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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
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Imam Boukhari (الامام البخاري) - 7008 Hadith

LA DÉTERMINATION D'ABU BAKAR À COMBATTRE CEUX QUI SONT RÉTICENTS À PAYER LA ZAKAT

Imam Boukhari : 6741

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا لَيْثٌ عَنْ عُقَيْلٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَلَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَهُ وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنْ الْعَرَبِ قَالَ عُمَرُ لِأَبِي بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ فَمَنْ قَالَ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ إِلَّا بِحَقِّهِ وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ فَقَالَ وَاللَّهِ لَأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عِقَالًا كَانُوا يُؤَدُّونَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهِفَقَالَ عُمَرُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلَّا أَنْ رَأَيْتُ اللَّهَ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ قَالَ ابْنُ بُكَيْرٍ وَعَبْدُ اللَّهِ عَنْ اللَّيْثِ عَنَاقًا وَهُوَ أَصَحُّ

Il nous a été rapporté [Qutaibah bin Sa'id] nous a rapporté [Laits] d'après [Uqail] d'après [Az Zuhri] m'a rapporté [Ubaidullah bin Abdullah bin Utbah] d'après [Abu Hurairah] a dit : « Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) mourut et qu'Abu Bakr fut nommé calife par la suite, et que certains Arabes retournèrent aux infidèles, [Umar] dit à [Abu Bakr] : « Comment combats-tu les gens alors que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : « La ilaha illallah ». Quiconque dit « La ilaha illallah » signifie qu'il m'a refusé sa vie et son sang, sauf pour des raisons légitimes, et le jugement appartient à Allah. » Alors Abu Bakr dit : « Par Allah, je combattrai véritablement quiconque dissocie la prière et la zakat. En vérité, la zakat est une richesse légitime. Par Allah, si S'ils m'avaient empêché de payer le chameau qu'ils avaient versé au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), je les aurais combattus, car je les en avais empêchés. » Puis [Umar] dit : « Par Allah, il n'y avait plus d'autre opinion que celle-ci : j'ai vu qu'Allah avait ouvert la poitrine d'Abu Bakr pour le combat, et j'ai compris qu'il avait raison. » [Ibn Bukair] et [Abdullah] l'ont rapporté d'après [Al Laith] avec la formulation « 'inaaq » et non « 'iqaal », bien que le sens soit le même, chameau, et cette version est plus authentique.

COMPORTEMENTS ENVERS LES DIRIGEANTS

Imam Boukhari : 6742

حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ عَنْ يُونُسَ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ حَدَّثَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَقَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنِ بْنِ حُذَيْفَةَ بْنِ بَدْرٍ فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أَخِيهِ الْحُرِّ بْنِ قَيْسِ بْنِ حِصْنٍ وَكَانَ مِنْ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمَرُ وَكَانَ الْقُرَّاءُ أَصْحَابَ مَجْلِسِ عُمَرَ وَمُشَاوَرَتِهِ كُهُولًا كَانُوا أَوْ شُبَّانًا فَقَالَ عُيَيْنَةُ لِابْنِ أَخِيهِ يَا ابْنَ أَخِي هَلْ لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الْأَمِيرِ فَتَسْتَأْذِنَ لِي عَلَيْهِ قَالَ سَأَسْتَأْذِنُ لَكَ عَلَيْهِ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَاسْتَأْذَنَ لِعُيَيْنَةَ فَلَمَّا دَخَلَ قَالَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ وَاللَّهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ وَمَا تَحْكُمُ بَيْنَنَا بِالْعَدْلِ فَغَضِبَ عُمَرُ حَتَّى هَمَّ بِأَنْ يَقَعَ بِهِ فَقَالَ الْحُرُّ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَالَ لِنَبِيِّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ{ خُذْ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنْ الْجَاهِلِينَ }وَإِنَّ هَذَا مِنْ الْجَاهِلِينَ فَوَاللَّهِ مَا جَاوَزَهَا عُمَرُ حِينَ تَلَاهَا عَلَيْهِ وَكَانَ وَقَّافًا عِنْدَ كِتَابِ اللَّهِ

Il m'a été rapporté qu'Ismaïl m'a rapporté d'après Ibn Wahb, d'après Yunus, d'après Ibn Shihab, d'après Ubaidullah bin Abdullah bin Utbah, qu'Abdullah bin Abbas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Uyainah bin Hishn bin Khudaifah bin Badr vint s'arrêter pour rencontrer le fils de son frère (son neveu), Al Hurr bin Qais bin Hishn. Ce dernier faisait partie d'un groupe de personnes toujours sollicitées par Umar, le Qurra' (expert en lecture du Coran), et qui assistaient toujours aux conseils et délibérations d'Umar, qu'il fût adulte ou jeune. Uyainah dit alors à son neveu : « Ô mon neveu, es-tu si proche de cet émir que tu puisses lui demander la permission de le rencontrer ? » Uyainah obtint la permission. Lorsqu'Uyainah rencontra Umar, il dit : « Ô Ibn al-Khattab, par « Ô Allah, Tu ne nous as pas accordé beaucoup, et Tu n'as pas été juste entre nous. » Soudain, Umar se mit en colère et voulut le punir. Mais Uyainah dit : « Épargne-moi de ton châtiment, ô émir des croyants, car Allah a dit à Son Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : « Pardonne, agis avec sagesse et détourne-toi des ignorants » (Sourate Al-A'raf, verset 199). Un tel châtiment est digne des insensés. Par Allah, Umar n'exécuta pas son châtiment lorsque Uyainah le lui lut. Umar est un homme qui s'attache toujours au Livre d'Allah. »

LE PROPHÈTE REGARDE PAR DERRIÈRE PENDANT LA PRIÈRE

Imam Boukhari : 6743

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ عَنْ مَالِكٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا أَنَّهَا قَالَتْ أَتَيْتُ عَائِشَةَ حِينَ خَسَفَتْ الشَّمْسُ وَالنَّاسُ قِيَامٌ وَهِيَ قَائِمَةٌ تُصَلِّي فَقُلْتُ مَا لِلنَّاسِ فَأَشَارَتْ بِيَدِهَا نَحْوَ السَّمَاءِ فَقَالَتْ سُبْحَانَ اللَّهِ فَقُلْتُ آيَةٌ قَالَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ نَعَمْ فَلَمَّا انْصَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ مَا مِنْ شَيْءٍ لَمْ أَرَهُ إِلَّا وَقَدْ رَأَيْتُهُ فِي مَقَامِي هَذَا حَتَّى الْجَنَّةَ وَالنَّارَ وَأُوحِيَ إِلَيَّ أَنَّكُمْ تُفْتَنُونَ فِي الْقُبُورِ قَرِيبًا مِنْ فِتْنَةِ الدَّجَّالِ فَأَمَّا الْمُؤْمِنُ أَوْ الْمُسْلِمُ لَا أَدْرِي أَيَّ ذَلِكَ قَالَتْ أَسْمَاءُ فَيَقُولُ مُحَمَّدٌ جَاءَنَا بِالْبَيِّنَاتِ فَأَجَبْنَاهُ وَآمَنَّا فَيُقَالُ نَمْ صَالِحًا عَلِمْنَا أَنَّكَ مُوقِنٌ وَأَمَّا الْمُنَافِقُ أَوْ الْمُرْتَابُ لَا أَدْرِي أَيَّ ذَلِكَ قَالَتْ أَسْمَاءُ فَيَقُولُ لَا أَدْرِي سَمِعْتُ النَّاسَ يَقُولُونَ شَيْئًا فَقُلْتُهُ

D'après Abdullah ibn Maslamah, qui tenait cela de Malik, qui tenait cela de Hisyam ibn Urwah, qui tenait cela de Fatimah bint al-Mundzir, qui tenait cela d'Asma bint Abou Bakr (qu'Allah les agrée), il a dit : « Je suis arrivé auprès d'Aïcha lors d'une éclipse de soleil. Les gens priaient, et elle-même priait. Je lui ai demandé : « Pourquoi les gens prient-ils ? » Aïcha a alors fait un geste de la main vers le ciel et a dit : « Subhanallah ! » J'ai demandé : « Est-ce une éclipse ? » Il a répondu en hochant la tête vers la droite. Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) eut terminé sa prière, il adora et loua Allah, puis dit : « Il n'y a rien que je n'aie jamais vu, en dehors de ce que j'ai vu ici-bas, jusqu'au ciel et en enfer. » Il m'a été révélé que vous serez mis à l'épreuve dans la tombe, près de la calomnie du Dajjal. Quant au croyant ou au musulman – je ne connais pas avec certitude les termes exacts employés par Asma – il dira : « Muhammad est venu à nous avec des preuves évidentes, nous avons répondu à son appel et nous avons cru, jusqu'à ce qu'une voix se fasse entendre : “Dormez en paix, nous savons que vous êtes un homme de foi.” » Quant à l'hypocrite ou au sceptique – je ne sais pas ce qu'Asama a dit – il dira : « Je ne sais pas, j'ai seulement entendu des gens dire quelque chose, puis je l'ai imité. »

ÉVÉNEMENTS PENDANT LA PRIÈRE POUR L'ÉCLIPSE

Imam Boukhari : 6744

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ أَبِي الزِّنَادِ عَنْ الْأَعْرَجِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ دَعُونِي مَا تَرَكْتُكُمْ إِنَّمَا هَلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ بِسُؤَالِهِمْ وَاخْتِلَافِهِمْ عَلَى أَنْبِيَائِهِمْ فَإِذَا نَهَيْتُكُمْ عَنْ شَيْءٍ فَاجْتَنِبُوهُ وَإِذَا أَمَرْتُكُمْ بِأَمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ

Il nous a été dit [Ismail] Il m'a été dit [Malik] d'après [Abu Zinad] d'après [Al A'raj] d'après [Abu Hurairah] d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), il a dit : « Que ce que je vous laisse, ce sont seulement ceux qui vous ont précédés qui ont péri parce qu'ils aimaient remettre en question et contredire leur prophète. Si je vous interdis quelque chose, alors éloignez-vous-en, et si je vous ordonne quelque chose, alors faites-le autant que possible. »

LA LOI DE DEMANDER DEMANDER QUI FAIT INTERDIRE QUELQUE CHOSE

Imam Boukhari : 6745

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ الْمُقْرِئُ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ عَنْ أَبِيهِأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّ أَعْظَمَ الْمُسْلِمِينَ جُرْمًا مَنْ سَأَلَ عَنْ شَيْءٍ لَمْ يُحَرَّمْ فَحُرِّمَ مِنْ أَجْلِ مَسْأَلَتِهِ

Abdullah bin Yazid Al Muqri' nous a dit que Sa'id m'avait dit qu'Uqail me l'avait dit, d'après Ibn Shihab, d'après Amir bin Sa'id bin Abu Waqash, d'après son père, que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Les musulmans dont le péché est le plus grand sont ceux qui posent une question sur quelque chose, et cette chose devient ensuite interdite à cause de leur question, même si elle n'était pas interdite auparavant. »

RECOMMANDATION DE PRIER LA NUIT À LA MAISON POUR PRÉVENIR LA NÉGLIGENCE

Imam Boukhari : 6746

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا عَفَّانُ حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ سَمِعْتُ أَبَا النَّضْرِ يُحَدِّثُ عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اتَّخَذَ حُجْرَةً فِي الْمَسْجِدِ مِنْ حَصِيرٍ فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِيهَا لَيَالِيَ حَتَّى اجْتَمَعَ إِلَيْهِ نَاسٌ ثُمَّ فَقَدُوا صَوْتَهُ لَيْلَةً فَظَنُّوا أَنَّهُ قَدْ نَامَ فَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يَتَنَحْنَحُ لِيَخْرُجَ إِلَيْهِمْ فَقَالَ مَا زَالَ بِكُمْ الَّذِي رَأَيْتُ مِنْ صَنِيعِكُمْ حَتَّى خَشِيتُ أَنْ يُكْتَبَ عَلَيْكُمْ وَلَوْ كُتِبَ عَلَيْكُمْ مَا قُمْتُمْ بِهِ فَصَلُّوا أَيُّهَا النَّاسُ فِي بُيُوتِكُمْ فَإِنَّ أَفْضَلَ صَلَاةِ الْمَرْءِ فِي بَيْتِهِ إِلَّا الصَّلَاةَ الْمَكْتُوبَةَ

Il nous a été dit [Ishaq], il nous a été dit ['Affan], il nous a été dit [Wuhaib], il nous a été dit [Musa bin Uqbah]. J'ai entendu [Abu Nadlr] rapporter de [Busr bin Sa'id] de [Zaid bin Thabit] que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) prit un jour une pièce dans la mosquée à partir d'une natte, puis le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) y pria pendant plusieurs nuits jusqu'à ce que certains des Compagnons se rassemblent autour de lui, puis une nuit, ils n'entendirent pas sa voix, alors ils pensèrent qu'il s'était endormi. Certains Compagnons feignirent alors de tousser afin que le Prophète leur apparaisse. Il leur dit alors : « Je vous vois encore accomplir vos bonnes œuvres (les prières nocturnes), au point de craindre qu’elles ne deviennent obligatoires pour vous. Mais si elles l’étaient, vous ne pourriez les accomplir. Priez, ô gens, dans vos maisons, car la meilleure prière d’une personne est celle qu’elle accomplit chez elle, outre les prières obligatoires. »

AVERTISSEMENT CONCERNANT LES QUESTIONS INUTILES

Imam Boukhari : 6747

حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ عَنْ بُرَيْدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَى الْأَشْعَرِيِّ قَالَسُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ أَشْيَاءَ كَرِهَهَا فَلَمَّا أَكْثَرُوا عَلَيْهِ الْمَسْأَلَةَ غَضِبَ وَقَالَ سَلُونِي فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ أَبِي قَالَ أَبُوكَ حُذَافَةُ ثُمَّ قَامَ آخَرُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ أَبِي فَقَالَ أَبُوكَ سَالِمٌ مَوْلَى شَيْبَةَ فَلَمَّا رَأَى عُمَرُ مَا بِوَجْهِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ الْغَضَبِ قَالَ إِنَّا نَتُوبُ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ

Il nous a été rapporté que [Yusuf bin Musa] nous a rapporté que [Abu Usamah] tenait de [Buraid bin Abu Burdah], qui tenait de [Abu Burdah], qui tenait de [Abu Musa Al Asy'ari], qui a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) fut un jour interrogé sur des choses qui lui déplaisaient. Lorsqu'on lui posa davantage de questions, il se mit en colère et dit : « Interrogez-moi. » Alors quelqu'un se leva et demanda : « Ô Messager d'Allah, qui est mon père ? » Le Messager d'Allah répondit : « Ton père Hudzafah. » Puis un autre homme se leva et demanda : « Ô Messager d'Allah, qui est mon père ? » Le Messager d'Allah répondit : « Ton père Salim, un serviteur de Shaybah. » Lorsque Umar vit le visage du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se crisper de colère, il dit : « Nous nous repentons auprès d'Allah, le Très-Haut. »

PRIÈRE APRÈS PRIÈRE

Imam Boukhari : 6748

حَدَّثَنَا مُوسَى حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ عَنْ وَرَّادٍ كَاتِبِ الْمُغِيرَةِ قَالَ كَتَبَ مُعَاوِيَةُ إِلَى الْمُغِيرَةِاكْتُبْ إِلَيَّ مَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَقُولُ فِي دُبُرِ كُلِّ صَلَاةٍ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ اللَّهُمَّ لَا مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ وَلَا مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ وَلَا يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ وَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّهُ كَانَ يَنْهَى عَنْ قِيلَ وَقَالَ وَكَثْرَةِ السُّؤَالِ وَإِضَاعَةِ الْمَالِ وَكَانَ يَنْهَى عَنْ عُقُوقِ الْأُمَّهَاتِ وَوَأْدِ الْبَنَاتِ وَمَنْعٍ وَهَاتِ

Nous a dit que [Moïse] nous a dit que [Abu 'Awanah] nous a dit [Abdul Malik] du scribe de [Warrad] Mughirah, a dit : « Mu'awiyah a écrit à [Mughirah] : « S'il vous plaît, écrivez-moi tout ce que vous entendez de Rasulullah sallallahu 'alayhi wasallam ! disait toujours la prière : LAA-ILAAHA ILLALLAAH, WAHDAHU LAA SYARIIKA LAHU, LAHUL MULKU WALAHUL HAMDU WAHUWA 'ALAA KULLI SYAI`IN QADIIR, ALLAAHUMMA LAA MAANI'A LIMAA A'THAITA WALAA MU'THIYA LIMAA MANA'TA WALAA YANFA'U DZAL JADDI MINKAL JADDU (Il n'y a pas de dieu qui, à part « D’Allah, point d’associé. À Lui appartient la royauté, à Lui la louange, et Il est Omnipotent. Ô Allah, rien ne peut entraver ce que Tu as accordé, et nul ne peut donner ce que Tu as empêché. Les richesses ne profitent en rien, car de Toi proviennent toutes les richesses. » Et Mughirah a écrit : « Il a interdit de parler sans fondement, de poser trop de questions et de gaspiller les richesses. Il a également interdit de désobéir à sa mère, d’enterrer ses filles vivantes et d’empêcher autrui de profiter des bienfaits reçus. »

INTERDIT DANS LA RELIGION

Imam Boukhari : 6749

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ عَنْ ثَابِتٍ عَنْ أَنَسٍ قَالَكُنَّا عِنْدَ عُمَرَ فَقَالَ نُهِينَا عَنْ التَّكَلُّفِ

Il nous a été raconté par [Sulaiman bin Harb] qui nous a raconté par [Hammad bin Zaid] de [Tsabit] de [Anas] a dit : « Nous étions auprès de [Umar] et il a dit : 'Il nous est interdit d'inventer des choses.'

LE MESSAGE DU PROPHÈTE SUR LE TEMPS DOMESTIQUE ET LA PRINCIPITÉ DE DEMANDER

Imam Boukhari : 6750

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ ح و حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَرَجَ حِينَ زَاغَتْ الشَّمْسُ فَصَلَّى الظُّهْرَ فَلَمَّا سَلَّمَ قَامَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَذَكَرَ السَّاعَةَ وَذَكَرَ أَنَّ بَيْنَ يَدَيْهَا أُمُورًا عِظَامًا ثُمَّ قَالَ مَنْ أَحَبَّ أَنْ يَسْأَلَ عَنْ شَيْءٍ فَلْيَسْأَلْ عَنْهُ فَوَاللَّهِ لَا تَسْأَلُونِي عَنْ شَيْءٍ إِلَّا أَخْبَرْتُكُمْ بِهِ مَا دُمْتُ فِي مَقَامِي هَذَا قَالَ أَنَسٌ فَأَكْثَرَ النَّاسُ الْبُكَاءَ وَأَكْثَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَقُولَ سَلُونِي فَقَالَ أَنَسٌ فَقَامَ إِلَيْهِ رَجُلٌ فَقَالَ أَيْنَ مَدْخَلِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ النَّارُ فَقَامَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُذَافَةَ فَقَالَ مَنْ أَبِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ أَبُوكَ حُذَافَةُ قَالَ ثُمَّ أَكْثَرَ أَنْ يَقُولَ سَلُونِي سَلُونِي فَبَرَكَ عُمَرُ عَلَى رُكْبَتَيْهِ فَقَالَ رَضِينَا بِاللَّهِ رَبًّا وَبِالْإِسْلَامِ دِينًا وَبِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَسُولًا قَالَ فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ قَالَ عُمَرُ ذَلِكَ ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ عُرِضَتْ عَلَيَّ الْجَنَّةُ وَالنَّارُ آنِفًا فِي عُرْضِ هَذَا الْحَائِطِ وَأَنَا أُصَلِّي فَلَمْ أَرَ كَالْيَوْمِ فِي الْخَيْرِ وَالشَّرِّ

Il nous a été raconté par [Abul Yaman] : Il nous a informés [Syu'aib] de [Az Zuhri]. (Dans une autre chaîne, il est mentionné) il m'a été raconté par [Mahmud] : Il nous a raconté [Abdurrazaq] ; il nous a informés [Ma'mar] de [Az Zuhri] ; il m'a rapporté [Anas bin Malik] qu'Allah soit satisfait de lui, le Prophète, que la paix et les bénédictions soient sur lui, est parti lorsque le soleil était incliné, puis il pria la prière du Dhuhr, après avoir terminé le salut il se leva sur le minbar et rappela la fin des temps, il expliqua que de grands événements se produiraient avant la fin du monde, puis dit : « Que ceux qui veulent poser une question, qu'ils le fassent ! Par Allah, vous ne me demandez rien sans que je vous raconte tout tant que je suis à ma place ici. » Anas dit : « Alors les gens pleurèrent en sanglots et le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions soient sur lui, invita à poser davantage de questions : « Posez-moi vos questions ! » Anas continua : « Ensuite, quelqu'un se leva et s'approcha de lui pour demander : 'Où est ma demeure, ô Messager d'Allah ?' Il répondit : 'Tu es en enfer.' Puis Abdullah ibn Khudzaifah se leva et demanda : 'Qui est mon père, ô Messager d'Allah ?' Le Prophète répondit : 'Ton père est Hudzaifah.' Anas poursuivit son récit : 'Le Prophète insistait pour que l'on pose des questions : « Posez-moi des questions, posez-moi des questions. » Puis Umar posa ses deux genoux à terre et dit : « Nous agréons Allah comme Seigneur, l'Islam comme religion et Muhammad, que la paix soit sur lui, comme Messager. » Le Messager d'Allah, que la paix soit sur lui, resta silencieux lorsque Umar prononça ces paroles. Puis le Messager d'Allah, que la paix soit sur lui, dit : « Par Celui en la main de qui se trouve mon âme, on m'a montré le paradis et l'enfer de l'autre côté de ce mur pendant que je priais, et je n'ai jamais vu le bien et le mal comme aujourd'hui.'

LA LOI SUR LES DEMANDES INUTILES EN ISLAM

Imam Boukhari : 6751

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ أَخْبَرَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ أَخْبَرَنِي مُوسَى بْنُ أَنَسٍ قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ قَالَقَالَ رَجُلٌ يَا نَبِيَّ اللَّهِ مَنْ أَبِي قَالَ أَبُوكَ فُلَانٌ وَنَزَلَتْ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَسْأَلُوا عَنْ أَشْيَاءَ }الْآيَةَ

Nous a raconté [Muhammad bin Abdurrahim] Nous a informés [Rauh bin Ubadah] nous a raconté [Syu'bah] m'a informé [Musa bin Anas] a dit : « J'ai entendu [Anas bin Malik] dire : 'Quelqu'un a demandé : 'Ô Nabi d'Allah, qui est mon père ?' Le Messager a répondu : 'Ton père est A.' Puis vint le verset : '(Ô vous qui croyez, ne posez pas de questions sur certaines choses…) (Coran, Al-Maidah : 101)

INTERDICTION DE POSER DES QUESTIONS SUR LA CRÉATION DE DIEU

Imam Boukhari : 6752

حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ صَبَّاحٍ حَدَّثَنَا شَبَابَةُ حَدَّثَنَا وَرْقَاءُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ يَقُولُقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَنْ يَبْرَحَ النَّاسُ يَتَسَاءَلُونَ حَتَّى يَقُولُوا هَذَا اللَّهُ خَالِقُ كُلِّ شَيْءٍ فَمَنْ خَلَقَ اللَّهَ

Al Hasan bin Shabbah nous a dit, Syababah nous a dit, Warqa' nous a dit, d'après Abdullah bin Abdurrahman. J'ai entendu Anas bin Malik dire : « Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Les humains ne cessent de poser des questions jusqu'à ce qu'ils se demandent entre eux : « Allah est le créateur de toutes choses, alors qui a créé Allah ? »

LA LOI DE LA QUESTION AU SUJET DES ESPRITS

Imam Boukhari : 6753

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ بْنِ مَيْمُونٍ حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ إِبْرَاهِيمَ عَنْ عَلْقَمَةَ عَنْ ابْنِ مَسْعُودٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَكُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي حَرْثٍ بِالْمَدِينَةِ وَهُوَ يَتَوَكَّأُ عَلَى عَسِيبٍ فَمَرَّ بِنَفَرٍ مِنْ الْيَهُودِ فَقَالَ بَعْضُهُمْ سَلُوهُ عَنْ الرُّوحِ وَقَالَ بَعْضُهُمْ لَا تَسْأَلُوهُ لَا يُسْمِعُكُمْ مَا تَكْرَهُونَ فَقَامُوا إِلَيْهِ فَقَالُوا يَا أَبَا الْقَاسِمِ حَدِّثْنَا عَنْ الرُّوحِ فَقَامَ سَاعَةً يَنْظُرُ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ يُوحَى إِلَيْهِ فَتَأَخَّرْتُ عَنْهُ حَتَّى صَعِدَ الْوَحْيُ ثُمَّ قَالَ{ وَيَسْأَلُونَكَ عَنْ الرُّوحِ قُلْ الرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّي }

Muhammad ibn Ubaid ibn Maïmoun nous a rapporté, d'après Issa ibn Yunus, d'après Al-A'mash, d'après Ibrahim, d'après Al-Qamah, d'après Ibn Mas'ud (qu'Allah lui fasse miséricorde), disant : « J'étais un jour avec le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dans un jardin de Médine, alors qu'il était appuyé contre le mur. Des Juifs passèrent et certains d'entre eux dirent : « Interrogez-le au sujet de l'esprit ! » D'autres dirent : « Ne l'interrogez pas à ce sujet, car celui que vous haïssez ne peut pas vous écouter. » Mais certains se levèrent et dirent : « Ô Abul Qasim, parle-nous de l'esprit ! » « Puis il resta un moment à observer, puis je sus qu'il recevait une révélation, alors j'essayai de m'éloigner de lui, jusqu'à ce que la révélation cesse, puis il dit en citant le verset : « (Ils t'interrogent sur l'esprit, dis que l'esprit est l'affaire de mon Seigneur) » (Qs. Al Israa` : 85).

TABINOS DE PORTER DES BAGUES EN OR

Imam Boukhari : 6754

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَاتَّخَذَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ فَاتَّخَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَ مِنْ ذَهَبٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنِّي اتَّخَذْتُ خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ فَنَبَذَهُ وَقَالَ إِنِّي لَنْ أَلْبَسَهُ أَبَدًا فَنَبَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَهُمْ

Abu Nu'aim nous a rapporté que Sufyan, d'après Abdullah bin Dinar, d'après Ibn Umar (qu'Allah l'agrée), a dit : « Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) portait une bague en or, puis les compagnons ont également fait des bagues en or, puis le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, je portais une bague en or », puis il l'a jetée et a dit : « Je ne la porterai plus jamais », alors les compagnons ont jeté leurs bagues aussi. »

OBJECTIONS AU JEÛNE DE WISHAL ET À LA COMPRÉHENSION DU PROPHÈTE

Imam Boukhari : 6755

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ حَدَّثَنَا هِشَامٌ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا تُوَاصِلُوا قَالُوا إِنَّكَ تُوَاصِلُ قَالَ إِنِّي لَسْتُ مِثْلَكُمْ إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِي فَلَمْ يَنْتَهُوا عَنْ الْوِصَالِ قَالَ فَوَاصَلَ بِهِمْ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَوْمَيْنِ أَوْ لَيْلَتَيْنِ ثُمَّ رَأَوْا الْهِلَالَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَوْ تَأَخَّرَ الْهِلَالُ لَزِدْتُكُمْ كَالْمُنَكِّلِ لَهُمْ

D'après Abdullah ibn Muhammad, Hisham, Ma'mar, d'après Az-Zuhri, d'après Abu Salamah, d'après Abu Hurairah, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « Ne jeûnez pas le wishal ! » Les Compagnons protestèrent : « Pourtant, vous-même, vous jeûnez le wishal ! » Le Prophète répondit : « Je ne suis pas comme vous, mon Seigneur me fournit toujours à manger et à boire. » Cependant, les Compagnons ne cessèrent pas leurs vœux. » Abu Hurairah poursuivit : « Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) continua donc à jeûner avec eux pendant deux jours ou deux nuits, puis les Compagnons virent le croissant de lune. Alors le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit : « Si ce croissant de lune tarde, j'allongerai certainement le jeûne du wishal », comme s'il voulait les punir. »

CONTENU DES NOTES D'ALI BIN ABI TALIB SUR MADINE

Imam Boukhari : 6756

حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ حَدَّثَنَا أَبِي حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ التَّيْمِيُّ حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ خَطَبَنَا عَلِيٌّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُعَلَى مِنْبَرٍ مِنْ آجُرٍّ وَعَلَيْهِ سَيْفٌ فِيهِ صَحِيفَةٌ مُعَلَّقَةٌ فَقَالَ وَاللَّهِ مَا عِنْدَنَا مِنْ كِتَابٍ يُقْرَأُ إِلَّا كِتَابُ اللَّهِ وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ فَنَشَرَهَا فَإِذَا فِيهَا أَسْنَانُ الْإِبِلِ وَإِذَا فِيهَا الْمَدِينَةُ حَرَمٌ مِنْ عَيْرٍ إِلَى كَذَا فَمَنْ أَحْدَثَ فِيهَا حَدَثًا فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلَائِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ لَا يَقْبَلُ اللَّهُ مِنْهُ صَرْفًا وَلَا عَدْلًا وَإِذَا فِيهِ ذِمَّةُ الْمُسْلِمِينَ وَاحِدَةٌ يَسْعَى بِهَا أَدْنَاهُمْ فَمَنْ أَخْفَرَ مُسْلِمًا فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلَائِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ لَا يَقْبَلُ اللَّهُ مِنْهُ صَرْفًا وَلَا عَدْلًا وَإِذَا فِيهَا مَنْ وَالَى قَوْمًا بِغَيْرِ إِذْنِ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلَائِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ لَا يَقْبَلُ اللَّهُ مِنْهُ صَرْفًا وَلَا عَدْلًا

Il nous a été rapporté ['Umar bin Hafs bin Ghiyats] nous a rapporté [Mon père] nous a rapporté [Al A'mash] m'a rapporté [Ibrahim At Taimi] m'a rapporté [Mon père] a dit : « [Ali] (qu'Allah l'agrée) nous a adressé la parole depuis une chaire de briques cuites sur laquelle reposait une épée contenant un billet suspendu. Puis Ali a dit : « Par Allah, nous n'avons d'autre livre saint à lire que le Livre d'Allah et ce qui est écrit sur ce billet. » Puis Ali l'a ouvert ; il s'est avéré qu'il contenait des dents de chameau et il s'est avéré qu'il contenait une déclaration : « La ville de Médine est interdite depuis 'Air (la montagne de Médine) jusqu'ici. Quiconque y commet une infraction, alors la malédiction d'Allah, la malédiction des anges et de toute l'humanité s'abattra sur lui. Allah n'accepte pas ses actes, qu'ils soient obligatoires ou recommandés. » Et dans le billet, il y a une déclaration : « Quiconque s'allie à un peuple sans la permission préalable de ce dernier, alors… » Malédiction d'Allah, des anges et de toute l'humanité ! Allah n'accepte pas ses œuvres, qu'elles soient obligatoires ou recommandées.

LA RÉPONSE DU PROPHÈTE AUX CHOSES QUE SES COMPAGNONS N’AIMENT PAS

Imam Boukhari : 6757

حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ حَدَّثَنَا أَبِي حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ عَنْ مَسْرُوقٍ قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَاصَنَعَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ شَيْئًا تَرَخَّصَ فِيهِ وَتَنَزَّهَ عَنْهُ قَوْمٌ فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ مَا بَالُ أَقْوَامٍ يَتَنَزَّهُونَ عَنْ الشَّيْءِ أَصْنَعُهُ فَوَاللَّهِ إِنِّي أَعْلَمُهُمْ بِاللَّهِ وَأَشَدُّهُمْ لَهُ خَشْيَةً

Il nous a été rapporté [Umar bin Hafs] nous a rapporté [Mon père] m'a rapporté [Al A'masy] nous a rapporté [Muslims] d'après [Masruq] qui a dit : « [Aïcha] (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a accompli une chose qui lui était permise, mais certains de ses compagnons l'ont niée (n'y ont pas prêté attention). La nouvelle parvint alors au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), il adora et loua Allah, puis dit : « Pourquoi nient-ils ce que j'ai fait ? Par Allah, je suis celui qui connaît Allah le mieux et qui Le craint le plus. »

INTERDICTION D'ÉLEVER LA VOIX DEVANT LE PROPHÈTE

Imam Boukhari : 6758

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ أَخْبَرَنَا نَافِعُ بْنُ عُمَرَ عَنْ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ قَالَكَادَ الْخَيِّرَانِ أَنْ يَهْلِكَا أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ لَمَّا قَدِمَ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَفْدُ بَنِي تَمِيمٍ أَشَارَ أَحَدُهُمَا بِالْأَقْرَعِ بْنِ حَابِسٍ التَّمِيمِيِّ الْحَنْظَلِيِّ أَخِي بَنِي مُجَاشِعٍ وَأَشَارَ الْآخَرُ بِغَيْرِهِ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لِعُمَرَ إِنَّمَا أَرَدْتَ خِلَافِي فَقَالَ عُمَرُ مَا أَرَدْتُ خِلَافَكَ فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَنَزَلَتْ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَرْفَعُوا أَصْوَاتَكُمْ فَوْقَ صَوْتِ النَّبِيِّ إِلَى قَوْلِهِ عَظِيمٌ }قَالَ ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ قَالَ ابْنُ الزُّبَيْرِ فَكَانَ عُمَرُ بَعْدُ وَلَمْ يَذْكُرْ ذَلِكَ عَنْ أَبِيهِ يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ إِذَا حَدَّثَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِحَدِيثٍ حَدَّثَهُ كَأَخِي السِّرَارِ لَمْ يُسْمِعْهُ حَتَّى يَسْتَفْهِمَهُ

Muhammad ibn Muqatil nous a rapporté que Waki' nous a rapporté que Nafi' ibn Umar, d'après Ibn Abou Mulaikah, a dit : « Deux compagnons élus, Abou Bakr et Umar, furent presque anéantis lorsque l'envoyé des Banu Tamim rencontra le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). L'un des deux désigna Aqra' ibn Habis At-Tamimi Al-Hanzhali, frère des Banu Mujasyi', tandis que l'autre désigna le premier. Abou Bakr dit alors à Umar : « Tu cherches simplement à me contredire ! » Umar le nia en disant : « Je n'ai aucune intention de te contredire ! » Leurs voix s'élevèrent de plus en plus fort en présence du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), jusqu'à la révélation du verset : « Ô vous qui croyez, n'élevez pas vos voix au-dessus de celle du Prophète. » (Coran 2:3). » Ibn Abu Mulaikah a dit : « [Ibn Zubair] a dit : « Plus tard, Umar - et il n'a pas mentionné son grand-père, c'est-à-dire Abu Bakr - lorsqu'il a parlé au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) avec une conversation comme si quelqu'un avait une conversation secrète, pour ne pas être entendu par les autres jusqu'à ce qu'il la comprenne vraiment. »

NOMINATION D'ABU BAKAR AU POSTE DE PRÊTRE DE PRIÈRE

Imam Boukhari : 6759

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ فِي مَرَضِهِ مُرُوا أَبَا بَكْرٍ يُصَلِّي بِالنَّاسِ قَالَتْ عَائِشَةُ قُلْتُ إِنَّ أَبَا بَكْرٍ إِذَا قَامَ فِي مَقَامِكَ لَمْ يُسْمِعْ النَّاسَ مِنْ الْبُكَاءِ فَمُرْ عُمَرَ فَلْيُصَلِّ لِلنَّاسِ فَقَالَ مُرُوا أَبَا بَكْرٍ فَلْيُصَلِّ بِالنَّاسِ فَقَالَتْ عَائِشَةُ فَقُلْتُ لِحَفْصَةَ قُولِي إِنَّ أَبَا بَكْرٍ إِذَا قَامَ فِي مَقَامِكَ لَمْ يُسْمِعْ النَّاسَ مِنْ الْبُكَاءِ فَمُرْ عُمَرَ فَلْيُصَلِّ بِالنَّاسِ فَفَعَلَتْ حَفْصَةُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّكُنَّ لَأَنْتُنَّ صَوَاحِبُ يُوسُفَ مُرُوا أَبَا بَكْرٍ فَلْيُصَلِّ لِلنَّاسِ فَقَالَتْ حَفْصَةُ لِعَائِشَةَ مَا كُنْتُ لِأُصِيبَ مِنْكِ خَيْرًا

Ismaïl me l'a rapporté, d'après Malik, qui tenait cela de Hisyam ibn Urwa, qui tenait cela de son père, qui tenait cela d'Aïcha. Umm al-Mu'minin, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit, alors qu'il était malade : « Dis à Abou Bakr de diriger le peuple. » Aïcha a dit : « J'ai dit : "Si Abou Bakr te remplace, il ne pourra pas lire à haute voix et sera inaudible car il a tendance à pleurer. Dis donc à Omar de diriger le peuple !" Mais le Prophète a insisté : "Dis à Abou Bakr de diriger le peuple !" » Aïcha a dit : « J'ai alors suggéré à Hafsa : "Dis au Prophète : 'Si Abou Bakr te remplace, il ne pourra pas lire à haute voix et aura la voix étranglée car il a tendance à pleurer. Dis donc à Omar de diriger le peuple '!" » Hafshah dit alors à Aïcha : « Il s'avère que tes conseils ne m'ont été d'aucune utilité. »

TRAITEMENT DES DOSSIERS À L'EXCEPTION DES VIOLATIONS RELATIVES À L'ISLAM

Imam Boukhari : 6760

حَدَّثَنَا آدَمُ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي ذِئْبٍ حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ قَالَجَاءَ عُوَيْمِرٌ الْعَجْلَانِيُّ إِلَى عَاصِمِ بْنِ عَدِيٍّ فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلًا وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلًا فَيَقْتُلُهُ أَتَقْتُلُونَهُ بِهِ سَلْ لِي يَا عَاصِمُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَأَلَهُ فَكَرِهَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَسَائِلَ وَعَابَهَا فَرَجَعَ عَاصِمٌ فَأَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَرِهَ الْمَسَائِلَ فَقَالَ عُوَيْمِرٌ وَاللَّهِ لَآتِيَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَجَاءَ وَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى الْقُرْآنَ خَلْفَ عَاصِمٍ فَقَالَ لَهُ قَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ فِيكُمْ قُرْآنًا فَدَعَا بِهِمَا فَتَقَدَّمَا فَتَلَاعَنَا ثُمَّ قَالَ عُوَيْمِرٌ كَذَبْتُ عَلَيْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ أَمْسَكْتُهَا فَفَارَقَهَا وَلَمْ يَأْمُرْهُ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِفِرَاقِهَا فَجَرَتْ السُّنَّةُ فِي الْمُتَلَاعِنَيْنِ وَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ انْظُرُوهَا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَحْمَرَ قَصِيرًا مِثْلَ وَحَرَةٍ فَلَا أُرَاهُ إِلَّا قَدْ كَذَبَ وَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَسْحَمَ أَعْيَنَ ذَا أَلْيَتَيْنِ فَلَا أَحْسِبُ إِلَّا قَدْ صَدَقَ عَلَيْهَا فَجَاءَتْ بِهِ عَلَى الْأَمْرِ الْمَكْرُوهِ

Adam nous a rapporté que Muhammad ibn Abdurrahman ibn Abou Dzi'b nous avait rapporté qu'Az Zuhri, d'après Sahl ibn Sa'd as Sa'idi, avait dit : « Uwaimir al-Ajlani vint trouver Ashim ibn Adi et lui dit : "Que penses-tu que si un homme surprend sa femme avec un autre homme, et que le mari tue ce dernier, dois-tu alors tuer le mari pour meurtre ? Je t'en prie, interroge le Messager d'Allah pour moi, ô Ashim !" Ashim interrogea alors le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Apparemment, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) n'appréciait guère les questions et les critiquait même. Ashim rentra chez lui et lui dit que le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) n'aimait pas poser trop de questions. Uwaimir dit alors spontanément : "Je vais effectivement rendre visite au Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui !" » Uwaimir arriva alors qu'Allah Ta'ala avait révélé le Coran derrière 'Ashim. Le Prophète poursuivit en disant : « Allah a révélé le Coran parmi vous. » Puis le Prophète appela le mari et la femme. Tous deux étaient présents et se regardèrent. Uwaimir dit alors : « Ô Messager d'Allah, tu mens donc au sujet de ma femme si je continue à la garder. » Le Prophète sépara immédiatement la femme et n'ordonna pas au mari de faire de même. Cette séparation devint la sunna (recommandation) pour les époux qui se regardent. Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit ensuite : « Examinez le bébé. Si la femme accouche d'un bébé rouge et petit, comme un gecko, alors je pense qu'Uwaimir a menti. Mais si elle accouche d'un bébé aux yeux noirs comme l'ébène et aux fesses proéminentes, alors je pense qu'Uwaimir a dit la vérité et que la femme s'est trompée. » Plus tard, la femme accoucha d'un bébé dont les caractéristiques étaient très étranges (très différentes de celles de son père).