Embrasser l'Islam, cliquez ici
Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
Free Download / Téléchargement gratuit

Imam Boukhari (الامام البخاري) - 7008 Hadith

BAI'AT D'ANSHAR ET MUHAJIRIN POUR LE JIHAD

Imam Boukhari : 6661

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ عَنْ أَنَسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُخَرَجَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي غَدَاةٍ بَارِدَةٍ وَالْمُهَاجِرُونَ وَالْأَنْصَارُ يَحْفِرُونَ الْخَنْدَقَ فَقَالَ اللَّهُمَّ إِنَّ الْخَيْرَ خَيْرُ الْآخِرَهْفَاغْفِرْ لِلْأَنْصَارِ وَالْمُهَاجِرَهْفَأَجَابُوا نَحْنُ الَّذِينَ بَايَعُوا مُحَمَّدَاعَلَى الْجِهَادِ مَا بَقِينَا أَبَدَا

Amru bin Ali nous a rapporté que Khalid bin Al Harith nous l'a rapporté, et Humaid nous l'a rapporté d'après Anas (qu'Allah l'agrée). Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) partit par un matin froid, tandis que les Muhajirin et les Ansar creusaient des tranchées (khandaq). Le Prophète récita alors un verset : « Ô Allah, la véritable bonté est celle de l'au-delà. Pardonne donc aux Ansar et aux Muhajir. » Aussitôt, les Compagnons répondirent par des versets : « Nous sommes ceux qui prêtent allégeance à Muhammad pour le jihad à vie. »

BABY'AT D'ÉCOUTER ET D'OBÉIR COMME TU LE PEUX

Imam Boukhari : 6662

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَكُنَّا إِذَا بَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ يَقُولُ لَنَا فِيمَا اسْتَطَعْتُمْ

Il nous a dit [Abdullah bin Yusuf] Il nous a dit [Malik] d'après [Abdullah bin Dinar] d'après [Abdullah bin Umar] radliallahu 'anhuma a dit ; Lorsque nous avons prêté allégeance au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) pour écouter et obéir, il nous a dit : « Du mieux que vous pouvez. »

BAIAT D'ABDUL MALIK PAR IBNU UMAR

Imam Boukhari : 6663

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا يَحْيَى عَنْ سُفْيَانَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ قَالَ شَهِدْتُ ابْنَ عُمَرَحَيْثُ اجْتَمَعَ النَّاسُ عَلَى عَبْدِ الْمَلِكِ قَالَ كَتَبَ إِنِّي أُقِرُّ بِالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ لِعَبْدِ اللَّهِ عَبْدِ الْمَلِكِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ وَسُنَّةِ رَسُولِهِ مَا اسْتَطَعْتُ وَإِنَّ بَنِيَّ قَدْ أَقَرُّوا بِمِثْلِ ذَلِكَ

Musaddad nous a dit que Yahya, d'après Sufyan, nous a dit qu'Abdullah bin Dinar a dit : « J'ai été témoin, une fois, de ce que [Ibn Umar] a écrit lorsque les gens se sont rassemblés auprès d'Abdul Malik : « Je fais vœu d'écouter et d'obéir toujours au serviteur d'Allah, Abdul Malik, Amirul Mu'minin, conformément à la sunnatullah et à la sunna de SON Messager, au mieux de mes capacités, et mes enfants font ce vœu. »

BAI'AT ÉCOUTER, OBÉIR ET CONSEILLER SES COMPAGNONS MUSULMANS

Imam Boukhari : 6664

حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ أَخْبَرَنَا سَيَّارٌ عَنْ الشَّعْبِيِّ عَنْ جَرِيرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ قَالَبَايَعْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ فَلَقَّنَنِي فِيمَا اسْتَطَعْتُ وَالنُّصْحِ لِكُلِّ مُسْلِمٍ

Ya'qub bin Ibrahim nous a dit que Husyaim nous avait dit que Sayyar, d'après Ay Sya'bi, d'après Jarir bin Abdullah, disait : « J'ai prêté allégeance au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) pour écouter et obéir, puis il m'a rencontré et m'a dit : « Fais de ton mieux et conseille les autres musulmans. »

BAIAT D'ABDUL MALIK PAR IBNU UMAR

Imam Boukhari : 6665

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ حَدَّثَنَا يَحْيَى عَنْ سُفْيَانَ قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ قَالَلَمَّا بَايَعَ النَّاسُ عَبْدَ الْمَلِكِ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ عَبْدِ الْمَلِكِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ إِنِّي أُقِرُّ بِالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ لِعَبْدِ اللَّهِ عَبْدِ الْمَلِكِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ وَسُنَّةِ رَسُولِهِ فِيمَا اسْتَطَعْتُ وَإِنَّ بَنِيَّ قَدْ أَقَرُّوا بِذَلِكَ

Il nous a dit ['Amru bin Ali] nous a dit [Yahya] d'après [Sufyan] a dit, il m'a dit [Abdullah bin Dinar] a dit, lorsque les gens ont prêté allégeance à Abdul Malik, [Abdullah bin Umar] a envoyé des lettres ; « Au serviteur d'Allah, Abdul Malik amirul mukminin, je promets d'écouter et d'obéir au serviteur d'Allah amirul mukmin au-dessus de la sunnatullah et de la sunnah de SON apôtre au mieux de mes capacités et en effet mes enfants ont fait un tel engagement. »

BAI'AT À HUDAIBIYAH POUR LA MORT

Imam Boukhari : 6666

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ حَدَّثَنَا حَاتِمٌ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ قَالَ قُلْتُ لِسَلَمَةَعَلَى أَيِّ شَيْءٍ بَايَعْتُمْ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ قَالَ عَلَى الْمَوْتِ

Il nous a dit [Abdullah bin Maslamah] nous a dit [Hatim] d'après [Yazid bin Abu Ubaid] a dit : J'ai demandé [Salamah] : Pourquoi as-tu prêté allégeance au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) le jour de Hudaibiyah ? Il a répondu : Pour affronter la mort.

DÉTERMINATION DE DÉTERMINER LE CALIFAT APRÈS OMAR

Imam Boukhari : 6667

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْمَاءَ حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ عَنْ مَالِكٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَنَّ حُمَيْدَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَخْبَرَهُ أَنَّ الْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَخْبَرَهُأَنَّ الرَّهْطَ الَّذِينَ وَلَّاهُمْ عُمَرُ اجْتَمَعُوا فَتَشَاوَرُوا فَقَالَ لَهُمْ عَبْدُ الرَّحْمَنِ لَسْتُ بِالَّذِي أُنَافِسُكُمْ عَلَى هَذَا الْأَمْرِ وَلَكِنَّكُمْ إِنْ شِئْتُمْ اخْتَرْتُ لَكُمْ مِنْكُمْ فَجَعَلُوا ذَلِكَ إِلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ فَلَمَّا وَلَّوْا عَبْدَ الرَّحْمَنِ أَمْرَهُمْ فَمَالَ النَّاسُ عَلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ حَتَّى مَا أَرَى أَحَدًا مِنْ النَّاسِ يَتْبَعُ أُولَئِكَ الرَّهْطَ وَلَا يَطَأُ عَقِبَهُ وَمَالَ النَّاسُ عَلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ يُشَاوِرُونَهُ تِلْكَ اللَّيَالِي حَتَّى إِذَا كَانَتْ اللَّيْلَةُ الَّتِي أَصْبَحْنَا مِنْهَا فَبَايَعْنَا عُثْمَانَ قَالَ الْمِسْوَرُ طَرَقَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بَعْدَ هَجْعٍ مِنْ اللَّيْلِ فَضَرَبَ الْبَابَ حَتَّى اسْتَيْقَظْتُ فَقَالَ أَرَاكَ نَائِمًا فَوَاللَّهِ مَا اكْتَحَلْتُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ بِكَبِيرِ نَوْمٍ انْطَلِقْ فَادْعُ الزُّبَيْرَ وَسَعْدًا فَدَعَوْتُهُمَا لَهُ فَشَاوَرَهُمَا ثُمَّ دَعَانِي فَقَالَ ادْعُ لِي عَلِيًّا فَدَعَوْتُهُ فَنَاجَاهُ حَتَّى ابْهَارَّ اللَّيْلُ ثُمَّ قَامَ عَلِيٌّ مِنْ عِنْدِهِ وَهُوَ عَلَى طَمَعٍ وَقَدْ كَانَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ يَخْشَى مِنْ عَلِيٍّ شَيْئًا ثُمَّ قَالَ ادْعُ لِي عُثْمَانَ فَدَعَوْتُهُ فَنَاجَاهُ حَتَّى فَرَّقَ بَيْنَهُمَا الْمُؤَذِّنُ بِالصُّبْحِ فَلَمَّا صَلَّى لِلنَّاسِ الصُّبْحَ وَاجْتَمَعَ أُولَئِكَ الرَّهْطُ عِنْدَ الْمِنْبَرِ فَأَرْسَلَ إِلَى مَنْ كَانَ حَاضِرًا مِنْ الْمُهَاجِرِينَ وَالْأَنْصَارِ وَأَرْسَلَ إِلَى أُمَرَاءِ الْأَجْنَادِ وَكَانُوا وَافَوْا تِلْكَ الْحَجَّةَ مَعَ عُمَرَ فَلَمَّا اجْتَمَعُوا تَشَهَّدَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ يَا عَلِيُّ إِنِّي قَدْ نَظَرْتُ فِي أَمْرِ النَّاسِ فَلَمْ أَرَهُمْ يَعْدِلُونَ بِعُثْمَانَ فَلَا تَجْعَلَنَّ عَلَى نَفْسِكَ سَبِيلًا فَقَالَ أُبَايِعُكَ عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ وَالْخَلِيفَتَيْنِ مِنْ بَعْدِهِ فَبَايَعَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ وَبَايَعَهُ النَّاسُ الْمُهَاجِرُونَ وَالْأَنْصَارُ وَأُمَرَاءُ الْأَجْنَادِ وَالْمُسْلِمُونَ

[Abdullah bin Muhammad bin Asma`] nous a rapporté, [Juwayriyah] nous l'a rapporté d'après [Malik] d'après [Az Zuhri], que [Humaid bin Abdurrahman] l'a informé, que [Miswar bin Makhramah] l'a informé ; certains chargés du mandat d'Umar se sont réunis et ont consulté. Abdurrahman leur a dit : « Je n'ai pas l'intention de vous concurrencer en cette matière, mais si vous le souhaitez, je choisirai parmi vous un chef. » Ils ont donc délégué cette autorité à Abdurrahman. Une fois leurs affaires confiées à Abdurrahman, et le peuple lui témoignant sa sympathie – je ne voyais personne suivre un autre ni outrepasser sa politique –, ils ont délibéré sur l'autorité pendant plusieurs nuits, jusqu'à ce que, le soir venu, nous prêtions allégeance à Uthman. – Miswar poursuivit : Abdurrahman frappa à ma porte alors que la nuit touchait à sa fin. Il insista jusqu'à ce que je me réveille et me dit : « Je t'ai vu dormir ? Par Allah, je ne peux pas bien dormir cette nuit. Va chercher Zubair et Sa'd. » Je les appelai donc tous deux pour qu'ils rencontrent Abdurrahman. Ce dernier les invita à discuter, puis me rappela et me dit : « Appelle Ali, s'il te plaît ! » Je l'appelai aussitôt et Abdurrahman s'entretint avec lui jusqu'à ce que le muezzin du matin interrompe leur entretien. Après la prière du matin, alors que plusieurs chefs religieux étaient réunis au minbar, Abdurrahman envoya une délégation de muhajirin et d'ansar, ainsi que des chefs militaires, qui étaient alors en pèlerinage avec Umar. Une fois réunis, Abdurrahman témoigna et dit : « Amma ba'd. » Ô Ali, j'ai examiné attentivement les problèmes des gens et je ne les vois pas se détourner d'Ustman, alors ne cherche pas d'excuses. Abdurrahman dit alors : « Je te prête allégeance en me fondant sur la sunna de Son Messager et des deux califes qui lui ont succédé. » Abdurrahman lui prêta ensuite allégeance, suivi par les amis des Muhajirin et des Ansar, de hauts gradés militaires et l'ensemble des musulmans.

ENGAGEMENT SOUS L'ARBRE ET OBLIGATION DU DEUXIEME ENGAGEMENT

Imam Boukhari : 6668

حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ عَنْ سَلَمَةَ قَالَبَايَعْنَا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَحْتَ الشَّجَرَةِ فَقَالَ لِي يَا سَلَمَةُ أَلَا تُبَايِعُ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ بَايَعْتُ فِي الْأَوَّلِ قَالَ وَفِي الثَّانِي

Il nous a été rapporté qu'Abou Ashim, d'après Yazid ibn Abou Oubaid, d'après Salamah, a dit : « Nous avons prêté allégeance au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) sous un arbre. Le Prophète dit alors : « Ô Salamah, n'as-tu pas prêté allégeance ? » « J'ai prêté mon premier serment d'allégeance, ô Messager d'Allah », ai-je répondu. Le Messager d'Allah répondit alors : « Fais-le également avec le second serment d'allégeance ! »

MADINAH PURE SES HABITANTS COMME UN FOURNEAU PURE LE FER

Imam Boukhari : 6669

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ عَنْ مَالِكٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَاأَنَّ أَعْرَابِيًّا بَايَعَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْإِسْلَامِ فَأَصَابَهُ وَعْكٌ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي فَأَبَى ثُمَّ جَاءَهُ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي فَأَبَى فَخَرَجَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَدِينَةُ كَالْكِيرِ تَنْفِي خَبَثَهَا وَيَنْصَعُ طِيبُهَا

D'après Abdullah ibn Maslamah, transmis par Malik, qui tenait lui-même de Muhammad ibn al-Munkadir, et d'après Jabir ibn Abdullah (qu'Allah les agrée), un Arabe nomade avait prêté allégeance au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) pour l'Islam. Attrapé par la fièvre, il s'écria : « Renonce à mon allégeance ! » Mais le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) hésita. Un Bédouin revint le trouver et lui dit : « Renonce à mon allégeance ! » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) refusa, et les Bédouins s'en allèrent. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit alors : « Médine est comme une machine à rôtir le fer qui élimine les impuretés et ne retient que le bien. »

L'ENGAGEMENT DU PROPHÈTE ENVERS LES ENFANTS ET LE Qurbani

Imam Boukhari : 6670

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ هُوَ ابْنُ أَبِي أَيُّوبَ قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو عَقِيلٍ زُهْرَةُ بْنُ مَعْبَدٍ عَنْ جَدِّهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ هِشَامٍوَكَانَ قَدْ أَدْرَكَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَذَهَبَتْ بِهِ أُمُّهُ زَيْنَبُ بِنْتُ حُمَيْدٍ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ بَايِعْهُ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ هُوَ صَغِيرٌ فَمَسَحَ رَأْسَهُ وَدَعَا لَهُ وَكَانَ يُضَحِّي بِالشَّاةِ الْوَاحِدَةِ عَنْ جَمِيعِ أَهْلِهِ

Ali ibn Abdullah nous a rapporté qu'Abdullah ibn Yazid nous a rapporté que Sa'id, alias Ibn Abou Ayyub, a dit ; il m'a rapporté, d'après son grand-père Abdullah ibn Hisham, qu'il a rencontré le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Sa mère, Zaynab bint Muhammad, l'a emmené auprès du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et a dit : « Ô Messager d'Allah, je t'en prie, prête allégeance à lui. » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a alors répondu : « Il est encore petit ! » Le Prophète lui a essuyé la tête et a sacrifié une chèvre pour toute sa famille.

MADINAH PURIFIE SON PEUPLE DE CE QUI EST MAUVAIS

Imam Boukhari : 6671

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِأَنَّ أَعْرَابِيًّا بَايَعَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْإِسْلَامِ فَأَصَابَ الْأَعْرَابِيَّ وَعْكٌ بِالْمَدِينَةِ فَأَتَى الْأَعْرَابِيُّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَقِلْنِي بَيْعَتِي فَأَبَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ جَاءَهُ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي فَأَبَى ثُمَّ جَاءَهُ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي فَأَبَى فَخَرَجَ الْأَعْرَابِيُّ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّمَا الْمَدِينَةُ كَالْكِيرِ تَنْفِي خَبَثَهَا وَيَنْصَعُ طِيبُهَا

D'après Abdullah bin Yusuf, Malik tenait de Muhammad bin Al Munkadir, qui tenait de Jabir bin Abdullah, qu'un Arabe nomade (primitif) avait prêté allégeance au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) pour l'Islam. Or, ce Bédouin attrapa la fièvre à Médine. Il se présenta alors devant le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et lui dit : « Ô Messager d'Allah, je t'en prie, retire mon serment d'allégeance. » Mais le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) hésita. Le Bédouin revint alors une troisième fois et insista : « Retire mon serment ! » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) hésita encore. Le Bédouin revint alors une dernière fois et dit : « Médine est comme un camion de pompiers qui nettoie et purifie. C'est parfait. »

TROIS GROUPES À QUI ALLAH NE PARLERA PAS LE JOUR DU JUGEMENT

Imam Boukhari : 6672

حَدَّثَنَا عَبْدَانُ عَنْ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثَلَاثَةٌ لَا يُكَلِّمُهُمْ اللَّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَلَا يُزَكِّيهِمْ وَلَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ رَجُلٌ عَلَى فَضْلِ مَاءٍ بِالطَّرِيقِ يَمْنَعُ مِنْهُ ابْنَ السَّبِيلِ وَرَجُلٌ بَايَعَ إِمَامًا لَا يُبَايِعُهُ إِلَّا لِدُنْيَاهُ إِنْ أَعْطَاهُ مَا يُرِيدُ وَفَى لَهُ وَإِلَّا لَمْ يَفِ لَهُ وَرَجُلٌ يُبَايِعُ رَجُلًا بِسِلْعَةٍ بَعْدَ الْعَصْرِ فَحَلَفَ بِاللَّهِ لَقَدْ أُعْطِيَ بِهَا كَذَا وَكَذَا فَصَدَّقَهُ فَأَخَذَهَا وَلَمْ يُعْطَ بِهَا

D'après Abdan, rapporté par Abu Hamzah, d'après Al A'masy, d'après Abu Salih, d'après Abu Hurairah, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Il y a trois personnes à qui Allah ne parlera pas le Jour de la Résurrection, qu'Il ne purifiera pas et pour lesquelles un châtiment douloureux sera réservé : celui qui laisse de l'eau en excès sur la route pour empêcher Ibn Sabil de s'enfuir ; celui qui prête allégeance à l'imam, mais uniquement pour des raisons matérielles ; si l'imam lui accorde ce qu'il désire, il le fait, sinon il ne le fait pas ; et celui qui conclut une transaction après la prière d'Ashr, puis l'acheteur jure par Allah qu'il a déjà acheté à ce prix et que le prix convenu lui a été accordé, et le vendeur le confirme, afin que l'acheteur puisse prendre possession du bien même s'il ne peut en réalité l'obtenir au prix proposé. » l'objet.

ENGAGEMENT ET LOI POUR LES FEMMES SELON LE PROPHÈTE

Imam Boukhari : 6673

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ ح وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ أَخْبَرَنِي أَبُو إِدْرِيسَ الْخَوْلَانِيُّ أَنَّهُ سَمِعَ عُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ يَقُولُقَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَنَحْنُ فِي مَجْلِسٍ تُبَايِعُونِي عَلَى أَنْ لَا تُشْرِكُوا بِاللَّهِ شَيْئًا وَلَا تَسْرِقُوا وَلَا تَزْنُوا وَلَا تَقْتُلُوا أَوْلَادَكُمْ وَلَا تَأْتُوا بِبُهْتَانٍ تَفْتَرُونَهُ بَيْنَ أَيْدِيكُمْ وَأَرْجُلِكُمْ وَلَا تَعْصُوا فِي مَعْرُوفٍ فَمَنْ وَفَى مِنْكُمْ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ وَمَنْ أَصَابَ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا فَعُوقِبَ فِي الدُّنْيَا فَهُوَ كَفَّارَةٌ لَهُ وَمَنْ أَصَابَ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا فَسَتَرَهُ اللَّهُ فَأَمْرُهُ إِلَى اللَّهِ إِنْ شَاءَ عَاقَبَهُ وَإِنْ شَاءَ عَفَا عَنْهُ فَبَايَعْنَاهُ عَلَى ذَلِكَ

Nous a dit [Abul Yaman] Nous a dit que [Syu'aib] de [Az Zuhri] - à travers une autre narration - [Al Laits] a dit : [Yunus] m'avait dit que [Ibn Shihab] nous avait dit [Abu Idris Al Khaulani], il avait entendu [Ubadah bin Shamit] dire, Rasulullah sallallahu'alaihiwasallam nous a dit quand nous étions dans un majlis ; « Vous m’avez prêté serment d’allégeance, vous engageant à n’associer rien à Allah, à ne pas voler, à ne pas commettre d’adultère, à ne pas tuer vos enfants, à ne pas commettre de mensonges inventés de toutes pièces et à ne pas désobéir au droit chemin. Quiconque parmi vous respecte son serment, sa récompense sera auprès d’Allah. Quant à celui qui le viole, il sera châtié en ce monde et cela lui sera imputé. Mais si Allah le viole, Il le pardonne. La décision finale appartient à Allah : s’Il le veut, Il le châtiera ; s’Il le veut, Il le pardonnera. » C’est ainsi que nous lui avons également prêté serment d’allégeance.

LA POLITIQUE DES FEMMES SANS SE TOUCHER LES MAINS SELON LE PROPHÈTE

Imam Boukhari : 6674

حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْكَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُبَايِعُ النِّسَاءَ بِالْكَلَامِ بِهَذِهِ الْآيَةِ{ لَا يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا }قَالَتْ وَمَا مَسَّتْ يَدُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَدَ امْرَأَةٍ إِلَّا امْرَأَةً يَمْلِكُهَا

Mahmud nous a rapporté qu'Abdurrazaq nous a rapporté que Ma'mar, d'après Az-Zuhri, d'après Urwa, d'après Aïcha (qu'Allah l'agrée), a dit : « Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a prêté allégeance aux femmes simplement verbalement (sans serrer la main) avec ce verset : "N'associez rien à Allah..." jusqu'à la fin (Sourate Al-Al-Mumtanganah, verset 12). » Aïcha a dit : « Les mains du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) n'ont jamais touché aucune autre femme que celle qu'il avait (son épouse). »

L'ENSEIGNEMENT DU PROPHÈTE SUR LA BAIAT ET LES INTERDICTIONS DU NIYAH

Imam Boukhari : 6675

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ حَفْصَةَ عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ قَالَتْبَايَعْنَا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَرَأَ عَلَيْنَا{ أَنْ لَا يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا }وَنَهَانَا عَنْ النِّيَاحَةِ فَقَبَضَتْ امْرَأَةٌ مِنَّا يَدَهَا فَقَالَتْ فُلَانَةُ أَسْعَدَتْنِي وَأَنَا أُرِيدُ أَنْ أَجْزِيَهَا فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا فَذَهَبَتْ ثُمَّ رَجَعَتْ فَمَا وَفَتْ امْرَأَةٌ إِلَّا أُمُّ سُلَيْمٍ وَأُمُّ الْعَلَاءِ وَابْنَةُ أَبِي سَبْرَةَ امْرَأَةُ مُعَاذٍ أَوْ ابْنَةُ أَبِي سَبْرَةَ وَامْرَأَةُ مُعَاذٍ

Musaddad nous a dit, Abdul Warits nous a dit, d'après Ayyub, d'après Hafshah, d'après Ummu 'Athiyyah, que nous avons prêté allégeance au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), puis il a récité le verset : « N'associez rien à Allah… » jusqu'à la fin (Sourate Al-Al-Mumtanganah, verset 12), et il nous a interdit de pleurer, de crier ou de nous frapper les joues au moment de mourir. Puis quelqu'un a retiré sa main de nous et a dit : « Une femme peule m'a rendu heureux et je veux la remercier », mais le Prophète ne dit rien, puis la femme continua d'errer et de revenir, de sorte que personne ne remplit sa promesse d'allégeance (bai'at) à l'exception d'Umm Sulaim, d'Ummul 'Ala, de la fille d'Abu Sabrah qui était l'épouse de Mu'adz ou de la fille d'Abu Sabrah et de l'épouse de Mu'adz.

MADINAH EST COMME UN FOUR DE RAFFINAGE DU FER

Imam Boukhari : 6676

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ سَمِعْتُ جَابِرًا قَالَجَاءَ أَعْرَابِيٌّ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ بَايِعْنِي عَلَى الْإِسْلَامِ فَبَايَعَهُ عَلَى الْإِسْلَامِ ثُمَّ جَاءَ الْغَدَ مَحْمُومًا فَقَالَ أَقِلْنِي فَأَبَى فَلَمَّا وَلَّى قَالَ الْمَدِينَةُ كَالْكِيرِ تَنْفِي خَبَثَهَا وَيَنْصَعُ طِيبُهَا

Abou Nu'aïm nous a rapporté que Sufyan avait rapporté à Muhammad ibn al-Munkadir avoir entendu Jabir dire : Un nomade vint trouver le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et lui dit : « Accorde-moi ton allégeance à l'islam. » Le Prophète lui accorda son allégeance. Le lendemain, le nomade revint, fiévreux, et dit : « Retire mon allégeance », mais le Prophète refusa. Lorsque le nomade s'en alla, le Prophète dit : « Médine est comme une fournaise qui se débarrasse de la rouille et ne retient que le bien. »

QUAND LE PROPHÈTE DIT QUE SA TÊTE ÉTAIT DOULOUREUSE ET QU'IL DÉSIRAIT DEMANDER PARDON POUR Aishya

Imam Boukhari : 6677

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلَالٍ عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ سَمِعْتُ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَاوَارَأْسَاهْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَاكِ لَوْ كَانَ وَأَنَا حَيٌّ فَأَسْتَغْفِرُ لَكِ وَأَدْعُو لَكِ فَقَالَتْ عَائِشَةُ وَا ثُكْلِيَاهْ وَاللَّهِ إِنِّي لَأَظُنُّكَ تُحِبُّ مَوْتِي وَلَوْ كَانَ ذَاكَ لَظَلَلْتَ آخِرَ يَوْمِكَ مُعَرِّسًا بِبَعْضِ أَزْوَاجِكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَلْ أَنَا وَارَأْسَاهْ لَقَدْ هَمَمْتُ أَوْ أَرَدْتُ أَنْ أُرْسِلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ وَابْنِهِ فَأَعْهَدَ أَنْ يَقُولَ الْقَائِلُونَ أَوْ يَتَمَنَّى الْمُتَمَنُّونَ ثُمَّ قُلْتُ يَأْبَى اللَّهُ وَيَدْفَعُ الْمُؤْمِنُونَ أَوْ يَدْفَعُ اللَّهُ وَيَأْبَى الْمُؤْمِنُونَ

Yahya bin Yahya nous a rapporté que Sulaiman bin Bilal, d'après Yahya bin Sa'id, a dit : « J'ai entendu Al Qasim bin Muhammad dire : Aïcha (qu'Allah l'agrée) se plaignait : « Aïe ! J'ai mal à la tête ! » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a alors dit : « Si j'étais encore en vie, je demanderais pardon pour toi et je prierais pour toi ! » Aïcha a alors dit : « Pauvre petite, par Allah, je crois que tu souhaites ma mort. Si tel est le cas, il vaudrait mieux pour toi finir comme épouse dans la maison de l'une de tes femmes. » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) répondit alors : « Moi aussi, j'en ai mal à la tête ! Je voudrais vraiment envoyer un messager à Abou Bakr et à son fils et lui léguer le califat, car je n'aime pas que l'on dise qu'il s'agit d'un califat pour moi ou pour untel, ni que l'on en rêve par crainte. Alors j'ai dit : "Allah est réticent à l'idée d'un califat pour quiconque autre qu'Abou Bakr, et les croyants le rejettent." »

Omar Ibn Khattab n'a pas désigné de remplaçant pour le calife et son espoir de salut

Imam Boukhari : 6678

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَقِيلَ لِعُمَرَ أَلَا تَسْتَخْلِفُ قَالَ إِنْ أَسْتَخْلِفْ فَقَدْ اسْتَخْلَفَ مَنْ هُوَ خَيْرٌ مِنِّي أَبُو بَكْرٍ وَإِنْ أَتْرُكْ فَقَدْ تَرَكَ مَنْ هُوَ خَيْرٌ مِنِّي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَثْنَوْا عَلَيْهِ فَقَالَ رَاغِبٌ رَاهِبٌ وَدِدْتُ أَنِّي نَجَوْتُ مِنْهَا كَفَافًا لَا لِي وَلَا عَلَيَّ لَا أَتَحَمَّلُهَا حَيًّا وَلَا مَيِّتًا

Il nous a rapporté que [Muhammad bin Yusuf] nous avait rapporté que [Sufyan] tenait de [Hisyam bin Urwah], qui tenait de [son père], qui tenait de [Abdullah bin Umar] (qu'Allah l'agrée). Il a dit : « On a demandé à [Umar] : "Pourquoi ne désignes-tu pas un successeur au calife ?" Umar répondit : "Si je désigne un remplaçant, sachez que quelqu'un de meilleur que moi l'a déjà fait. Abou Bakr l'a déjà fait, et si je me retire, quelqu'un de meilleur que moi m'a également quitté, à savoir le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui)." » Ses compagnons le félicitèrent, et Umar dit alors : « Je suis très inquiet. J'espère que si je survis aux dangers de ce califat en restant neutre, je ne recevrai aucune récompense et n'aurai aucun péché à porter, ni de mon vivant ni après ma mort. »

SERMON ET ENGAGEMENT D'UMAR À ABU BAKAR

Imam Boukhari : 6679

حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى أَخْبَرَنَا هِشَامٌ عَنْ مَعْمَرٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُأَنَّهُ سَمِعَ خُطْبَةَ عُمَرَ الْآخِرَةَ حِينَ جَلَسَ عَلَى الْمِنْبَرِ وَذَلِكَ الْغَدَ مِنْ يَوْمٍ تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَتَشَهَّدَ وَأَبُو بَكْرٍ صَامِتٌ لَا يَتَكَلَّمُ قَالَ كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَعِيشَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى يَدْبُرَنَا يُرِيدُ بِذَلِكَ أَنْ يَكُونَ آخِرَهُمْ فَإِنْ يَكُ مُحَمَّدٌ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَدْ مَاتَ فَإِنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَدْ جَعَلَ بَيْنَ أَظْهُرِكُمْ نُورًا تَهْتَدُونَ بِهِ هَدَى اللَّهُ مُحَمَّدًا صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَإِنَّ أَبَا بَكْرٍ صَاحِبُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثَانِيَ اثْنَيْنِ فَإِنَّهُ أَوْلَى الْمُسْلِمِينَ بِأُمُورِكُمْ فَقُومُوا فَبَايِعُوهُ وَكَانَتْ طَائِفَةٌ مِنْهُمْ قَدْ بَايَعُوهُ قَبْلَ ذَلِكَ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ وَكَانَتْ بَيْعَةُ الْعَامَّةِ عَلَى الْمِنْبَرِقَالَ الزُّهْرِيُّ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ سَمِعْتُ عُمَرَ يَقُولُ لِأَبِي بَكْرٍ يَوْمَئِذٍ اصْعَدْ الْمِنْبَرَ فَلَمْ يَزَلْ بِهِ حَتَّى صَعِدَ الْمِنْبَرَ فَبَايَعَهُ النَّاسُ عَامَّةً

Il nous a été rapporté qu'Ibrahim ibn Musa nous a dit que Hisyam tenait de Ma'mar, qui tenait d'Az Zuhri, qui me l'a dit. Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) a entendu le dernier sermon d'Umar alors qu'il était assis dans le minbar, le lendemain du décès du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Umar a prononcé la shahada tandis qu'Abu Bakr restait silencieux. Umar a dit : « J'espère sincèrement que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) est toujours vivant, jusqu'à ce qu'il nous rejoigne. » Umar voulait dire par là que si le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) était le dernier des Compagnons à mourir, « même si Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) est décédé, Allah a placé parmi vous une lumière qui vous guidera ». Allah a guidé Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui), et Abou Bakr était un ami du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), l'un des deux hommes qui l'accompagnaient dans la grotte de Tsur. Il était la personne la plus importante pour diriger vos affaires. Levez-vous donc et prêtez-lui allégeance. Certains lui avaient déjà prêté allégeance à Saqifah Bani Sa'idah, et ce fut l'allégeance générale au minbar. Az-Zuhri a rapporté d'après Anas ibn Malik : « J'ai entendu Umar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte au minbar !" » Umar n'a cessé de le persuader jusqu'à ce qu'Abou Bakr y monte, et aussitôt, l'assemblée lui a prêté allégeance.

TÉMOIGNAGE DU PROPHÈTE AUX FEMMES QUI NE L'ONT PAS TROUVÉ

Imam Boukhari : 6680

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَأَتَتْ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ امْرَأَةٌ فَكَلَّمَتْهُ فِي شَيْءٍ فَأَمَرَهَا أَنْ تَرْجِعَ إِلَيْهِ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ إِنْ جِئْتُ وَلَمْ أَجِدْكَ كَأَنَّهَا تُرِيدُ الْمَوْتَ قَالَ إِنْ لَمْ تَجِدِينِي فَأْتِي أَبَا بَكْرٍ

Abdul Aziz bin Abdullah nous a rapporté qu'Ibrahim bin Sa'd tenait de son père ce qu'avait rapporté Muhammad bin Jubair bin Muth'im, qui tenait de son père ce qu'avait rapporté ce dernier. Une femme rencontra le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et lui demanda de lui parler. Il lui dit alors de revenir plus tard. La femme répondit : « Ô Messager d'Allah, que se passera-t-il si je viens et que je ne te trouve pas ? » – Je pense que la femme voulait dire que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) était décédé. – Le Prophète répondit : « Si tu ne me trouves pas, va voir Abou Bakr. »