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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
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Imam Ahmad (الامام احمد) - 26363 Hadith

ABU BAKAR NIE ÊTRE APPELÉ KHALIFATULLAH

Imam Ahmad : 61

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَزِيدَ حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ عُمَرَ الْجُمَحِيُّ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ قَالَ قِيلَ لِأَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَا خَلِيفَةَ اللَّهِ فَقَالَ بَلْ خَلِيفَةُ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَنَا أَرْضَى بِهِ

Il nous a dit [Muhammad Bin Yazid] Il nous a dit [Nafi' Bin Umar Al Jumahi] d'après [Abdullah Bin Abumulaikah] il a dit ; [Abu Bakar] a été appelé par le nom ; « Ô calife d'Allah », a-t-il répondu ; « Cependant, le calife Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) et moi-même sommes prêts à accepter cet appel. »

RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM INTERDIT DE DEMANDER DE L'AIDE AUX GENS

Imam Ahmad : 62

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ دَاوُدَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُؤَمَّلِ عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ قَالَ كَانَ رُبَّمَا سَقَطَ الْخِطَامُ مِنْ يَدِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ فَيَضْرِبُ بِذِرَاعِ نَاقَتِهِ فَيُنِيخُهَا فَيَأْخُذُهُ قَالَ فَقَالُوا لَهُ أَفَلَا أَمَرْتَنَا نُنَاوِلُكَهُ فَقَالَ إِنَّ حَبِيبِي رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمَرَنِي أَنْ لَا أَسْأَلَ النَّاسَ شَيْئًا

Moussa ibn Daoud nous a rapporté, d'après Ibn Abimulaikah : « Un jour, la bride du cheval d'Abou Bakr as-Siddiq lui échappa des mains. Il frappa alors le bras avant de son chameau, qui se mit à beugler, puis le ramassa. Ses compagnons demandèrent : « Ne nous aviez-vous pas ordonné de le récupérer ? » Abou Bakr répondit : « En vérité, mon bien-aimé Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) m'a ordonné de ne rien demander aux gens. »

LA PRINCIPE DE PARLER HONNÊTEMENT ET GENTILLEMENT

Imam Ahmad : 63

حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ عَنْ عَمْرِو بْنِ مُرَّةَ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ عَنْ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ قَامَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ بَعْدَ وَفَاةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِعَامٍ فَقَالَ قَامَ فِينَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ الْأَوَّلِ فَقَالَ إِنَّ ابْنَ آدَمَ لَمْ يُعْطَ شَيْئًا أَفْضَلَ مِنْ الْعَافِيَةِ فَاسْأَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ وَعَلَيْكُمْ بِالصِّدْقِ وَالْبِرِّ فَإِنَّهُمَا فِي الْجَنَّةِ وَإِيَّاكُمْ وَالْكَذِبَ وَالْفُجُورَ فَإِنَّهُمَا فِي النَّارِ

Il nous a dit [Abdurrazzaq] nous a dit [Sufyan] d'après ['Amru Bin Murrah] d'après [Abu 'Ubaidah] d'après [Abu Bakr], il a dit ; un an après la mort du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), Abu Bakr s'est levé et a dit ; le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) s'est tenu devant nous la première année et a dit : « En vérité, les descendants d'Adam n'ont rien reçu de plus précieux que le salut. Implorez donc Allah pour le salut, agissez honnêtement et bien car tous deux seront au Paradis, et évitez le mensonge et le mal car tous deux seront en Enfer. »

LE JIHAD CONTINUERA TANT QUE IL Y AURA ENCORE DES DIFFÉRENCES AVEC LES ORDRES D'ALLAH

Imam Ahmad : 64

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَزِيدَ قَالَ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ بْنُ حُسَيْنٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ فَإِذَا قَالُوهَا عَصَمُوا مِنِّي دِمَاءَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إِلَّا بِحَقِّهَا وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ تَعَالَى قَالَ فَلَمَّا كَانَتْ الرِّدَّةُ قَالَ عُمَرُ لِأَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ تُقَاتِلُهُمْ وَقَدْ سَمِعْتَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ كَذَا وَكَذَا قَالَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَاللَّهِ لَا أُفَرِّقُ بَيْنَ الصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ وَلَأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَهُمَا قَالَ فَقَاتَلْنَا مَعَهُ فَرَأَيْنَا ذَلِكَ رَشَدًا

Il nous a été rapporté par Muhammad Bin Yazid, d'après Az-Zuhri, d'après Ubaidullah Bin Abdullah Bin 'Utbah Bin Mas'ud, d'après Abu Hurairah, du Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) : « Il m'a été ordonné de combattre les hommes jusqu'à ce qu'ils prononcent "Lâ ilâha illâllâh" (Nul n'est digne d'être adoré en dehors d'Allah). Lorsqu'ils le prononcent, leur sang et leurs biens sont protégés, sauf en cas de recours à Allah. » Abu Hurairah a dit : « Lorsque l'apostasie survint, Umar demanda à Abu Bakr : "Les combats-tu alors même que tu as entendu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) dire ceci et cela ?" Abu Bakr répondit : » « Par Allah, je ne ferai aucune distinction entre les commandements relatifs à la prière et à la zakat, et je combattrai quiconque en fera une. » Abou Hourayra dit : « Nous l'avons donc combattu et nous avons constaté que c'était vrai. »

RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM CONFORTABLE ABU BAKAR À PROPOS DE LA RÉPONSE AU PÉCHÉ

Imam Ahmad : 65

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ قَالَ أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ أَبِي زُهَيْرٍ قَالَ أُخْبِرْتُ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ الصَّلَاحُ بَعْدَ هَذِهِ الْآيَةِ { لَيْسَ بِأَمَانِيِّكُمْ وَلَا أَمَانِيِّ أَهْلِ الْكِتَابِ مَنْ يَعْمَلْ سُوءًا يُجْزَ بِهِ } فَكُلَّ سُوءٍ عَمِلْنَا جُزِينَا بِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ غَفَرَ اللَّهُ لَكَ يَا أَبَا بَكْرٍ أَلَسْتَ تَمْرَضُ أَلَسْتَ تَنْصَبُ أَلَسْتَ تَحْزَنُ أَلَسْتَ تُصِيبُكَ اللَّأْوَاءُ قَالَ بَلَى قَالَ فَهُوَ مَا تُجْزَوْنَ بِهِ

Abdullah Ibn Numair nous a rapporté qu'il a dit : « Ismaïl nous a rapporté d'après Abou Bakr Ibn Abou Zuhair : J'ai reçu la nouvelle qu'Abou Bakr a dit : « Ô Messager d'Allah, comment peut-il y avoir du bien après ce verset : « Ce n'est ni votre vœu pieux ni celui des gens du Livre. Quiconque commet un crime sera assurément rétribué selon ce crime » (Sourate An-Nisa'ayat 23), serons-nous rétribués pour chaque crime que nous commettons ? » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) répondit alors : « Qu'Allah te pardonne, Abou Bakr, n'es-tu pas malade, fatigué, triste, accablé d'épreuves ? » Abou Bakr répondit : « Si. » Puis il dit : « Alors tout cela est une récompense pour toi. »

DIEU DONNE SON PARDON À TRAVERS LA DOULEUR ET LES ÉPREUVES

Imam Ahmad : 66

حَدَّثَنَا سُفْيَانُ قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي خَالِدٍ عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ أَبِي زُهَيْرٍ أَظُنُّهُ قَالَ أَبُو بَكْرٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ الصَّلَاحُ بَعْدَ هَذِهِ الْآيَةِ قَالَ يَرْحَمُكَ اللَّهُ يَا أَبَا بَكْرٍ أَلَسْتَ تَمْرَضُ أَلَسْتَ تَحْزَنُ أَلَسْتَ تُصِيبُكَ اللَّأْوَاءُ قَالَ بَلَى قَالَ فَإِنَّ ذَاكَ بِذَاكَ حَدَّثَنَا يَعْلَى بْنُ عُبَيْدٍ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الثَّقَفِيِّ قَالَ قَالَ أَبُو بَكْرٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ الصَّلَاحُ بَعْدَ هَذِهِ الْآيَةِ { مَنْ يَعْمَلْ سُوءًا يُجْزَ بِهِ } فَذَكَرَ الْحَدِيثَ

Après nous avoir rapporté [Sufyan], il dit ; Après nous avoir rapporté [Ibn Abu Khalid] d'après [Abu Bakr Bin Abu Zuhair], je pensais que c'était comme [Abu Bakr a dit] : « Ô Messager d'Allah, comment peut-il y avoir du bien après ce verset ? » Il répondit : « Qu'Allah te fasse miséricorde, ô Abu Bakr, n'as-tu pas connu la douleur, la tristesse ou les épreuves ? » Abu Bakr répondit : « si », alors le Prophète dit : « Alors, en vérité, tout cela est une récompense. » Il nous a rapporté [Ya'la Bin 'Ubaid] Il nous a rapporté [Ismail] d'après [Abu Bakr Ats Tsaqafi], il dit ; [Abu Bakr] a dit : « Ô Messager d'Allah, comment peut-il y avoir du bien après ce verset : « Quiconque commet le mal sera assurément rétribué selon ce mal. » (QS An Nisa'ayat 123). » puis mentionne le hadith.

ACCORD D'ABU BAKAR POUR COLLECTER LA ZAKAT DE L'UMMAT

Imam Ahmad : 67

حَدَّثَنَا وَكِيعٌ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي خَالِدٍ عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ أَبِي زُهَيْرٍ الثَّقَفِيِّ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ { لَيْسَ بِأَمَانِيِّكُمْ وَلَا أَمَانِيِّ أَهْلِ الْكِتَابِ مَنْ يَعْمَلْ سُوءًا يُجْزَ بِهِ } قَالَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا لَنُجَازَى بِكُلِّ سُوءٍ نَعْمَلُهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَرْحَمُكَ اللَّهُ يَا أَبَا بَكْرٍ أَلَسْتَ تَنْصَبُ أَلَسْتَ تَحْزَنُ أَلَسْتَ تُصِيبُكَ اللَّأْوَاءُ فَهَذَا مَا تُجْزَوْنَ بِهِ

Waki' nous a rapporté qu'Ibn Abu Khalid, d'après Abu Bakr Bin Abu Zuhair Ats Tsaqafi, a dit : « Lorsque le verset fut révélé : « Ce n'est ni votre vœu pieux, ni celui des gens du Livre. Quiconque commet le mal en subira les conséquences » (Sourate An-Nisa'ayat 123), Abu Bakr demanda : « Ô Messager d'Allah, serons-nous rétribués pour chaque mal que nous commettons ? » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) répondit : « Qu'Allah te fasse miséricorde, ô Abu Bakr ! N'as-tu jamais connu la douleur, la tristesse, ni subi d'épreuves ? Voilà donc ta réponse. »

PROCÉDURES DE DISTRIBUTION DE LA ZAKAT CONVENUES PAR ABU BAKAR

Imam Ahmad : 68

حَدَّثَنَا أَبُو كَامِلٍ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ قَالَ أَخَذْتُ هَذَا الْكِتَابَ مِنْ ثُمَامَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَنَسٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ كَتَبَ لَهُمْ إِنَّ هَذِهِ فَرَائِضُ الصَّدَقَةِ الَّتِي فَرَضَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْمُسْلِمِينَ الَّتِي أَمَرَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَمَنْ سُئِلَهَا مِنْ الْمُسْلِمِينَ عَلَى وَجْهِهَا فَلْيُعْطِهَا وَمَنْ سُئِلَ فَوْقَ ذَلِكَ فَلَا يُعْطِهِ فِيمَا دُونَ خَمْسٍ وَعِشْرِينَ مِنْ الْإِبِلِ فَفِي كُلِّ خَمْسِ ذَوْدٍ شَاةٌ فَإِذَا بَلَغَتْ خَمْسًا وَعِشْرِينَ فَفِيهَا ابْنَةُ مَخَاضٍ إِلَى خَمْسٍ وَثَلَاثِينَ فَإِنْ لَمْ تَكُنِ ابْنَةُ مَخَاضٍ فَابْنُ لَبُونٍ ذَكَرٌ فَإِذَا بَلَغَتْ سِتَّةً وَثَلَاثِينَ فَفِيهَا ابْنَةُ لَبُونٍ إِلَى خَمْسٍ وَأَرْبَعِينَ فَإِذَا بَلَغَتْ سِتَّةً وَأَرْبَعِينَ فَفِيهَا حِقَّةٌ طَرُوقَةُ الْفَحْلِ إِلَى سِتِّينَ فَإِذَا بَلَغَتْ إِحْدَى وَسِتِّينَ فَفِيهَا جَذَعَةٌ إِلَى خَمْسٍ وَسَبْعِينَ فَإِذَا بَلَغَتْ سِتَّةً وَسَبْعِينَ فَفِيهَا بِنْتَا لَبُونٍ إِلَى تِسْعِينَ فَإِذَا بَلَغَتْ إِحْدَى وَتِسْعِينَ فَفِيهَا حِقَّتَانِ طَرُوقَتَا الْفَحْلِ إِلَى عِشْرِينَ وَمِائَةٍ فَإِنْ زَادَتْ عَلَى عِشْرِينَ وَمِائَةٍ فَفِي كُلِّ أَرْبَعِينَ ابْنَةُ لَبُونٍ وَفِي كُلِّ خَمْسِينَ حِقَّةٌ فَإِذَا تَبَايَنَ أَسْنَانُ الْإِبِلِ فِي فَرَائِضِ الصَّدَقَاتِ فَمَنْ بَلَغَتْ عِنْدَهُ صَدَقَةُ الْجَذَعَةِ وَلَيْسَتْ عِنْدَهُ جَذَعَةٌ وَعِنْدَهُ حِقَّةٌ فَإِنَّهَا تُقْبَلُ مِنْهُ وَيَجْعَلُ مَعَهَا شَاتَيْنِ إِنْ اسْتَيْسَرَتَا لَهُ أَوْ عِشْرِينَ دِرْهَمًا وَمَنْ بَلَغَتْ عِنْدَهُ صَدَقَةُ الْحِقَّةِ وَلَيْسَتْ عِنْدَهُ إِلَّا جَذَعَةٌ فَإِنَّهَا تُقْبَلُ مِنْهُ وَيُعْطِيهِ الْمُصَدِّقُ عِشْرِينَ دِرْهَمًا أَوْ شَاتَيْنِ وَمَنْ بَلَغَتْ عِنْدَهُ صَدَقَةُ الْحِقَّةِ وَلَيْسَتْ عِنْدَهُ وَعِنْدَهُ بِنْتُ لَبُونٍ فَإِنَّهَا تُقْبَلُ مِنْهُ وَيَجْعَلُ مَعَهَا شَاتَيْنِ إِنْ اسْتَيْسَرَتَا لَهُ أَوْ عِشْرِينَ دِرْهَمًا وَمَنْ بَلَغَتْ عِنْدَهُ صَدَقَةُ ابْنَةِ لَبُونٍ وَلَيْسَتْ عِنْدَهُ إِلَّا حِقَّةٌ فَإِنَّهَا تُقْبَلُ مِنْهُ وَيُعْطِيهِ الْمُصَدِّقُ عِشْرِينَ دِرْهَمًا أَوْ شَاتَيْنِ وَمَنْ بَلَغَتْ عِنْدَهُ صَدَقَةُ ابْنَةِ لَبُونٍ وَلَيْسَتْ عِنْدَهُ ابْنَةُ لَبُونٍ وَعِنْدَهُ ابْنَةُ مَخَاضٍ فَإِنَّهَا تُقْبَلُ مِنْهُ وَيَجْعَلُ مَعَهَا شَاتَيْنِ إِنْ اسْتَيْسَرَتَا لَهُ أَوْ عِشْرِينَ دِرْهَمًا وَمَنْ بَلَغَتْ صَدَقَتُهُ بِنْتَ مَخَاضٍ وَلَيْسَ عِنْدَهُ إِلَّا ابْنُ لَبُونٍ ذَكَرٌ فَإِنَّهُ يُقْبَلُ مِنْهُ وَلَيْسَ مَعَهُ شَيْءٌ وَمَنْ لَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ إِلَّا أَرْبَعٌ مِنْ الْإِبِلِ فَلَيْسَ فِيهَا شَيْءٌ إِلَّا أَنْ يَشَاءَ رَبُّهَا وَفِي صَدَقَةِ الْغَنَمِ فِي سَائِمَتِهَا إِذَا كَانَتْ أَرْبَعِينَ فَفِيهَا شَاةٌ إِلَى عِشْرِينَ وَمِائَةٍ فَإِنْ زَادَتْ فَفِيهَا شَاتَانِ إِلَى مِائَتَيْنِ فَإِذَا زَادَتْ وَاحِدَةٌ فَفِيهَا ثَلَاثُ شِيَاهٍ إِلَى ثَلَاثِ مِائَةٍ فَإِذَا زَادَتْ فَفِي كُلِّ مِائَةٍ شَاةٌ وَلَا تُؤْخَذُ فِي الصَّدَقَةِ هَرِمَةٌ وَلَا ذَاتُ عَوَارٍ وَلَا تَيْسٌ إِلَّا أَنْ يَشَاءَ الْمُصَدِّقُ وَلَا يُجْمَعُ بَيْنَ مُتَفَرِّقٍ وَلَا يُفَرَّقُ بَيْنَ مُجْتَمِعٍ خَشْيَةَ الصَّدَقَةِ وَمَا كَانَ مِنْ خَلِيطَيْنِ فَإِنَّهُمَا يَتَرَاجَعَانِ بَيْنَهُمَا بِالسَّوِيَّةِ وَإِذَا كَانَتْ سَائِمَةُ الرَّجُلِ نَاقِصَةً مِنْ أَرْبَعِينَ شَاةً وَاحِدَةً فَلَيْسَ فِيهَا شَيْءٌ إِلَّا أَنْ يَشَاءَ رَبُّهَا وَفِي الرِّقَةِ رُبْعُ الْعُشْرِ فَإِذَا لَمْ يَكُنْ الْمَالُ إِلَّا تِسْعِينَ وَمِائَةَ دِرْهَمٍ فَلَيْسَ فِيهَا شَيْءٌ إِلَّا أَنْ يَشَاءَ رَبُّهَا

Après nous avoir dit [Abu Kamil], il a dit ; Après nous avoir dit [Hammad Bin Salamah], il a dit ; J'ai pris cette lettre de [Tsumamah Bin Abdullah Bin Anas] de [Anas Bin Malik], que [Abu Bakr] leur a écrite ; « Voici la répartition de la zakat prescrite par le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) aux musulmans, et qu'Allah lui a ordonnée. Que celui ou celle à qui l'on demande la zakat s'acquitte de celle-ci, et que celui ou celle à qui l'on demande plus ne s'acquitte pas de celle-ci. Pour moins de vingt-cinq chameaux, la zakat est d'une chèvre pour cinq à dix chameaux. À partir de vingt-cinq chameaux, la zakat est d'une chamelle de deux ans. Jusqu'à trente-cinq chameaux, s'il n'y a pas de chamelles de deux ans, la zakat est d'un chameau de trois ans. À partir de trente-six chameaux, la zakat est d'un chameau de trois ans, et ainsi de suite jusqu'à quarante-cinq chameaux. À partir de quarante-six chameaux, la zakat est d'une chamelle de quatre ans. » La zakat consiste à acheter un chameau mâle jusqu'à soixante. À partir de soixante et un chameaux, la zakat consiste à acheter une chamelle de cinq ans jusqu'à soixante-quinze. À partir de soixante-seize chameaux, la zakat consiste à acheter deux chamelles de trois ans jusqu'à quatre-vingt-dix chameaux. À partir de quatre-vingt-onze chameaux, la zakat consiste à acheter deux jeunes chameaux de quatre ans, comme deux chameaux mâles, jusqu'à cent vingt chameaux. Au-delà de cent vingt chameaux, la zakat consiste à acheter un jeune chameau de trois ans pour quarante chameaux, et un jeune chameau de quatre ans pour cinquante chameaux. Si l'âge des chameaux est variable, celui qui a atteint l'obligation de zakat pour une jeune chamelle de cinq ans et qui n'en possède pas, doit payer la zakat pour une jeune chamelle de cinq ans. Si quelqu'un possède une chamelle de quatre ans, cela suffit pour être accepté. On y ajoute deux chèvres s'il est facile de s'en procurer, ou vingt dirhams. Si quelqu'un a atteint l'obligation de zakat sur une jeune chamelle de quatre ans et ne possède aucune autre chamelle de cinq ans, cela suffit pour être accepté et donné à celui qui paie la zakat, vingt dirhams ou deux chèvres. Si quelqu'un a atteint l'obligation de zakat sur une jeune chamelle de quatre ans et ne possède pas de jeune chamelle de cinq ans, cela suffit pour être accepté et donné à celui qui paie la zakat, vingt dirhams ou deux chèvres. Si quelqu'un a atteint l'obligation de zakat sur une jeune chamelle de quatre ans et ne possède pas de jeune chamelle de cinq ans, cela suffit pour être accepté et donné à celui qui paie la zakat. Si quelqu'un a atteint l'obligation de zakat sur une jeune chamelle de cinq ans, cela suffit pour être accepté et donné à celui qui paie la zakat. S'il n'a pas de jeune chamelle de quatre ans, mais qu'il possède une chamelle de trois ans, cela suffit pour que l'offrande soit acceptée, plus deux chèvres si elles sont faciles à se procurer, ou vingt dirhams. S'il a atteint le montant de la zakat obligatoire pour une chamelle de trois ans, mais qu'il ne possède qu'une chamelle de quatre ans, cela suffit pour que l'offrande soit acceptée et donnée à celui qui paie la zakat de vingt dirhams, ou deux chèvres. S'il a atteint le montant de la zakat obligatoire pour une chamelle de trois ans, mais qu'il n'en possède pas et qu'il possède une chamelle de deux ans, cela suffit pour que l'offrande soit acceptée, plus deux chèvres si elles sont faciles à se procurer, ou vingt dirhams. S'il a atteint le montant de la zakat obligatoire pour une chamelle de deux ans, mais qu'il ne possède qu'un chameau de trois ans, Alors, cela suffit pour être accepté de sa part et rien d'autre n'y est ajouté. Et s'il ne possède que quatre chameaux, alors il n'y a pas de zakat sur lui, sauf si leurs propriétaires le souhaitent. Et dans le cas de la zakat sur les chèvres de pâturage, si leur nombre atteint quarante, alors leur zakat est due. Une chèvre est due jusqu'à un total de cent vingt, et s'il y en a plus, la zakat est de deux chèvres jusqu'à un total de deux cents, et s'il y en a plus d'une, la zakat est de trois chèvres jusqu'à un total de trois cents, et s'il y en a plus, alors pour chaque tranche de cent, la zakat est d'une chèvre, et la zakat n'est pas prélevée sur les chèvres mineures, faibles, handicapées et les chèvres de race mixte, sauf si la personne qui verse la zakat le souhaite, et les biens séparés ne peuvent pas être collectés (pour prélever la zakat) et les biens collectés ne peuvent pas non plus être séparés par crainte de la zakat, et les biens mélangés provenant de deux parties sont rendus à parts égales à chacune, et si Si le troupeau d'un propriétaire compte moins d'une chèvre sur quarante, il n'y a pas de zakat, sauf si le propriétaire le souhaite. Quant aux esclaves, la zakat s'élève à quatre dixièmes, et si leur richesse n'atteint pas cent quatre-vingt-dix dirhams, il n'y a pas de zakat, sauf si le propriétaire le souhaite.

PROCÉDURES DE PRIÈRE PRISES DU PROPHÈTE SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 69

حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ قَالَ أَهْلُ مَكَّةَ يَقُولُونَ أَخَذَ ابْنُ جُرَيْجٍ الصَّلَاةَ مِنْ عَطَاءٍ وَأَخَذَهَا عَطَاءٌ مِنْ ابْنِ الزُّبَيْرِ وَأَخَذَهَا ابْنُ الزُّبَيْرِ مِنْ أَبِي بَكْرٍ وَأَخَذَهَا أَبُو بَكْرٍ مِنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا رَأَيْتُ أَحَدًا أَحْسَنَ صَلَاةً مِنْ ابْنِ جُرَيْجٍ

Après nous avoir dit [Abdurrazzaq], il a dit ; les Mecquois ont dit : « [Ibn Juraij] a pris les procédures de prière de ['Atho'], Atho' les a prises de [Ibn Az Zubair], Ibn Zubair de [Abu Bakr] et Abu Bakr du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), je n'ai vu personne prier mieux qu'Ibn Juraij. »

PROPOSITION D'UMAR DE MARIER HAFSHAH À RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 70

حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ قَالَ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ عَنْ عُمَرَ قَالَ تَأَيَّمَتْ حَفْصَةُ بِنْتُ عُمَرَ مِنْ خُنَيْسٍ أَوْ حُذَيْفَةَ بْنِ حُذَافَةَ شَكَّ عَبْدُ الرَّزَّاقِ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا فَتُوُفِّيَ بِالْمَدِينَةِ قَالَ فَلَقِيتُ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ فَعَرَضْتُ عَلَيْهِ حَفْصَةَ فَقُلْتُ إِنْ شِئْتَ أَنْكَحْتُكَ حَفْصَةَ قَالَ سَأَنْظُرُ فِي ذَلِكَ فَلَبِثْتُ لَيَالِيَ فَلَقِيَنِي فَقَالَ مَا أُرِيدُ أَنْ أَتَزَوَّجَ يَوْمِي هَذَا قَالَ عُمَرُ فَلَقِيتُ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقُلْتُ إِنْ شِئْتَ أَنْكَحْتُكَ حَفْصَةَ ابْنَةَ عُمَرَ فَلَمْ يَرْجِعْ إِلَيَّ شَيْئًا فَكُنْتُ أَوْجَدَ عَلَيْهِ مِنِّي عَلَى عُثْمَانَ فَلَبِثْتُ لَيَالِيَ فَخَطَبَهَا إِلَيَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَنْكَحْتُهَا إِيَّاهُ فَلَقِيَنِي أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ لَعَلَّكَ وَجَدْتَ عَلَيَّ حِينَ عَرَضْتَ عَلَيَّ حَفْصَةَ فَلَمْ أَرْجِعْ إِلَيْكَ شَيْئًا قَالَ قُلْتُ نَعَمْ قَالَ فَإِنَّهُ لَمْ يَمْنَعْنِي أَنْ أَرْجِعَ إِلَيْكَ شَيْئًا حِينَ عَرَضْتَهَا عَلَيَّ إِلَّا أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَذْكُرُهَا وَلَمْ أَكُنْ لِأُفْشِيَ سِرَّ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَلَوْ تَرَكَهَا لَنَكَحْتُهَا

Après nous avoir raconté [Abdurrazzaq], il dit : « Ma'mar nous a rapporté [d'après [Az Zuhri], d'après [Salim], d'après [Ibn Umar], d'après [Umar], il a dit : Hafshah Bint Umar était veuve et avait été abandonnée par Hunais ou Hudzaifah Bin Hudzaifah – Abdurrazzaq a des doutes – et elle était l'une des compagnes du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) qui a été témoin des événements de la bataille de Badr et est morte à Médine. » Umar dit : « Alors j'ai rencontré Uthman Bin Affan et je lui ai proposé Hafshah. J'ai dit : « Si tu veux, je te marierai à Hafshah. » Uthman répondit : « Je vais y réfléchir. » Plusieurs nuits passèrent, puis Uthman me rencontra et dit : « Je n'ai aucune envie de me marier pour le moment. » Umar dit : « Ensuite j'ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : « Si tu le souhaites, je te marierai à Hafshah Bint Umar. » Mais il ne me répondit pas. Un sentiment plus fort encore s'empara alors de mon cœur que celui que j'éprouvais auprès d'Uthman. Plusieurs jours passèrent avant que le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) ne vienne me voir et me propose Hafshah. Je l'épousai alors. Abou Bakr vint me voir et me dit : « Peut-être éprouvais-tu des sentiments pour moi lorsque tu m'as proposé Hafshah et que je n'ai pas répondu ? » Umar répondit : « Oui. » Abou Bakr dit : « En vérité, rien ne m'empêche de te répondre lorsque tu me proposeras Hafshah, mais j'ai entendu le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) en parler, et je ne divulguerai pas son secret. S'il le garde, je l'épouserai sans hésiter. »

LA PRINCIPAUTÉ DES NOBLES Mœurs ET DES BONNES ASSOCIATIONS

Imam Ahmad : 71

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ سُلَيْمَانَ قَالَ سَمِعْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ مُسْلِمٍ أَبَا سَلَمَةَ عَنْ فَرْقَدٍ السَّبَخِيِّ عَنْ مُرَّةَ الطَّيِّبِ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا يَدْخُلُ الْجَنَّةَ سَيِّئُ الْمَلَكَةِ فَقَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَيْسَ أَخْبَرْتَنَا أَنَّ هَذِهِ الْأُمَّةَ أَكْثَرُ الْأُمَمِ مَمْلُوكِينَ وَأَيْتَامًا قَالَ بَلَى فَأَكْرِمُوهُمْ كَرَامَةَ أَوْلَادِكُمْ وَأَطْعِمُوهُمْ مِمَّا تَأْكُلُونَ قَالُوا فَمَا يَنْفَعُنَا فِي الدُّنْيَا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ فَرَسٌ صَالِحٌ تَرْتَبِطُهُ تُقَاتِلُ عَلَيْهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَمَمْلُوكٌ يَكْفِيكَ فَإِذَا صَلَّى فَهُوَ أَخُوكَ

Après nous avoir rapporté ces paroles, Ishaq Bin Sulaiman dit : « J'ai entendu Al Mughirah Bin Muslim Abu Salamah d'après Farqad As Subakhi, d'après Murrah Ath Thayyib, d'après Abu Bakar Ash Shiddiq. Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « Celui qui a une mauvaise conduite n'entrera pas au Paradis. » Un homme demanda alors : « Ô Messager d'Allah, n'as-tu pas annoncé que cette communauté est celle qui compte le plus d'esclaves et d'orphelins ? » Le Messager d'Allah répondit : « Si, alors honorez-les comme vous honorez vos enfants, nourrissez-les de la nourriture que vous consommez. » Ses compagnons demandèrent : « Ô Messager d'Allah, que pouvons-nous obtenir de ce monde ? » Il répondit : « Un bon véhicule que tu attelles pour combattre dans le chemin d'Allah et un esclave qui te suffise, et lorsqu'il prie, il est ton frère. »

COLLECTION DU CORAN SUR LES INSTRUCTIONS D'UMAR

Imam Ahmad : 72

حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ قَالَ أَخْبَرَنَا يُونُسُ عَنِ الزُّهْرِيِّ قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ السَّبَّاقِ قَالَ أَخْبَرَنِي زَيْدُ بْنُ ثَابِتٍ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَرْسَلَ إِلَيْهِ مَقْتَلَ أَهْلِ الْيَمَامَةِ فَإِذَا عُمَرُ عِنْدَهُ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ عُمَرَ أَتَانِي فَقَالَ إِنَّ الْقَتْلَ قَدْ اسْتَحَرَّ بِأَهْلِ الْيَمَامَةِ مِنْ قُرَّاءِ الْقُرْآنِ مِنْ الْمُسْلِمِينَ وَأَنَا أَخْشَى أَنْ يَسْتَحِرَّ الْقَتْلُ بِالْقُرَّاءِ فِي الْمَوَاطِنِ فَيَذْهَبَ قُرْآنٌ كَثِيرٌ لَا يُوعَى وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَأْمُرَ بِجَمْعِ الْقُرْآنِ فَقُلْتُ لِعُمَرَ وَكَيْفَ أَفْعَلُ شَيْئًا لَمْ يَفْعَلْهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ هُوَ وَاللَّهِ خَيْرٌ فَلَمْ يَزَلْ يُرَاجِعُنِي فِي ذَلِكَ حَتَّى شَرَحَ اللَّهُ بِذَلِكَ صَدْرِي وَرَأَيْتُ فِيهِ الَّذِي رَأَى عُمَرُ قَالَ زَيْدٌ وَعُمَرُ عِنْدَهُ جَالِسٌ لَا يَتَكَلَّمُ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ إِنَّكَ شَابٌّ عَاقِلٌ لَا نَتَّهِمُكَ وَقَدْ كُنْتَ تَكْتُبُ الْوَحْيَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَاجْمَعْهُ قَالَ زَيْدٌ فَوَاللَّهِ لَوْ كَلَّفُونِي نَقْلَ جَبَلٍ مِنْ الْجِبَالِ مَا كَانَ بِأَثْقَلَ عَلَيَّ مِمَّا أَمَرَنِي بِهِ مِنْ جَمْعِ الْقُرْآنِ فَقُلْتُ كَيْفَ تَفْعَلُونَ شَيْئًا لَمْ يَفْعَلْهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

Après nous avoir rapporté les propos d'Uthman Ibn Umar, Yunus nous les a informés d'après Az-Zuhri, qui m'a lui-même informé. Ibn As-Sabbaq m'a également informé, et Zaid Ibn Thabit m'a dit qu'Abou Bakr l'avait envoyé sur le champ de bataille de Yamamah, accompagné d'Umar. Abou Bakr poursuivit : « Umar me rencontra et me dit : "De nombreuses victimes sont tombées lors de la guerre contre Yamamah. Il s'agissait de Qori', des musulmans. Je crains que d'autres Qori' ne soient tués sur d'autres champs de bataille, entraînant la perte d'une grande partie du Coran, car il est inconnu. Je suis donc d'avis que tu devrais me confier la tâche de compiler le Coran." Je demandai alors à Umar : "Comment pourrais-je faire quelque chose que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) n'a jamais fait ?" Umar répondit : "Par Allah, c'est une bonne chose." » Alors Umar n'arrêtait pas de venir me demander mon avis sur ce sujet, jusqu'à ce qu'Allah m'ouvre le cœur et que je partage son point de vue. » dit-il. Tandis que Zayd et Umar restaient assis à ses côtés sans dire un mot, Abou Bakr dit : « Tu es un jeune homme intelligent, c'est certain. Nous ne doutons pas de tes capacités, car tu as retranscrit la révélation pour le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Compile donc le Coran. » Zayd répondit : « Par Allah, même si l'on me demandait de déplacer une montagne, ce ne serait rien comparé à la tâche qu'Il m'a confiée : compiler le Coran. » Alors je dis : « Comment pouvez-vous faire quelque chose que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) n'a jamais fait ? »

ABU BAKAR NE CHANGE PAS L'HÉRITAGE DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 73

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمَّادٍ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ عَنِ الْأَعْمَشِ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ رَجَاءٍ عَنْ عُمَيْرٍ مَوْلَى الْعَبَّاسِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ لَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ خَاصَمَ الْعَبَّاسُ عَلِيًّا فِي أَشْيَاءَ تَرَكَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ شَيْءٌ تَرَكَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمْ يُحَرِّكْهُ فَلَا أُحَرِّكُهُ فَلَمَّا اسْتُخْلِفَ عُمَرُ اخْتَصَمَا إِلَيْهِ فَقَالَ شَيْءٌ لَمْ يُحَرِّكْهُ أَبُو بَكْرٍ فَلَسْتُ أُحَرِّكُهُ قَالَ فَلَمَّا اسْتُخْلِفَ عُثْمَانُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ اخْتَصَمَا إِلَيْهِ قَالَ فَأَسْكَتَ عُثْمَانُ وَنَكَسَ رَأْسَهُ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَخَشِيتُ أَنْ يَأْخُذَهُ فَضَرَبْتُ بِيَدِي بَيْنَ كَتِفَيْ الْعَبَّاسِ فَقُلْتُ يَا أَبَتِ أَقْسَمْتُ عَلَيْكَ إِلَّا سَلَّمْتَهُ لِعَلِيٍّ قَالَ فَسَلَّمَهُ لَهُ

Yahya Bin Hammad nous a rapporté, d'après Abu 'Awanah, qui tenait d'Al A'masy, d'après Isma'il Bin Raja', d'après Umair, l'ancien esclave d'Al Abbas, d'après Ibn Abbas. Il a dit : « Lorsque le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) mourut et qu'Abu Bakr fut nommé calife, Abbas interrogea Ali sur l'héritage laissé par le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Abu Bakr répondit alors : « Ce que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a laissé et qu'il n'a pas touché, je ne le toucherai pas. » Lorsque Umar fut nommé calife, ils se plaignirent tous deux de leur situation à Umar, qui déclara : « Ce qu'Abu Bakr n'a pas touché, je ne le toucherai pas. » Et lorsque Uthman fut nommé calife, tous deux se plaignirent à lui. Uthman resta silencieux et baissa la tête. Ibn Abbas dit : « J'avais peur qu'il ne s'en empare, alors je posai mes mains sur les épaules d'Abbas et dis : 'Ô mon père, je te jure, tu dois le remettre à Ali.' » Ibn Abbas dit : « Il le remit donc à Ali. »

DÉCISION D'UMAR CONCERNANT LES FEUILLES DE LA PROPRIÉTÉ DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 74

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمَّادٍ قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ عَنْ عَاصِمِ بْنِ كُلَيْبٍ قَالَ حَدَّثَنِي شَيْخٌ مِنْ قُرَيْشٍ مِنْ بَنِي تَيْمٍ قَالَ حَدَّثَنِي فُلَانٌ وَفُلَانٌ وَقَالَ فَعَدَّ سِتَّةً أَوْ سَبْعَةً كُلُّهُمْ مِنْ قُرَيْشٍ فِيهِمْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الزُّبَيْرِ قَالَ بَيْنَا نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ عُمَرَ إِذْ دَخَلَ عَلِيٌّ وَالْعَبَّاسُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَدْ ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا فَقَالَ عُمَرُ مَهْ يَا عَبَّاسُ قَدْ عَلِمْتُ مَا تَقُولُ تَقُولُ ابْنُ أَخِي وَلِي شَطْرُ الْمَالِ وَقَدْ عَلِمْتُ مَا تَقُولُ يَا عَلِيُّ تَقُولُ ابْنَتُهُ تَحْتِي وَلَهَا شَطْرُ الْمَالِ وَهَذَا مَا كَانَ فِي يَدَيْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَدْ رَأَيْنَا كَيْفَ كَانَ يَصْنَعُ فِيهِ فَوَلِيَهُ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ مِنْ بَعْدِهِ فَعَمِلَ فِيهِ بِعَمَلِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ وَلِيتُهُ مِنْ بَعْدِ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَأَحْلِفُ بِاللَّهِ لَأَجْهَدَنَّ أَنْ أَعْمَلَ فِيهِ بِعَمَلِ رَسُولِ اللَّهِ وَعَمَلِ أَبِي بَكْرٍ ثُمَّ قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَحَلَفَ بِأَنَّهُ لَصَادِقٌ أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ النَّبِيَّ لَا يُورَثُ وَإِنَّمَا مِيرَاثُهُ فِي فُقَرَاءِ الْمُسْلِمِينَ وَالْمَسَاكِينِ و حَدَّثَنِي أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَحَلَفَ بِاللَّهِ إِنَّهُ صَادِقٌ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّ النَّبِيَّ لَا يَمُوتُ حَتَّى يَؤُمَّهُ بَعْضُ أُمَّتِهِ وَهَذَا مَا كَانَ فِي يَدَيْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَدْ رَأَيْنَا كَيْفَ كَانَ يَصْنَعُ فِيهِ فَإِنْ شِئْتُمَا أَعْطَيْتُكُمَا لِتَعْمَلَا فِيهِ بِعَمَلِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَعَمَلِ أَبِي بَكْرٍ حَتَّى أَدْفَعَهُ إِلَيْكُمَا قَالَ فَخَلَوَا ثُمَّ جَاءَا فَقَالَ الْعَبَّاسُ ادْفَعْهُ إِلَى عَلِيٍّ فَإِنِّي قَدْ طِبْتُ نَفْسًا بِهِ لَهُ

Après nous avoir dit [Yahya Bin Hammad], il dit ; Il nous a dit [Abu 'Awanah] d'après ['Ashim Bin Kulaib], il dit ; Après m'avoir dit [un cheikh quraychite de Bani Taim], il dit ; M'avait dit ceci et cela et cela et il dit ; il mentionna donc six ou sept personnes, toutes de Quraych, dont [Abdullah Bin Az Zubair], il dit ; alors que nous étions assis à côté d'Umar, Ali et Abbas entrèrent soudainement en haussant le ton, alors [Umar] dit ; « Tais-toi, ô Abbas ! Je sais déjà ce que tu vas dire : que le fils de mon frère et moi recevons la moitié de l'héritage. Et je sais aussi ce que tu vas dire, ô Ali : que sa fille est sous ma tutelle, donc elle reçoit la moitié de l'héritage. C'est ce qui s'est passé du temps du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). Nous avons vu comment il a tranché cette affaire. Puis Abou Bakr a suivi son exemple, et j'ai fait de même. Je jure donc par Allah de trancher cette affaire comme l'ont fait le Messager d'Allah et Abou Bakr. » Puis il dit : « Et Abou Bakr m’a rapporté, et a juré de dire la vérité, avoir entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « En vérité, le Prophète ne reçoit pas d’héritage, mais son héritage est distribué aux pauvres et aux nécessiteux parmi les musulmans. » Et [Abou Bakr] m’a rapporté, et a juré par Allah de dire la vérité, que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, un prophète ne meurt pas avant que certains des siens ne l’aient nommé imam. » Et ce bien était entre les mains du Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui), et nous avons vu comment il a agi en cette affaire. Si vous le souhaitez, je vous le donnerai à tous les deux afin que vous le gériez comme l’ont fait le Messager d’Allah et Abou Bakr. Je vous l’ai donc donné à tous les deux. » dit Abdullah ibn Zubayr. Ils partirent donc, puis revinrent. Abbas dit : "Donne-le à Ali, car l'âme est en paix de le donner à Ali."

DEMANDE DE FATIMAH CONCERNANT L'HÉRITAGE DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 75

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ بْنُ عَطَاءٍ قَالَ أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَمْرٍو عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ فَاطِمَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا جَاءَتْ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا تَطْلُبُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَا إِنَّا سَمِعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنِّي لَا أُورَثُ

Après nous avoir dit [Abdul Wahab Bin 'Atho`], il a dit ; nous a rapporté [Muhammad Bin 'Amru] d'après [Abu Salamah] d'après [Abu Hurairah] que Fatimah est venue voir Abu Bakr et Umar, demandant une part de leur héritage au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), puis [Abu Bakr] et [Umar] ont dit : « En vérité, nous avons entendu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) dire : « En vérité, je ne suis pas un héritier. »

PREMIER SERMON D'ABU BAKAR APRÈS LA MORT DU RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 76

حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ قَالَ حَدَّثَنَا عِيسَى يَعْنِي ابْنَ الْمُسَيَّبِ عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ قَالَ إِنِّي لَجَالِسٌ عِنْدَ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ خَلِيفَةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعْدَ وَفَاةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِشَهْرٍ فَذَكَرَ قِصَّةً فَنُودِيَ فِي النَّاسِ أَنَّ الصَّلَاةَ جَامِعَةٌ وَهِيَ أَوَّلُ صَلَاةٍ فِي الْمُسْلِمِينَ نُودِيَ بِهَا إِنَّ الصَّلَاةَ جَامِعَةٌ فَاجْتَمَعَ النَّاسُ فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ شَيْئًا صُنِعَ لَهُ كَانَ يَخْطُبُ عَلَيْهِ وَهِيَ أَوَّلُ خُطْبَةٍ خَطَبَهَا فِي الْإِسْلَامِ قَالَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ يَا أَيُّهَا النَّاسُ وَلَوَدِدْتُ أَنَّ هَذَا كَفَانِيهِ غَيْرِي وَلَئِنْ أَخَذْتُمُونِي بِسُنَّةِ نَبِيِّكُمْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا أُطِيقُهَا إِنْ كَانَ لَمَعْصُومًا مِنْ الشَّيْطَانِ وَإِنْ كَانَ لَيَنْزِلُ عَلَيْهِ الْوَحْيُ مِنْ السَّمَاءِ

Après nous avoir rapporté [Hasyim Bin Al Qasim], il dit ; Il nous a rapporté [Isa, à savoir Ibn Al Musayyab] d'après [Qais Bin Abu Hazim], qui dit ; alors que j'étais assis près d'[Abu Bakr] Ash Siddiq, le calife du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), un mois après la mort du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), Abu Bakr me raconta alors une histoire ; puis il proclama soudainement au peuple : « La prière se fait en congrégation. » Et ce fut la première prière accomplie par les musulmans en disant : « La prière se fait en congrégation. » Alors, le peuple se rassembla, et Abou Bakr monta sur la chaire, l'endroit qui lui avait été préparé pour prêcher. Ce fut le premier sermon qu'il prononça en Islam. Qays dit alors : « Abou Bakr loua et glorifia Allah en disant : « Ô gens, je serais très heureux si quelqu'un d'autre me remplaçait en cette matière. Si vous me poursuivez en justice avec la sunna de votre Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), je ne l'accepterai pas, car il est préservé de Satan et les révélations lui sont transmises du ciel. »

PRIÈRES QUE LE PROPHÈTE NOUS A APPRIS À LIRE CHAQUE MATIN, SOIR ET AVANT DE SE COUCHER

Imam Ahmad : 77

حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ حَدَّثَنَا شَيْبَانُ عَنْ لَيْثٍ عَنْ مُجَاهِدٍ قَالَ قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَمَرَنِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ أَقُولَ إِذَا أَصْبَحْتُ وَإِذَا أَمْسَيْتُ وَإِذَا أَخَذْتُ مَضْجَعِي مِنْ اللَّيْلِ اللَّهُمَّ فَاطِرَ السَّمَوَاتِ وَالْأَرْضِ عَالِمَ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ أَنْتَ رَبُّ كُلِّ شَيْءٍ وَمَلِيكُهُ أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ وَحْدَكَ لَا شَرِيكَ لَكَ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُكَ وَرَسُولُكَ أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ نَفْسِي وَشَرِّ الشَّيْطَانِ وَشِرْكِهِ وَأَنْ أَقْتَرِفَ عَلَى نَفْسِي سُوءًا أَوْ أَجُرَّهُ إِلَى مُسْلِمٍ آخِرُ مُسْنَدِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ

Il nous a dit [Hasyim Bin Al Qasim] Il nous a dit [Shaiban] de [Laits] de [Mujahid] il a dit, [Abu Bakr] Ash Shiddiq a dit; Rasulullah willallahu 'alaihi wasallam m'a ordonné de réciter chaque matin, après-midi et avant de me coucher le soir : "ALLAHUMMA FAATHIRAS SAMAAWAATI WAL ARDLI 'AALIMAL GHAIBI WASY SYAHAADAH ANTA RABBA KULLI SYAI'IN WA MAALIKUHU, ASYHADU ANLAA ILAAHA ILLA ANTA WAHDAKA LAA SYARIIKALAKA WA ANNA MUHAMMADAN 'ABDUKA WA RASUULUKA A'UUDZUBIKA MIN SYARRI NAFSII WA SYARRISY SYAITHAANI WA SYIRKIHI WA AN AQTARIFA 'ALA NAFSII SUU'AN AW AJURRUHU ILAA MUSLIM (Ô Allah, Créateur des cieux et de la terre, Omniscient de l'invisible et du visible, Tu es le Seigneur de toutes choses et son propriétaire, je témoigne qu'il n'y a pas de dieu (Digne d'adoration) sauf Toi seul, sans associé) pour Toi, et j'atteste que Muhammad est Ton serviteur et messager, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de mon âme et Satan et ses associés, et contre le mal que tu pourrais faire à mon âme ou détourner vers un autre musulman.

UMAR DÉFEND LA POLITIQUE DE ZAKAT COMME LE FAIT LE RASULULLAH SHALALLAHU ALAIHI WASALLAM

Imam Ahmad : 78

حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ عَنْ سُفْيَانَ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ عَنْ حَارِثَةَ قَالَ جَاءَ نَاسٌ مِنْ أَهْلِ الشَّامِ إِلَى عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالُوا إِنَّا قَدْ أَصَبْنَا أَمْوَالًا وَخَيْلًا وَرَقِيقًا نُحِبُّ أَنْ يَكُونَ لَنَا فِيهَا زَكَاةٌ وَطَهُورٌ قَالَ مَا فَعَلَهُ صَاحِبَايَ قَبْلِي فَأَفْعَلَهُ وَاسْتَشَارَ أَصْحَابَ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَفِيهِمْ عَلِيٌّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ عَلِيٌّ هُوَ حَسَنٌ إِنْ لَمْ يَكُنْ جِزْيَةً رَاتِبَةً يُؤْخَذُونَ بِهَا مِنْ بَعْدِكَ

Après nous avoir rapporté les propos d'Abdurrahman Bin Mahdi, qui tenait de Sufyan, qui tenait d'Abu Ishaq, qui tenait de Haritsah, il dit : « Un groupe de Syriens vint trouver Umar et lui dit : “Nous possédons des richesses, des chevaux et des esclaves, et nous voulons nous acquitter de la zakat et accomplir les ablutions.” Umar répondit : “Comme l'ont fait mes deux compagnons avant moi, je ferai de même.” Il consulta ensuite les compagnons du Prophète Muhammad (que la paix et les bénédictions soient sur lui), parmi lesquels Ali, qui dit : “C'est une bonne chose, à condition qu'il ne s'agisse pas d'un impôt régulier prélevé après toi.” »

INSTRUCTIONS D'UMAR SUR LE DJIHAD ET LE HAJJ

Imam Ahmad : 79

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنِ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ أَنَّ الصُّبَيَّ بْنَ مَعْبَدٍ كَانَ نَصْرَانِيًّا تَغْلِبِيًّا أَعْرَابِيًّا فَأَسْلَمَ فَسَأَلَ أَيُّ الْعَمَلِ أَفْضَلُ فَقِيلَ لَهُ الْجِهَادُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ فَأَرَادَ أَنْ يُجَاهِدَ فَقِيلَ لَهُ حَجَجْتَ فَقَالَ لَا فَقِيلَ حُجَّ وَاعْتَمِرْ ثُمَّ جَاهِدْ فَانْطَلَقَ حَتَّى إِذَا كَانَ بِالْحَوَابِطِ أَهَلَّ بِهِمَا جَمِيعًا فَرَآهُ زَيْدُ بْنُ صُوحَانَ وَسَلْمَانُ بْنُ رَبِيعَةَ فَقَالَا لَهُوَ أَضَلُّ مِنْ جَمَلِهِ أَوْ مَا هُوَ بِأَهْدَى مِنْ نَاقَتِهِ فَانْطَلَقَ إِلَى عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَأَخْبَرَهُ بِقَوْلِهِمَا فَقَالَ هُدِيتَ لِسُنَّةِ نَبِيِّكَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ الْحَكَمُ فَقُلْتُ لِأَبِي وَائِلٍ حَدَّثَكَ الصُّبَيُّ فَقَالَ نَعَمْ

Il nous a été rapporté [Muhammad Bin Ja'far] d'après [Al Hakam] d'après [Abu Wa'il] que [Shubay Bin Ma'bad] était autrefois chrétien, membre de la tribu arabe de Taghlib, puis converti à l'islam. Il demanda alors : « Quelle est la pratique la plus importante ? » On lui répondit : « Le jihad dans le chemin d'Allah. » Il voulut alors accomplir le jihad, mais on lui demanda : « As-tu accompli le Hajj ? » Il répondit : « Pas encore. » On lui dit alors : « Accomplis le Hajj et la Omra, puis fais le jihad. » Il marcha donc jusqu'à atteindre un lieu sec, puis, sur le point d'accomplir le Hajj et la Omra, il aperçut Zaid Bin Shuhan et Salman Bin Rabi'ah, qui dirent tous deux : « Il est plus égaré que son chameau », ou encore : « Il n'a pas plus de sagesse que son chameau. » Il alla donc trouver Umar et lui rapporta les propos de Zayd et Salman. Umar répondit : « Tu as suivi la Sunna de ton Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). » Al-Hakam dit alors : « Je demandai à Abou Wa'il : "Est-ce que Shubay te l'a dit ?" Il répondit : "Oui." »

OMAR A RAPPELÉ LA DIFFÉRENCE ENTRE LES POLYTEENS ET LE PROPHÈTE SAW

Imam Ahmad : 80

حَدَّثَنَا عَفَّانُ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ قَالَ سَمِعْتُ عَمْرَو بْنَ مَيْمُونٍ قَالَ صَلَّى بِنَا عُمَرُ بِجَمْعٍ الصُّبْحَ ثُمَّ وَقَفَ وَقَالَ إِنَّ الْمُشْرِكِينَ كَانُوا لَا يُفِيضُونَ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ وَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَالَفَهُمْ ثُمَّ أَفَاضَ قَبْلَ أَنْ تَطْلُعَ الشَّمْسُ

Affan nous a rapporté [Syu'bah] d'après Abu Ishaq, qui a dit : J'ai entendu Amru Bin Maimun dire : Umar a prié la prière du matin avec nous à Muzdalifah, puis s'est levé et a dit : « En vérité, les polythéistes n'ont pas quitté Muzdalifah avant le lever du soleil et en vérité le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) avait fait une différence avec eux, alors il a quitté Muzdalifah avant le lever du soleil. »