Imam Boukhari : 6641
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ عَمِّهِ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ قَالَ ابْنُ شِهَابٍ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَخْبَرَاهُأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ حِينَ أَذِنَ لَهُمْ الْمُسْلِمُونَ فِي عِتْقِ سَبْيِ هَوَازِنَ إِنِّي لَا أَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ فَرَجَعَ النَّاسُ فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ فَرَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ النَّاسَ قَدْ طَيَّبُوا وَأَذِنُوا
Ismail bin Abu Uwais m'a rapporté d'après son oncle Musa bin 'Uqbah. Ibn Shihab m'a dit qu'Urwah bin Zubair m'avait rapporté que Marwan bin Hakam et Miswar bin Mahkramah lui avaient rapporté que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) avait dit, lorsque certains musulmans avaient autorisé la libération des prisonniers de Hawazin : « Je ne sais pas qui parmi vous l'autorisera et qui s'y opposera. Retournez donc chez vous jusqu'à ce que les plus avisés d'entre vous s'en plaignent. » Les compagnons revinrent alors et leurs conseillers se consultèrent. Ils retournèrent ensuite auprès du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et lui annoncèrent que tous les compagnons étaient soulagés et avaient donné leur accord.
Imam Boukhari : 6642
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ عَنْ أَبِيهِ قَالَ أُنَاسٌ لِابْنِ عُمَرَإِنَّا نَدْخُلُ عَلَى سُلْطَانِنَا فَنَقُولُ لَهُمْ خِلَافَ مَا نَتَكَلَّمُ إِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِهِمْ قَالَ كُنَّا نَعُدُّهَا نِفَاقًا
Abu Nu'aim nous a rapporté qu'Ashim bin Muhammad bin Zaid bin Abdullah bin Umar nous avait dit de la part de son père : « Certains ont dit à Ibn Umar : "Dans le passé, lorsque nous rencontrions notre souverain, nous tenions des propos qui contredisaient nos paroles de l'époque où nous l'avions quitté." Ibn Umar répondit alors : "Nous considérons cela comme de l'hypocrisie." »
Imam Boukhari : 6643
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ عَنْ عِرَاكٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُسَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ شَرَّ النَّاسِ ذُو الْوَجْهَيْنِ الَّذِي يَأْتِي هَؤُلَاءِ بِوَجْهٍ وَهَؤُلَاءِ بِوَجْهٍ
Qutaibah nous a rapporté qu'Al Laits, d'après Yazid bin Abu Hubaib, d'après Abu Hurairah, avait entendu le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Les pires personnes sont les hypocrites, qui se présentent aux gens avec un visage et aux autres avec un autre. »
Imam Boukhari : 6644
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَاأَنَّ هِنْدًا قَالَتْ لِلنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ شَحِيحٌ فَأَحْتَاجُ أَنْ آخُذَ مِنْ مَالِهِ قَالَ خُذِي مَا يَكْفِيكِ وَوَلَدَكِ بِالْمَعْرُوفِ
Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Kathir, qui nous l'a rapporté d'après Hisyam, qui l'a rapporté d'après son père, qui l'a rapporté d'après Aisyah (qu'Allah l'agrée). Hindun bint Utbah dit au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : « Abou Sufyan est très avare, je dois donc prendre ses biens (à son insu) ! » Le Prophète répondit : « Prends ce qui te suffit, à toi et à tes enfants, de manière raisonnable ! »
Imam Boukhari : 6645
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ صَالِحٍ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ أَنَّ زَيْنَبَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَخْبَرَتْهَاعَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ سَمِعَ خُصُومَةً بِبَابِ حُجْرَتِهِ فَخَرَجَ إِلَيْهِمْ فَقَالَ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ وَإِنَّهُ يَأْتِينِي الْخَصْمُ فَلَعَلَّ بَعْضَكُمْ أَنْ يَكُونَ أَبْلَغَ مِنْ بَعْضٍ فَأَحْسِبُ أَنَّهُ صَادِقٌ فَأَقْضِي لَهُ بِذَلِكَ فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ مُسْلِمٍ فَإِنَّمَا هِيَ قِطْعَةٌ مِنْ النَّارِ فَلْيَأْخُذْهَا أَوْ لِيَتْرُكْهَا
Il nous a rapporté qu'Abdul Aziz bin Abdullah nous a rapporté qu'Ibrahim bin Sa'd tenait de Salih, qui tenait d'Ibn Syihab, qui a dit : « Urwah bin Zubair m'a informé que Zainab bint Abu Salamah le tenait, que Umm Salamah, l'épouse du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), le tenait du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). » Il entendit une dispute à la porte de sa chambre, sortit spontanément à leur rencontre et dit : « Je ne suis qu'un être humain ordinaire comme vous, et j'ai reçu une plainte. Qui sait, peut-être que l'un de vous est plus habile à argumenter que l'autre, alors je pense qu'il a raison (alors qu'il a tort), et je tranche en sa faveur. Ainsi, celui que je désigne gagne, même en violant les droits de son frère musulman. C'est comme si je prenais une torche pour lui. Qu'il la prenne ou qu'il la laisse ! »
Imam Boukhari : 6646
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْكَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ أَنَّ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ مِنِّي فَاقْبِضْهُ إِلَيْكَ فَلَمَّا كَانَ عَامُ الْفَتْحِ أَخَذَهُ سَعْدٌ فَقَالَ ابْنُ أَخِي قَدْ كَانَ عَهِدَ إِلَيَّ فِيهِ فَقَامَ إِلَيْهِ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ فَقَالَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ فَتَسَاوَقَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ ابْنُ أَخِي كَانَ عَهِدَ إِلَيَّ فِيهِ وَقَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ بْنَ زَمْعَةَ ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ثُمَّ قَالَ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ احْتَجِبِي مِنْهُ لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِهِ بِعُتْبَةَ فَمَا رَآهَا حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ تَعَالَى
Il nous a été rapporté [Ismaïl], il m'a été rapporté [Malik] d'après [Ibn Shihab] d'après ['Urwah bin Zubair] d'après [Aïcha, l'épouse du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui)], qui a dit : Utbah bin Abu Waqqash a délégué un pouvoir à son frère, Sa'd bin Abu Waqqash, en disant : « Le fils de l'esclave Zam'ah est mon enfant, prends-le donc en charge. » Lors de la conquête de La Mecque, Sa'd le prit en charge en disant : « C'est le fils de mon frère, il m'a confié ses affaires. » Abd bin Zam'ah se leva spontanément et dit : « En réalité, c'est mon frère et le fils du serviteur de mon père, il est né dans son lit. » Tous deux rapportèrent ensuite l'affaire au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Sa'd bin Abu Waqqash dit alors : « Ô Messager d'Allah, c'est le fils de mon frère, à qui il a délégué son autorité. » Abd bin Zam'ah, ne voulant pas perdre, répondit : « En vérité, c'est mon frère, le fils de la servante de mon père ; il est né dans son lit. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit alors : « C'est ton enfant, ô Abd bin Zam'ah. » Puis le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit : « L'enfant est le maître du lit, et l'adultère doit être lapidé. » Enfin, il dit à Sauda bint Zam'ah : « Porte le hijab qu'il te donne ! » En raison de sa ressemblance avec Utbah, le fils de la servante de Zam'ah ne revit jamais Sauda.
Imam Boukhari : 6647
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ عَنْ مَنْصُورٍ وَالْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا يَحْلِفُ عَلَى يَمِينِ صَبْرٍ يَقْتَطِعُ مَالًا وَهُوَ فِيهَا فَاجِرٌ إِلَّا لَقِيَ اللَّهَ وَهُوَ عَلَيْهِ غَضْبَانُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ{ إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ وَأَيْمَانِهِمْ ثَمَنًا قَلِيلًا }الْآيَةَفَجَاءَ الْأَشْعَثُ وَعَبْدُ اللَّهِ يُحَدِّثُهُمْ فَقَالَ فِيَّ نَزَلَتْ وَفِي رَجُلٍ خَاصَمْتُهُ فِي بِئْرٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَلَكَ بَيِّنَةٌ قُلْتُ لَا قَالَ فَلْيَحْلِفْ قُلْتُ إِذًا يَحْلِفُ فَنَزَلَتْ{ إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ }الْآيَةَ
Ishaq bin Nashr nous a rapporté qu'Abdurrazaq nous l'a rapporté, et Sufyan, d'après Mansur, et Al A'masy, d'après Abu Wa'il, ont dit : « Abdullah a dit : Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Nul ne fait un faux serment dans le but de s'emparer des biens d'autrui et n'agit injustement par son serment, à moins qu'il ne rencontre Allah et qu'Allah ne soit en colère contre lui. » Puis Allah a révélé le verset : « En vérité, ceux qui achètent la promesse d'Allah et leur serment à bas prix » (Coran 77, Ali'Imran). Alors qu'Abdullah leur racontait cela, Al Asy'ats sont arrivés et ont dit : « En fait, ce verset m'a été révélé, et j'en discutais avec quelqu'un au sujet d'un puits. » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a alors demandé : « Avez-vous une preuve ? » « Non », ai-je répondu. Le Prophète dit : « Faites jurer votre adversaire ! » Abdullah répondit : « Si la preuve n'est qu'un serment, il jurera, c'est certain. » Puis le verset fut révélé : « Ceux qui achètent les promesses d'Allah et leurs serments à vil prix… » (jusqu'à la fin du verset). (Sourate Ali Imran, verset 77)
Imam Boukhari : 6648
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ أَنَّ زَيْنَبَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ أَخْبَرَتْهُ عَنْ أُمِّهَا أُمِّ سَلَمَةَ قَالَتْسَمِعَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَلَبَةَ خِصَامٍ عِنْدَ بَابِهِ فَخَرَجَ عَلَيْهِمْ فَقَالَ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ وَإِنَّهُ يَأْتِينِي الْخَصْمُ فَلَعَلَّ بَعْضًا أَنْ يَكُونَ أَبْلَغَ مِنْ بَعْضٍ أَقْضِي لَهُ بِذَلِكَ وَأَحْسِبُ أَنَّهُ صَادِقٌ فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ مُسْلِمٍ فَإِنَّمَا هِيَ قِطْعَةٌ مِنْ النَّارِ فَلْيَأْخُذْهَا أَوْ لِيَدَعْهَا
Abul Yaman nous l'a rapporté. Syu'aib nous l'a rapporté d'après Az Zuhri, qui me l'a rapporté d'après Urwah bin Zubair. Zainab bint Abu Salamah l'a rapporté de sa mère, Umm Salamah, qui a dit : « Un jour, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) entendit une dispute à sa porte. Il alla à leur rencontre et dit : « Je suis un homme comme vous, et une dispute m'est soumise. Il se peut que parmi vous, il y ait quelqu'un de plus habile à argumenter que l'autre, et que je parvienne à le convaincre. Je suis convaincu qu'il a raison. Alors, que celui que je convaincs en violant les droits des autres musulmans, ce soit un feu ardent, qu'il le prenne ou qu'il le laisse ! »
Imam Boukhari : 6649
حَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ كُهَيْلٍ عَنْ عَطَاءٍ عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ قَالَبَلَغَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّ رَجُلًا مِنْ أَصْحَابِهِ أَعْتَقَ غُلَامًا لَهُ عَنْ دُبُرٍ لَمْ يَكُنْ لَهُ مَالٌ غَيْرَهُ فَبَاعَهُ بِثَمَانِ مِائَةِ دِرْهَمٍ ثُمَّ أَرْسَلَ بِثَمَنِهِ إِلَيْهِ
Il nous a été rapporté [Ibn Numair] nous a rapporté [Muhammad bin Bisyr] nous a rapporté [Ismail] nous a rapporté [Salamah bin Kuhail] d'après ['Atho`] d'après [Jabir bin Abdullah] a dit que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a entendu dire qu'un ami avait affranchi son esclave par mudabbar, même s'il ne possédait aucun autre bien ; le Prophète l'a alors racheté pour huit cents dirhams, puis lui a envoyé le produit de la vente.
Imam Boukhari : 6650
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُسْلِمٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا يَقُولُبَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعْثًا وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ فَطُعِنَ فِي إِمَارَتِهِ وَقَالَ إِنْ تَطْعَنُوا فِي إِمَارَتِهِ فَقَدْ كُنْتُمْ تَطْعَنُونَ فِي إِمَارَةِ أَبِيهِ مِنْ قَبْلِهِ وَايْمُ اللَّهِ إِنْ كَانَ لَخَلِيقًا لِلْإِمْرَةِ وَإِنْ كَانَ لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَيَّ وَإِنَّ هَذَا لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَيَّ بَعْدَهُ
Il nous a été rapporté que [Moussa ibn Ismaïl] nous a rapporté qu'[Abdul Aziz ibn Muslim] nous a rapporté qu'[Abdullah ibn Dinar] a dit : « J'ai entendu [Ibn Umar] (qu'Allah l'agrée) dire : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a envoyé une expédition et a nommé Oussama ibn Zayd à sa tête. Son commandement fut alors sévèrement critiqué par ses compagnons, si bien que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) le réprimanda aussitôt : « Si vous critiquez son commandement, vous critiquez aussi celui de son père. Par Allah, il était l'homme idéal pour diriger, et son père (Zaïd ibn Haritsa) était l'une des personnes que j'aimais le plus, et lui (Oussama ibn Zayd) était l'une des personnes que j'aimais le plus après sa mort. »
Imam Boukhari : 6651
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ عَنْ ابْنِ جُرَيْجٍ سَمِعْتُ ابْنَ أَبِي مُلَيْكَةَ يُحَدِّثُ عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَبْغَضُ الرِّجَالِ إِلَى اللَّهِ الْأَلَدُّ الْخَصِمُ
Musaddad nous a dit que Yahya bin Sa'id nous l'avait dit d'après Ibn Juraij. J'ai entendu Ibn Abu Awalkah le dire d'après Aisyah (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Les gens qu'Allah déteste le plus sont ceux qui sont obstinés et aiment se disputer. »
Imam Boukhari : 6652
حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ بَعَثَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَالِدًا ح و حَدَّثَنِي أَبُو عَبْدِ اللَّهِ نُعَيْمُ بْنُ حَمَّادٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَبَعَثَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ إِلَى بَنِي جَذِيمَةَ فَلَمْ يُحْسِنُوا أَنْ يَقُولُوا أَسْلَمْنَا فَقَالُوا صَبَأْنَا صَبَأْنَا فَجَعَلَ خَالِدٌ يَقْتُلُ وَيَأْسِرُ وَدَفَعَ إِلَى كُلِّ رَجُلٍ مِنَّا أَسِيرَهُ فَأَمَرَ كُلَّ رَجُلٍ مِنَّا أَنْ يَقْتُلَ أَسِيرَهُ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لَا أَقْتُلُ أَسِيرِي وَلَا يَقْتُلُ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِي أَسِيرَهُ فَذَكَرْنَا ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ اللَّهُمَّ إِنِّي أَبْرَأُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ مَرَّتَيْنِ
Il nous a dit [Mahmud] nous a dit [Abdurrazaq] nous a dit [Ma'mar] d'après [Az Zuhri] d'après [Salim] d'après [Ibn Umar], le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a envoyé Khalid - par une autre voie de transmission - Et il m'a dit [Abu Abdullah Nu'aim bin Hammad] nous a dit [Abdullah] nous a dit [Ma'mar] d'après [Az Zuhri] d'après [Salim] d'après [son père], a dit, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a envoyé Khalid bin Al Walid aux Banu Judzaimah dont les langues n'étaient pas encore couramment utilisées pour prononcer ASLAMNAA (nous nous sommes convertis à l'Islam), alors ils ont dit ; « ASHBA'NA » (ce qui signifie littéralement « nous adhérons à la religion shabiiyah », même si cela signifie ASLAMNA), et Khalid continua de tuer, de capturer et de livrer ses prisonniers à chacun d'entre nous, nous ordonnant de le tuer. Je dis alors : « Par Allah, je ne tuerai pas mon prisonnier », et aucun de mes compagnons ne le tua. Je rapportai ensuite cette affaire au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), qui dit : « Ô Allah, je me désolidarise totalement des actes de Khalid ibn Walid » (il répéta ses paroles deux fois).
Imam Boukhari : 6653
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ الْمَدَنِيُّ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ قَالَكَانَ قِتَالٌ بَيْنَ بَنِي عَمْرٍو فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَصَلَّى الظُّهْرَ ثُمَّ أَتَاهُمْ يُصْلِحُ بَيْنَهُمْ فَلَمَّا حَضَرَتْ صَلَاةُ الْعَصْرِ فَأَذَّنَ بِلَالٌ وَأَقَامَ وَأَمَرَ أَبَا بَكْرٍ فَتَقَدَّمَ وَجَاءَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَبُو بَكْرٍ فِي الصَّلَاةِ فَشَقَّ النَّاسَ حَتَّى قَامَ خَلْفَ أَبِي بَكْرٍ فَتَقَدَّمَ فِي الصَّفِّ الَّذِي يَلِيهِ قَالَ وَصَفَّحَ الْقَوْمُ وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ إِذَا دَخَلَ فِي الصَّلَاةِ لَمْ يَلْتَفِتْ حَتَّى يَفْرُغَ فَلَمَّا رَأَى التَّصْفِيحَ لَا يُمْسَكُ عَلَيْهِ الْتَفَتَ فَرَأَى النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَلْفَهُ فَأَوْمَأَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَدِهِ أَنْ امْضِهْ وَأَوْمَأَ بِيَدِهِ هَكَذَا وَلَبِثَ أَبُو بَكْرٍ هُنَيَّةً يَحْمَدُ اللَّهَ عَلَى قَوْلِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ مَشَى الْقَهْقَرَى فَلَمَّا رَأَى النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَلِكَ تَقَدَّمَ فَصَلَّى النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالنَّاسِ فَلَمَّا قَضَى صَلَاتَهُ قَالَ يَا أَبَا بَكْرٍ مَا مَنَعَكَ إِذْ أَوْمَأْتُ إِلَيْكَ أَنْ لَا تَكُونَ مَضَيْتَ قَالَ لَمْ يَكُنْ لِابْنِ أَبِي قُحَافَةَ أَنْ يَؤُمَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَالَ لِلْقَوْمِ إِذَا رَابَكُمْ أَمْرٌ فَلْيُسَبِّحْ الرِّجَالُ وَلْيُصَفِّحْ النِّسَاءُ
D'après Abu Nu'man, qui nous a rapporté qu'Hammad nous l'avait rapporté, et d'après Abu Hazim Al Madani, Sahal bin Sa'd As Sa'idi a dit : « Lorsqu'une guerre éclata entre les Bani 'Amru, la nouvelle parvint au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Il accomplit alors la prière de midi, puis vint à leur rencontre pour les réconcilier. À l'heure de la prière de l'après-midi, Bilal lança l'appel à la prière et l'iqamat. Il ordonna ensuite à Abu Bakr de mener la procession et s'avança lui-même. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) arriva alors qu'Abu Bakr dirigeait le clergé. Il traversa les rangs jusqu'à se placer derrière Abu Bakr, puis continua d'avancer jusqu'à se retrouver juste derrière lui. Sahal rapporta qu'à ce moment-là, les Compagnons frappèrent leur main droite dans le dos de leur bras gauche (tashfih) pour signaler la présence du Messager derrière eux. » Abou Bakr avait pour habitude, après avoir accompli sa prière, de ne pas se retourner avant la fin. Aussi, voyant le tashfih se poursuivre sans interruption, il se retourna et aperçut le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) derrière lui. Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) lui fit signe de continuer sa prière. Abou Bakr continua de prier un moment, louant Allah pour les paroles du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), puis il retourna sur ses pas. Voyant cela, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) s'avança et prit la tête de la prière. Une fois sa prière terminée, il dit : « Ô Abou Bakr, pourquoi ne t'es-tu pas exécuté lorsque je t'ai fait signe ? » Abou Bakr répondit : « Il n'est pas convenable qu'Ibn Abou Quhafa dirige le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). » Le Prophète dit alors à ses compagnons : « Si vous avez un doute pendant la prière, que les hommes récitent le tasbih, tandis que les femmes frappent dans leurs mains (tashfiih). »
Imam Boukhari : 6654
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ أَبُو ثَابِتٍ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عُبَيْدِ بْنِ السَّبَّاقِ عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ قَالَبَعَثَ إِلَيَّ أَبُو بَكْرٍ لِمَقْتَلِ أَهْلِ الْيَمَامَةِ وَعِنْدَهُ عُمَرُ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ عُمَرَ أَتَانِي فَقَالَ إِنَّ الْقَتْلَ قَدْ اسْتَحَرَّ يَوْمَ الْيَمَامَةِ بِقُرَّاءِ الْقُرْآنِ وَإِنِّي أَخْشَى أَنْ يَسْتَحِرَّ الْقَتْلُ بِقُرَّاءِ الْقُرْآنِ فِي الْمَوَاطِنِ كُلِّهَا فَيَذْهَبَ قُرْآنٌ كَثِيرٌ وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَأْمُرَ بِجَمْعِ الْقُرْآنِ قُلْتُ كَيْفَ أَفْعَلُ شَيْئًا لَمْ يَفْعَلْهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ عُمَرُ هُوَ وَاللَّهِ خَيْرٌ فَلَمْ يَزَلْ عُمَرُ يُرَاجِعُنِي فِي ذَلِكَ حَتَّى شَرَحَ اللَّهُ صَدْرِي لِلَّذِي شَرَحَ لَهُ صَدْرَ عُمَرَ وَرَأَيْتُ فِي ذَلِكَ الَّذِي رَأَى عُمَرُ قَالَ زَيْدٌ قَالَ أَبُو بَكْرٍ وَإِنَّكَ رَجُلٌ شَابٌّ عَاقِلٌ لَا نَتَّهِمُكَ قَدْ كُنْتَ تَكْتُبُ الْوَحْيَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَتَتَبَّعْ الْقُرْآنَ فَاجْمَعْهُ قَالَ زَيْدٌ فَوَاللَّهِ لَوْ كَلَّفَنِي نَقْلَ جَبَلٍ مِنْ الْجِبَالِ مَا كَانَ بِأَثْقَلَ عَلَيَّ مِمَّا كَلَّفَنِي مِنْ جَمْعِ الْقُرْآنِ قُلْتُ كَيْفَ تَفْعَلَانِ شَيْئًا لَمْ يَفْعَلْهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ أَبُو بَكْرٍ هُوَ وَاللَّهِ خَيْرٌ فَلَمْ يَزَلْ يَحُثُّ مُرَاجَعَتِي حَتَّى شَرَحَ اللَّهُ صَدْرِي لِلَّذِي شَرَحَ اللَّهُ لَهُ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ وَرَأَيْتُ فِي ذَلِكَ الَّذِي رَأَيَا فَتَتَبَّعْتُ الْقُرْآنَ أَجْمَعُهُ مِنْ الْعُسُبِ وَالرِّقَاعِ وَاللِّخَافِ وَصُدُورِ الرِّجَالِ فَوَجَدْتُ فِي آخِرِ سُورَةِ التَّوْبَةِ{ لَقَدْ جَاءَكُمْ رَسُولٌ مِنْ أَنْفُسِكُمْ }إِلَى آخِرِهَا مَعَ خُزَيْمَةَ أَوْ أَبِي خُزَيْمَةَ فَأَلْحَقْتُهَا فِي سُورَتِهَا وَكَانَتْ الصُّحُفُ عِنْدَ أَبِي بَكْرٍ حَيَاتَهُ حَتَّى تَوَفَّاهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ثُمَّ عِنْدَ عُمَرَ حَيَاتَهُ حَتَّى تَوَفَّاهُ اللَّهُ ثُمَّ عِنْدَ حَفْصَةَ بِنْتِ عُمَرَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ اللِّخَافُ يَعْنِي الْخَزَفَ
Il nous a été rapporté par [Muhammad bin Ubaidullah], d'après Abu Thabit, qui nous a rapporté par [Ibrahim bin Sa'd], d'après [Ibnu Shihab], d'après [Ubaid bin Sibaq], d'après [Zaid bin Thabit], qu'Abu Bakr a envoyé quelqu'un me voir à cause du grand nombre de victimes de la guerre de Yamamah. À cette époque, Abu Bakr était avec Umar. Abu Bakr a dit : « Umar est venu me voir et m'a dit : "Les pertes de la guerre de Yamamah ont été si importantes que les mémorisateurs du Coran ont disparu. Je crains qu'avec la mort des mémorisateurs, de nombreux versets du Coran ne disparaissent. Je pense donc que si tu nous ordonnes de compiler le Coran, tu devras le faire." J'ai répondu : "Comment pourrais-je faire quelque chose que le Messager d'Allah n'a jamais fait ?" Umar a immédiatement donné son avis. » « Par Allah, c'est une bonne chose », disait Umar sans cesse, m'encourageant à accomplir cette tâche, jusqu'à ce qu'Allah m'ouvre le cœur pour réaliser celui qu'Umar lui avait lui-même confié. Je partage l'avis d'Umar. Zayd rapporta : « Abou Bakr dit : « Tu es un jeune homme intelligent, et nous ne doutons pas de tes capacités, car tu as l'habitude de retranscrire les révélations pour le Messager d'Allah. Pars donc du Coran (encore dispersé) et rassemble-le. » Zayd répondit : « Par Allah, si Abou Bakr m'avait demandé de déplacer une montagne, cela n'aurait pas été plus difficile que de rassembler le Coran. » Il demanda alors : « Comment pouvez-vous tous deux faire quelque chose que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) n'a jamais fait ? » Abou Bakr répondit : « Par Allah, cette œuvre est bonne. » Abou Bakr n'a jamais cessé d'inspirer ma réflexion jusqu'à ce qu'Allah m'inspire à accomplir ce qu'Il avait inspiré à Abou Bakr et à Omar. J'étais d'accord avec eux deux, alors j'ai recherché les Corans dispersés et les ai rassemblés parmi les restes, les peaux, les poteries, les ossements et les poitrines des récitants. J'ai trouvé à la fin de la sourate At-Tawbah le verset qui dit : « Un messager issu de votre espèce vous est venu… », jusqu'à la fin du verset (QS. At-Tawbah 128), avec Khuzaimah ou Abou Khuzaimah. Je l'ai donc inclus dans sa lettre. Ce manuscrit (la transcription originale du Coran) a ensuite appartenu à Abou Bakr de son vivant jusqu'à son décès, puis à Omar (que la paix et le salut soient sur lui) de son vivant jusqu'à son décès, puis à Hafsha bint Omar. Muhammad bin Ubaidullah a dit : La signification d'al Likhaf est poterie (argile cuite).
Imam Boukhari : 6655
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ عَنْ أَبِي لَيْلَى ح حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ أَبِي لَيْلَى بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَهْلٍ عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ أَنَّهُ أَخْبَرَهُهُوَ وَرِجَالٌ مِنْ كُبَرَاءِ قَوْمِهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةَ خَرَجَا إِلَى خَيْبَرَ مِنْ جَهْدٍ أَصَابَهُمْ فَأُخْبِرَ مُحَيِّصَةُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ قُتِلَ وَطُرِحَ فِي فَقِيرٍ أَوْ عَيْنٍ فَأَتَى يَهُودَ فَقَالَ أَنْتُمْ وَاللَّهِ قَتَلْتُمُوهُ قَالُوا مَا قَتَلْنَاهُ وَاللَّهِ ثُمَّ أَقْبَلَ حَتَّى قَدِمَ عَلَى قَوْمِهِ فَذَكَرَ لَهُمْ وَأَقْبَلَ هُوَ وَأَخُوهُ حُوَيِّصَةُ وَهُوَ أَكْبَرُ مِنْهُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَهْلٍ فَذَهَبَ لِيَتَكَلَّمَ وَهُوَ الَّذِي كَانَ بِخَيْبَرَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِمُحَيِّصَةَ كَبِّرْ كَبِّرْ يُرِيدُ السِّنَّ فَتَكَلَّمَ حُوَيِّصَةُ ثُمَّ تَكَلَّمَ مُحَيِّصَةُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِمَّا أَنْ يَدُوا صَاحِبَكُمْ وَإِمَّا أَنْ يُؤْذِنُوا بِحَرْبٍ فَكَتَبَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَيْهِمْ بِهِ فَكُتِبَ مَا قَتَلْنَاهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِحُوَيِّصَةَ وَمُحَيِّصَةَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ أَتَحْلِفُونَ وَتَسْتَحِقُّونَ دَمَ صَاحِبِكُمْ قَالُوا لَا قَالَ أَفَتَحْلِفُ لَكُمْ يَهُودُ قَالُوا لَيْسُوا بِمُسْلِمِينَ فَوَدَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ عِنْدِهِ مِائَةَ نَاقَةٍ حَتَّى أُدْخِلَتْ الدَّارَ قَالَ سَهْلٌ فَرَكَضَتْنِي مِنْهَا نَاقَةٌ
Il nous a dit [Abdullah bin Yusuf] Il nous a dit [Malik] d'après [Abu Laila] - par un autre récit - Il nous a dit [Ismail] m'a dit [Malik] d'après [Abu Laila bin Abdullah bin Abduurrahman bin Sahal bin Abu Khatsmah], lui et certains chefs de son peuple l'ont informé qu'Abdullah bin Sahal et Muhayshah étaient partis pour Khaibar à cause de la famine qui les frappait. Puis on a dit à Muhayshah qu'Abdullah avait été tué et jeté dans une source. Alors il est allé trouver les Juifs et a dit : « Hé, c'est vous qui l'avez tué ! » Ils ont dit : « Nous ne l'avons pas tué, par Allah. » Ensuite, Muhayshah est rentré chez lui jusqu'à ce qu'il retrouve les siens et leur raconte l'histoire. Il a retrouvé les siens avec son frère Huwaysah, plus âgé que lui, et Abdurrahman bin Sahal. Muhayshah voulait négocier en espèces, car c'était lui qui s'était rendu à Khaibar, mais le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) le réprimanda : « Laisse la rançon payer, laisse la rançon payer », faisant référence à son âge. Huwayshah, le frère aîné de Muhayshah, prit alors la parole, puis Muhayshah poursuivit. Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) demanda alors : « Veulent-ils payer la dîme de vos amis ou veulent-ils leur déclarer la guerre ? » Il leur envoya ensuite une lettre, à laquelle ils répondirent : « Nous ne l'avons pas tué. » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit alors à Muhayshah, Huwayshah et Abdurrahman bin Sahal : « Pourquoi ne pas prêter serment et ainsi avoir le droit de réclamer le sang de votre ami ? » Ils répondirent : « Non. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit alors : « Et si les Juifs vous prêtaient serment ? » Ils répondirent : « Ils ne sont pas musulmans. » De plus, c'est le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) qui paya la dîme avec ses cent chameaux jusqu'à ce qu'ils soient mis dans un enclos. [Sahal] dit : « L'un d'eux m'a donné un coup de pied. »
Imam Boukhari : 6656
حَدَّثَنَا آدَمُ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ قَالَاجَاءَ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ فَقَامَ خَصْمُهُ فَقَالَ صَدَقَ فَاقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ فَقَالَ الْأَعْرَابِيُّ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ فَقَالُوا لِي عَلَى ابْنِكَ الرَّجْمُ فَفَدَيْتُ ابْنِي مِنْهُ بِمِائَةٍ مِنْ الْغَنَمِ وَوَلِيدَةٍ ثُمَّ سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ فَقَالُوا إِنَّمَا عَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ أَمَّا الْوَلِيدَةُ وَالْغَنَمُ فَرَدٌّ عَلَيْكَ وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ وَأَمَّا أَنْتَ يَا أُنَيْسُ لِرَجُلٍ فَاغْدُ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا فَارْجُمْهَا فَغَدَا عَلَيْهَا أُنَيْسٌ فَرَجَمَهَا
Adam nous a rapporté qu'Ibn Abu Dzi'b nous l'a rapporté, qu'Az Zuhri nous l'a rapporté, d'après Ubaidullah bin Abdillah, d'après Abu Hurairah, et que Zaid bin Khalid Al Juhani a dit : « Un Arabe bédouin (nomade) est venu et a dit : "Ô Messager d'Allah, tranche entre nous par le Livre d'Allah !" Alors son adversaire s'est levé et a dit : "Il a raison, tranche entre nous par le Livre d'Allah." L'Arabe nomade a alors dit : "Mon fils était l'ouvrier de cet homme, puis il a commis l'adultère avec sa femme, et ils ont dit : 'Ton fils doit être lapidé !' Alors j'ai racheté mon fils avec cent chèvres et un serviteur, puis j'ai consulté les gens de la science, et ils ont dit : 'Ton fils doit être fouetté cent fois et exilé pendant un an.' » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, je vais décider pour vous deux selon le livre d'Allah : quant aux serviteurs et aux chèvres, ils vous seront rendus ; quant aux garçons, ils seront battus cent fois et exilés pendant un an ; quant à toi, ô Unais (de son nom complet Unais Al Aslami), va vers la femme et lapide-la ! » Unais alla aussitôt vers la femme et la lapida.
Imam Boukhari : 6657
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ أَبَا سُفْيَانَ بْنَ حَرْبٍ أَخْبَرَهُأَنَّ هِرَقْلَ أَرْسَلَ إِلَيْهِ فِي رَكْبٍ مِنْ قُرَيْشٍ ثُمَّ قَالَ لِتَرْجُمَانِهِ قُلْ لَهُمْ إِنِّي سَائِلٌ هَذَا فَإِنْ كَذَبَنِي فَكَذِّبُوهُ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ فَقَالَ لِلتُّرْجُمَانِ قُلْ لَهُ إِنْ كَانَ مَا تَقُولُ حَقًّا فَسَيَمْلِكُ مَوْضِعَ قَدَمَيَّ هَاتَيْنِ
Abul Yaman nous a dit, Syu'aib, d'après Az Zuhri, m'a dit, Ubaidullah bin Abdullah, qu'Abdullah bin Abbas l'a rapporté, qu'Abu Sufyan bin Harb l'a rapporté, qu'Héraclius lui a envoyé un messager alors qu'il était avec un groupe de Quraysh, puis a dit à son interprète : « Dis-leur que je vais demander à cet homme (Abu Sufyan), s'il me ment, alors mentis-lui aussi. » Abu Sufyan a alors rapporté sa conversation, puis Héraclius a dit à son porte-parole : « Dis-lui (Abu Sufyan), si ce que tu dis est vrai, il (Muhammad) contrôlera la plante de mes pieds. »
Imam Boukhari : 6658
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ السَّاعِدِيِّأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اسْتَعْمَلَ ابْنَ الْأُتَبِيَّةِ عَلَى صَدَقَاتِ بَنِي سُلَيْمٍ فَلَمَّا جَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَحَاسَبَهُ قَالَ هَذَا الَّذِي لَكُمْ وَهَذِهِ هَدِيَّةٌ أُهْدِيَتْ لِي فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَهَلَّا جَلَسْتَ فِي بَيْتِ أَبِيكَ وَبَيْتِ أُمِّكَ حَتَّى تَأْتِيَكَ هَدِيَّتُكَ إِنْ كُنْتَ صَادِقًا ثُمَّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَخَطَبَ النَّاسَ وَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ فَإِنِّي أَسْتَعْمِلُ رِجَالًا مِنْكُمْ عَلَى أُمُورٍ مِمَّا وَلَّانِي اللَّهُ فَيَأْتِي أَحَدُكُمْ فَيَقُولُ هَذَا لَكُمْ وَهَذِهِ هَدِيَّةٌ أُهْدِيَتْ لِي فَهَلَّا جَلَسَ فِي بَيْتِ أَبِيهِ وَبَيْتِ أُمِّهِ حَتَّى تَأْتِيَهُ هَدِيَّتُهُ إِنْ كَانَ صَادِقًا فَوَاللَّهِ لَا يَأْخُذُ أَحَدُكُمْ مِنْهَا شَيْئًا قَالَ هِشَامٌ بِغَيْرِ حَقِّهِ إِلَّا جَاءَ اللَّهَ يَحْمِلُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَلَا فَلَأَعْرِفَنَّ مَا جَاءَ اللَّهَ رَجُلٌ بِبَعِيرٍ لَهُ رُغَاءٌ أَوْ بِبَقَرَةٍ لَهَا خُوَارٌ أَوْ شَاةٍ تَيْعَرُ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى رَأَيْتُ بَيَاضَ إِبْطَيْهِ أَلَا هَلْ بَلَّغْتُ
Il nous a été rapporté par Muhammad, qui nous a rapporté par 'Abdah, qui nous a rapporté par Hisyam bin Urwah, d'après son père, d'après Abu Humaid as Sa'idi, que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) avait un jour engagé Ibn al-Atabiyah pour collecter l'aumône auprès des enfants de Sulaym. Lorsqu'il se présenta auprès du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), celui-ci l'examina et dit : « Ceci est pour toi et ceci est un cadeau pour moi. » Spontanément, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Ne serait-ce pas comme si, en restant assis chez ton père et chez ta mère, tu serais récompensé si tu étais honnête ? » Puis le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se leva et s'adressa à l'assemblée, il adora et loua Allah, puis dit : « Amma ba'du. » En vérité, j'emploie certains d'entre vous pour des tâches qu'Allah m'a confiées. Puis l'un d'entre vous dit : « Ceci est ta part, et ceci est ma récompense. » S'il restait chez son père et chez sa mère, sa récompense lui parviendrait-elle s'il était sincère ? Par Allah, nul d'entre vous ne prend ce qui ne lui appartient pas, mais se présente à Allah avec ce qu'il a pris. Je connais un homme qui se présente à Allah avec son chameau hennissant, un autre avec sa vache mugissante, un autre encore avec son bouc bêlant. » Puis il leva les mains, laissant apparaître la blancheur de ses aisselles.
Imam Boukhari : 6659
حَدَّثَنَا أَصْبَغُ أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ أَخْبَرَنِي يُونُسُ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَا بَعَثَ اللَّهُ مِنْ نَبِيٍّ وَلَا اسْتَخْلَفَ مِنْ خَلِيفَةٍ إِلَّا كَانَتْ لَهُ بِطَانَتَانِ بِطَانَةٌ تَأْمُرُهُ بِالْمَعْرُوفِ وَتَحُضُّهُ عَلَيْهِ وَبِطَانَةٌ تَأْمُرُهُ بِالشَّرِّ وَتَحُضُّهُ عَلَيْهِ فَالْمَعْصُومُ مَنْ عَصَمَ اللَّهُ تَعَالَىوَقَالَ سُلَيْمَانُ عَنْ يَحْيَى أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ بِهَذَا وَعَنْ ابْنِ أَبِي عَتِيقٍ وَمُوسَى عَنْ ابْنِ شِهَابٍ مِثْلَهُ وَقَالَ شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ قَوْلَهُ وَقَالَ الْأَوْزَاعِيُّ وَمُعَاوِيَةُ بْنُ سَلَّامٍ حَدَّثَنِي الزُّهْرِيُّ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَالَ ابْنُ أَبِي حُسَيْنٍ وَسَعِيدُ بْنُ زِيَادٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ قَوْلَهُ وَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي جَعْفَرٍ حَدَّثَنِي صَفْوَانُ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
Ashbagh nous a rapporté qu'Ibn Wahb nous l'a rapporté, et Yunus me l'a rapporté d'après Ibn Shihab, d'après Abu Salamah, d'après Abu Sa'id Al Khudri, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Allah n'a envoyé aucun prophète ni désigné aucun calife sans qu'il y ait deux camps : un camp qui l'incite au bien et le motive, et un camp qui l'incite au mal et l'encourage. Celui qui reste vigilant est celui qu'Allah protège. » Sulaiman a dit que Yahya me l'avait rapporté d'après Ibn Shihab, et d'après Ibn Abu 'Atiq et Musa, d'après Ibn Shihab, le même hadith. Syu'aib a dit qu'Az Zuhri me l'avait rapporté d'après Abu Salamah, d'après Abu Sa'id… comme le hadith mentionné ci-dessus. Pendant que [Al Auza'i] et [Mu'awiyah bin Salam] disaient, ils m'ont dit que [Az Zuhri] m'avait dit [Abu Salamah] de [Abu Hurairah] du Prophète sallallahu 'alayhi wasallam. Alors que [Ibn Abu Husain] et [Sa'id bin Ziyad] ont dit, de [Abu Salamah] de [Abu Sa'id],,, comme le hadith ci-dessus, et [Ubaidullah bin Abu Ja'far] m'a dit [Shafwan] de [Abu Salamah] de [Abu Ayyub] a dit : J'ai entendu le Prophète (sallallahu 'alayhi wasallam).
Imam Boukhari : 6660
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَادَةُ بْنُ الْوَلِيدِ أَخْبَرَنِي أَبِي عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ قَالَبَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ فِي الْمَنْشَطِ وَالْمَكْرَهِ وَأَنْ لَا نُنَازِعَ الْأَمْرَ أَهْلَهُ وَأَنْ نَقُومَ أَوْ نَقُولَ بِالْحَقِّ حَيْثُمَا كُنَّا لَا نَخَافُ فِي اللَّهِ لَوْمَةَ لَائِمٍ
Ismaïl m'a dit que Malik, d'après Yahya ibn Sa'id, m'a dit qu'Ubadah ibn al-Walid m'a dit que mon père, d'après Ubadah ibn Ash-Shamit, a dit : « Nous prêtons allégeance au Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) pour écouter et obéir, que nous soyons actifs (enthousiastes) ou paresseux, pour ne pas contester l'autorité de ceux qui le dominent, et pour établir et dire la vérité où que nous soyons. Nous ne nous inquiétons pas, dans le chemin d'Allah, des reproches de ceux qui critiquent. »