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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
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Imam Tirmidzi (الإمام الترمذي) - 3891 Hadith

PEINE POUR LE TRAITEMENT VIOLÉ DE JIMA

Imam Tirmidzi : 3221

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ وَالْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ الْحُلْوانِيُّ الْمَعْنَى وَاحِدٌ قَالَا حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْحَقَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ عَطَاءٍ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ عَنْ سَلَمَةَ بْنِ صَخْرٍ الْأَنْصَارِيِّ قَالَكُنْتُ رَجُلًا قَدْ أُوتِيتُ مِنْ جِمَاعِ النِّسَاءِ مَا لَمْ يُؤْتَ غَيْرِي فَلَمَّا دَخَلَ رَمَضَانُ تَظَاهَرْتُ مِنْ امْرَأَتِي حَتَّى يَنْسَلِخَ رَمَضَانُ فَرَقًا مِنْ أَنْ أُصِيبَ مِنْهَا فِي لَيْلَتِي فَأَتَتَابَعَ فِي ذَلِكَ إِلَى أَنْ يُدْرِكَنِي النَّهَارُ وَأَنَا لَا أَقْدِرُ أَنْ أَنْزِعَ فَبَيْنَمَا هِيَ تَخْدُمُنِي ذَاتَ لَيْلَةٍ إِذْ تَكَشَّفَ لِي مِنْهَا شَيْءٌ فَوَثَبْتُ عَلَيْهَا فَلَمَّا أَصْبَحْتُ غَدَوْتُ عَلَى قَوْمِي فَأَخْبَرْتُهُمْ خَبَرِي فَقُلْتُ انْطَلِقُوا مَعِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأُخْبِرَهُ بِأَمْرِي فَقَالُوا لَا وَاللَّهِ لَا نَفْعَلُ نَتَخَوَّفُ أَنْ يَنْزِلَ فِينَا قُرْآنٌ أَوْ يَقُولَ فِينَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَقَالَةً يَبْقَى عَلَيْنَا عَارُهَا وَلَكِنْ اذْهَبْ أَنْتَ فَاصْنَعْ مَا بَدَا لَكَ قَالَ فَخَرَجْتُ فَأَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَخْبَرْتُهُ خَبَرِي فَقَالَ أَنْتَ بِذَاكَ قُلْتُ أَنَا بِذَاكَ قَالَ أَنْتَ بِذَاكَ قُلْتُ أَنَا بِذَاكَ قَالَ أَنْتَ بِذَاكَ قُلْتُ أَنَا بِذَاكَ وَهَا أَنَا ذَا فَأَمْضِ فِيَّ حُكْمَ اللَّهِ فَإِنِّي صَابِرٌ لِذَلِكَ قَالَ أَعْتِقْ رَقَبَةً قَالَ فَضَرَبْتُ صَفْحَةَ عُنُقِي بِيَدِي فَقُلْتُ لَا وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لَا أَمْلِكُ غَيْرَهَا قَالَ صُمْ شَهْرَيْنِ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَهَلْ أَصَابَنِي مَا أَصَابَنِي إِلَّا فِي الصِّيَامِ قَالَ فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا قُلْتُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لَقَدْ بِتْنَا لَيْلَتَنَا هَذِهِ وَحْشَى مَا لَنَا عَشَاءٌ قَالَ اذْهَبْ إِلَى صَاحِبِ صَدَقَةِ بَنِي زُرَيْقٍ فَقُلْ لَهُ فَلْيَدْفَعْهَا إِلَيْكَ فَأَطْعِمْ عَنْكَ مِنْهَا وَسْقًا سِتِّينَ مِسْكِينًا ثُمَّ اسْتَعِنْ بِسَائِرِهِ عَلَيْكَ وَعَلَى عِيَالِكَ قَالَ فَرَجَعْتُ إِلَى قَوْمِي فَقُلْتُ وَجَدْتُ عِنْدَكُمْ الضِّيقَ وَسُوءَ الرَّأْيِ وَوَجَدْتُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ السَّعَةَ وَالْبَرَكَةَ أَمَرَ لِي بِصَدَقَتِكُمْ فَادْفَعُوهَا إِلَيَّ فَدَفَعُوهَا إِلَيَّقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ قَالَ مُحَمَّدٌ سُلَيْمَانُ بْنُ يَسَارٍ لَمْ يَسْمَعْ عِنْدِي مِنْ سَلَمَةَ بْنِ صَخْرٍ قَالَ وَيُقَالُ سَلَمَةُ بْنُ صَخْرٍ وَيُقَالُ سَلْمَانُ بْنُ صَخْرٍ وَفِي الْبَاب عَنْ خَوْلَةَ بِنْتِ ثَعْلَبَةَ وَهِيَ امْرَأَةُ أَوْسِ بْنِ الصَّامِتِ

Il nous a été dit [Abdu bin Humaid] et [Al Hasan bin Ali Al Hulwani] que la signification est unique. Ils ont dit ; il nous a été dit [Yazid bin Harun] qui nous a été dit [Muhammad bin Ishaq] d'après [Muhammad bin 'Amr bin 'Atho`] d'après [Sulaiman bin Yasar] d'après [Salamah bin Shakhr Al Ansari], il a dit : Je suis un homme qui a reçu la capacité d'accomplir la jima', ce qui n'a été donné à personne d'autre que moi. Puis, après l'entrée du mois de Ramadan, j'ai veillé sur ma femme jusqu'à la fin du mois afin de ne pas avoir de relations sexuelles avec elle la nuit. Puis j'ai continué ainsi jusqu'à ce que le jour se lève et que je ne puisse plus partir. Puis, une nuit, alors qu'il me servait, quelque chose s'est soudainement produit en lui, alors j'ai eu des relations sexuelles avec lui. Puis, le matin, je suis allé auprès des miens et je leur ai annoncé la nouvelle. Je dis : Venez avec moi auprès du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) jusqu'à ce que je lui expose mon cas. Ils répondirent : « Non, par Allah, nous ne viendrons pas. Nous craignons que le Coran ne soit révélé à notre sujet ou que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) ne parle de nous, ce qui nous couvrirait de honte. Mais allez-y, faites comme vous le souhaitez. » Je sortis alors et allai trouver le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et lui racontai ce qui m'était arrivé. Il me demanda : « L'as-tu fait ? » Je répondis : « Oui. » Il insista : « L'as-tu fait ? » Je répondis : « Oui. » Il insista encore : « L'as-tu fait ? » Je répondis : « Oui. C'est moi, alors que le châtiment d'Allah s'abatte sur moi, car je l'accepterai avec patience. » Il dit : « Libérez les esclaves ! » Salamah bin Shakhr dit cela. Je me frappai la nuque de la main. Puis je dis : « Non, par Celui qui vous a envoyés avec bienveillance, je n'ai rien d'autre à dire. » Il dit : « Jeûnez pendant deux mois ! » Je dis : « Ô Messager d'Allah, ce qui m'est arrivé ne s'est-il pas produit alors que je jeûnais ? » Il dit : « Nourrissez soixante pauvres ! » Je dis : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, nous avons passé la nuit sans manger. » Il dit : « Va donc trouver le responsable de la Sadaqah Bani Zuraiq, dis-lui de te donner une datte wasaq pour nourrir soixante pauvres, puis utilise le reste pour toi et ta famille. » Salamah bin Shakhr dit : « Je suis ensuite retourné auprès des miens et j'ai dit : « J'ai subi l'étroitesse d'esprit et les médisances de votre part, mais j'ai trouvé la bienveillance et les bénédictions du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Il a ordonné que je reçoive vos aumônes, alors remettez-les-moi. » Ils me les ont remises. » Abu Isa dit : « Ce hadith est un hadith hasan. » Muhammad dit : « Je ne pense pas que Sulaiman bin Yasar ait entendu parler de Salamah bin Shakhr. » Il dit : « Certains disent… » il est Salamah bin Shakhr, disent certains ; Salman ben Shakhr. Et dans le chapitre de Khaulah bint Tsa'labah, elle est l'épouse d'Aus bin Ash Shamit.

LE COMMANDEMENT DE DONNER LA CHARITÉ AVANT DE PARLER AU PROPHÈTE

Imam Tirmidzi : 3222

حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ وَكِيعٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ الْأَشْجَعِيُّ عَنْ الثَّوْرِيِّ عَنْ عُثْمَانَ بْنِ الْمُغِيرَةِ الثَّقَفِيِّ عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ عَلْقَمَةَ الْأَنْمَارِيِّ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ قَالَلَمَّا نَزَلَتْ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نَاجَيْتُمْ الرَّسُولَ فَقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَيْ نَجْوَاكُمْ صَدَقَةً }قَالَ لِي النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا تَرَى دِينَارًا قُلْتُ لَا يُطِيقُونَهُ قَالَ فَنِصْفُ دِينَارٍ قُلْتُ لَا يُطِيقُونَهُ قَالَ فَكَمْ قُلْتُ شَعِيرَةٌ قَالَ إِنَّكَ لَزَهِيدٌ قَالَ فَنَزَلَتْ{ أَأَشْفَقْتُمْ أَنْ تُقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَيْ نَجْوَاكُمْ صَدَقَاتٍ }الْآيَةَ قَالَ فَبِي خَفَّفَ اللَّهُ عَنْ هَذِهِ الْأُمَّةِقَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ إِنَّمَا نَعْرِفُهُ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَمَعْنَى قَوْلِهِ شَعِيرَةٌ يَعْنِي وَزْنَ شَعِيرَةٍ مِنْ ذَهَبٍ وَأَبُو الْجَعْدِ اسْمُهُ رَافِعٌ

Il nous a rapporté [Sufyan bin Waki'] qui nous a rapporté [Yahya bin Adam] qui nous a rapporté ['Ubaidullah Al Asyja'i] d'après [Ats Tsauri] d'après [Uthman bin Al Mughirah Ats Tsaqafi] d'après [Salim bin Abu Al Ja'd] d'après [Ali bin 'Alqamah Al Anmari] d'après [Ali bin Abu Talib]. Il a dit : lorsque le verset fut révélé : « Ô vous qui croyez, lorsque vous vous entretenez avec le Messager, faites l'aumône (aux pauvres) avant cet entretien. » (Sourate Al-Mujadilah, verset 12), le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit : « Que penses-tu d'un dinar ? » Je répondis : « Ils ne pourront pas. » Il dit : « Un demi-dinar ? » Je répondis : « Ils ne pourront pas. » Il dit : « Combien ? » Je répondis : « Le poids d'un grain de blé. » Il dit : « Tu es vraiment une personne insignifiante. » Ali répondit ; puis le verset fut révélé : « Avez-vous peur de la pauvreté parce que vous avez fait l'aumône avant de vous entretenir avec le Messager ? Si vous ne le faites pas et qu'Allah vous a accordé le repentir, alors accomplissez la prière, acquittez-vous de la zakat, obéissez à Allah et à Son Messager ; et Allah est Omniscient de ce que vous faites. » (Sourate Al-Al-Mujadilah, verset 13). Ali dit : « Grâce à moi, Allah a soulagé ce peuple. » Abou Issa dit : « Ce hadith est un hadith hasan gharib, nous le connaissons de notre côté. » Quant au sens du mot « sya'irah », il désigne le poids d'un grain d'or. Le nom d'Abou Al-Ja'd était Rafi'.

RÉPONSE AUX SALUTATIONS JUIVES

Imam Tirmidzi : 3223

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا يُونُسُ عَنْ شَيْبَانَ عَنْ قَتَادَةَ حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍأَنَّ يَهُودِيًّا أَتَى عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَصْحَابِهِ فَقَالَ السَّامُ عَلَيْكُمْ فَرَدَّ عَلَيْهِ الْقَوْمُ فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ هَلْ تَدْرُونَ مَا قَالَ هَذَا قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ سَلَّمَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ قَالَ لَا وَلَكِنَّهُ قَالَ كَذَا وَكَذَا رُدُّوهُ عَلَيَّ فَرَدُّوهُ قَالَ قُلْتَ السَّامُّ عَلَيْكُمْ قَالَ نَعَمْ قَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عِنْدَ ذَلِكَ إِذَا سَلَّمَ عَلَيْكُمْ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ فَقُولُوا عَلَيْكَ مَا قُلْتَ قَالَ{ وَإِذَا جَاءُوكَ حَيَّوْكَ بِمَا لَمْ يُحَيِّكَ بِهِ اللَّهُ }قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

D'après Abdu bin Humaid, Yunus, d'après Syaiban, d'après Qatadah, d'après Anas bin Malik, un Juif vint trouver le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et ses compagnons et dit : « As-sa-mu 'alaikum. » On lui répondit. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) demanda alors : « Savez-vous ce qu'il a dit ? » Ils répondirent : « Allah et Son Messager le savent mieux, ô Prophète d'Allah ! » Il dit : « Non, mais il a dit ceci et cela. Arrêtez-moi ce Juif, je vous prie. » Ils arrêtèrent alors le Juif et le traînèrent devant le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Il l'interrogea en lui demandant : « As-tu dit : As-sa-mu 'alaikum ? » (Mort à toi) ? Il répondit : « Oui. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit à cette époque : « Lorsqu'un des Gens du Livre vous salue, dites-lui : 'alaika maa qulta. » (même à vous, vous dites cela). Il a lu le verset : « Et lorsqu'ils viennent à vous, ils vous saluent d'une salutation qu'Allah ne vous a pas prescrite. » (Sourate Al-Al-Mujadilah, verset 8). Abou Issa a dit : « Ce hadith est authentique (hasan). »

ÉRADICATION DES PALMIERS DATTIERS DE BANI AN NAZHIR

Imam Tirmidzi : 3224

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ عَنْ نَافِعٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَحَرَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ وَقَطَّعَ وَهِيَ الْبُوَيْرَةُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ{ مَا قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا فَبِإِذْنِ اللَّهِ وَلِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ }قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Qutaibah nous a rapporté d'après Nafi', d'après Ibn Umar (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a brûlé le palmier dattier des Bani An-Nazhir et l'a abattu. Il se trouvait alors à Al-Buwayrah. Allah a ensuite révélé le verset : « Ce que vous coupez du palmier dattier (des mécréants) ou ce que vous laissez sur sa tige, c'est par la permission d'Allah, car Il veut humilier les pervers. » (Sourate Al-Hashr, verset 5). Abu Isa a dit : Ce hadith est hasan sahih.

RÉCUPÉRATION DE VERSETS CONCERNANT L'ABATTAGE DE DATE PRIME

Imam Tirmidzi : 3225

حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدٍ الزَّعْفَرَانِيُّ حَدَّثَنَا عَفَّانُ بْنُ مُسْلِمٍ حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ غِيَاثٍ حَدَّثَنَا حَبِيبُ بْنُ أَبِي عَمْرَةَ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍفِي قَوْلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ{ مَا قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا }قَالَ اللِّينَةُ النَّخْلَةُ وَلِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ قَالَ اسْتَنْزَلُوهُمْ مِنْ حُصُونِهِمْ قَالَ وَأُمِرُوا بِقَطْعِ النَّخْلِ فَحَكَّ فِي صُدُورِهِمْ فَقَالَ الْمُسْلِمُونَ قَدْ قَطَعْنَا بَعْضًا وَتَرَكْنَا بَعْضًا فَلَنَسْأَلَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ هَلْ لَنَا فِيمَا قَطَعْنَا مِنْ أَجْرٍ وَهَلْ عَلَيْنَا فِيمَا تَرَكْنَا مِنْ وِزْرٍ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى{ مَا قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا }الْآيَةَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ وَرَوَى بَعْضُهُمْ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ مُرْسَلًا وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ حَدَّثَنِي بِذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ مُعَاوِيَةَ عَنْ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مُرْسَلًا قَالَ أَبُو عِيسَى سَمِعَ مِنِّي مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَعِيلَ هَذَا الْحَدِيثَ

Al-Hasan ibn Muhammad az Za'farani nous a rapporté qu'Affan ibn Muslim nous a rapporté qu'Hafsh ibn Ghiyats nous a rapporté qu'Habib ibn Abou Amrah nous a rapporté d'après Sa'id ibn Jubayr, d'après Ibn Abbas, concernant les paroles d'Allah (Exalté soit-Il) : « Tout ce que vous coupez d'un palmier dattier (appartenant aux mécréants) ou que vous laissez pousser, cela se fait avec la permission d'Allah, car Il veut humilier les méchants. » (Sourate Al-Hasyr, verset 5). Il a dit : « Al-Inah faisait référence au palmier dattier. L'intention d'humilier les méchants est… » Ibn Abbas a dit : « Les Amis les ont fait descendre de leurs forteresses. On leur a ordonné d'abattre les palmiers dattiers. Ils ont alors douté, puis les musulmans ont dit… » Nous avons coupé certaines plantes et en avons laissé d'autres. Nous demanderons certainement au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) : « Avons-nous une récompense pour ce que nous avons coupé ? Et avons-nous commis un péché pour ce que nous avons laissé ? » Puis Allah révéla le verset : « Ce que vous coupez des palmiers (des mécréants) ou ce que vous laissez sur pied, c'est par la permission d'Allah, car Il veut humilier les pervers. » (Sourate Al-Hashr, verset 5). Abou Issa a dit : « Ce hadith est hasan gharib. Certains l'ont rapporté de Hafs ibn Ghiyats, d'après Habib ibn Abou Amrah, d'après Sa'id ibn Jubayr, selon une transmission mursal, et ne l'ont pas mentionné d'après Ibn Abbas. » M'a dit cela [Abdullah bin Abdur Rahman] nous a dit [Harun bin Mu'awiyah] de [Hafsh bin Ghiyats] de [Habib bin Abu 'Amrah] de [Sa'id bin Jubair] du Prophète sallallahu 'alayhi wasallam d'une manière mursal. Abu Isa a dit : Muhammad bin Isma'il l'a mentionné de ma part.

LA PRINCIPAUTÉ DE DONNER LA PRIORITÉ AUX INVITÉS DE LA FAMILLE

Imam Tirmidzi : 3226

حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ عَنْ فُضَيْلِ بْنِ غَزْوَانَ عَنْ أَبِي حَازِمٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَأَنَّ رَجُلًا مِنْ الْأَنْصَارِ بَاتَ بِهِ ضَيْفٌ فَلَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ إِلَّا قُوتُهُ وَقُوتُ صِبْيَانِهِ فَقَالَ لِامْرَأَتِهِ نَوِّمِي الصِّبْيَةَ وَأَطْفِئِي السِّرَاجَ وَقَرِّبِي لِلضَّيْفِ مَا عِنْدَكِ فَنَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةَ{ وَيُؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ }هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

D'après Abu Kuraib, qui tient de Fudhail bin Ghazwan, qui tient d'Abu Hazim, qui tient d'Abu Hurairah, un homme parmi les Ansar passa la nuit chez un invité, n'ayant de quoi nourrir que ses enfants. Il dit alors à sa femme : « Couvre les enfants, éteins la lumière et sers ce que tu as aux invités. » Puis ce verset fut révélé : « Ils placèrent les Muhajirin avant eux, malgré leurs difficultés. » (Sourate Al-Hasyr, verset 9). Ce hadith est hasan shahih.

L'HISTOIRE DE LA CAPTURE DU PORTEUR DE LA LETTRE SECRÈTE AUX POLYSTIQUES

Imam Tirmidzi : 3227

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ عَنْ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ هُوَ ابْنُ الْحَنَفِيَّةِ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي رَافِعٍ قَال سَمِعْتُ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ يَقُولُبَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَا وَالزُّبَيْرَ وَالْمِقْدَادَ بْنَ الْأَسْوَدِ فَقَالَ انْطَلِقُوا حَتَّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خَاخٍ فَإِنَّ فِيهَا ظَعِينَةً مَعَهَا كِتَابٌ فَخُذُوهُ مِنْهَا فَأْتُونِي بِهِ فَخَرَجْنَا تَتَعَادَى بِنَا خَيْلُنَا حَتَّى أَتَيْنَا الرَّوْضَةَ فَإِذَا نَحْنُ بِالظَّعِينَةِ فَقُلْنَا أَخْرِجِي الْكِتَابَ فَقَالَتْ مَا مَعِي مِنْ كِتَابٍ فَقُلْنَا لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَتُلْقِيَنَّ الثِّيَابَ قَالَ فَأَخْرَجَتْهُ مِنْ عِقَاصِهَا قَالَ فَأَتَيْنَا بِهِ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَإِذَا هُوَ مِنْ حَاطِبِ بْنِ أَبِي بَلْتَعَةَ إِلَى نَاسٍ مِنْ الْمُشْرِكِينَ بِمَكَّةَ يُخْبِرُهُمْ بِبَعْضِ أَمْرِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ مَا هَذَا يَا حَاطِبُ قَالَ لَا تَعْجَلْ عَلَيَّ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي كُنْتُ امْرَأً مُلْصَقًا فِي قُرَيْشٍ وَلَمْ أَكُنْ مِنْ أَنْفُسِهَا وَكَانَ مَنْ مَعَكَ مِنْ الْمُهَاجِرِينَ لَهُمْ قَرَابَاتٌ يَحْمُونَ بِهَا أَهْلِيهِمْ وَأَمْوَالَهُمْ بِمَكَّةَ فَأَحْبَبْتُ إِذْ فَاتَنِي ذَلِكَ مِنْ نَسَبٍ فِيهِمْ أَنْ أَتَّخِذَ فِيهِمْ يَدًا يَحْمُونَ بِهَا قَرَابَتِي وَمَا فَعَلْتُ ذَلِكَ كُفْرًا وَلَا ارْتِدَادًا عَنْ دِينِي وَلَا رِضًا بِالْكُفْرِ بَعْدَ الْإِسْلَامِ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَدَقَ فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ دَعْنِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَضْرِبْ عُنُقَ هَذَا الْمُنَافِقِ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّهُ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا فَمَا يُدْرِيكَ لَعَلَّ اللَّهَ اطَّلَعَ عَلَى أَهْلِ بَدْرٍ فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكُمْ قَالَ وَفِيهِ أُنْزِلَتْ هَذِهِ السُّورَةُ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَاءَ }السُّورَةَقَالَ عَمْرٌو وَقَدْ رَأَيْتُ ابْنَ أَبِي رَافِعٍ وَكَانَ كَاتِبًا لِعَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَفِيهِ عَنْ عُمَرَ وَجَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ وَرَوَى غَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ سُفْيَانَ بْنِ عُيَيْنَةَ هَذَا الْحَدِيثَ نَحْوَ هَذَا وَذَكَرُوا هَذَا الْحَرْفَ وَقَالُوا لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَتُلْقِيَنَّ الثِّيَابَ وَقَدْ رُوِيَ أَيْضًا عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ عَنْ عَلِيٍّ نَحْوَ هَذَا الْحَدِيثِ ذَكَرَ بَعْضُهُمْ فِيهِ فَقَالَ لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَنُجَرِّدَنَّكِ

Ibn Abu Umar nous a rapporté qu'il tenait de 'Amr bin Dinar, qui tenait d'Al Hasan bin Muhammad (c'est-à-dire Al Hanafiyyah), qui tenait d'Ubaidullah bin Abu Rafi. Il a dit : « J'ai entendu Ali bin Abu Talib dire : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) nous a envoyés, à savoir moi, Az Zubair et Al Miqdad bin Al Aswad. Il a dit : "Allez jusqu'à un endroit appelé Raudhah Khakh, car il y a là une femme qui porte une lettre. Prenez-la et apportez-la-moi." Nous sommes donc partis et nos chevaux ont galopé jusqu'à Raudhah Khakh, où nous avons apparemment rencontré une femme. Nous lui avons dit : "Sortez la lettre !" La femme a répondu : "Je n'ai pas de lettre." Nous avons alors demandé : "Avez-vous vraiment sorti la lettre ou avez-vous ôté vos vêtements ?" Ali a dit : "La femme a alors sorti la lettre de sa tresse." » Ali dit : « Nous avons ensuite conduit la femme auprès du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). Il s'avéra que la lettre provenait d'Hathib ibn Abou Balta'ah et était adressée aux polythéistes de La Mecque, les informant de certaines affaires du Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). » Il demanda alors : « Qu'est-ce que cela, ô Hathib ? » Hathib répondit : « Ne me condamne pas si vite, ô Messager d'Allah ! J'ai vécu parmi les Qurayshites sans être de leur lignée, tandis que ceux qui étaient avec toi parmi les émigrants avaient des parents qui protégeaient leurs familles et leurs biens à La Mecque. Bien que n'ayant aucun lien de parenté avec eux, je souhaitais faire quelque chose qui leur permette de maintenir ce lien, et je ne l'ai pas fait par infidélité, ni par apostasie, ni par complaisance envers l'infidélité après l'avènement de l'Islam. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) dit alors : « Il a raison. » Alors Umar bin Al Khathab (qu'Allah l'agrée) dit : « Laisse-moi couper le cou de cet hypocrite, ô Messager d'Allah ! » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit alors : « Il a participé à la bataille de Badr. Sais-tu qu'Allah a pu regarder l'expert de Badr et lui dire : « Fais ce que tu veux, Je te pardonne tes péchés » ? » Ali répondit : « Puis cette lettre est apparue concernant Hathib ibn Abou Balta'ah : « Ô vous qui croyez, ne prenez pas Mes ennemis et vos ennemis pour alliés. » (Sourate Al-Al-Mumtanganah, verset 1). » Amr dit : « À ma connaissance, Ibn Abou Rafi' était le secrétaire d'Ali ibn Abou Talib. Ce hadith est hasan sahih et provient d'Umar et de Jabir ibn Abdullah. Plusieurs personnes l'ont rapporté de Sufyan ibn 'Uyainah. Certains lui dirent : « Sors cette lettre, sinon nous te dévêtirons ! »

L'EXCEPTION DE LA MAIN DU PROPHÈTE ENVERS LES FEMMES

Imam Tirmidzi : 3228

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ عَنْ مَعْمَرٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ عَنْ عَائِشَةَ قَالَتْمَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَمْتَحِنُ إِلَّا بِالْآيَةِ الَّتِي قَالَ اللَّهُ{ إِذَا جَاءَكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ }الْآيَةَقَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي ابْنُ طَاوُوسٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَ مَا مَسَّتْ يَدُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَدَ امْرَأَةٍ إِلَّا امْرَأَةً يَمْلِكُهَا قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a été rapporté par Abdu bin Humaid, qui nous a rapporté par Abdur Razzaq, d'après Ma'mar, d'après Az Zuhri, d'après 'Urwah, d'après Aisyah. Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) n'a été mis à l'épreuve que par le verset qu'Allah a dit : « Lorsque viendront à toi des femmes croyantes qui te prêtent allégeance… » (Coran 12). Ma'mar a dit : « Ibn Thawus m'a informé, d'après son père, que la main du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) ne touchait la main d'aucune femme, sauf celle avec laquelle il avait un contrat (son épouse). » Abu Isa a dit : « Ce hadith est un hadith hasan authentique. »

ATTENTAT À LA MORT ET PERMISSION DE VENGER

Imam Tirmidzi : 3229

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الشَّيْبَانِيُّ قَال سَمِعْتُ شَهْرَ بْنَ حَوْشَبٍ قَالَ حَدَّثَتْنَا أُمُّ سَلَمَةَ الْأَنْصَارِيَّةُ قَالَتْقَالَتْ امْرَأَةٌ مِنْ النِّسْوَةِ مَا هَذَا الْمَعْرُوفُ الَّذِي لَا يَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَعْصِيَكَ فِيهِ قَالَ لَا تَنُحْنَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ بَنِي فُلَانٍ قَدْ أَسْعَدُونِي عَلَى عَمِّي وَلَا بُدَّ لِي مِنْ قَضَائِهِنَّ فَأَبَى عَلَيَّ فَأَتَيْتُهُ مِرَارًا فَأَذِنَ لِي فِي قَضَائِهِنَّ فَلَمْ أَنُحْ بَعْدَ قَضَائِهِنَّ وَلَا عَلَى غَيْرِهِ حَتَّى السَّاعَةَ وَلَمْ يَبْقَ مِنْ النِّسْوَةِ امْرَأَةٌ إِلَّا وَقَدْ نَاحَتْ غَيْرِيقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ وَفِيهِ عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَ عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ أُمُّ سَلَمَةَ الْأَنْصَارِيَّةُ هِيَ أَسْمَاءُ بِنْتُ يَزِيدَ بْنِ السَّكَنِ

Il nous a été rapporté par [Abdu bin Humaid], qui nous a rapporté par [Abu Nu'aim], qui nous a rapporté par [Yazid bin Abdullah Asy Syaibani]. J'ai entendu [Syahr bin Hausyab] dire ; il nous a été rapporté par [Ummu Salamah Al Anshariyyah]. Une femme a dit au Messager d'Allah : « Quelle est la vertu qui ne mérite pas notre désobéissance ? » Il a répondu : « Ne pleurez pas. » J'ai dit : « Ô Messager d'Allah, les Bani Fulan se sont joints aux lamentations sur la mort de mon oncle, et je dois leur rendre la pareille. Apparemment, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a rejeté ma demande, alors je suis allée le voir à plusieurs reprises, puis il m'a permis de leur répondre, et je ne me suis plus lamentée après leur avoir répondu, ni auprès de personne d'autre que mon oncle jusqu'à présent. Il n'y a pas une femme, à part moi, qui ne se soit lamentée. » Abu Isa a dit : Ce hadith est un hadith hasan gharib. Et à lui d'Umm 'Athiyyah radiallahu 'anha. 'Abdu bin Humaid a dit : Umm Salamah Al Anshariyyah est Asma` bint Yazid bin As Sakan.

UN TEST DE LA FOI DES FEMMES QUI IMMIGRENT

Imam Tirmidzi : 3230

حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ شَبِيبٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ الْفِرْيَابِيُّ حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ الرَّبِيعِ عَنْ الْأَغَرِّ بْنِ الصَّبَّاحِ عَنْ خَلِيفَةَ بْنِ حُصَيْنٍ عَنْ أَبِي نَصْرٍ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍفِي قَوْلِهِ تَعَالَى{ إِذَا جَاءَكُمْ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ }قَالَ كَانَتْ الْمَرْأَةُ إِذَا جَاءَتْ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِتُسْلِمَ حَلَّفَهَا بِاللَّهِ مَا خَرَجْتُ مِنْ بُغْضِ زَوْجِي مَا خَرَجْتُ إِلَّا حُبًّا لِلَّهِ وَلِرَسُولِهِقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ

Salamah bin Syu'aib nous a rapporté que Muhammad bin Yusuf Al Firyabi nous l'a rapporté, et Qais bin Ar Rabi' nous l'a rapporté, d'après Al Agharr bin Ash Shabbah, d'après Khalifa bin Hushain, d'après Abu Nashr, d'après Ibn Abbas, concernant les paroles d'Allah Ta'ala : « Lorsque des croyants viennent à toi lors de l'Hégire, alors tu dois les mettre à l'épreuve. » (Sourate Al-Al-Mumtanganah, verset 10). Il a dit : Lorsqu'une femme est venue au Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) pour se convertir à l'Islam, elle a juré au nom d'Allah : « Je ne quitterai pas (la maison) par simple colère de mon mari, je ne quitterai pas la maison si ce n'est par amour pour Allah et Son Messager. » Abu Isa a dit : « Ce hadith est un hadith gharib. »

INTERDICTION DE DIRE QUELQUE CHOSE QUI NE SOIT PAS FAIT

Imam Tirmidzi : 3231

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ عَنْ الْأَوْزَاعِيِّ عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلَامٍ قَالَقَعَدْنَا نَفَرٌ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَتَذَاكَرْنَا فَقُلْنَا لَوْ نَعْلَمُ أَيَّ الْأَعْمَالِ أَحَبَّ إِلَى اللَّهِ لَعَمِلْنَاهُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى{ سَبَّحَ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَوَاتِ وَمَا فِي الْأَرْضِ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لِمَ تَقُولُونَ مَا لَا تَفْعَلُونَ }قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلَامٍ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَقَالَ أَبُو سَلَمَةَ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا ابْنُ سَلَامٍ قَالَ يَحْيَى فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا أَبُو سَلَمَةَ قَالَ ابْنُ كَثِيرٍ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا الْأَوْزَاعِيُّ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا ابْنُ كَثِيرٍ قَالَ أَبُو عِيسَى وَقَدْ خُولِفَ مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ فِي إِسْنَادِ هَذَا الْحَدِيثِ عَنْ الْأَوْزَاعِيِّ وَرَوَى ابْنُ الْمُبَارَكِ عَنْ الْأَوْزَاعِيِّ عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ عَنْ هِلَالِ بْنِ أَبِي مَيْمُونَةَ عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلَامٍ أَوْ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلَامٍ وَرَوَى الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ الْأَوْزَاعِيِّ نَحْوَ رِوَايَةِ مُحَمَّدِ بْنِ كَثِيرٍ

Il nous a dit [Abdullah bin Abdur Rahman] nous a dit [Muhammad bin Katsir] d'après [Al Auza'i] d'après [Yahya bin Abu Katsir] d'après [Abu Salamah] d'après [Abdullah bin Salam], il a dit ; Nous étions parmi les compagnons du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), puis nous avons discuté entre nous, nous avons dit ; Oh, si nous savions quelle pratique est la plus aimée d'Allah Ta'ala, nous la pratiquerions certainement. Alors Allah Ta'ala révéla le verset : « Vous avez glorifié Allah tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre ; et Il est le Plus Puissant, le Plus Sage. Ô vous qui croyez, pourquoi dites-vous quelque chose que vous ne faites pas ? Il y a une grande haine aux yeux d'Allah que vous disiez ce que vous ne faites pas. (QS. Ashshaff ; 1-2), dit Abdullah ; au kami Abu Salamah berkata; au kemudian Ibnu Salam membacakannya kami et au kemudian Abu Salamah kepada kami; membacakannya kepada kami. Abou Isa berkata ; Muhammad bin Katsir a dit qu'il avait dit ce qu'il avait dit à Al Auza'i. et [Ibnu Al Mubarak] telah meriwayatkan dari [Al Auza'i] de [Yahya bin Abu Kathir] de [Hilal bin Abu Maimunah] de ['Atho` bin Yasar] de [Abdullah bin Salam] ou de [Abu Salamah] de [Abdullah bin Salam]. Et [Al Walid bin Muslim] a rapporté ce hadith de [Al Auza'i] tel que rapporté par Muhammad bin Kathir.

SALMAN AL-FARISI ET LA FOI DANS LES ÉTOILES

Imam Tirmidzi : 3232

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ حَدَّثَنِي ثَوْرُ بْنُ زَيْدٍ الدِّيْلِيُّ عَنْ أَبِي الْغَيْثِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَكُنَّا عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ أُنْزِلَتْ سُورَةُ الْجُمُعَةِ فَتَلَاهَا فَلَمَّا بَلَغَ{ وَآخَرِينَ مِنْهُمْ لَمَّا يَلْحَقُوا بِهِمْ }قَالَ لَهُ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ هَؤُلَاءِ الَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا بِنَا فَلَمْ يُكَلِّمْهُ قَالَ وَسَلْمَانُ الْفَارِسِيُّ فِينَا قَالَ فَوَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى سَلْمَانَ يَدَهُ فَقَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْ كَانَ الْإِيمَانُ بِالثُّرَيَّا لَتَنَاوَلَهُ رِجَالٌ مِنْ هَؤُلَاءِثَوْرُ بْنُ زَيْدٍ مَدَنِيٌّ وَثَوْرُ بْنُ يَزِيدَ شَامِيٌّ وَأَبُو الْغَيْثِ اسْمُهُ سَالِمٌ مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُطِيعٍ مَدَنِيٌّ ثِقَةٌ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ هُوَ وَالِدُ عَلِيِّ بْنِ الْمَدِينِيِّ ضَعَّفَهُ يَحْيَى بْنُ مَعِينٍ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ

Ali ibn Hujr nous a rapporté qu'Abdullah ibn Ja'far me l'a rapporté, et Tsaur ibn Zayd ad-Dili me l'a rapporté d'après Abu al-Ghaith, d'après Abu Hurairah. Il a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) lorsque la sourate Al-Jumu'ah fut révélée et qu'il la récita. Lorsqu'il arriva aux mots : "Et (aussi) à d'autres gens parmi ceux qui ne leur ont pas été associés. Et Il est le Tout-Puissant, le Sage." (Sourate Al-Jumu'ah, verset 3), un homme demanda : "Ô Messager d'Allah, qui sont ceux qui ne nous ont pas été associés ?" Il ne répondit pas, alors que Salman al-Farisi était avec nous. Abu Hurairah dit : » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) posa alors la main sur Salman et dit : « Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, si la foi était un amas d'étoiles, elle serait assurément embrassée par les hommes. Parmi eux se trouvent Tsaur ibn Zayd Madani, Tsaur ibn Yazid Syami, Abu Al Ghaits (nommé Salim), ancien esclave d'Abdullah ibn Muthi' Madani, qui était un homme de foi. » Abu Isa dit : « Ce hadith est un hadith authentique (gharib). Abdullah ibn Ja'far est le père d'Ali ibn al-Ma'ini ; il a été rapporté par Yahya ibn Ma'in. Ce hadith a également été rapporté par Abu Hurairah, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), d'une autre manière. »

L'HISTOIRE DE L'ABANDON DU SERMON DU VENDREDI À CAUSE D'UN GROUPE COMMERCIAL

Imam Tirmidzi : 3233

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ أَخْبَرَنَا حُصَيْنٌ عَنْ أَبِي سُفْيَانَ عَنْ جَابِرٍ قَالَبَيْنَمَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَخْطُبُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ قَائِمًا إِذْ قَدِمَتْ عِيرُ الْمَدِينَةِ فَابْتَدَرَهَا أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى لَمْ يَبْقَ مِنْهُمْ إِلَّا اثْنَا عَشَرَ رَجُلًا فِيهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ وَنَزَلَتْ الْآيَةَ{ وَإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا وَتَرَكُوكَ قَائِمًا }قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ أَخْبَرَنَا حُصَيْنٌ عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ عَنْ جَابِرٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِنَحْوِهِ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a rapporté [Ahmad bin Mani'] qui nous a rapporté [Husyaim] qui nous a rapporté [Hushain] d'après [Abu Sufyan] d'après [Jabir], dit-il : Lorsque le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) prêchait son sermon du vendredi, debout, un groupe de chameaux de Médine chargés de marchandises arriva soudainement. Les compagnons se précipitèrent alors pour le saluer, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que douze personnes, parmi lesquelles Abu Bakr et Umar. Et le verset fut révélé : « Et lorsqu'ils voient des affaires ou des jeux, ils se dispersent pour y aller et te laissent debout (en train de prêcher). » (Sourate Al-Jumah, verset 11). Abu Isa a dit : Ce hadith est authentique et hasan. Il nous a rapporté [Ahmad bin Mani'] qui nous a rapporté [Husyaim] qui nous a rapporté [Hushain] d'après [Salim bin Abu Al-Ja'd] d'après [Jabir] d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), ainsi. Abu Isa a dit : Il s'agit d'un hadith authentique de Hasan.

ÉCLAIRAGE SUR LES DÉCLARATIONS D'ABDULLAH BIN UBAY

Imam Tirmidzi : 3234

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى عَنْ إِسْرَائِيلَ عَنْ أَبِي إِسْحَقَ عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ قَالَكُنْتُ مَعَ عَمِّي فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَيٍّ ابْنَ سَلُولٍ يَقُولُ لِأَصْحَابِهِ{ لَا تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا }وَ{ لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لِيُخْرِجَنَّ الْأَعَزُّ مِنْهَا الْأَذَلَّ }فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَمِّي فَذَكَرَ ذَلِكَ عَمِّي للنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَدَعَانِي النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَحَدَّثْتُهُ فَأَرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَيٍّ وَأَصْحَابِهِ فَحَلَفُوا مَا قَالُوا فَكَذَّبَنِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَصَدَّقَهُ فَأَصَابَنِي شَيْءٌ لَمْ يُصِبْنِي قَطُّ مِثْلُهُ فَجَلَسْتُ فِي الْبَيْتِ فَقَالَ عَمِّي مَا أَرَدْتَ إِلَّا أَنْ كَذَّبَكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَمَقَتَكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى{ إِذَا جَاءَكَ الْمُنَافِقُونَ }فَبَعَثَ إِلَيَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَرَأَهَا ثُمَّ قَالَ إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a rapporté [Abdu bin Humaid] qui nous a rapporté ['Ubaidullah bin Musa] d'après [Israil] d'après [Abu Ishaq] d'après [Zaid bin Arqam], qui a dit : « J'étais avec mon oncle lorsque j'ai entendu Abdullah bin Ubai bin Salul dire à ses compagnons : "Ne faites pas de provisions aux Muhajirin qui accompagnent le Messager d'Allah jusqu'à ce qu'ils se dispersent (qu'ils quittent le Messager d'Allah). En vérité, si nous étions retournés à Médine, les forts en auraient chassé les faibles." (Coran 7-8). » Je rapportai alors cela à mon oncle, qui le rapporta au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) m'appela et je lui en fis part. Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) envoya ensuite un messager à Abdullah bin Ubai et à ses compagnons. Ils ont alors juré n'avoir rien dit. Puis le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) m'a menti, et j'ai cru Ubbay. J'ai alors ressenti une émotion nouvelle. Assis chez moi, mon oncle m'a dit : « Tu ne souhaites rien d'autre que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) te mente et te couvre de honte ! » Allah a alors révélé le verset : « Quand les hypocrites arrivent… » (Coran : Al-Munafiqun, verset 1). Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) m'a ensuite envoyé un messager qui m'a lu le verset et a dit : « Allah t'a justifié. » Abou Issa a dit : « Ce hadith est un hadith hasan authentique. »

L'AFFAIRE DE L'EAU ET LA DÉCLARATION D'ABDULLAH BIN UBAY

Imam Tirmidzi : 3235

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى عَنْ إِسْرَائِيلَ عَنْ السُّدِّيِّ عَنْ أَبِي سَعْدٍ الْأَزْدِيِّ حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ أَرْقَمَ قَالَغَزَوْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَكَانَ مَعَنَا أُنَاسٌ مِنْ الْأَعْرَابِ فَكُنَّا نَبْتَدِرُ الْمَاءَ وَكَانَ الْأَعْرَابُ يَسْبِقُونَّا إِلَيْهِ فَسَبَقَ أَعْرَابِيٌّ أَصْحَابَهُ فَيَسْبَقُ الْأَعْرَابِيُّ فَيَمْلَأُ الْحَوْضَ وَيَجْعَلُ حَوْلَهُ حِجَارَةً وَيَجْعَلُ النِّطْعَ عَلَيْهِ حَتَّى يَجِيءَ أَصْحَابُهُ قَالَ فَأَتَى رَجُلٌ مِنْ الْأَنْصَارِ أَعْرَابِيًّا فَأَرْخَى زِمَامَ نَاقَتِهِ لِتَشْرَبَ فَأَبَى أَنْ يَدَعَهُ فَانْتَزَعَ قِبَاضَ الْمَاءِ فَرَفَعَ الْأَعْرَابِيُّ خَشَبَتَهُ فَضَرَبَ بِهَا رَأْسَ الْأَنْصَارِيِّ فَشَجَّهُ فَأَتَى عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَيٍّ رَأْسَ الْمُنَافِقِينَ فَأَخْبَرَهُ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِهِ فَغَضِبَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَيٍّ ثُمَّ قَالَ لَا تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا مِنْ حَوْلِهِ يَعْنِي الْأَعْرَابَ وَكَانُوا يَحْضُرُونَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عِنْدَ الطَّعَامِ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ إِذَا انْفَضُّوا مِنْ عِنْدِ مُحَمَّدٍ فَأْتُوا مُحَمَّدًا بِالطَّعَامِ فَلْيَأْكُلْ هُوَ وَمَنْ عِنْدَهُ ثُمَّ قَالَ لِأَصْحَابِهِ لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الْأَعَزُّ مِنْهَا الْأَذَلَّ قَالَ زَيْدٌ وَأَنَا رِدْفُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَيٍّ فَأَخْبَرْتُ عَمِّي فَانْطَلَقَ فَأَخْبَرَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَرْسَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَحَلَفَ وَجَحَدَ قَالَ فَصَدَّقَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَكَذَّبَنِي قَالَ فَجَاءَ عَمِّي إِلَيَّ فَقَالَ مَا أَرَدْتَ إِلَّا أَنْ مَقَتَكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَكَذَّبَكَ وَالْمُسْلِمُونَ قَالَ فَوَقَعَ عَلَيَّ مِنْ الْهَمِّ مَا لَمْ يَقَعْ عَلَى أَحَدٍ قَالَ فَبَيْنَمَا أَنَا أَسِيرُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي سَفَرٍ قَدْ خَفَقْتُ بِرَأْسِي مِنْ الْهَمِّ إِذْ أَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَعَرَكَ أُذُنِي وَضَحِكَ فِي وَجْهِي فَمَا كَانَ يَسُرُّنِي أَنَّ لِي بِهَا الْخُلْدَ فِي الدُّنْيَا ثُمَّ إِنَّ أَبَا بَكْرٍ لَحِقَنِي فَقَالَ مَا قَالَ لَكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قُلْتُ مَا قَالَ لِي شَيْئًا إِلَّا أَنَّهُ عَرَكَ أُذُنِي وَضَحِكَ فِي وَجْهِي فَقَالَ أَبْشِرْ ثُمَّ لَحِقَنِي عُمَرُ فَقُلْتُ لَهُ مِثْلَ قَوْلِي لِأَبِي بَكْرٍ فَلَمَّا أَصْبَحْنَا قَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سُورَةَ الْمُنَافِقِينَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Abdu bin Humaid nous a rapporté qu'Ubaidullah bin Musa, d'après Israil, d'après As Suddi, d'après Abu Sa'd Al Azdi, nous a rapporté que Zayd bin Arqam a dit : « Nous avons combattu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), accompagnés de plusieurs Bédouins. Nous nous sommes précipités vers un point d'eau, précédés par les Bédouins. L'un d'eux, en tête, remplit le lac, l'entoure de pierres et y dépose des peaux en attendant l'arrivée de ses compagnons. » Zayd bin Arqam a poursuivi : « Un Ansar s'approcha alors du Bédouin et desserra les rênes de son chameau pour qu'il puisse boire. Le Bédouin, refusant, enleva les pierres qui entouraient le point d'eau, puis, saisissant un morceau de bois, frappa l'Ansar à la tête et le blessa. » Il se rendit ensuite auprès d'Abdullah ibn Ubai, le chef des hypocrites, dont il avait été auparavant ami, et lui raconta son histoire. Abdullah ibn Ubai se mit en colère et dit : « Ne donnez pas de provisions à ceux qui accompagnent le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) tant qu'ils ne se seront pas dispersés (qu'ils ne l'auront pas quitté) (il faisait référence aux Bédouins). » Ils servirent le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) pendant qu'ils mangeaient. Abdullah ibn Ubai dit alors : « Lorsqu'ils se furent dispersés du côté de Muhammad, ils revinrent auprès de lui avec de la nourriture jusqu'à ce que lui et ses compagnons aient fini de manger. » Puis Abdullah ibn Ubai dit à ses amis : « En vérité, si nous étions retournés à Médine, les forts en auraient chassé les faibles. » Zayd dit : « À ce moment-là, j'étais sur le dos du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et j'entendis Abdullah ibn Ubai. J'en informai alors mon oncle, qui alla le rapporter au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). » Alors le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) lui envoya un messager (Ubbay), mais il jura et nia les faits. Zayd dit : « Mon oncle vint alors me trouver et me dit : “Tu ne souhaites rien d'autre que la colère du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et des musulmans, qui te mentiront.” » Zayd dit : « Je ressentis alors une tristesse que personne d'autre ne partageait. » Il dit : « Lors d'un voyage avec le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), j'étais accablé de tristesse et somnolais. Soudain, le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) vint à moi, me pinça les oreilles et se mit à rire. Je n'aurais pas voulu que ma joie de ce moment soit échangée contre la vie éternelle sur terre. » Abou Bakr me rencontra alors et me demanda : « Que t'a dit le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) ? » Je répondis : Il ne m'a rien dit, il m'a juste pincé l'oreille, a ri au nez et m'a dit : « Courage ! » Ensuite, Umar m'a rencontré et je lui ai raconté ce que j'avais dit à Abou Bakr. Le lendemain matin, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a récité la sourate Al-Munafiqun. Abou Issa a dit : « Ce hadith est authentique et bon (hasan). »

EXPLICATION DES VERSETS SUR LA REPENTANCE DE DEUX FEMMES PROPHÈTES

Imam Tirmidzi : 3236

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ أَنْبَأَنَا شُعْبَةُ عَنْ الْحَكَمِ بْنِ عُتَيْبَةَ قَال سَمِعْتُ مُحَمَّدَ بْنَ كَعْبٍ الْقُرَظِيَّ مُنْذُ أَرْبَعِينَ سَنَةً يُحَدِّثُ عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُأَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَيٍّ قَالَ فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ{ لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الْأَعَزُّ مِنْهَا الْأَذَلَّ }قَالَ فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَحَلَفَ مَا قَالَهُ فَلَامَنِي قَوْمِي وَقَالُوا مَا أَرَدْتَ إِلَّا هَذِهِ فَأَتَيْتُ الْبَيْتَ وَنِمْتُ كَئِيبًا حَزِينًا فَأَتَانِي النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَوْ أَتَيْتُهُ فَقَالَ إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ قَالَ فَنَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةَ{ هُمْ الَّذِينَ يَقُولُونَ لَا تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا }قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a été rapporté que [Muhammad bin Basysyar] nous a rapporté qu'[Ibn Abu 'Adi] nous a rapporté qu'[Syu'bah] nous a rapporté d'après [Al Hakam bin 'Utaibah], qui a dit : « J'ai entendu [Muhammad bin Ka' bin Al Qurazhi] pendant quarante ans rapporter d'après [Zaid bin Arqam] (qu'Allah l'agrée) qu'Abdullah bin Ubai avait dit pendant la guerre de Tabuk : « En vérité, si nous étions retournés à Médine, les forts en auraient chassé les faibles. » Zaid bin Arqam a dit : « Je suis alors allé trouver le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et je lui ai rapporté cela. Abdullah bin Ubai a juré qu'il n'avait pas dit cela. Alors, mon peuple m'a reproché et a dit : « Tu ne fais que répandre des ragots. » Je suis alors rentré chez moi et me suis endormi, très triste. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a alors dit : « En vérité, Allah t'a justifié. » Zayd dit ; puis ce verset fut révélé : « Ce sont les gens qui ont dit : Ne faites pas de provisions aux gens (Muhajirin) qui étaient auprès du Messager d'Allah jusqu'à ce qu'ils se dispersent (qu'ils s'éloignent du Messager d'Allah). » (QS. Almunafiqun 7). Abu Isa dit : Ce hadith est un hadith hasan authentique.

INTERDICTION DE POURSUIVRE LE FANATISME DE JAHILIYAH

Imam Tirmidzi : 3237

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ يَقُولُكُنَّا فِي غَزَاةٍ قَالَ سُفْيَانُ يَرَوْنَ أَنَّهَا غَزْوَةُ بَنِي الْمُصْطَلِقِ فَكَسَعَ رَجُلٌ مِنْ الْمُهَاجِرِينَ رَجُلًا مِنْ الْأَنْصَارِ فَقَالَ الْمُهَاجِرِيُّ يَالِلْمُهَاجِرِينَ وَقَالَ الْأَنْصَارِيُّ يَالِلْأَنْصَارِ فَسَمِعَ ذَلِكَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ مَا بَالُ دَعْوَى الْجَاهِلِيَّةِ قَالُوا رَجُلٌ مِنْ الْمُهَاجِرِينَ كَسَعَ رَجُلًا مِنْ الْأَنْصَارِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ دَعُوهَا فَإِنَّهَا مُنْتِنَةٌ فَسَمِعَ ذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَيٍّ ابْنُ سَلُولٍ فَقَالَ أَوَقَدْ فَعَلُوهَا وَاللَّهِ لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الْأَعَزُّ مِنْهَا الْأَذَلَّ فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ دَعْنِي أَضْرِبْ عُنُقَ هَذَا الْمُنَافِقِ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ دَعْهُ لَا يَتَحَدَّثُ النَّاسُ أَنَّ مُحَمَّدًا يَقْتُلُ أَصْحَابَهُ وَقَالَ غَيْرُ عَمْرٍو فَقَالَ لَهُ ابْنُهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ وَاللَّهِ لَا تَنْقَلِبُ حَتَّى تُقِرَّ أَنَّكَ الذَّلِيلُ وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْعَزِيزُ فَفَعَلَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Ibn Abu Umar nous a rapporté que Sufyan tenait de 'Amr bin Dinar qu'il avait entendu Jabir bin Abdullah dire : « Nous sommes en guerre. » Sufyan répondit : « Comme ils s'en souviennent, il s'agissait de la guerre des Bani Al Mushthaliq. Un Muhajirin frappa alors les fesses d'un Ansar. Le Muhajir s'écria : « Ô gens des Muhajirin ! » Les Ansar répondirent : « Ô gens des Ansar ! » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) entendit cela et dit : « Pourquoi propage-t-on encore l'ignorance ? » Ils répondirent : « En réalité, un Muhajirin a frappé les fesses d'un Ansar. » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit alors : « Laissez tomber, car c'est une chose pourrie. » Abdullah bin Ubai bin Salul entendit cela et dit : Ont-ils agi ainsi ? Par Allah, quand nous retournerons à Médine, les forts en chasseront assurément les faibles. Alors Umar dit : « Ô Messager d'Allah, permets-moi de frapper cet hypocrite au cou. » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit alors : « Laisse-le, de peur que l'on dise que Muhammad a tué son compagnon. » Quelqu'un d'autre qu'Amr prit la parole ; puis son fils, Abdullah ibn Abdullah, dit : « Par Allah, tu ne reviendras pas tant que tu n'auras pas reconnu ta bassesse, tandis que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) est un homme noble. » Et il fit ainsi. Abou Issa dit : « Ce hadith est un hadith hasan sahih. »

MENACES POUR CEUX QUI N'ACCOMPLISSENT PAS LE HAJJ ET LA ZAKAT

Imam Tirmidzi : 3238

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا جَعْفَرُ بْنُ عَوْنٍ أَخْبَرَنَا أَبُو جَنَابٍ الْكَلْبِيُّ عَنْ الضَّحَّاكِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَمَنْ كَانَ لَهُ مَالٌ يُبَلِّغُهُ حَجَّ بَيْتِ رَبِّهِ أَوْ تَجِبُ عَلَيْهِ فِيهِ الزَّكَاةُ فَلَمْ يَفْعَلْ يَسْأَلْ الرَّجْعَةَ عِنْدَ الْمَوْتِ فَقَالَ رَجُلٌ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ اتَّقِ اللَّهَ إِنَّمَا يَسْأَلُ الرَّجْعَةَ الْكُفَّارُ قَالَ سَأَتْلُو عَلَيْكَ بِذَلِكَ قُرْآنًا{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تُلْهِكُمْ أَمْوَالُكُمْ وَلَا أَوْلَادُكُمْ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ وَمَنْ يَفْعَلْ ذَلِكَ فَأُولَئِكَ هُمْ الْخَاسِرُونَ وَأَنْفِقُوا مِنْ مَا رَزَقْنَاكُمْ مِنْ قَبْلِ أَنْ يَأْتِيَ أَحَدَكُمْ الْمَوْتُ إِلَى قَوْلِهِ وَاللَّهُ خَبِيرٌ بِمَا تَعْمَلُونَ }قَالَ فَمَا يُوجِبُ الزَّكَاةَ قَالَ إِذَا بَلَغَ الْمَالُ مِائَتَيْ دِرْهَمٍ فَصَاعِدًا قَالَ فَمَا يُوجِبُ الْحَجَّ قَالَ الزَّادُ وَالْبَعِيرُحَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ عَنْ الثَّوْرِيِّ عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي حَيَّةَ عَنْ الضَّحَّاكِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِنَحْوِهِ و قَالَ هَكَذَا رَوَى سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ وَغَيْرُ وَاحِدٍ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ أَبِي جَنَابٍ عَنْ الضَّحَّاكِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ قَوْلَهُ وَلَمْ يَرْفَعُوهُ وَهَذَا أَصَحُّ مِنْ رِوَايَةِ عَبْدِ الرَّزَّاقِ وَأَبُو جَنَابٍ اسْمُهُ يَحْيَى بْنُ أَبِي حَيَّةَ وَلَيْسَ هُوَ بِالْقَوِيِّ فِي الْحَدِيثِ

Il nous a rapporté qu'Abdu bin Humaid nous a rapporté que Ja'far bin 'Aun nous a rapporté qu'Abu Janab Al Kalbi nous a rapporté, d'après Adh Dhahhak, d'après Ibn Abbas (qu'Allah l'agrée). Il a dit : « Quiconque possède des biens et les utilise pour accomplir le Hajj à la Maison d'Allah (la Kaaba) ou pour s'acquitter de la zakat, mais ne le fait pas, demandera assurément à revenir en ce monde après sa mort. » Alors quelqu'un dit : « Ô Ibn Abbas, crains Allah, car seuls les mécréants demandent à revenir en ce monde. » Il répondit : Je vais vous réciter le Coran à ce sujet : « Ô vous qui croyez ! Ne laissez pas vos biens et vos enfants vous détourner du souvenir d'Allah. Quiconque agit ainsi est perdant. Dépensez une partie de ce que Nous vous avons accordé avant que la mort ne vous surprenne. » Puis il dit : « Ô mon Seigneur, pourquoi ne retardes-Tu pas ma mort jusqu'à un avenir proche, afin que je puisse faire l'aumône et être parmi les pieux ? » Et Allah ne retarde jamais la mort d'une personne lorsque son heure est venue. Et Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » (Sourate Al-Munafiqun, verset 9-11). Il demanda : « Alors, qu'est-ce qui rend la zakat obligatoire ? » Ibn Abbas répondit : « Si les biens ont atteint plus de deux cents dirhams. » L'homme demanda : « Qu'est-ce qui rend le Hajj obligatoire ? » Ibn Abbas répondit : « La possession de provisions et de chameaux (véhicules). » Il nous a rapporté qu'Abdu bin Humaid nous l'a rapporté d'après Ats Tsauri, d'après Yahya bin Abu Hayyah, d'après Adh Dhahhak, d'après Ibn Abbas, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Et Abdur Razzaq a dit : « Ainsi, Sufyan bin 'Uyainah et plusieurs autres ont rapporté ce hadith d'après Abu Janab, d'après Adh Dhahhak, d'après Ibn Abbas, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), exactement de la même manière. » Il a ajouté : « C'est ainsi que Sufyan bin 'Uyainah et plusieurs autres ont rapporté ce hadith d'après Abu Janab, d'après Adh Dhahhak, d'après Ibn Abbas, et il ne les a pas compris. » Ce récit est plus authentique que celui d'Abdur Razzaq. Le nom d'Abu Janab est Yahya bin Abu Hayyah, ce n'est pas une personne qui excelle dans le domaine des hadiths.

MESSAGE AUX CROYANTS SUR LES FAMILLES ENNEMIES

Imam Tirmidzi : 3239

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ حَدَّثَنَا سِمَاكُ بْنُ حَرْبٍ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍوَسَأَلَهُ رَجُلٌ عَنْ هَذِهِ الْآيَةِ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ وَأَوْلَادِكُمْ عَدُوًّا لَكُمْ فَاحْذَرُوهُمْ }قَالَ هَؤُلَاءِ رِجَالٌ أَسْلَمُوا مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ وَأَرَادُوا أَنْ يَأْتُوا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَبَى أَزْوَاجُهُمْ وَأَوْلَادُهُمْ أَنْ يَدَعُوهُمْ أَنْ يَأْتُوا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمَّا أَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَأَوْا النَّاسَ قَدْ فَقُهُوا فِي الدِّينِ هَمُّوا أَنْ يُعَاقِبُوهُمْ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ وَأَوْلَادِكُمْ عَدُوًّا لَكُمْ فَاحْذَرُوهُمْ }الْآيَةَقَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Il nous a été rapporté que [Muhammad bin Yahya] nous a rapporté que [Muhammad bin Yusuf] nous a rapporté que [Israil] nous a rapporté que [Simak bin Harb] d'après [Ikrimah] d'après [Ibn Abbas], interrogé par un homme au sujet de ce verset : « Ô vous qui croyez ! Parmi vos épouses et vos enfants, il en est qui vous sont ennemis. Prenez donc garde à eux. » (Sourate Attaghabun, verset 14). Il expliqua qu'il s'agissait d'habitants de La Mecque convertis à l'islam, désireux de rencontrer le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Leurs épouses et leurs enfants, réticents à l'idée de rester, les accompagnèrent. Après leur visite, constatèrent l'intelligence et la connaissance religieuse des habitants, qui projetaient de punir leurs femmes et leurs enfants. C'est ainsi que ce verset fut révélé : « Ô vous qui croyez ! Parmi vos épouses et vos enfants, il en est qui vous sont ennemis. Prenez donc garde à eux. » (Sourate Attaghabun, verset 14). Abou Isa a dit : Ce hadith est un hadith authentique Hasan.

EXPLICATION DES VERSETS SUR LA REPENTANCE DES FEMMES DU PROPHÈTE

Imam Tirmidzi : 3240

حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ عَنْ مَعْمَرٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ قَال سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا يَقُولُلَمْ أَزَلْ حَرِيصًا أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ عَنْ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ{ إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا }حَتَّى حَجَّ عُمَرُ وَحَجَجْتُ مَعَهُ فَصَبَبْتُ عَلَيْهِ مِنْ الْإِدَاوَةِ فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنْ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اللَّتَانِ قَالَ اللَّهُ{ إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا وَإِنْ تَظَاهَرَا عَلَيْهِ فَإِنَّ اللَّهَ هُوَ مَوْلَاهُ }فَقَالَ لِي وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ قَالَ الزُّهْرِيُّ وَكَرِهَ وَاللَّهِ مَا سَأَلَهُ عَنْهُ وَلَمْ يَكْتُمْهُ فَقَالَ هِيَ عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ قَالَ ثُمَّ أَنْشَأَ يُحَدِّثُنِي الْحَدِيثَ فَقَالَ كُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ فَتَغَضَّبْتُ عَلَى امْرَأَتِي يَوْمًا فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ مِنْ ذَلِكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ قَالَ فَقُلْتُ فِي نَفْسِي قَدْ خَابَتْ مَنْ فَعَلَتْ ذَلِكَ مِنْهُنَّ وَخَسِرَتْ قَالَ وَكَانَ مَنْزِلِي بِالْعَوَالِي فِي بَنِي أُمَيَّةَ وَكَانَ لِي جَارٌ مِنْ الْأَنْصَارِ كُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَيَنْزِلُ يَوْمًا فَيَأْتِينِي بِخَبَرِ الْوَحْيِ وَغَيْرِهِ وَأَنْزِلُ يَوْمًا فَآتِيهِ بِمِثْلِ ذَلِكَ قَالَ وَكُنَّا نُحَدِّثُ أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ الْخَيْلَ لِتَغْزُوَنَا قَالَ فَجَاءَنِي يَوْمًا عِشَاءً فَضَرَبَ عَلَى الْبَابِ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ قُلْتُ أَجَاءَتْ غَسَّانُ قَالَ أَعْظَمُ مِنْ ذَلِكَ طَلَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نِسَاءَهُ قَالَ فَقُلْتُ فِي نَفْسِي قَدْ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ قَدْ كُنْتُ أَظُنُّ هَذَا كَائِنًا قَالَ فَلَمَّا صَلَّيْتُ الصُّبْحَ شَدَدْتُ عَلَيَّ ثِيَابِي ثُمَّ انْطَلَقْتُ حَتَّى دَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَإِذَا هِيَ تَبْكِي فَقُلْتُ أَطَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ لَا أَدْرِي هُوَ ذَا مُعْتَزِلٌ فِي هَذِهِ الْمَشْرَبَةِ قَالَ فَانْطَلَقْتُ فَأَتَيْتُ غُلَامًا أَسْوَدَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ قَالَ فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَيَّ قَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا قَالَ فَانْطَلَقْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ فَإِذَا حَوْلَ الْمِنْبَرِ نَفَرٌ يَبْكُونَ فَجَلَسْتُ إِلَيْهِمْ ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَأَتَيْتُ الْغُلَامَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَيَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا قَالَ فَانْطَلَقْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ أَيْضًا فَجَلَسْتُ ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَأَتَيْتُ الْغُلَامَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَيَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا قَالَ فَوَلَّيْتُ مُنْطَلِقًا فَإِذَا الْغُلَامُ يَدْعُونِي فَقَالَ ادْخُلْ فَقَدْ أُذِنَ لَكَ فَدَخَلْتُ فَإِذَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مُتَّكِئٌ عَلَى رَمْلِ حَصِيرٍ قَدْ رَأَيْتُ أَثَرَهُ فِي جَنْبَيْهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ قَالَ لَا قُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ لَقَدْ رَأَيْتُنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ فَتَغَضَّبْتُ يَوْمًا عَلَى امْرَأَتِي فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَأَنْكَرْتُ ذَلِكَ فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ قَالَ فَقُلْتُ لِحَفْصَةَ أَتُرَاجِعِينَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ نَعَمْ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَانَا الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ فَقُلْتُ قَدْ خَابَتْ مَنْ فَعَلَتْ ذَلِكَ مِنْكُنَّ وَخَسِرَتْ أَتَأْمَنُ إِحْدَاكُنَّ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ عَلَيْهَا لِغَضَبِ رَسُولِهِ فَإِذَا هِيَ قَدْ هَلَكَتْ فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ فَقُلْتُ لِحَفْصَةَ لَا تُرَاجِعِي رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَلَا تَسْأَلِيهِ شَيْئًا وَسَلِينِي مَا بَدَا لَكِ وَلَا يَغُرَّنَّكِ إِنْ كَانَتْ صَاحِبَتُكِ أَوْسَمَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ فَتَبَسَّمَ أُخْرَى فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَسْتَأْنِسُ قَالَ نَعَمْ قَالَ فَرَفَعْتُ رَأْسِي فَمَا رَأَيْتُ فِي الْبَيْتِ إِلَّا أُهُبَةً ثَلَاثَةً قَالَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يُوَسِّعَ عَلَى أُمَّتِكَ فَقَدْ وَسَّعَ عَلَى فَارِسَ وَالرُّومِ وَهُمْ لَا يَعْبُدُونَهُ فَاسْتَوَى جَالِسًا فَقَالَ أَفِي شَكٍّ أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلَتْ لَهُمْ طَيِّبَاتُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا قَالَ وَكَانَ أَقْسَمَ أَنْ لَا يَدْخُلَ عَلَى نِسَائِهِ شَهْرًا فَعَاتَبَهُ اللَّهُ فِي ذَلِكَ وَجَعَلَ لَهُ كَفَّارَةَ الْيَمِينِقَالَ الزُّهْرِيُّ فَأَخْبَرَنِي عُرْوَةُ عَنْ عَائِشَةَ قَالَتْ فَلَمَّا مَضَتْ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ دَخَلَ عَلَيَّ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَدَأَ بِي قَالَ يَا عَائِشَةُ إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ شَيْئًا فَلَا تَعْجَلِي حَتَّى تَسْتَأْمِرِي أَبَوَيْكِ قَالَتْ ثُمَّ قَرَأَ هَذِهِ الْآيَةَ{ يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لِأَزْوَاجِكَ }الْآيَةَ قَالَتْ عَلِمَ وَاللَّهِ أَنَّ أَبَوَيَّ لَمْ يَكُونَا يَأْمُرَانِي بِفِرَاقِهِ فَقُلْتُ أَفِي هَذَا أَسْتَأْمِرُ أَبَوَيَّ فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الْآخِرَةَ قَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي أَيُّوبُ أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ لَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَا تُخْبِرْ أَزْوَاجَكَ أَنِّي اخْتَرْتُكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّمَا بَعَثَنِي اللَّهُ مُبَلِّغًا وَلَمْ يَبْعَثْنِي مُتَعَنِّتًا قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ قَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ

Il nous a rapporté qu'Abdu bin Humaid nous l'a rapporté d'après Ma'mar, qui l'a rapporté d'après Az Zuhri, qui l'a rapporté d'après Ubaidullah bin Abudullah bin Abu Tsaur. Il a dit : « J'ai entendu Ibn Abbas (qu'Allah l'agrée) dire : J'étais toujours impatient d'interroger Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), à propos desquelles Allah (Exalté soit-Il) a dit : « Si vous vous repentez tous deux auprès d'Allah, alors vos cœurs s'inclineront (vers le bien). » (Sourate Attahrim, verset 4). Umar accomplit le Hajj, et je l'accomplis avec lui. Je versai alors de l'eau du réservoir pour le purifier, puis il fit ses ablutions. Je dis : Ô émir des croyants ! » Qui étaient les deux femmes parmi les épouses du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dont Allah a dit : « Si vous vous repentez toutes deux auprès d'Allah, alors vos cœurs s'inclineront (vers le bien). » (Sourate Attahrim, verset 4) ? Umar me dit alors : « Tu es étrange, ô Ibn Abbas ! » Az-Zuhri répondit : « Par Allah, il n'était pas satisfait de sa question, mais il ne le cacha pas. Il dit : « Ce sont Aïcha et Hafsha. » Ibn Abbas poursuivit : « Puis il commença à me raconter un hadith : « Auparavant, nous, les Qurayshites, contrôlions les épouses. Puis, après notre arrivée à Médine, nous avons constaté que les gens étaient en réalité contrôlés par leurs épouses. Nos femmes commencèrent alors à apprendre des autres. Un jour, je me suis mis en colère contre ma femme, qui s'est disputée avec moi et m'a demandé : « Que nies-tu à ce sujet ? » Par Allah, les épouses du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) avaient aussi des « dialogues et débats animés » avec lui, et l'une d'elles, ce jour-là, le quitta même jusqu'au soir. Umar dit : « Alors je me suis dit : Malheureux est celui qui agit ainsi parmi elles, et c'est une perte pour lui. » Umar dit : « Ma maison se trouvait alors dans un village appelé Aliyah, parmi les Omeyyades. J'avais un voisin parmi les Ansar, et nous avions l'habitude de rencontrer le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) à tour de rôle. Un jour, il vint me voir avec des nouvelles de révélations, et d'autres choses. Et le lendemain, je revins le voir avec quelque chose de semblable. » Umar dit : « À ce moment-là, nous parlions gaiement du roi Ghassan qui ferrait ses chevaux pour nous combattre. » Il dit : « Puis, le voisin vint me voir la nuit et frappa à la porte. Je sortis pour l'accueillir, et il me dit : « Il s'est passé quelque chose d'important. » Je répondis : Ghassan est-il venu ? Il répondit : « C'est bien plus grave. Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a divorcé de ses épouses. » Umar dit : « Je me suis alors dit : Hafshah était blessé et désemparé, je m'y attendais. » Umar poursuivit : « Après avoir accompli la prière de Fajr, j'ai resserré mes vêtements puis je suis allé voir Hafshah. Il pleurait, alors je lui ai demandé : « Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) t'a-t-il divorcé ? » Il répondit : « Je ne sais pas, il était seul dans cette pièce haute. » Umar poursuivit : « Je suis alors allé trouver un esclave noir et je lui ai dit : "Demande la permission à Umar." Umar entra et sortit pour me voir et me dit : "Je t'ai mentionné, mais il n'a rien dit." Je suis parti, mais soudain l'esclave m'a appelé et m'a dit : "Entre ! Tu as reçu la permission." Je suis donc entré, et j'ai vu le Prophète appuyé sur la natte. J'ai aperçu les marques sur son flanc, et j'ai dit : » Ô Messager d'Allah, divorcez-vous de vos épouses ? Il répondit : « Non. » Je dis alors : « Allahu akbar ! Ô Messager d'Allah, j'ai vu que nous, les Quraysh, dominions les femmes. Puis, arrivés à Médine, nous avons trouvé un peuple dominé par ses épouses. Nos femmes ont alors commencé à s'inspirer des leurs. Un jour, je me suis mis en colère contre ma femme, et elle m'a renié jusqu'à ce que je le fasse à mon tour. Elle m'a alors demandé : « Que renie-t-elle ? » Par Allah, en vérité, les épouses du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) l'ont renié, et l'une d'elles l'a même quitté aujourd'hui jusqu'au soir. » Umar dit : « Je demandai alors à Hafsha : “Renies-tu le Messager d'Allah ?” Il répondit : “Oui, et l'une d'entre nous l'a quitté jusqu'au soir.” Je dis alors : “Malheureux est celui d'entre vous qui agit ainsi et qui en subit les conséquences. Y a-t-il parmi vous quelqu'un à l'abri de la colère d'Allah à cause de la colère de Son Messager ?” » Il s'avéra qu'il était attristé. Alors le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) sourit. Umar dit : « Je dis alors à Hafsha : Ne discute pas avec le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et ne lui demande rien. Demande-moi ce que tu désires. Ne te laisse pas influencer par la beauté de ton amie, ni par le fait qu'elle soit plus aimée du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). » Umar dit : « Il sourit de nouveau. Je dis alors : Ô Messager d'Allah, puis-je te demander la permission de parler ? » Il répondit : « Oui. » Umar dit : « Je levai alors la tête et ne vis dans la maison que trois appareils ménagers. » Umar dit : « Je dis alors : Ô Messager d'Allah, prie pour qu'Allah soulage ton peuple. Certes, Allah a soulagé les Perses et les Romains alors qu'ils ne L'adoraient pas. » Il se redressa et dit : « As-tu des doutes, ô Ibn Al-Khathab ? Ce sont des gens qui ont hâté leurs bonnes actions dans ce monde. » Umar dit : Il avait fait vœu de ne pas voir ses épouses pendant un mois, mais Allah le réprimanda pour cela et lui demanda de s'acquitter de la kafara en raison d'un serment. Az-Zuhri dit : « On m'a rapporté ['Urwah] de la part d'Aïcha. Vingt-neuf jours plus tard, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) me rencontra et commença par me dire : "Ô Aïcha, je vais te dire quelque chose. Ne sois pas pressée, demande d'abord conseil à tes parents." » Aïcha répondit : Il récita ensuite ce verset : « Ô Prophète, dis à tes épouses : “Si vous convoitez toutes la vie de ce monde et ses joyaux, permettez-moi de vous accorder le mariage temporaire (mut’ah) et de divorcer de manière harmonieuse.” (Sourate Al-Ahzab, verset 28). » Par Allah, il savait déjà que mes parents ne m’avaient pas ordonné de me séparer de lui. Je demandai alors : « Dans ce cas, dois-je demander conseil à mes parents ? En vérité, je ne désire que la protection d’Allah, de Son Messager et de la communauté du village. » [Ma’mar] répondit : « Et il nous a été rapporté [à Ayyub] que [Aïcha] lui a dit : “Ô Messager d’Allah, ne dis pas à tes épouses que je t’ai choisi.” » Ce récit a été rapporté non seulement par Ibn Abbas, mais aussi par d’autres sources.