Imam Darimi : 68
أَخْبَرَنَا الْحَكَمُ بْنُ نَافِعٍ أَخْبَرَنَا شُعَيْبُ بْنُ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ الزُّهْرِيِّ قَالَ كَانَ جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ يُحَدِّثُ أَنَّ يَهُودِيَّةً مِنْ أَهْلِ خَيْبَرَ سَمَّتْ شَاةً مَصْلِيَّةً ثُمَّ أَهْدَتْهَا لِلنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَخَذَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْهَا الذِّرَاعَ فَأَكَلَ مِنْهَا وَأَكَلَ الرَّهْطُ مِنْ أَصْحَابِهِ مَعَهُ ثُمَّ قَالَ لَهُمْ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ارْفَعُوا أَيْدِيَكُمْ وَأَرْسَلَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى الْيَهُودِيَّةِ فَدَعَاهَا فَقَالَ لَهَا أَسَمَمْتِ هَذِهِ الشَّاةَ فَقَالَتْ نَعَمْ وَمَنْ أَخْبَرَكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَخْبَرَتْنِي هَذِهِ فِي يَدِيَ الذِّرَاعُ قَالَتْ نَعَمْ قَالَ فَمَاذَا أَرَدْتِ إِلَى ذَلِكَ قَالَتْ قُلْتُ إِنْ كَانَ نَبِيًّا لَمْ يَضُرَّهُ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ نَبِيًّا اسْتَرَحْنَا مِنْهُ فَعَفَا عَنْهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَلَمْ يُعَاقِبْهَا وَتُوُفِّيَ بَعْضُ أَصْحَابِهِ الَّذِينَ أَكَلُوا مِنْ الشَّاةِ وَاحْتَجَمَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى كَاهِلِهِ مِنْ أَجْلِ الَّذِي أَكَلَ مِنْ الشَّاةِ حَجَمَهُ أَبُو هِنْدٍ مَوْلَى بَنِي بَيَاضَةَ بِالْقَرْنِ وَالشَّفْرَةِ وَهُوَ مِنْ بَنِي ثُمَامَةَ وَهُمْ حَيٌّ مِنْ الْأَنْصَارِ
Al-Hakam ibn Nafi' nous a rapporté que Syu'aib ibn Abou Hamza, d'après Az-Zuhri, a dit : Jabir ibn Abdullah (qu'Allah l'agrée) a rapporté : Une femme juive de Khaybar a empoisonné un rôti de chèvre et l'a présenté au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a pris la viande et l'a mangée, et certains de ses compagnons ont également mangé avec lui. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) leur a immédiatement dit : « Levez les mains ! » Puis il a envoyé quelqu'un arrêter la femme juive et l'interroger : « As-tu empoisonné la chèvre ? » Il a répondu : « Oui, c'est exact. » La femme a demandé : « Qui te l'a dit ? » Le Prophète répondit : « Celui qui me l'a dit, c'est ceci que j'ai en main », désignant l'os de chèvre. La femme dit : « Oui, j'y ai mis du poison. » Il demanda : « Que vouliez-vous dire par là ? » Elle répondit : « Je voulais seulement prouver que si un Prophète ne lui fait pas de mal, nous sommes tous innocents. » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) lui pardonna en ne la punissant pas, tandis que certains compagnons qui avaient mangé la viande de chèvre moururent. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se frotta le haut du dos pour enlever le poison qu'il avait ingéré. Ce geste fut effectué par Abou Hind, un chef de la tribu des Banu Bayadhah, qui utilisa des cornes et une machette. Il appartenait à la tribu des Bani Thumamah, qui fait partie des Ansar.