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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
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Imam Tirmidzi (الإمام الترمذي) - 3891 Hadith

DÉTERMINATION DES TERRES QUI PEUVENT ÊTRE HABITÉES

Imam Tirmidzi : 1301

قَالَ قُلْتُ لِقُتَيْبَةَ بْنِ سَعِيدٍ حَدَّثَكُمْ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ قَيْسٍ الْمَأْرِبِيُّ حَدَّثَنِي أَبِي عَنْ ثُمَامَةَ بْنِ شَرَاحِيلَ عَنْ سُمَيِّ بْنِ قَيْسٍ عَنْ سُمَيْرٍ عَنْ أَبْيَضَ بْنِ حَمَّالٍأَنَّهُ وَفَدَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَاسْتَقْطَعَهُ الْمِلْحَ فَقَطَعَ لَهُ فَلَمَّا أَنْ وَلَّى قَالَ رَجُلٌ مِنْ الْمَجْلِسِ أَتَدْرِي مَا قَطَعْتَ لَهُ إِنَّمَا قَطَعْتَ لَهُ الْمَاءَ الْعِدَّ قَالَ فَانْتَزَعَهُ مِنْهُ قَالَ وَسَأَلَهُ عَمَّا يُحْمَى مِنْ الْأَرَاكِ قَالَ مَا لَمْ تَنَلْهُ خِفَافُ الْإِبِلِ فَأَقَرَّ بِهِ قُتَيْبَةُ وَقَالَ نَعَمْحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ قَيْسٍ الْمَأْرِبِيُّ بِهَذَا الْإِسْنَادِ نَحْوَهُ الْمَأْرِبُ نَاحِيَةٌ مِنْ الْيَمَنِ قَالَ وَفِي الْبَاب عَنْ وَائِلٍ وَأَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبْيَضَ حَدِيثٌ غَرِيبٌ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَغَيْرِهِمْ فِي الْقَطَائِعِ يَرَوْنَ جَائِزًا أَنْ يُقْطِعَ الْإِمَامُ لِمَنْ رَأَى ذَلِكَ

Il dit : « J'ai demandé à Qutaibah bin Sa'id : On t'a rapporté que Muhammad bin Yahya bin Qais Al Ma'ribi m'a dit, d'après Tsumamah bin Syarahil, d'après Sumay bin Qais, d'après Sumair, d'après Abyadl bin Hammal, qu'il était venu demander au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) de déterminer la propriété d'une parcelle de saline, ce qu'il fit. Au moment où il allait partir, quelqu'un dans l'assemblée dit : « Sais-tu ce que tu lui as attribué ? Tu lui as attribué une terre où l'eau est stagnante. » Abyadl dit : « Il a annulé cette attribution. » Il poursuivit : « Il demanda : « Quel genre de terre peut-on exploiter ? » Il répondit : « Celle sur laquelle le sabot d'un chameau ne pose pas le pied. » Qutaibah l'a-t-elle stipulé ? Il répondit : « Oui. » Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Yahya ibn Abou Umar, qui nous a également rapporté par Muhammad ibn Yahya ibn Qais al-Ma'ribi, avec cette chaîne de transmission. Al-Ma'rib est limitrophe du Yémen. Il a dit : « Dans ce cas, il existe un hadith similaire rapporté par Wa'il et Asma' ibn Abou Bakr. » Abou Issa a dit : « Le hadith d'Abyadl est un hadith authentique (gharib) et constitue une directive pour la charité, selon les savants parmi les compagnons du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et d'autres, concernant la détermination de la part de terre. Ils autorisaient un prêtre à déterminer la part de terre d'une personne. »

DÉTERMINATION DE LA POSITION FONCIÈRE À HADHRAMAUT

Imam Tirmidzi : 1302

حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلَانَ حَدَّثَنَا أَبُو دَاوُدَ أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ عَنْ سِمَاكٍ قَال سَمِعْتُ عَلْقَمَةَ بْنَ وَائِلٍ يُحَدِّثُ عَنْ أَبِيهِأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَقْطَعَهُ أَرْضًا بِحَضْرَمَوْتَقَالَ مَحْمُودٌ أَخْبَرَنَا النَّضْرُ عَنْ شُعْبَةَ وَزَادَ فِيهِ وَبَعَثَ لَهُ مُعَاوِيَةَ لِيُقْطِعَهَا إِيَّاهُ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ

Mahmud ibn Ghailan nous l'a rapporté, Abu Dawud nous l'a rapporté, et Syu'bah nous l'a rapporté. [Écoutez], il a dit : J'ai entendu Alqamah ibn Wa'il dire de son père que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a déterminé la propriété d'une parcelle de terre à Hadramaout. Mahmud a dit : An Nadlr nous l'a rapporté de Syu'bah, et il a ajouté : Il a envoyé Mu'awiyah pour en déterminer la propriété. Abu Isa a dit : Ce hadith est bon (hasan).

AUMÔNE DE PRODUITS CULTIVANTS

Imam Tirmidzi : 1303

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَا مِنْ مُسْلِمٍ يَغْرِسُ غَرْسًا أَوْ يَزْرَعُ زَرْعًا فَيَأْكُلُ مِنْهُ إِنْسَانٌ أَوْ طَيْرٌ أَوْ بَهِيمَةٌ إِلَّا كَانَتْ لَهُ صَدَقَةٌقَالَ وَفِي الْبَاب عَنْ أَبِي أَيُّوبَ وَجَابِرٍ وَأُمِّ مُبَشِّرٍ وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَنَسٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a été rapporté [Qutaibah], il nous a été rapporté [Abu 'Awanah] d'après [Qatadah] d'après [Anas] d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : « Il n'y a pas de musulman qui plante ou sème des graines et dont la récolte est consommée par les hommes, les oiseaux ou le bétail, à moins que cela ne soit une aumône pour lui. » Il a dit : « Il existe des hadiths similaires rapportés par Abu Ayyub, Jabir, Umm Mubasysyir et Zaid bin Khalid. » Abu Isa a dit : « Le hadith d'Anas est un hadith hasan authentique. »

SALAIRE DE LA MOITIÉ DE LA RÉCOLTE À KHAIBAR

Imam Tirmidzi : 1304

حَدَّثَنَا إِسْحَقُ بْنُ مَنْصُورٍ أَخْبَرَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ نَافِعٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَلَ أَهْلَ خَيْبَرَ بِشَطْرِ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا مِنْ ثَمَرٍ أَوْ زَرْعٍقَالَ وَفِي الْبَاب عَنْ أَنَسٍ وَابْنِ عَبَّاسٍ وَزَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ وَجَابِرٍ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ بَعْضِ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَغَيْرِهِمْ لَمْ يَرَوْا بِالْمُزَارَعَةِ بَأْسًا عَلَى النِّصْفِ وَالثُّلُثِ وَالرُّبُعِ وَاخْتَارَ بَعْضُهُمْ أَنْ يَكُونَ الْبَذْرُ مِنْ رَبِّ الْأَرْضِ وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَقَ وَكَرِهَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ الْمُزَارَعَةَ بِالثُّلُثِ وَالرُّبُعِ وَلَمْ يَرَوْا بِمُسَاقَاةِ النَّخِيلِ بِالثُّلُثِ وَالرُّبُعِ بَأْسًا وَهُوَ قَوْلُ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ وَالشَّافِعِيِّ وَلَمْ يَرَ بَعْضُهُمْ أَنْ يَصِحَّ شَيْءٌ مِنْ الْمُزَارَعَةِ إِلَّا أَنْ يَسْتَأْجِرَ الْأَرْضَ بِالذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ

Ishaq bin Mansur nous a rapporté, d'après Yahya bin Sa'id, qui tenait d'après Ubaidullah, d'après Nafi', d'après Ibn Umar, que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a donné aux habitants de Khaybar la moitié de la récolte de dattes ou d'autres cultures. Il a dit : « Il existe un hadith similaire rapporté par Anas, Ibn Abbas, Zaid bin Thabit et Jabir. » Abu Isa a dit : « Ce hadith est hasan sahih et constitue une ligne directrice pour les bonnes actions, selon certains savants parmi les Compagnons du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et d'autres. Ils admettent, en matière de muzara'ah, une part de la moitié, du tiers ou du quart, mais certains d'entre eux, comme Ahmad et Ishaq, privilégient l'avis selon lequel la semence appartient au propriétaire du terrain. » Alors que certains savants considèrent la muzara'ah comme makrouh à hauteur d'un tiers ou d'un quart, ils autorisent la musaqah des palmiers dattiers à hauteur d'un tiers ou d'un quart ; c'est l'avis d'Abdul Malik bin Anas et d'Asy Syafi'i. Certains d'entre eux sont d'avis que même la plus petite partie des résultats de la muzara'ah n'est pas valable à moins que la terre ne produise de l'or ou de l'argent.

INTERDICTION DE PRENDRE UNE PARTIE DES PRODUITS DE LA TERRE

Imam Tirmidzi : 1305

حَدَّثَنَا هَنَّادٌ حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ عَيَّاشٍ عَنْ أَبِي حُصَيْنٍ عَنْ مُجَاهِدٍ عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ قَالَنَهَانَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ أَمْرٍ كَانَ لَنَا نَافِعًا إِذَا كَانَتْ لِأَحَدِنَا أَرْضٌ أَنْ يُعْطِيَهَا بِبَعْضِ خَرَاجِهَا أَوْ بِدَرَاهِمَ وَقَالَ إِذَا كَانَتْ لِأَحَدِكُمْ أَرْضٌ فَلْيَمْنَحْهَا أَخَاهُ أَوْ لِيَزْرَعْهَا

Hannad nous a rapporté, d'après Abou Bakr ibn Ayyasi, d'après Abou Hussein, d'après Mujahid, d'après Rafi ibn Khadij, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a interdit une chose qui nous est bénéfique : si l'un d'entre nous possède un terrain, qu'il en donne une partie de la récolte ou quelques dirhams. Il a dit : « Si l'un d'entre vous possède un terrain, qu'il en donne la récolte à son frère, ou qu'il le cultive. »

PROCÉDURES DE MUZARA'AH SELON LE PROPHÈTE

Imam Tirmidzi : 1306

حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلَانَ أَخْبَرَنَا الْفَضْلُ بْنُ مُوسَى السِّينَانِيُّ أَخْبَرَنَا شَرِيكٌ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ عَنْ طَاوُسٍ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَمْ يُحَرِّمْ الْمُزَارَعَةَ وَلَكِنْ أَمَرَ أَنْ يَرْفُقَ بَعْضُهُمْ بِبَعْضٍقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَحَدِيثُ رَافِعٍ فِيهِ اضْطِرَابٌ يُرْوَى هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ عَنْ عُمُومَتِهِ وَيُرْوَى عَنْهُ عَنْ ظُهَيْرِ بْنِ رَافِعٍ وَهُوَ أَحَدُ عُمُومَتِهِ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْهُ عَلَى رِوَايَاتٍ مُخْتَلِفَةٍ وَفِي الْبَاب عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ وَجَابِرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا

Mahmud ibn Ghailan nous a rapporté, Al-Fadlal ibn Musa as-Sinani nous l'a rapporté, et Syarik nous l'a rapporté d'après Syu'bah, d'après Amr ibn Dinar, d'après Thawus, d'après Ibn Abbas, que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) n'a pas interdit la muzara'ah, mais a encouragé les relations amicales. Abou Issa a dit : « Ce hadith est hasan sahih, tandis que celui de Rafi' présente une particularité. » Ce dernier a été rapporté de Rafi' ibn Khadij, d'après ses oncles, et également rapporté de lui par Zhuhair ibn Rafi', qui était l'un de ses oncles. Ce hadith a aussi été rapporté de lui par une autre voie de transmission. À ce sujet, il existe un hadith similaire rapporté par Zayd ibn Thabit et Jabir (qu'Allah les agrée).

LA LOI DU DIYAT SELON IBNU MAS'UD

Imam Tirmidzi : 1307

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سَعِيدٍ الْكِنْدِيُّ الْكُوفِيُّ أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ عَنْ الْحَجَّاجِ عَنْ زَيْدِ بْنِ جُبَيْرٍ عَنْ خَشْفِ بْنِ مَالِكٍ قَال سَمِعْتُ ابْنَ مَسْعُودٍ قَالَقَضَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي دِيَةِ الْخَطَإِ عِشْرِينَ بِنْتَ مَخَاضٍ وَعِشْرِينَ بَنِي مَخَاضٍ ذُكُورًا وَعِشْرِينَ بِنْتَ لَبُونٍ وَعِشْرِينَ جَذَعَةً وَعِشْرِينَ حِقَّةًقَالَ وَفِي الْبَاب عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو أَخْبَرَنَا أَبُو هِشَامٍ الرِّفَاعِيُّ أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ وَأَبُو خَالِدٍ الْأَحْمَرُ عَنْ الْحَجَّاجِ بْنِ أَرْطَاةَ نَحْوَهُ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ مَسْعُودٍ لَا نَعْرِفُهُ مَرْفُوعًا إِلَّا مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَقَدْ رُوِيَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ مَوْقُوفًا وَقَدْ ذَهَبَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ إِلَى هَذَا وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَقَ وَقَدْ أَجْمَعَ أَهْلُ الْعِلْمِ عَلَى أَنَّ الدِّيَةَ تُؤْخَذُ فِي ثَلَاثِ سِنِينَ فِي كُلِّ سَنَةٍ ثُلُثُ الدِّيَةِ وَرَأَوْا أَنَّ دِيَةَ الْخَطَإِ عَلَى الْعَاقِلَةِ وَرَأَى بَعْضُهُمْ أَنَّ الْعَاقِلَةَ قَرَابَةُ الرَّجُلِ مِنْ قِبَلِ أَبِيهِ وَهُوَ قَوْلُ مَالِكٍ وَالشَّافِعِيِّ و قَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّمَا الدِّيَةُ عَلَى الرِّجَالِ دُونَ النِّسَاءِ وَالصِّبْيَانِ مِنْ الْعَصَبَةِ يُحَمَّلُ كُلُّ رَجُلٍ مِنْهُمْ رُبُعَ دِينَارٍ وَقَدْ قَالَ بَعْضُهُمْ إِلَى نِصْفِ دِينَارٍ فَإِنْ تَمَّتْ الدِّيَةُ وَإِلَّا نُظِرَ إِلَى أَقْرَبِ الْقَبَائِلِ مِنْهُمْ فَأُلْزِمُوا ذَلِكَ

Ali bin Sa'id Al Kindi Al Kufi nous l'a rapporté, Ibn Abu Za'idah nous l'a rapporté d'après Al Hajjaj, d'après Zaid bin Jubair, d'après Khasyf bin Malik. Il a dit : « J'ai entendu Ibn Mas'ud dire : Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a fixé la diyat (prélèvement) pour le coupable à hauteur de vingt chamelles de deux ans, vingt chameaux de deux ans, vingt chamelles de trois ans, vingt chamelles de cinq ans et vingt chamelles de quatre ans. » Il a dit : « Il existe un hadith similaire d'Abdullah bin Amr. » Abu Hisham Ar Rifa'i nous l'a rapporté, Ibn Abu Za'idah et Abu Khalid Al Ahmar nous l'ont rapporté d'après Al Hajjaj bin Arthah. Abu Isa a dit : Nous ne connaissons le hadith d'Ibn Mas'ud avec marfu' que par cette voie, et il a été rapporté d'Abdullah avec mauquf. Certains savants soutiennent cette opinion, notamment Ahmad et Ishaq, tandis que d'autres s'accordent sur le fait que la diyat est payable sur trois ans, à raison d'un tiers par an. Ils affirment que la diyat due à une personne non apparentée est imposée à l'enfant devenu adulte, tandis que d'autres considèrent cet enfant comme un descendant masculin de la lignée paternelle. C'est l'avis de Malik et Ash-Shafi'i. Certains soutiennent que la diyat n'est imposée qu'aux hommes, et non aux femmes ni aux enfants de la descendance. Chaque homme parmi eux doit s'acquitter d'un quart de dinar. D'autres encore estiment qu'elle est due d'un demi-dinar si la diyat est complète, sauf pour la tribu la plus proche, auquel cas ils sont tenus de la payer.

AVOCAT POUR LE MEURTRE D'UN CROYANT

Imam Tirmidzi : 1308

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ سَعِيدٍ الدَّارِمِيُّ أَخْبَرَنَا حَبَّانُ وَهُوَ ابْنُ هِلَالٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَاشِدٍ أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ مُوسَى عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَنْ قَتَلَ مُؤْمِنًا مُتَعَمِّدًا دُفِعَ إِلَى أَوْلِيَاءِ الْمَقْتُولِ فَإِنْ شَاءُوا قَتَلُوا وَإِنْ شَاءُوا أَخَذُوا الدِّيَةَ وَهِيَ ثَلَاثُونَ حِقَّةً وَثَلَاثُونَ جَذَعَةً وَأَرْبَعُونَ خَلِفَةً وَمَا صَالَحُوا عَلَيْهِ فَهُوَ لَهُمْ وَذَلِكَ لِتَشْدِيدِ الْعَقْلِقَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ

Ahmad bin Sa'id Ad Darimi nous l'a rapporté, Habban nous l'a rapporté, Ibn Hilal nous l'a rapporté, Muhammad bin Rasyid nous l'a rapporté, Sulaiman bin Musa nous l'a rapporté, d'après Amr bin Syu'aib, d'après son père, d'après son grand-père, selon lequel le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, puis remet le corps de la victime à son tuteur, celui-ci peut, s'il le souhaite, le tuer et, s'il le souhaite, prendre en guise de diyat (punition) trente chamelles de quatre ans, trente chamelles de cinq ans ou quarante chamelles gestantes. S'il fait la paix avec lui, c'est son droit, mais c'est une forme de diyat (châtiment sévère). » Abu Isa a dit : « Le hadith d'Abdullah bin Amr est un hadith de Hasan Gharib. »

DIYAT JUSQU'À DOUZE MILLE DIRHAMS

Imam Tirmidzi : 1309

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ هَانِئٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُسْلِمٍ الطَّائِفِيُّ عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ جَعَلَ الدِّيَةَ اثْنَيْ عَشَرَ أَلْفًاحَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمَخْزُومِيُّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْوَهُ وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ وَفِي حَدِيثِ ابْنِ عُيَيْنَةَ كَلَامٌ أَكْثَرُ مِنْ هَذَا قَالَ أَبُو عِيسَى وَلَا نَعْلَمُ أَحَدًا يَذْكُرُ فِي هَذَا الْحَدِيثِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ غَيْرَ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا الْحَدِيثِ عِنْدَ بَعْضِ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَقَ وَرَأَى بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ الدِّيَةَ عَشْرَةَ آلَافٍ وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَأَهْلِ الْكُوفَةِ و قَالَ الشَّافِعِيُّ لَا أَعْرِفُ الدِّيَةَ إِلَّا مِنْ الْإِبِلِ وَهِيَ مِائَةٌ مِنْ الْإِبِلِ أَوْ قِيمَتُهَا

Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Basysyar, par Mu'adz ibn Hani', et par Muhammad ibn Muslim ath Tha'ifi, d'après Amr ibn Dinar, d'après Ikrimah, d'après Ibn Abbas, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), qu'il a fixé une diyat de douze mille. Il nous a également été rapporté par Sa'id ibn Abdurrahman al-Makhzumi, et par Sufyan ibn Uyainah, d'après Amru ibn Dinar, d'après Ikrimah, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), de même. Cependant, ce hadith n'est pas mentionné par Ibn Abbas. Ibn Uyainah contient d'autres commentaires à ce sujet. Abou Isa a dit : « Nous n'avons connaissance d'aucun autre hadith d'Ibn Abbas que celui rapporté par Muhammad ibn Muslim. » Ce hadith est pratiqué par certains savants et correspond également à l'avis d'Ahmad et d'Ishaq. D'autres savants, comme Sufyan Ats Tsauri et les savants de Kufa, estiment que la dîme est de dix mille dirhams. Quant à Ash Syafi'i, il a déclaré : « Je ne connais d'autre dîme que celle correspondant à cent chameaux, ou leur équivalent. »

TRAITEMENT DES PLAIES QUI EXPOSENT LES OS

Imam Tirmidzi : 1310

حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ مَسْعَدَةَ أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ أَخْبَرَنَا حُسَيْنٌ الْمُعَلِّمُ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ فِي الْمَوَاضِحِ خَمْسٌ خَمْسٌقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَالشَّافِعِيِّ وَأَحْمَدَ وَإِسْحَقَ أَنَّ فِي الْمُوضِحَةِ خَمْسًا مِنْ الْإِبِلِ

Humaid bin Mas'adah nous a rapporté, Yazid bin Zurai' nous l'a rapporté, Husain Al Mu'allim nous l'a rapporté d'après Amr bin Syu'aib, d'après son père, d'après son grand-père, que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit à propos des blessures révélant les os : « La taille des blessures est de cinq, cinq. » Abu Isa a dit : Ce hadith est bon (hasan) et est pratiqué par les savants. Il est également l'avis de Sufyan Ats Tsauri, Ash Syafi'i, Ahmad et Ishaq, selon lesquels les blessures révélant les os ont la taille de cinq chameaux.

DOIGTS ET PIEDS À FAIRE SOI-MÊME

Imam Tirmidzi : 1311

حَدَّثَنَا أَبُو عَمَّارٍ حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ مُوسَى عَنْ الْحُسَيْنِ بْنِ وَاقِدٍ عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَمْرٍو النَّحْوِيِّ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي دِيَةِ الْأَصَابِعِ الْيَدَيْنِ وَالرِّجْلَيْنِ سَوَاءٌ عَشْرٌ مِنْ الْإِبِلِ لِكُلِّ أُصْبُعٍقَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَاب عَنْ أَبِي مُوسَى وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ عَبَّاسٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ وَبِهِ يَقُولُ سُفْيَانُ وَالشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَإِسْحَقُ

Abu Ammar nous a rapporté, Al Fadlal bin Musa nous l'a rapporté d'après Al Husain bin Waqid, d'après Yazid bin Amr An Nahwi, d'après Ikrimah, d'après Ibn Abbas. Il a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit à propos de la diyat pour les doigts des mains et des pieds : « La diyat est la même, à savoir la quantité de dix chameaux pour chaque doigt. » Abu Isa a dit : Il existe un hadith similaire d'Abu Musa et d'Abdullah bin Amr. Abu Isa a dit : Le hadith d'Ibn Abbas est un hadith hasan sahih gharib transmis par cette voie et pratiqué par les savants. Il est également l'avis de Sufyan, Ash Syafi'i, Ahmad et Ishaq.

DIFFÉRENCE ENTRE LE PETIT DOIGT ET LE POUCE

Imam Tirmidzi : 1312

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ قَالَا حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ هَذِهِ وَهَذِهِ سَوَاءٌ يَعْنِي الْخِنْصَرَ وَالْإِبْهَامَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Basysyar, Yahya ibn Sa'id et Muhammad ibn Ja'far. Tous deux ont dit : « Syu'bah, d'après Qatadah, d'après Ikrimah, d'après Ibn Abbas, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), a dit : “Ceci et cela sont la même chose, à savoir le petit doigt et le pouce.” » Abou Issa a dit : « Ce hadith est authentique. »

LA PRINCIPE DE LA PATIENCE POUR LES ERREURS COMMISES

Imam Tirmidzi : 1313

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ أَبِي إِسْحَقَ حَدَّثَنَا أَبُو السَّفَرِ قَالَدَقَّ رَجُلٌ مِنْ قُرَيْشٍ سِنَّ رَجُلٍ مِنْ الْأَنْصَارِ فَاسْتَعْدَى عَلَيْهِ مُعَاوِيَةَ فَقَالَ لِمُعَاوِيَةَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ هَذَا دَقَّ سِنِّي قَالَ مُعَاوِيَةُ إِنَّا سَنُرْضِيكَ وَأَلَحَّ الْآخَرُ عَلَى مُعَاوِيَةَ فَأَبْرَمَهُ فَلَمْ يُرْضِهِ فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ شَأْنَكَ بِصَاحِبِكَ وَأَبُو الدَّرْدَاءِ جَالِسٌ عِنْدَهُ فَقَالَ أَبُو الدَّرْدَاءِ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ سَمِعَتْهُ أُذُنَايَ وَوَعَاهُ قَلْبِي يَقُولُ مَا مِنْ رَجُلٍ يُصَابُ بِشَيْءٍ فِي جَسَدِهِ فَيَتَصَدَّقُ بِهِ إِلَّا رَفَعَهُ اللَّهُ بِهِ دَرَجَةً وَحَطَّ عَنْهُ بِهِ خَطِيئَةًقَالَ الْأَنْصَارِيُّ أَأَنْتَ سَمِعْتَهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ سَمِعَتْهُ أُذُنَايَ وَوَعَاهُ قَلْبِي قَالَ فَإِنِّي أَذَرُهَا لَهُ قَالَ مُعَاوِيَةُ لَا جَرَمَ لَا أُخَيِّبُكَ فَأَمَرَ لَهُ بِمَالٍ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لَا نَعْرِفُهُ إِلَّا مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَلَا أَعْرِفُ لِأَبِي السَّفَرِ سَمَاعًا مِنْ أَبِي الدَّرْدَاءِ وَأَبُو السَّفَرِ اسْمُهُ سَعِيدُ بْنُ أَحْمَدَ وَيُقَالُ ابْنُ يُحْمِدَ الثَّوْرِيُّ

Ahmad ibn Muhammad, Abdullah ibn al-Mubarak, Yunus ibn Abou Ishaq et Abu as-Safar nous ont rapporté avoir entendu : « Les Qurayshites ont frappé les Ansars aux dents, puis ils ont maudit et imploré l'aide de Mu'awiya. Ils ont dit à Mu'awiya : « Ô Amir al-Mu'minin, cet homme m'a frappé aux dents ! » Mu'awiya répondit : « Louange à toi ! » Les autres insistèrent auprès de Mu'awiya et le lui rapportèrent, mais il refusa. Mu'awiya lui dit : « Occupe-toi de tes affaires. » À ce moment-là, Abou ad-Darda' s'assit près de lui et dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui)… » Mes deux oreilles ont entendu et mon cœur a écouté. Il a dit : « Celui qui souffre d'un problème physique ne fait pas l'aumône sans qu'Allah l'élève de plusieurs degrés et efface ses erreurs. » Les Ansar demandèrent : « L'as-tu vraiment entendu du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) ? » Il répondit : « Mes oreilles l'ont entendu et mon cœur l'a écouté. » Il dit : « Je lui pardonne. » Mu'awiya dit : « Je ne te décevrai pas. » Puis il ordonna de lui donner de l'argent. Abou Issa dit : « Ce hadith est apocryphe. Nous ne le connaissons que par cette voie, et je ne sais pas si Abou As-Safar a reçu un hadith d'Abou Ad-Darda'. » Le nom d'Abou As-Safar est Sa'id ibn Ahmad et il est appelé Ibn Yuhmida Ats Tsauri.

QISHAS POUR LES VOLEURS DE BIJOUX, C'EST DOULOUREUX

Imam Tirmidzi : 1314

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ حَدَّثَنَا هَمَّامٌ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ قَالَخَرَجَتْ جَارِيَةٌ عَلَيْهَا أَوْضَاحٌ فَأَخَذَهَا يَهُودِيٌّ فَرَضَخَ رَأْسَهَا بِحَجَرٍ وَأَخَذَ مَا عَلَيْهَا مِنْ الْحُلِيِّ قَالَ فَأُدْرِكَتْ وَبِهَا رَمَقٌ فَأُتِيَ بِهَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ مَنْ قَتَلَكِ أَفُلَانٌ قَالَتْ بِرَأْسِهَا لَا قَالَ فَفُلَانٌ حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ فَقَالَتْ بِرَأْسِهَا أَيْ نَعَمْ قَالَ فَأُخِذَ فَاعْتَرَفَ فَأَمَرَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَرُضِخَ رَأْسُهُ بَيْنَ حَجَرَيْنِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ بَعْضِ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَقَ و قَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ لَا قَوَدَ إِلَّا بِالسَّيْفِ

Ali ibn Hujr, Yazid ibn Harun, Hammam, d'après Qatadah, d'après Anas, rapportent : « Une esclave, parée de bijoux d'argent, sortit. Un Juif lui arracha ses bijoux en la frappant à la tête avec une pierre. La femme, inconsciente, fut amenée devant le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Le Prophète lui demanda : « As-tu été tuée par untel ? » Elle répondit : « Non », en secouant la tête. Le Prophète insista : « Est-ce untel ? » Lorsque le nom d'un Juif fut mentionné, la femme répondit : « Oui », toujours en secouant la tête. Le Juif fut alors convoqué et avoua son crime. Le Prophète ordonna ensuite le qishas, c'est-à-dire le coup de la tête entre deux pierres. » Abou Issa a dit : « Ce hadith est hasan sahih, et certains savants l'ont érigé en fondement des bonnes actions ; c'est l'avis d'Ahmad et d'Ishaq. D'autres savants affirment qu'il n'y a de récompense pour lui que par l'épée. »

LE GRAND PÉCHÉ DE TUER UN MUSULMAN

Imam Tirmidzi : 1315

حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ يَحْيَى بْنُ خَلَفٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بَزِيعٍ قَالَا حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍوأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَزَوَالُ الدُّنْيَا أَهْوَنُ عَلَى اللَّهِ مِنْ قَتْلِ رَجُلٍ مُسْلِمٍحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو نَحْوَهُ وَلَمْ يَرْفَعْهُ قَالَ أَبُو عِيسَى وَهَذَا أَصَحُّ مِنْ حَدِيثِ ابْنِ أَبِي عَدِيٍّ قَالَ وَفِي الْبَاب عَنْ سَعْدٍ وَابْنِ عَبَّاسٍ وَأَبِي سَعِيدٍ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَعُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ وَابْنِ مَسْعُودٍ وَبُرَيْدَةَ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو هَكَذَا رَوَاهُ ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَرَوَى مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ فَلَمْ يَرْفَعْهُ وَهَكَذَا رَوَى سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ مَوْقُوفًا وَهَذَا أَصَحُّ مِنْ الْحَدِيثِ الْمَرْفُوعِ

Il nous a été rapporté qu'Abu Salamah Yahya bin Khalaf et Muhammad bin Abdullah bin Bazi' ont tous deux dit : « Il nous a été rapporté par Ibn Abu 'Adi d'après Syu'bah d'après Ya'la bin 'Atha' d'après son père d'après Abdullah bin Amr que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, la destruction du monde pour Allah est plus légère que le meurtre d'un musulman. » Muhammad bin Basysyar nous l'a rapporté, Muhammad bin Ja'far nous l'a rapporté, Syu'bah d'après Ya'la bin 'Atha' d'après son père d'après Abdullah bin Amru, mais il ne l'a pas compris. Abu 'Isa a dit : « Ce hadith est plus authentique que celui d'Ibn Abu 'Adi. » Dans ce cas, on trouve des hadiths similaires rapportés par Sa'd, Ibn Abbas, Abu Sa'id, Abu Hurairah, Uqbah bin Amir, Ibn Mas'ud et Buraidah. Abu 'Isa a dit : « Le hadith d'Abdullah bin Amru est ainsi rapporté : Ibn Abu Adi l'a transmis de Syu'bah, d'après Ya'la bin 'Atha`, d'après son père, d'après Abdullah bin Amr, d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Muhammad bin Ja'far et d'autres ont également rapporté la Syu'bah d'après Ya'la bin 'Atha`, mais sans la comprendre. De même, Sufyan Ats Tsauri a rapporté d'après Ya'la bin 'Atha` de manière erronée (mauquf), et cette narration est plus authentique que le hadith rapporté de manière erronée (marfu'). »

PREMIÈRE DÉTERMINATION DU QISHAS

Imam Tirmidzi : 1316

حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلَانَ حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّ أَوَّلَ مَا يُحْكَمُ بَيْنَ الْعِبَادِ فِي الدِّمَاءِقَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَهَكَذَا رَوَى غَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ الْأَعْمَشِ مَرْفُوعًا وَرَوَى بَعْضُهُمْ عَنْ الْأَعْمَشِ وَلَمْ يَرْفَعُوهُ

Mahmud ibn Ghailan nous l'a rapporté, Wahb ibn Jarir nous l'a rapporté, Syu'bah nous l'a rapporté, d'après Al-A'masy, d'après Abu Wa'il, d'après Abdullah. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, la première chose qui sera décidée entre les serviteurs est la question du sang (qishas). » Abu 'Isa a dit : Le hadith d'Abdullah est un hadith hasan authentique. De nombreux narrateurs le rapportent d'Al-A'masy de manière marfu', mais certains le rapportent d'Al-A'masy sans le marfu'.

LA PREMIÈRE QUESTION À DÉCIDER LE JOUR DU JUGEMENT EST LA QUESTION DU SANG

Imam Tirmidzi : 1317

حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّ أَوَّلَ مَا يُقْضَى بَيْنَ الْعِبَادِ فِي الدِّمَاءِ

Après nous avoir rapporté [Abu Kuraib], après nous avoir rapporté [Waki'] d'après [Al A'masy] d'après [Abu Wa`il] d'après [Abdullah], il a dit ; Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, la première chose qui sera décidée entre les serviteurs est la question du sang (qishas). »

CONSÉQUENCES DE LA RÉPONSE AU MEURTRE D’UN CROYANT

Imam Tirmidzi : 1318

حَدَّثَنَا الْحُسَيْنُ بْنُ حُرَيْثٍ حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ مُوسَى عَنْ الْحُسَيْنِ بْنِ وَاقِدٍ عَنْ يَزِيدَ الرَّقَاشِيِّ حَدَّثَنَا أَبُو الْحَكَمِ الْبَجَلِيُّ قَال سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ وَأَبَا هُرَيْرَةَ يَذْكُرَانِعَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَوْ أَنَّ أَهْلَ السَّمَاءِ وَأَهْلَ الْأَرْضِ اشْتَرَكُوا فِي دَمِ مُؤْمِنٍ لَأَكَبَّهُمْ اللَّهُ فِي النَّارِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ وَأَبُو الْحَكَمِ الْبَجَلِيُّ هُوَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي نُعْمٍ الْكُوفِيُّ

Al-Husayn ibn Huraits nous a rapporté, Al-Fadlal ibn Musa nous l'a rapporté d'après Al-Husayn ibn Waqid, d'après Yazid ar-Raqasi, et Abu al-Hakam al-Bajali nous l'a rapporté. Il a dit : « J'ai entendu Abu Sa'id al-Khudri et Abu Hurairah rapporter tous deux, d'après le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), qu'il a dit : « Si les habitants des cieux et les habitants de la terre s'alliaient pour tuer un croyant, Allah les précipiterait assurément en Enfer. » Abu Isa a dit : « Ce hadith est authentique. Abu al-Hakam al-Bajali est Abdurrahman ibn Abu Nu'm al-Kufi. »

QISHAS POUR LE TUAGE D'UN ENFANT PAR SON PÈRE

Imam Tirmidzi : 1319

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ حَدَّثَنَا إِسْمَعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ حَدَّثَنَا الْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنْ سُرَاقَةَ بْنِ مَالِكِ بْنِ جُعْشَمٍ قَالَحَضَرْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُقِيدُ الْأَبَ مِنْ ابْنِهِ وَلَا يُقِيدُ الِابْنَ مِنْ أَبِيهِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ لَا نَعْرِفُهُ مِنْ حَدِيثِ سُرَاقَةَ إِلَّا مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَلَيْسَ إِسْنَادُهُ بِصَحِيحٍ رَوَاهُ إِسْمَعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ عَنْ الْمُثَنَّى بْنِ الصَّبَّاحِ وَالْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ يُضَعَّفُ فِي الْحَدِيثِ وَقَدْ رَوَى هَذَا الْحَدِيثَ أَبُو خَالِدٍ الْأَحْمَرُ عَنْ الْحَجَّاجِ بْنِ أَرْطَاةَ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنْ عُمَرَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ مُرْسَلًا وَهَذَا حَدِيثٌ فِيهِ اضْطِرَابٌ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّ الْأَبَ إِذَا قَتَلَ ابْنَهُ لَا يُقْتَلُ بِهِ وَإِذَا قَذَفَ ابْنَهُ لَا يُحَدُّ

Ali ibn Hujr nous a rapporté qu'Ismaïl ibn Ayyasi nous l'a rapporté, et Al-Mutsanna ibn Ash-Shabbah nous l'a rapporté d'après Amr ibn Syu'aib, qui le tenait de son père, et de son grand-père, qui le tenait d'après Suraqah ibn Malik ibn Ju'syam. Il a dit : « J'ai vu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) ordonner le sacrifice d'un père pour son fils tué, mais ne pas l'ordonner pour un enfant tué par son père. » Abou Issa a dit : « Nous ne connaissons ce hadith de la part de Suraqah que par cette voie, et la chaîne de transmission n'est pas authentique. Ismaïl ibn Ayyasi l'a rapporté d'après Al-Mutsanna ibn Ash-Shabbah, or Al-Mutsanna ibn Ash-Shabbah a été mentionné dans la narration du hadith. » Et [Abou Khalid Al Ahmar] a rapporté ce hadith d'après [Al Hajjaj ibn Arthah] d'après [Amr ibn Sa'ib] d'après [son père] d'après [son grand-père] d'après [Umar] d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Ce hadith a également été rapporté d'après Amr ibn Sa'ib dans une tradition mursal. Ce hadith contient une révélation surprenante et constitue une directive pour les bonnes actions. Selon les savants, si un père tue son enfant, il n'est pas mis à mort et s'il accuse son enfant d'adultère, il n'est pas puni de hadd.

LA PUNITION DU PÈRE NE S'APPLIQUE PAS À L'ENFANT

Imam Tirmidzi : 1320

حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ الْأَشَجُّ حَدَّثَنَا أَبُو خَالِدٍ الْأَحْمَرُ عَنْ الْحَجَّاجِ بْنِ أَرْطَاةَ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ قَالَسَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ لَا يُقَادُ الْوَالِدُ بِالْوَلَدِ

Il nous a dit [Abu Sa'id Al Asyajj], il nous a dit [Abu Khalid Al Ahmar] d'après [Al Hajjaj bin Arthah] d'après [Amr bin Syu'aib] d'après [son père] d'après [son grand-père] d'après [Umar bin Al Khaththab] il a dit ; J'ai entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Un père n'est pas puni en tuant son enfant. »