّةَ أَحَادِيثُ مَنَاكِيرُ عَنْ الثِّقَاتِ و سَمِعْت عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ يَقُولُ سَمِعْتُ زَكَرِيَّا بْنَ عَدِيٍّ يَقُولُ قَالَ أَبُو إِسْحَقَ الْفَزَارِيُّ خُذُوا عَنْ بَقِيَّةَ مَا حَدَّثَ عَنْ الثِّقَاتِ وَلَا تَأْخُذُوا عَنْ إِسْمَعِيلَ بْنِ عَيَّاشٍ مَا حَدَّثَ عَنْ الثِّقَاتِ وَلَا عَنْ غَيْرِ الثِّقَاتِ

Ali ibn Hujr et Hannad nous l'ont rapporté ; Ismaïl ibn Ayyasi nous l'a rapporté ; Syurahbil ibn Muslim al-Khaulani nous l'a rapporté, d'après Abu Umamah al-Bahili qui a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) dire dans son sermon lors du pèlerinage d'Aïd al-Adha : « Allah a donné à chacun ce qui lui revient de droit. Il n'y a donc pas de testament pour les héritiers. Le sort de l'enfant appartient à son père. L'adultère est lapidé et son jugement est remis à Allah. Quiconque se confie à un autre que son père ou a un tuteur autre que son tuteur, la malédiction d'Allah s'abattra sur lui jusqu'au Jour de la Résurrection. Une épouse ne peut dépenser les biens de son mari sans sa permission. » On lui demanda alors : « Ô Messager d'Allah, la nourriture est-elle également interdite ? » Il répondit : « La nourriture est notre bien le plus précieux. » Puis il ajouta : « Les femmes nues seront punies. Les cadeaux seront refusés, tandis que les dettes seront remboursées. Et un garant paiera. » Abou Issa dit : « Ce hadith significatif a également été rapporté d'Amru ibn Kharijah et d'Anas. C'est un hadith hasan sahih. Il a aussi été rapporté par la communauté du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), indépendamment de cette voie. Voici l'histoire d'Ismaïl ibn Ayyas rapportée par les Irakiens. Cependant, les habitants du Hedjaz ne procèdent pas de la même manière concernant les hadiths comportant un tafarrud (un narrateur supplémentaire), car ce sont des Munkarul Hadiths (des narrateurs dont les récits sont douteux) qui les ont rapportés. L'histoire rapportée par les Syriens est plus authentique. Voici ce que dit Muhammad ibn Ismaïl. Il dit : « J'ai entendu Muhammad ibn Ismaïl dire ; j'ai entendu Ahmad ibn al-Hasan dire ; » » a déclaré Ahmad bin Hambal ; Isma'il bin 'Ayyasy avait de meilleurs hadiths que les autres. Une autre raison est les hadiths Munkar rapportés d’Ats Tsiqqah. Et j'ai entendu Abdullah bin Abdurrahman dire : J'ai entendu Zakariya bin 'Adi dire : Abu Ishaq Al Fazari a dit : « Prenez-le d'Al Baqiyyah, à savoir le hadith qu'ils ont rapporté d'Ats Tsiqqaat. Et ne prenez pas de hadith d'Isma'il bin 'Ayyasy, qu'il l'ait rapporté d'Ats Tsiqqaat ou d'un autre qu'Ats Tsiqqaat.

INTERDICTION DES TESTAMENTS AUX HÉRITIERS ET JURIDICTIONS POUR LES ENFANTS MAJEURS

Imam Tirmidzi : 2047

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ غَنْمٍ عَنْ عَمْرِو بْنِ خَارِجَةَأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَطَبَ عَلَى نَاقَتِهِ وَأَنَا تَحْتَ جِرَانِهَا وَهِيَ تَقْصَعُ بِجِرَّتِهَا وَإِنَّ لُعَابَهَا يَسِيلُ بَيْنَ كَتِفَيَّ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ إِنَّ اللَّهَ أَعْطَى كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ وَلَا وَصِيَّةَ لِوَارِثٍ وَالْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ وَمَنْ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوْ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ رَغْبَةً عَنْهُمْ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ لَا يَقْبَلُ اللَّهُ مِنْهُ صَرْفًا وَلَا عَدْلًاقَالَ و سَمِعْت أَحْمَدَ بْنَ الْحَسَنِ يَقُولُ قَالَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ لَا أُبَالِي بِحَدِيثِ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ قَالَ وَسَأَلْتُ مُحَمَّدَ بْنَ إِسْمَعِيلَ عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ فَوَثَّقَهُ وَقَالَ إِنَّمَا يَتَكَلَّمُ فِيهِ ابْنُ عَوْنٍ ثُمَّ رَوَى ابْنُ عَوْنٍ عَنْ هِلَالِ بْنِ أَبِي زَيْنَبَ عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Qutaibah nous a rapporté, d'après Qatadah, d'après Syahr bin Hausyab, d'après Abdurrahman bin Ghanm, d'après Amr bin Kharijah, que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a prononcé un sermon sur son chameau. J'étais alors sous le cou de l'animal, dont la salive coulait et formait une mousse entre mes épaules. Je l'ai entendu dire : « Certes, Allah a donné à chacun ce qui lui revient de droit. Il n'y a donc plus de testament. Le destin de l'enfant appartient à son père. Quant à l'adultère, il sera lapidé. Quiconque s'engage envers un autre que son père ou confie sa tutelle à un autre que son tuteur par aversion, que la malédiction d'Allah s'abatte sur lui et qu'Allah n'accepte de lui ni la sunna ni l'obligation. » Abou Issa a dit : J'ai entendu Ahmad bin Al Husain dire ; Ahmad bin Hanbal a dit : « Je ne me soucie pas du hadith de Syahri bin Hausyab. » J'ai interrogé Muhammad bin Isma'il à ce sujet, et il a répondu : « Le seul à l'avoir commenté est Ibn 'Aun. Ibn 'Aun l'a ensuite rapporté d'après Hilal bin Abu Zainab, d'après Syahri bin Hausyab. Abu Isa a dit : « C'est un hadith hasan sahih. »

PAIEMENT DE LA DETTE AVANT TESTAMENT

Imam Tirmidzi : 2048

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ عَنْ أَبِي إِسْحَقَ الْهَمْدَانِيِّ عَنْ الْحَارِثِ عَنْ عَلِيٍّأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَضَى بِالدَّيْنِ قَبْلَ الْوَصِيَّةِ وَأَنْتُمْ تُقِرُّونَ الْوَصِيَّةَ قَبْلَ الدَّيْنِقَالَ أَبُو عِيسَى وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ عَامَّةِ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّهُ يُبْدَأُ بِالدَّيْنِ قَبْلَ الْوَصِيَّةِ

Ibn Abu 'Umar nous a rapporté, et Sufyan bin 'Uyainah nous l'a rapporté d'après Abu Ishaq Al Hamdani, d'après Al Harith, d'après Ali, que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) accordait la priorité au remboursement des dettes avant l'exécution de son testament. Or, vous, vous accordez la priorité à votre testament avant le remboursement des dettes. Abu Isa a dit : « Selon la majorité des savants, ce hadith est appliqué. Autrement dit, il convient de commencer par le remboursement des dettes avant d'établir son testament. »

TESTAMENTS ET RÉPARTITION DES BIENS

Imam Tirmidzi : 2049

حَدَّثَنَا بُنْدَارٌ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ أَبِي إِسْحَقَ عَنْ أَبِي حَبِيبَةَ الطَّائِيِّ قَالَ أَوْصَى إِلَيَّ أَخِي بِطَائِفَةٍ مِنْ مَالِهِ فَلَقِيتُ أَبَا الدَّرْدَاءِ فَقُلْتُ إِنَّ أَخِي أَوْصَى إِلَيَّ بِطَائِفَةٍ مِنْ مَالِهِ فَأَيْنَ تَرَى لِي وَضْعَهُ فِي الْفُقَرَاءِ أَوْ الْمَسَاكِينِ أَوْ الْمُجَاهِدِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَقَالَ أَمَّا أَنَا فَلَوْ كُنْتُ لَمْ أَعْدِلْ بِالْمُجَاهِدِينَسَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ مَثَلُ الَّذِي يَعْتِقُ عِنْدَ الْمَوْتِ كَمَثَلِ الَّذِي يُهْدِي إِذَا شَبِعَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Bundar nous a rapporté, Abdurrahman bin Mahdi nous l'a rapporté, Sufyan nous l'a rapporté, d'après Abu Ishaq, d'après Abu Habibah Ath Tha'i. Il a dit : « Mon frère m'a légué une grande quantité de biens lui appartenant. Je suis donc allé voir Abu Darda' et lui ai dit : « Mon frère m'a légué une grande quantité de biens. Que penses-tu que je doive les attribuer aux fuqara', aux pauvres ou aux moudjahidines pour la cause d'Allah ? » Il a répondu : « À mon avis, je n'ai pas été juste envers les moudjahidines. J'ai entendu le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dire : « La parabole de celui qui affranchit un esclave sur le point de mourir (sakarat) est comparable à celle de celui qui lui fait un cadeau alors qu'il est rassasié. » Abu Isa a dit : « C'est un hadith authentique (hasan). »

LA TUTELLE POUR NOUS N'EST PAS UNE CONDITION

Imam Tirmidzi : 2050

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عُرْوَةَ أَنَّ عَائِشَةَ أَخْبَرَتْهُأَنَّ بَرِيرَةَ جَاءَتْ تَسْتَعِينُ عَائِشَةَ فِي كِتَابَتِهَا وَلَمْ تَكُنْ قَضَتْ مِنْ كِتَابَتِهَا شَيْئًا فَقَالَتْ لَهَا عَائِشَةُ ارْجِعِي إِلَى أَهْلِكِ فَإِنْ أَحَبُّوا أَنْ أَقْضِيَ عَنْكِ كِتَابَتَكِ وَيَكُونَ لِي وَلَاؤُكِ فَعَلْتُ فَذَكَرَتْ ذَلِكَ بَرِيرَةُ لِأَهْلِهَا فَأَبَوْا وَقَالُوا إِنْ شَاءَتْ أَنْ تَحْتَسِبَ عَلَيْكِ وَيَكُونَ لَنَا وَلَاؤُكِ فَلْتَفْعَلْ فَذَكَرَتْ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ابْتَاعِي فَأَعْتِقِي فَإِنَّمَا الْوَلَاءُ لِمَنْ أَعْتَقَ ثُمَّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ مَا بَالُ أَقْوَامٍ يَشْتَرِطُونَ شُرُوطًا لَيْسَتْ فِي كِتَابِ اللَّهِ مَنْ اشْتَرَطَ شَرْطًا لَيْسَ فِي كِتَابِ اللَّهِ فَلَيْسَ لَهُ وَإِنْ اشْتَرَطَ مِائَةَ مَرَّةٍقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ عَائِشَةَ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّ الْوَلَاءَ لِمَنْ أَعْتَقَ

Qutaïba nous a rapporté, d'après Ibn Shihab, d'après Urwa, qu'Aïcha l'avait informé que Barirah était venue lui demander de l'aide concernant son contrat de libération (un accord pour sa liberté moyennant une somme d'argent), mais qu'Aïcha n'avait pas eu le temps de s'en acquitter. Alors Aïcha dit à Barirah : « Retourne auprès de ton maître. S'ils acceptent que je m'acquitte de ton contrat et que ta tutelle me revienne de droit, je le ferai sans hésiter. » Finalement, Barirah en informa ses employeurs, mais ils hésitaient, disant : « S'il le souhaite, il peut te libérer, mais ta tutelle reste entre tes mains. » Aïcha rapporta alors ces paroles au Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), qui répondit : « Que leur arrivera-t-il s'ils posent une condition qui n'est pas dans la Qibatullah ? Quiconque pose une condition qui n'est pas dans le Livre d'Allah, cette condition est vaine pour lui, même s'il la pose cent fois. » Abou Issa a dit : « Ceci est un hadith hasan sahih. » Ce hadith a également été rapporté par plusieurs narrateurs d'après Aïcha. Selon les Ahlul Imi, ce hadith est appliqué. En effet, la tutelle appartient à celui qui affranchit.

TUTELLE POUR LA LIBERTÉ

Imam Tirmidzi : 2051

حَدَّثَنَا بُنْدَارٌ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ مَنْصُورٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ عَنْ الْأَسْوَدِ عَنْ عَائِشَةَأَنَّهَا أَرَادَتْ أَنْ تَشْتَرِيَ بَرِيرَةَ فَاشْتَرَطُوا الْوَلَاءَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْوَلَاءُ لِمَنْ أَعْطَى الثَّمَنَ أَوْ لِمَنْ وَلِيَ النِّعْمَةَقَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَاب عَنْ ابْنِ عُمَرَ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ

Bundar nous l'a rapporté ; Abdurrahman bin Mahdi nous l'a rapporté ; Sufyan nous l'a rapporté d'après Mansur, d'après Ibrahim, d'après Al Aswad, d'après Aisyah : il voulait acheter Barirah, mais son employeur exigeait Al Wala' (la propriété permanente). Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a alors dit : « La tutelle (les droits de propriété) appartient à celui qui paie, ou à celui qui libère. » Abou Issa a dit : « Ce hadith est également rapporté d'après Ibn Umar et Abou Hourayra. C'est un hadith Hasan Sahih. Et selon les Ahl al-Ilmi, ce hadith est appliqué. »

INTERDICTION DE VENDRE AL WALA'

Imam Tirmidzi : 2052

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَهَى عَنْ بَيْعِ الْوَلَاءِ وَعَنْ هِبَتِهِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ حَدِيثِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ نَهَى عَنْ بَيْعِ الْوَلَاءِ وَعَنْ هِبَتِهِ وَقَدْ رَوَاهُ شُعْبَةُ وَسُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ وَمَالِكُ بْنُ أَنَسٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ وَيُرْوَى عَنْ شُعْبَةَ قَالَ لَوَدِدْتُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ دِينَارٍ حِينَ حَدَّثَ بِهَذَا الْحَدِيثِ أَذِنَ لِي حَتَّى كُنْتُ أَقُومُ إِلَيْهِ فَأُقَبِّلُ رَأْسَهُ وَرَوَى يَحْيَى بْنُ سُلَيْمٍ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ عَنْ نَافِعٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ وَهْمٌ وَهِمَ فِيهِ يَحْيَى بْنُ سُلَيْمٍ وَالصَّحِيحُ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ هَكَذَا رَوَاهُ غَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ قَالَ أَبُو عِيسَى وَتَفَرَّدَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ بِهَذَا الْحَدِيثِ

Ibn Abu 'Umar nous l'a rapporté ; Sufyan bin 'Uyainah nous l'a rapporté ; Abdullah bin Dinar nous l'a rapporté. Il a entendu Abdullah bin 'Umar dire que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a interdit la vente de la propriété (Al-Wala') et l'a également donnée. Abu Isa a dit : « C'est un hadith hasan sahih. Nous n'en avons connaissance que par le hadith d'Abdullah bin Dinar, rapporté par Ibn Umar, qui tient du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) qu'il a interdit de vendre ou de donner la propriété (Al-Wala'). Ce hadith a également été rapporté par Syu'bah, Sufyan Ats Tsauri et Malik bin Anas, d'après Abdullah bin Dinar. » Et il a également été rapporté de Syu'bah, qui a dit : « J'aurais souhaité qu'Abdullah bin Dinar, en rapportant ce hadith, me permette de l'embrasser sur la tête. » [Yahya bin Sulaim] a également rapporté ce hadith d'après [Ubaidullah bin Umar], d'après [Nafi'], d'après [Ibn Umar], d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), mais il contient une variante. La version authentique est celle d'Ubaidullah bin Umar, d'après Abdullah bin Dinar, d'après Ibn Umar, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Et c'est ainsi qu'il a également été rapporté par plusieurs narrateurs d'après Ubaidullah bin Umar qui a dit :

LES PRINCIPES DE LA GÉNÉRATION DES AMIS ET L'INTERDICTION DE LES MÉPRISER

Imam Tirmidzi : 2053

حَدَّثَنَا هَنَّادٌ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ عَنْ أَبِيهِ قَالَ خَطَبَنَا عَلِيٌّ فَقَالَمَنْ زَعَمَ أَنَّ عِنْدَنَا شَيْئًا نَقْرَؤُهُ إِلَّا كِتَابَ اللَّهِ وَهَذِهِ الصَّحِيفَةَ صَحِيفَةٌ فِيهَا أَسْنَانُ الْإِبِلِ وَأَشْيَاءٌ مِنْ الْجِرَاحَاتِ فَقَدْ كَذَبَ وَقَالَ فِيهَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَدِينَةُ حَرَامٌ مَا بَيْنَ عَيْرٍ إِلَى ثَوْرٍ فَمَنْ أَحْدَثَ فِيهَا حَدَثًا أَوْ آوَى مُحْدِثًا فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلَائِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ لَا يَقْبَلُ اللَّهُ مِنْهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ صَرْفًا وَلَا عَدْلًا وَمَنْ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوْ تَوَلَّى غَيْرَ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلَائِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ لَا يُقْبَلُ مِنْهُ صَرْفٌ وَلَا عَدْلٌ وَذِمَّةُ الْمُسْلِمِينَ وَاحِدَةٌ يَسْعَى بِهَا أَدْنَاهُمْقَالَ أَبُو عِيسَى وَرَوَى بَعْضُهُمْ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ عَنْ الْحَارِثِ بْنِ سُوَيْدٍ عَنْ عَلِيٍّ نَحْوَهُ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ عَلِيٍّ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

Il nous a rapporté [Hannad] ; il nous a rapporté [Abu Mu'awiyah] d'après [Al A'masy] d'après [Ibrahim At Taimi] d'après [son père], il a dit ; [Ali] nous a un jour adressé un sermon disant : « Quiconque pense que nous possédons autre chose que le Livre d'Allah (Al-Qur'an) et que dans ce Sahifah se trouvent des dents de chameau ou quelque chose de pierre, alors il a menti. » Et dans son sermon, il a également dit : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « La ville de Médine est sacrée (haram), en particulier la zone située entre 'Air et Tsaur. Quiconque y commet le mal, ou a l'intention d'y commettre le mal, sera maudit par Allah, les Anges et toute l'humanité. Allah n'acceptera de lui ni les actes obligatoires ni les actes recommandés (sunna). Quiconque a un autre père comme tuteur ou un autre protecteur que son tuteur, sera maudit par Allah, les Anges et toute l'humanité. Ses actes, qu'ils soient obligatoires ou recommandés, ne seront plus acceptés. Le plus humble d'entre eux sera élevé. » Abou Issa a dit : « Certains ont rapporté d'Al-A'masy, d'Ibrahim At-Tamimi, d'Al-Harits ibn Suwaid, d'Ali, avec des hadiths semblables. » Abou Issa a dit : Il s'agit d'un hadith authentique (Hasan). Il a également été rapporté de plusieurs manières par Ali, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui).

LA COULEUR DES ENFANTS NOIRS ET SA DIVERSITÉ

Imam Tirmidzi : 2054

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْجَبَّارِ بْنُ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ الْعَطَّارُ وَسَعِيدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمَخْزُومِيُّ قَالَا حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَجَاءَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي فَزَارَةَ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ امْرَأَتِي وَلَدَتْ غُلَامًا أَسْوَدَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ هَلْ لَكَ مِنْ إِبِلٍ قَالَ نَعَمْ قَالَ فَمَا أَلْوَانُهَا قَالَ حُمْرٌ قَالَ فَهَلْ فِيهَا أَوْرَقُ قَالَ نَعَمْ إِنَّ فِيهَا لَوُرْقًا قَالَ أَنَّى أَتَاهَا ذَلِكَ قَالَ لَعَلَّ عِرْقًا نَزَعَهَا قَالَ فَهَذَا لَعَلَّ عِرْقًا نَزَعَهُقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a été rapporté par Abdul Jabbar ibn al-Ala ibn Abdul Jabbar al-Aththar et Sa'id ibn Abdurrahman al-Makhzumi. Sufyan, d'après Az-Zuhri, d'après Sa'id ibn al-Musayyab, d'après Abu Hurairah, a dit : « Un homme de la tribu des Banu Fararah vint trouver le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et lui dit : « Ô Messager d'Allah, sa femme a donné naissance à un enfant noir. » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) lui demanda : « Possédez-vous des chameaux ? » L'homme répondit : « Oui. » Il demanda ensuite : « Quelle est la couleur de leur peau ? » L'homme répondit : « Rouge. » Il demanda encore : « Y en a-t-il des verts ? » L'homme répondit : « Oui. » Il demanda encore : « D'où vient cette couleur ? » L'homme répondit : « Peut-être que cela vient des racines qu'il a arrachées. » Finalement, il dit : « Il en va de même pour ceci, peut-être que cela vient de la racine qu'il a arrachée. » Abou Issa dit : « Ceci est un hadith authentique de Hasan. »

UN PIED QUI VIENT D'UN AUTRE PIED

Imam Tirmidzi : 2055

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عُرْوَةَ عَنْ عَائِشَةَأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ دَخَلَ عَلَيْهَا مَسْرُورًا تَبْرُقُ أَسَارِيرُ وَجْهِهِ فَقَالَ أَلَمْ تَرَيْ أَنَّ مُجَزِّزًا نَظَرَ آنِفًا إِلَى زَيْدِ بْنِ حَارِثَةَ وَأُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ فَقَالَ هَذِهِ الْأَقْدَامُ بَعْضُهَا مِنْ بَعْضٍقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رَوَى ابْنُ عُيَيْنَةَ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ عَنْ عَائِشَةَ وَزَادَ فِيهِ أَلَمْ تَرَيْ أَنَّ مُجَزِّزًا مَرَّ عَلَى زَيْدِ بْنِ حَارِثَةَ وَأُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ قَدْ غَطَّيَا رُءُوسَهُمَا وَبَدَتْ أَقْدَامُهُمَا فَقَالَ إِنَّ هَذِهِ الْأَقْدَامَ بَعْضُهَا مِنْ بَعْضٍ وَهَكَذَا حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ سُفْيَانَ بْنِ عُيَيْنَةَ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ عَنْ عَائِشَةَ وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ احْتَجَّ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ بِهَذَا الْحَدِيثِ فِي إِقَامَةِ أَمْرِ الْقَافَةِ

Qutaibah nous a rapporté, d'après Al-Layth, d'après Ibn Shihab d'Urwa d'après Aïcha, que le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) le rencontra rayonnant de joie et lui dit : « N'as-tu pas vu que Mujazziz regardait Zayd ibn Harithah et Usamah ibn Zayd ? » Il ajouta : « Leurs pieds se touchaient partiellement. » Abu Isa a dit : « C'est un hadith hasan sahih. » Ibn Uyainah a rapporté ce hadith d'après Az Zuhri d'Urwa d'après Aïcha, et il y a ajouté : « N'as-tu pas vu que Mujazziz passa près de Zayd ibn Harithah et d'Usamah ibn Zayd, qui avaient tous deux la tête couverte, mais leurs pieds étaient visibles ? » Puis il dit : « Leurs pieds se touchaient partiellement. » De même, Sa'id ibn Abdurrahman et d'autres ont rapporté ce hadith de Sufyan ibn Uyainah, d'après Zuhri, d'après Urwah, d'après Aïcha. Ce hadith est hasan sahih. Certains savants ont émis des objections à son sujet, notamment concernant l'ordre de respecter la question d'Al-Qafah.

LES CADEAUX PEUVENT ÉLIMINER LA HAINE

Imam Tirmidzi : 2056

حَدَّثَنَا أَزْهَرُ بْنُ مَرْوَانَ الْبَصْرِيُّ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَوَاءٍ حَدَّثَنَا أَبُو مَعْشَرٍ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ تَهَادَوْا فَإِنَّ الْهَدِيَّةَ تُذْهِبُ وَحَرَ الصَّدْرِ وَلَا تَحْقِرَنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا وَلَوْ شِقَّ فِرْسِنِ شَاةٍقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَأَبُو مَعْشَرٍ اسْمُهُ نَجِيحٌ مَوْلَى بَنِي هَاشِمٍ وَقَدْ تَكَلَّمَ فِيهِ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ قِبَلِ حِفْظِهِ

Azhar ibn Marwan al-Bashri nous l'a rapporté ; Muhammad ibn Sawa' nous l'a rapporté ; Abu Ma'syar nous l'a rapporté d'après Sa'id, d'après Abu Hurairah, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : « Faites-vous des cadeaux les uns aux autres, car les cadeaux apaisent la haine. Ne sous-estimez pas le don de votre voisin, même s'il ne s'agit que d'un morceau de patte de chèvre. » Abu Isa a dit : « Ce hadith est invalide si on l'interprète selon cette chaîne de transmission. » Quant à Abu Ma'syar, son nom est Najih, c'est-à-dire un ancien esclave des Banu Hashim, et certains savants ont examiné la question de sa transmission orale.

LA PARABOLE DE L'HOMME QUI A RETIRE SON DON

Imam Tirmidzi : 2057

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ حَدَّثَنَا إِسْحَقُ بْنُ يُوسُفَ الْأَزْرَقُ حَدَّثَنَا حُسَيْنٌ الْمُكَتَّبُ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ طَاوُسٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَثَلُ الَّذِي يُعْطِي الْعَطِيَّةَ ثُمَّ يَرْجِعُ فِيهَا كَالْكَلْبِ أَكَلَ حَتَّى إِذَا شَبِعَ قَاءَ ثُمَّ عَادَ فَرَجَعَ فِي قَيْئِهِقَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَاب عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو

Ahmad bin Mani', Ishaq bin Yusuf Al Azraq et Husain Al Mukattab, d'après Amr bin Syu'aib, d'après Thawus, d'après Ibn 'Umar, rapportent que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Celui qui offre un cadeau puis le reprend est comme un chien qui mange à satiété, recrache, puis revient manger. » Abu Isa a dit : « Ce hadith est également rapporté d'Ibn Abbas et d'Abdullah bin Amru. »

VOUS NE DEVEZ PAS REPRENDRE UN CADEAU, SAUF s'IL EST OFFERT PAR UN PÈRE

Imam Tirmidzi : 2058

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ عَنْ حُسَيْنٍ الْمُعَلِّمِ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ حَدَّثَنِي طَاوُوسٌ عَنْ ابْنِ عُمَرَ وَابْنِ عَبَّاسٍ يَرْفَعَانِ الْحَدِيثَ قَالَلَا يَحِلُّ لِلرَّجُلِ أَنْ يُعْطِيَ عَطِيَّةً ثُمَّ يَرْجِعُ فِيهَا إِلَّا الْوَالِدَ فِيمَا يُعْطِي وَلَدَهُ وَمَثَلُ الَّذِي يُعْطِي الْعَطِيَّةَ ثُمَّ يَرْجِعُ فِيهَا كَمَثَلِ الْكَلْبِ أَكَلَ حَتَّى إِذَا شَبِعَ قَاءَ ثُمَّ عَادَ فِي قَيْئِهِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ قَالَ الشَّافِعِيُّ لَا يَحِلُّ لِمَنْ وَهَبَ هِبَةً أَنْ يَرْجِعَ فِيهَا إِلَّا الْوَالِدَ فَلَهُ أَنْ يَرْجِعَ فِيمَا أَعْطَى وَلَدَهُ وَاحْتَجَّ بِهَذَا الْحَدِيثِ

Muhammad ibn Basysyar nous l'a rapporté ; Ibn Abi 'Adi nous l'a rapporté d'après Husayn al-Mu'allim, d'après 'Amr ibn Syu'aib ; Thawus me l'a rapporté d'après Ibn 'Umar et Ibn Abbas – tous deux ayant interprété ce hadith – et a dit : « Il n'est pas licite de faire un don puis de le reprendre. Sauf pour un père qui donne à son enfant. Celui qui fait un don puis le reprend est comparable à une chèvre qui mange à satiété, vomit, puis mange à nouveau son vomi. » Abou Issa a dit : « C'est un hadith hasan sahih. » Ash-Shafi'i a dit : « Il n'est pas licite de faire un don puis de le reprendre. Sauf pour un père, qui peut reprendre ce qu'il a donné à son enfant. » Puis il a argumenté contre ce hadith.

NE SOYEZ PAS COUPABLE DU PROBLEME DU DESTIN

Imam Tirmidzi : 2059

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاوِيَةَ الْجُمَحِيُّ الْبَصْرِيُّ حَدَّثَنَا صَالِحٌ الْمُرِّيُّ عَنْ هِشَامِ بْنِ حَسَّانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَخَرَجَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَنَحْنُ نَتَنَازَعُ فِي الْقَدَرِ فَغَضِبَ حَتَّى احْمَرَّ وَجْهُهُ حَتَّى كَأَنَّمَا فُقِئَ فِي وَجْنَتَيْهِ الرُّمَّانُ فَقَالَ أَبِهَذَا أُمِرْتُمْ أَمْ بِهَذَا أُرْسِلْتُ إِلَيْكُمْ إِنَّمَا هَلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ حِينَ تَنَازَعُوا فِي هَذَا الْأَمْرِ عَزَمْتُ عَلَيْكُمْ أَلَّا تَتَنَازَعُوا فِيهِقَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَاب عَنْ عُمَرَ وَعَائِشَةَ وَأَنَسٍ وَهَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ هَذَا الْوَجْهِ مِنْ حَدِيثِ صَالِحٍ الْمُرِّيِّ وَصَالِحٌ الْمُرِّيُّ لَهُ غَرَائِبُ يَنْفَرِدُ بِهَا لَا يُتَابَعُ عَلَيْهَا

Il nous a été rapporté par Abdullah bin Mu'awiyah Al Jumahi Al Bashri ; il nous a été rapporté par Salih Al Murri ; d'après Hisyam bin Hassan, d'après Muhammad bin Sirin, d'après Abu Hurairah, il a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) est venu à notre rencontre alors que nous discutions au sujet du destin. Il s'est alors mis en colère au point que son visage est devenu rouge comme des grenades coupées, puis il a demandé : « Avez-vous reçu un ordre ou ai-je été envoyé vers vous pour cela ? En réalité, la destruction de ceux qui vous ont précédés est due à leur dispute à ce sujet. C'est pourquoi je vous exhorte à ne pas vous disputer à ce sujet. » Abu Isa a dit : Ce hadith significatif a également été rapporté d'après Umar, A'isyah et Anas. Et ce hadith est Gharib, nous ne le connaissons que par cette chaîne de transmission (sanad) tirée du hadith de Salih Al Murri, alors que Salih Al Murri possède un hadith Gharib qu'il a rapporté seul et que personne ne l'a suivi.

Le débat entre Adam et Moïse sur le destin

Imam Tirmidzi : 2060

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَبِيبِ بْنِ عَرَبِيٍّ حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ حَدَّثَنَا أَبِي عَنْ سُلَيْمَانَ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ احْتَجَّ آدَمُ وَمُوسَى فَقَالَ مُوسَى يَا آدَمُ أَنْتَ الَّذِي خَلَقَكَ اللَّهُ بِيَدِهِ وَنَفَخَ فِيكَ مِنْ رُوحِهِ أَغْوَيْتَ النَّاسَ وَأَخْرَجْتَهُمْ مِنْ الْجَنَّةِ قَالَ فَقَالَ آدَمُ وَأَنْتَ مُوسَى الَّذِي اصْطَفَاكَ اللَّهُ بِكَلَامِهِ أَتَلُومُنِي عَلَى عَمَلٍ عَمِلْتُهُ كَتَبَهُ اللَّهُ عَلَيَّ قَبْلَ أَنْ يَخْلُقَ السَّمَوَاتِ وَالْأَرْضَ قَالَ فَحَجَّ آدَمُ مُوسَىقَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَاب عَنْ عُمَرَ وَجُنْدَبٍ وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ مِنْ حَدِيثِ سُلَيْمَانَ التَّيْمِيِّ عَنْ الْأَعْمَشِ وَقَدْ رَوَى بَعْضُ أَصْحَابِ الْأَعْمَشِ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْوَهُ و قَالَ بَعْضُهُمْ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

Yahya bin Habib bin 'Arabi nous l'a rapporté ; Al Mu'tamir bin Sulaiman nous l'a rapporté ; mon père nous l'a rapporté d'après Sulaiman Al A'masy, d'après Abu Salih, d'après Abu Hurairah, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : « Les prophètes Adam et Moïse échangèrent des paroles. Moïse dit : « Ô Adam, tu es celui qu'Allah a créé et en qui Il a insufflé une partie de Son esprit. Mais tu as égaré les gens et les as chassés du ciel. » Adam répondit alors : « Ô Moïse, tu as été purifié par Allah par Sa Parole. Me reproches-tu une action que j'ai accomplie et qu'Allah a décrétée avant même de créer les cieux et la terre ? » Le prophète Adam argumenta alors contre Moïse. » Abu Isa a dit : Ce hadith est également rapporté d'après Umar et Jundub. Et ceci est un hadith hasan sahih gharib, selon cette voie de transmission, à savoir le hadith de Sulaiman At Tamimi rapporté par Al A'mash. Certains compagnons d'A'mash ont rapporté, d'après A'mash, d'après Abu Salih, d'après Abu Hurairah, d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), des hadiths similaires. D'autres mentionnent, d'après Al A'mash, d'après Abu Salih, d'après Abu Sa'id, d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Ce hadith a été rapporté par plusieurs voies d'après Abu Hurairah, d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui).