Imam Boukhari : 6621
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ حَدَّثَنَا ثَابِتٌ الْبُنَانِيُّ قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍيَقُولُ لِامْرَأَةٍ مِنْ أَهْلِهِ تَعْرِفِينَ فُلَانَةَ قَالَتْ نَعَمْ قَالَ فَإِنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَرَّ بِهَا وَهِيَ تَبْكِي عِنْدَ قَبْرٍ فَقَالَ اتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي فَقَالَتْ إِلَيْكَ عَنِّي فَإِنَّكَ خِلْوٌ مِنْ مُصِيبَتِي قَالَ فَجَاوَزَهَا وَمَضَى فَمَرَّ بِهَا رَجُلٌ فَقَالَ مَا قَالَ لَكِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ مَا عَرَفْتُهُ قَالَ إِنَّهُ لَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ فَجَاءَتْ إِلَى بَابِهِ فَلَمْ تَجِدْ عَلَيْهِ بَوَّابًا فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا عَرَفْتُكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّ الصَّبْرَ عِنْدَ أَوَّلِ صَدْمَةٍ
Ishaq bin Manshur, Abdushshamad, Syu'bah et Thabit Al Bunani nous ont rapporté avoir entendu Anas bin Malik dire à une femme de sa famille : « Connais-tu la femme A ? » « Je la connais », répondit-il. Anas poursuivit : « En effet, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) passa un jour près d'elle alors qu'elle pleurait dans une tombe et lui conseilla : « Craignez Allah et soyez patiente ! » La femme répondit : « Va-t'en, car tu n'as jamais connu un tel malheur ! » Anas dit que le Prophète s'éloigna aussitôt. Puis quelqu'un passa près d'elle et lui demanda : « Que t'a dit le Messager d'Allah ? » La femme répondit : « Je ne savais pas que cette personne était le Messager d'Allah. » L'homme dit : « C'était le Messager d'Allah ! » Anas dit : La femme se présentait sans cesse à la porte de la maison du Prophète, mais ne trouvant pas de portier, elle dit alors : « Ô Messager d'Allah, par Allah, je te connais ! » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) répondit alors : « La patience se manifeste dès le premier instant de l'épreuve. »
Imam Boukhari : 6622
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ الذُّهْلِيُّ حَدَّثَنَا الْأَنْصَارِيُّ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي عَنْ ثُمَامَةَ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَإِنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ كَانَ يَكُونُ بَيْنَ يَدَيْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِمَنْزِلَةِ صَاحِبِ الشُّرَطِ مِنْ الْأَمِيرِ
Il nous a dit [Muhammad bin Khalid Adz Dzuhli] nous a dit [Al Ansari, Muhammad bin Abdullah] a dit ; [Mon père] m'a dit de [Tsumamah] de [Anas bin Malik], il a dit, que Qais bin Sa'd était en présence du Prophète sallallaahu 'alaihi wasallam comme un aide à un chef.
Imam Boukhari : 6623
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا يَحْيَى هُوَ الْقَطَّانُ عَنْ قُرَّةَ بْنِ خَالِدٍ حَدَّثَنِي حُمَيْدُ بْنُ هِلَالٍ حَدَّثَنَا أَبُو بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَىأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعَثَهُ وَأَتْبَعَهُ بِمُعَاذٍ
Il nous a dit [Musaddad] nous a dit [Yahya alias Al Qaththan] de [Qurrah bin Khalid] m'a dit [Humaid bin Hilal] de [Abu Burdah] de [Abu Musa], que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) l'a envoyé une fois, puis a envoyé Mu'adz comme son disciple.
Imam Boukhari : 6624
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الصَّبَّاحِ حَدَّثَنَا مَحْبُوبُ بْنُ الْحَسَنِ حَدَّثَنَا خَالِدٌ عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلَالٍ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَىأَنَّ رَجُلًا أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ فَأَتَى مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ وَهُوَ عِنْدَ أَبِي مُوسَى فَقَالَ مَا لِهَذَا قَالَ أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ قَالَ لَا أَجْلِسُ حَتَّى أَقْتُلَهُ قَضَاءُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
On m'a rapporté qu'Abdullah bin Shabah nous l'avait rapporté, que Mahbub bin Al Hasan nous l'avait rapporté, que Khalid nous l'avait rapporté, et que Humaid bin Hilal nous l'avait rapporté, que Abu Burdah nous l'avait rapporté, et qu'Abu Musa nous l'avait rapporté. Il y avait un homme qui s'était converti à l'islam puis au judaïsme. Il vint ensuite trouver Mu'adz bin Jabal, qui se trouvait alors près d'Abu Musa. Abu Musa demanda alors : « Qu'est-il arrivé à cet homme ? » Mu'adz bin Jabal répondit : « Cet homme s'est converti à l'islam, puis au judaïsme. » Spontanément, Abu Musa dit : « Je ne m'assiérai pas avant de l'avoir tué, conformément au décret d'Allah et de Son Messager (que la paix et le salut soient sur lui). »
Imam Boukhari : 6625
حَدَّثَنَا آدَمُ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ عُمَيْرٍ سَمِعْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَبِي بَكْرَةَ قَالَ كَتَبَ أَبُو بَكْرَةَإِلَى ابْنِهِ وَكَانَ بِسِجِسْتَانَ بِأَنْ لَا تَقْضِيَ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَأَنْتَ غَضْبَانُ فَإِنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ لَا يَقْضِيَنَّ حَكَمٌ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَهُوَ غَضْبَانُ
Adam nous a dit, Syu'bah nous a dit, Abdul Malik bin Umair nous a dit. J'ai entendu Abdurrahman bin Abu Bakrah dire : Abu Bakrah a écrit une lettre à son fils, qui se trouvait alors au Sijistan, disant : « Ne juge pas entre deux personnes lorsque tu es en colère, car j'ai entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Il est interdit à un juge de trancher entre deux personnes lorsqu'il est en colère. »
Imam Boukhari : 6626
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي خَالِدٍ عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الْأَنْصَارِيِّ قَالَجَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي وَاللَّهِ لَأَتَأَخَّرُ عَنْ صَلَاةِ الْغَدَاةِ مِنْ أَجْلِ فُلَانٍ مِمَّا يُطِيلُ بِنَا فِيهَا قَالَ فَمَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَطُّ أَشَدَّ غَضَبًا فِي مَوْعِظَةٍ مِنْهُ يَوْمَئِذٍ ثُمَّ قَالَ يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّ مِنْكُمْ مُنَفِّرِينَ فَأَيُّكُمْ مَا صَلَّى بِالنَّاسِ فَلْيُوجِزْ فَإِنَّ فِيهِمْ الْكَبِيرَ وَالضَّعِيفَ وَذَا الْحَاجَةِ
Muhammad ibn Muqatil, Abdullah, Ismaïl ibn Abou Khalid, Qais ibn Abou Hazim, d'après Abou Mas'ud al-Ansari, rapporta qu'un homme rencontra le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et lui dit : « Ô Messager d'Allah, par Allah, je ralentis vraiment la prière du matin car tel est l'imam, il allonge toujours sa récitation lorsqu'il prie avec nous. » Abou Mas'ud dit : « Je n'ai jamais vu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) aussi en colère que lorsqu'il lui donna ce conseil. Le Prophète le réprimanda alors : « Ô gens, certains parmi vous éloignent les autres des mosquées et du culte. Celui d'entre vous qui dirige les fidèles, qu'il le fasse brièvement, car il y a des personnes âgées, des personnes faibles et des personnes dans le besoin. »
Imam Boukhari : 6627
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي يَعْقُوبَ الْكَرْمَانِيُّ حَدَّثَنَا حَسَّانُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ حَدَّثَنَا يُونُسُ قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ هُوَ الزُّهْرِيُّ أَخْبَرَنِي سَالِمٌ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ أَخْبَرَهُأَنَّهُ طَلَّقَ امْرَأَتَهُ وَهِيَ حَائِضٌ فَذَكَرَ عُمَرُ لِلنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَتَغَيَّظَ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ قَالَ لِيُرَاجِعْهَا ثُمَّ لِيُمْسِكْهَا حَتَّى تَطْهُرَ ثُمَّ تَحِيضَ فَتَطْهُرَ فَإِنْ بَدَا لَهُ أَنْ يُطَلِّقَهَا فَلْيُطَلِّقْهَا
Il nous a été rapporté que [Muhammad bin Abu Ya'qub Al Karmani] nous a rapporté que [Hassan bin Ibrahim] nous a rapporté que [Yunus] a dit, il nous a été rapporté que [Muhammad, à savoir Az Zuhri] m'a rapporté que [Abdullah bin Umar] lui avait dit qu'il avait divorcé de sa femme pendant ses menstruations. Umar rapporta alors l'affaire au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) fut tellement en colère qu'il dit : « Dis-lui d'y réfléchir, puis de garder ses règles jusqu'à ce qu'elles soient pures, puis d'avoir à nouveau ses menstruations. Une fois les règles terminées, s'il veut se réconcilier avec elle, qu'il divorce ! »
Imam Boukhari : 6628
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ أَنَّ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْجَاءَتْ هِنْدٌ بِنْتُ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى ظَهْرِ الْأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَيَّ أَنْ يَذِلُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ وَمَا أَصْبَحَ الْيَوْمَ عَلَى ظَهْرِ الْأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَيَّ أَنْ يَعِزُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ ثُمَّ قَالَتْ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ مِسِّيكٌ فَهَلْ عَلَيَّ مِنْ حَرَجٍ أَنْ أُطْعِمَ مِنْ الَّذِي لَهُ عِيَالَنَا قَالَ لَهَا لَا حَرَجَ عَلَيْكِ أَنْ تُطْعِمِيهِمْ مِنْ مَعْرُوفٍ
Abul Yaman nous a rapporté que Syu'aib, d'après Az Zuhri, nous a rapporté qu'Aïcha (qu'Allah l'agrée) a dit : « Hind bint Utbah bin Rabi'ah est venue et a dit : "Ô Messager d'Allah, autrefois, il n'y avait personne sur terre que je souhaitais plus humilier que les habitants de ta maison ; aujourd'hui, c'est tout le contraire : il n'y a personne sur terre que je souhaite plus honorer que les habitants de ta maison." Hind bint Utbah a alors dit : "En vérité, Abou Sufyan est très avare. Est-ce un péché pour moi de nourrir les personnes à notre charge (en prenant leurs biens à leur insu) ?" Le Prophète a répondu : "Il n'y a aucun problème à ce que tu leur donnes à manger, pourvu que ce soit de manière raisonnable." »
Imam Boukhari : 6629
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَلَمَّا أَرَادَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَكْتُبَ إِلَى الرُّومِ قَالُوا إِنَّهُمْ لَا يَقْرَءُونَ كِتَابًا إِلَّا مَخْتُومًا فَاتَّخَذَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَاتَمًا مِنْ فِضَّةٍ كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى وَبِيصِهِ وَنَقْشُهُ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ
Il m'a été dit [Muhammad bin Basyar] nous a dit [Ghundar] nous a dit [Syu'bah a dit, j'ai entendu [Qatadah] d'après [Anas bin Malik] dire : Lorsque le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a voulu envoyer une lettre aux Romains, il s'est avéré qu'ils étaient des humains qui ne voulaient pas lire la lettre à moins qu'elle ne soit estampillée, alors le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a fait un sceau en argent, comme si j'en avais vu l'éclat, et la gravure disait MUHAMMAD RASULULLAH.
Imam Boukhari : 6630
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي السَّائِبُ بْنُ يَزِيدَ ابْنُ أُخْتِ نَمِرٍ أَنَّ حُوَيْطِبَ بْنَ عَبْدِ الْعُزَّى أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ السَّعْدِيِّ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ قَدِمَ عَلَى عُمَرَفِي خِلَافَتِهِ فَقَالَ لَهُ عُمَرُ أَلَمْ أُحَدَّثْ أَنَّكَ تَلِيَ مِنْ أَعْمَالِ النَّاسِ أَعْمَالًا فَإِذَا أُعْطِيتَ الْعُمَالَةَ كَرِهْتَهَا فَقُلْتُ بَلَى فَقَالَ عُمَرُ فَمَا تُرِيدُ إِلَى ذَلِكَ قُلْتُ إِنَّ لِي أَفْرَاسًا وَأَعْبُدًا وَأَنَا بِخَيْرٍ وَأُرِيدُ أَنْ تَكُونَ عُمَالَتِي صَدَقَةً عَلَى الْمُسْلِمِينَ قَالَ عُمَرُ لَا تَفْعَلْ فَإِنِّي كُنْتُ أَرَدْتُ الَّذِي أَرَدْتَ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالًا فَقُلْتُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلَا سَائِلٍ فَخُذْهُ وَإِلَّا فَلَا تُتْبِعْهُ نَفْسَكَوَعَنْ الزُّهْرِيِّ قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالًا فَقُلْتُ أَعْطِهِ مَنْ هُوَ أَفْقَرُ إِلَيْهِ مِنِّي فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلَا سَائِلٍ فَخُذْهُ وَمَالَا فَلَا تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ
Abul Yaman nous a rapporté que Syu'aib, d'après Az Zuhri, m'a rapporté qu'As Sa'ib bin Yazid bin Ukhti Namir lui avait dit que Khuwaitib bin Abdul 'uzza lui avait rapporté qu'Abdullah bin As Sa'di lui avait rapporté avoir rendu visite à Umar durant son règne. Umar demanda alors : « Est-il vrai que j'ai entendu dire que tu t'occupes des affaires sociales, mais que tu refuserais une indemnité de départ (pour ton épuisement) ? » Je répondis : « Oui. » Umar demanda alors : « Que désires-tu donc ? » Je répondis : « Je possède déjà de nombreux chevaux et plusieurs esclaves, et je suis à l'aise financièrement. Je souhaite donc consacrer mon travail à la charité envers les musulmans. » Umar dit spontanément : « Ne le fais pas ! Je voudrais moi aussi faire ce que tu demandes, mais le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) m'a également fait un cadeau. J'ai alors dit : "Essaie plutôt de donner ce cadeau à quelqu'un qui en a plus besoin que moi !" Plus tard, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) fit le même cadeau, et j'ai dit : "S'il te plaît, donne-le à ceux qui en ont plus besoin que moi !" Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit alors : "Prends-le, fais fructifier ce trésor et fais-en l'aumône. Ce trésor te parvient sans excès, sans que tu l'aies demandé. Accepte-le donc, et concernant les richesses, ne cède pas à ta convoitise !" Et Az-Zuhri a rapporté : Salim ibn Abdullah m'a dit qu'Abdullah ibn Umar a dit : J'ai entendu Umar ibn Khattab dire… » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) m'a fait un cadeau. J'ai alors dit : « Donne-le à quelqu'un de plus pauvre que moi, afin qu'un jour il fasse un don à son tour et que je le lui rende. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a alors dit : « Prends-le ! Fais fructifier cette richesse et transforme-la en aumône. Cette richesse te parvient sans excès et sans que tu l'aies demandée. Accepte-la donc, et surtout, ne cède pas à tes désirs à son égard ! »
Imam Boukhari : 6631
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ قَالَ الزُّهْرِيُّ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ قَالَشَهِدْتُ الْمُتَلَاعِنَيْنِ وَأَنَا ابْنُ خَمْسَ عَشْرَةَ سَنَةً وَفُرِّقَ بَيْنَهُمَا
[Ali bin Abdullah] nous a dit [Sufyan], [Az Zuhri] a dit de [Sahal bin Sa'd], il a dit ; J'ai été témoin une fois de deux personnes faisant du li'an quand j'avais quinze ans, alors les deux personnes ont divorcé.
Imam Boukhari : 6632
حَدَّثَنَا يَحْيَى حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ عَنْ سَهْلٍ أَخِي بَنِي سَاعِدَةَأَنَّ رَجُلًا مِنْ الْأَنْصَارِ جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلًا وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلًا أَيَقْتُلُهُ فَتَلَاعَنَا فِي الْمَسْجِدِ وَأَنَا شَاهِدٌ
Yahya nous a dit, Abdurrazaq nous a dit, Ibn Juraij m'a dit, Ibn Shihab m'a dit, d'après Sahal, le frère des Bani Sa'idah, qu'un Ansar rencontra le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et lui dit : « Que pensez-vous que si quelqu'un surprend un autre homme avec sa femme, peut-il le tuer ? » Le mari et la femme se regardèrent alors et je les observai.
Imam Boukhari : 6633
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ عَنْ عُقَيْلٍ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَأَتَى رَجُلٌ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ فِي الْمَسْجِدِ فَنَادَاهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي زَنَيْتُ فَأَعْرَضَ عَنْهُ فَلَمَّا شَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعًا قَالَ أَبِكَ جُنُونٌ قَالَ لَا قَالَ اذْهَبُوا بِهِ فَارْجُمُوهُقَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي مَنْ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ قَالَ كُنْتُ فِيمَنْ رَجَمَهُ بِالْمُصَلَّى رَوَاهُ يُونُسُ وَمَعْمَرٌ وَابْنُ جُرَيْجٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ جَابِرٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الرَّجْمِ
Il nous a été rapporté [Yahya bin Bukair] qui me l'a rapporté [Al Laits] d'après ['Uqail] d'après [Ibn Shihab] d'après [Abu Salamah] et [Sa'id bin Musayyab] d'après [Abu Hurairah] qui a dit : Un homme rencontra le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) à la mosquée. L'homme l'appela et dit : « Ô Messager d'Allah, j'ai commis l'adultère ! » Mais le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) se détourna de lui. Lorsque son témoignage eut atteint quatre fois, le Prophète demanda : « Es-tu fou ? » « Non », répondit-il. Alors le Prophète dit : « Prenez cet homme et lapidez-le ! » [Ibn Shihab] a dit, et m'a rapporté [celui qui] a entendu [Jabir bin Abdullah] dire : « J'étais parmi ceux qui l'ont lapidé dans les champs. » [Yunus], [Ma'mar] et [Ibn Juraij] l'ont rapporté de [Az Zuhri] de [Abu Salamah] de [Jabir] du Prophète sallallahu 'alayhi wasallam.
Imam Boukhari : 6634
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ عَنْ مَالِكٍ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَاأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ وَإِنَّكُمْ تَخْتَصِمُونَ إِلَيَّ وَلَعَلَّ بَعْضَكُمْ أَنْ يَكُونَ أَلْحَنَ بِحُجَّتِهِ مِنْ بَعْضٍ فَأَقْضِي عَلَى نَحْوِ مَا أَسْمَعُ فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ مِنْ حَقِّ أَخِيهِ شَيْئًا فَلَا يَأْخُذْهُ فَإِنَّمَا أَقْطَعُ لَهُ قِطْعَةً مِنْ النَّارِ
Il nous a été rapporté par [Abdullah bin Maslamah] d'après [Malik] d'après [Hisyam] d'après [son père] d'après [Zainab bint Abu Salamah] d'après [Ummu Salamah] (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Je ne suis qu'un être humain ordinaire, et vous vous plaignez souvent de disputes auprès de moi. Il se peut que certains d'entre vous soient plus doués pour la dispute que d'autres. J'ai donc décidé, d'après ce que j'ai entendu, que celui ou celle que je désignerai comme vainqueur en abusant des droits de son frère, ne l'accepte pas, car cela signifie que je prendrai le feu pour lui. »
Imam Boukhari : 6635
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ يَحْيَى عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرٍ عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَوْمَ حُنَيْنٍ مَنْ لَهُ بَيِّنَةٌ عَلَى قَتِيلٍ قَتَلَهُ فَلَهُ سَلَبُهُ فَقُمْتُ لِأَلْتَمِسَ بَيِّنَةً عَلَى قَتِيلِي فَلَمْ أَرَ أَحَدًا يَشْهَدُ لِي فَجَلَسْتُ ثُمَّ بَدَا لِي فَذَكَرْتُ أَمْرَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ جُلَسَائِهِ سِلَاحُ هَذَا الْقَتِيلِ الَّذِي يَذْكُرُ عِنْدِي قَالَ فَأَرْضِهِ مِنْهُ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ كَلَّا لَا يُعْطِهِ أُصَيْبِغَ مِنْ قُرَيْشٍ وَيَدَعَ أَسَدًا مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنْ اللَّهِ وَرَسُولِهِ قَالَ فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَدَّاهُ إِلَيَّ فَاشْتَرَيْتُ مِنْهُ خِرَافًا فَكَانَ أَوَّلَ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُقَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ عَنْ اللَّيْثِ فَقَامَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَدَّاهُ إِلَيَّ وَقَالَ أَهْلُ الْحِجَازِ الْحَاكِمُ لَا يَقْضِي بِعِلْمِهِ شَهِدَ بِذَلِكَ فِي وِلَايَتِهِ أَوْ قَبْلَهَا وَلَوْ أَقَرَّ خَصْمٌ عِنْدَهُ لِآخَرَ بِحَقٍّ فِي مَجْلِسِ الْقَضَاءِ فَإِنَّهُ لَا يَقْضِي عَلَيْهِ فِي قَوْلِ بَعْضِهِمْ حَتَّى يَدْعُوَ بِشَاهِدَيْنِ فَيُحْضِرَهُمَا إِقْرَارَهُ وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِرَاقِ مَا سَمِعَ أَوْ رَآهُ فِي مَجْلِسِ الْقَضَاءِ قَضَى بِهِ وَمَا كَانَ فِي غَيْرِهِ لَمْ يَقْضِ إِلَّا بِشَاهِدَيْنِ وَقَالَ آخَرُونَ مِنْهُمْ بَلْ يَقْضِي بِهِ لِأَنَّهُ مُؤْتَمَنٌ وَإِنَّمَا يُرَادُ مِنْ الشَّهَادَةِ مَعْرِفَةُ الْحَقِّ فَعِلْمُهُ أَكْثَرُ مِنْ الشَّهَادَةِ وَقَالَ بَعْضُهُمْ يَقْضِي بِعِلْمِهِ فِي الْأَمْوَالِ وَلَا يَقْضِي فِي غَيْرِهَا وَقَالَ الْقَاسِمُ لَا يَنْبَغِي لِلْحَاكِمِ أَنْ يُمْضِيَ قَضَاءً بِعِلْمِهِ دُونَ عِلْمِ غَيْرِهِ مَعَ أَنَّ عِلْمَهُ أَكْثَرُ مِنْ شَهَادَةِ غَيْرِهِ وَلَكِنَّ فِيهِ تَعَرُّضًا لِتُهَمَةِ نَفْسِهِ عِنْدَ الْمُسْلِمِينَ وَإِيقَاعًا لَهُمْ فِي الظُّنُونِ وَقَدْ كَرِهَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الظَّنَّ فَقَالَ إِنَّمَا هَذِهِ صَفِيَّةُ
Il nous a été rapporté [Qutaibah] qui nous a rapporté [Al Laits bin Sa'd] d'après [Yahya] d'après ['Umar bin Katsir] d'après [Abu Muhammad, maula Abu Qatadah] qui a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit lors de la bataille de Hunayn : « Celui qui apporte la preuve des victimes tuées à la guerre reçoit le butin qu'il a rapporté. » Alors, moi (Abu Qatadah), je me suis immédiatement levé pour chercher des preuves concernant l'ennemi que j'avais tué, mais apparemment, je n'ai trouvé personne qui ait été témoin de mon meurtre. Je me suis donc rassis et j'ai pris l'initiative de me plaindre de mon problème au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Un ami assis à côté de lui a alors dit : « L'arme de la personne assassinée dont [Abu Qatadah] parle toujours avec moi, est-ce bien celle-là ? » L'homme a poursuivi : « Dis à Abu Qatadah de me la rendre ! » Abu Bakr l'a alors interrompu ; « Absolument pas, il est impossible que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) ait donné le butin à des moineaux comme vous. Il a laissé derrière lui un lion d'Allah (à savoir Abou Qatada), avec lequel il a combattu pour Allah et Son Messager. » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) me donna alors le butin, et j'achetai un gibas. Ce fut le premier trésor que je constituai. [Abdallah] me le dit, provenant d'[Al-Laits], puis le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se leva et me le donna. Les savants du Hedjaz affirment qu'un juge n'a pas le droit de fonder sa décision uniquement sur ce dont il a été témoin pendant ou avant le procès, même si la partie poursuivie reconnaît que le droit appartient à la partie adverse lors de l'audience. Certains d'entre eux ont fait remarquer qu'il n'avait pas le droit de statuer avant d'avoir entendu deux témoins et d'avoir ensuite rendu sa décision. Pendant ce temps, les religieux irakiens estiment que, lors de l'audience, le juge se base sur ce qu'il entend ou voit pour décider, tandis qu'en dehors de l'audience, il ne peut décider qu'en appelant deux témoins. D'autres religieux, en revanche, pensent que, même hors du tribunal, il a tout de même décidé (sans appeler deux témoins) car le juge était une personne de confiance et le but du témoignage était simplement de découvrir la vérité, bien que le savoir du juge fût bien supérieur à celui des autres témoins. Cependant, cela l'a exposé aux accusations des musulmans et a suscité leurs préjugés (alors même que le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) abhorrait les préjugés, comme en témoignent les préjugés de deux de ses compagnons lorsqu'il marchait avec une femme). Le Prophète a alors immédiatement dissipé leurs préjugés en disant : « Vous savez, cette femme est Shafiyyah (mon épouse). »
Imam Boukhari : 6636
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْأُوَيْسِيُّ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَتَتْهُ صَفِيَّةُ بِنْتُ حُيَيٍّ فَلَمَّا رَجَعَتْ انْطَلَقَ مَعَهَا فَمَرَّ بِهِ رَجُلَانِ مِنْ الْأَنْصَارِ فَدَعَاهُمَا فَقَالَ إِنَّمَا هِيَ صَفِيَّةُ قَالَا سُبْحَانَ اللَّهِ قَالَ إِنَّ الشَّيْطَانَ يَجْرِي مِنْ ابْنِ آدَمَ مَجْرَى الدَّمِرَوَاهُ شُعَيْبٌ وَابْنُ مُسَافِرٍ وَابْنُ أَبِي عَتِيقٍ وَإِسْحَاقُ بْنُ يَحْيَى عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عَلِيٍّ يَعْنِي ابْنَ حُسَيْنٍ عَنْ صَفِيَّةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
Abdul 'Aziz bin Abdullah Al Uwaisi nous a rapporté qu'Ibrahim bin Sa'd tenait d'Ibn Shihab, qui tenait d'Ali bin Husain, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) nous avait rapporté l'arrivée de Shafiyyah bin Huyyai. Lorsque Shafiyyah rentra chez lui, deux hommes Ansar passèrent près de lui. Il les appela et dit : « C'est Shafiyyah bint Huyyai ! » Les deux hommes répondirent : « Subhanaallah ! » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit alors : « En vérité, Satan coule dans le sang des enfants d'Adam. » Ce hadith a été rapporté par [Syu'aib], [Ibn Musafir], [Ibn 'Atiq] et [Ishaq bin Yahya] de [Az Zuhri] de [Ali signifiant Ali bin Husain] de [Shafiyyah] du Prophète sallallahu 'alayhi wasallam.
Imam Boukhari : 6637
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا الْعَقَدِيُّ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ قَالَ سَمِعْتُ أَبِي قَالَبَعَثَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَبِي وَمُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ إِلَى الْيَمَنِ فَقَالَ يَسِّرَا وَلَا تُعَسِّرَا وَبَشِّرَا وَلَا تُنَفِّرَا وَتَطَاوَعَا فَقَالَ لَهُ أَبُو مُوسَى إِنَّهُ يُصْنَعُ بِأَرْضِنَا الْبِتْعُ فَقَالَ كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌوَقَالَ النَّضْرُ وَأَبُو دَاوُدَ وَيَزِيدُ بْنُ هَارُونَ وَوَكِيعٌ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
Il nous a été rapporté que [Muhammad bin Basyar] nous a rapporté que [Al 'Aqdi] nous a rapporté que [Syu'bah] tenait de [Sa'id bin Abu Burdah] qui a dit : « J'ai entendu [mon père] dire : Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a envoyé mon père et Mu'adz bin Jabal au Yémen. Le Prophète leur a conseillé : « Vous deux, facilitez les choses, ne les compliquez pas, annoncez de bonnes nouvelles, n'éloignez personne et soyez unis ! » Puis Abu Musa lui a dit : « Dans notre région, on fabrique souvent des dattes fermentées (Albit'u). » Mu'adz a répondu : « Toute substance enivrante est haram. » Tandis que [Abu Nadhr], [Abu Daud], [Yazid bin Harun] et [Waki'] ont rapporté de [Syu'bah] de [Sa'id bin Abu Burdah] de [son père] de [son grand-père], d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui).
Imam Boukhari : 6638
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ عَنْ سُفْيَانَ حَدَّثَنِي مَنْصُورٌ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ أَبِي مُوسَىعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ فُكُّوا الْعَانِيَ وَأَجِيبُوا الدَّاعِيَ
Il nous a dit [Musaddad] nous a dit [Yahya bin Sa'id] d'après [Sufyan] m'a dit [Mansur] d'après [Abu Wa'il] d'après [Abu Musa] d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), il a dit : « Libérez les captifs et remplissez les gens qui invitent. »
Imam Boukhari : 6639
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَنَّهُ سَمِعَ عُرْوَةَ أَخْبَرَنَا أَبُو حُمَيْدٍ السَّاعِدِيُّ قَالَاسْتَعْمَلَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَجُلًا مِنْ بَنِي أَسْدٍ يُقَالُ لَهُ ابْنُ الْأُتَبِيَّةِ عَلَى صَدَقَةٍ فَلَمَّا قَدِمَ قَالَ هَذَا لَكُمْ وَهَذَا أُهْدِيَ لِي فَقَامَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْمِنْبَرِ قَالَ سُفْيَانُ أَيْضًا فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ مَا بَالُ الْعَامِلِ نَبْعَثُهُ فَيَأْتِي يَقُولُ هَذَا لَكَ وَهَذَا لِي فَهَلَّا جَلَسَ فِي بَيْتِ أَبِيهِ وَأُمِّهِ فَيَنْظُرُ أَيُهْدَى لَهُ أَمْ لَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَا يَأْتِي بِشَيْءٍ إِلَّا جَاءَ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يَحْمِلُهُ عَلَى رَقَبَتِهِ إِنْ كَانَ بَعِيرًا لَهُ رُغَاءٌ أَوْ بَقَرَةً لَهَا خُوَارٌ أَوْ شَاةً تَيْعَرُ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى رَأَيْنَا عُفْرَتَيْ إِبْطَيْهِ أَلَا هَلْ بَلَّغْتُ ثَلَاثًاقَالَ سُفْيَانُ قَصَّهُ عَلَيْنَا الزُّهْرِيُّ وَزَادَ هِشَامٌ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ قَالَ سَمِعَ أُذُنَايَ وَأَبْصَرَتْهُ عَيْنِي وَسَلُوا زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ فَإِنَّهُ سَمِعَهُ مَعِي وَلَمْ يَقُلْ الزُّهْرِيُّ سَمِعَ أُذُنِي{ خُوَارٌ }صَوْتٌ وَالْجُؤَارُ مِنْ{ تَجْأَرُونَ }كَصَوْتِ الْبَقَرَةِ
Ali ibn Abdullah nous a rapporté, d'après Sufyan, ce qu'il avait entendu d'après 'Urwah. Abu Humaid assa'idi a dit : « Un jour, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a engagé un homme de la tribu d'Asad, nommé Ibn al-Utbiyah, pour collecter des aumônes. L'homme est venu et a dit : « Ceci est pour toi, et ceci est un don pour moi. » Spontanément, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) est monté sur la chaire – Sufyan a dit : « monte sur la chaire » –, il a adoré et loué Allah, puis a dit : « Qu’y a-t-il de mal à ce collecteur de zakat que nous envoyons, qui revient et dit : Ceci est pour vous et ceci est un cadeau pour moi ! Qu’on le mette à l’épreuve chez son père ou chez sa mère, et qu’on voie s’il accepte un cadeau ou non ! Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, aucun collecteur de zakat ne prend quoi que ce soit des richesses de la zakat sans le porter, le Jour de la Résurrection, sur son cou ; si c’est un chameau, il soufflera, si c’est une vache, il meuglera, et si c’est une chèvre, il bêlera. » Puis il leva les mains de façon à ce que nous puissions voir la blancheur de ses aisselles et dit : « Voyez, ne l’ai-je pas transmis ? » (Il le répéta trois fois). Et [Sufyan] dit : [Az Zuhri] nous l'a rapporté, et [Hisham] ajouta de [son père] de [Abu Humaid] qui dit : « mes deux oreilles ont entendu et mes yeux ont vu », et ils demandèrent à Zaid bin Thabit s'il l'avait entendu avec moi, tandis qu'Az Zuhri ne dit pas ; « mes oreilles ont entendu les gémissements ».
Imam Boukhari : 6640
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ أَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ أَنَّ نَافِعًا أَخْبَرَهُ أَنَّ ابْنَ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا أَخْبَرَهُ قَالَكَانَ سَالِمٌ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ يَؤُمُّ الْمُهَاجِرِينَ الْأَوَّلِينَ وَأَصْحَابَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي مَسْجِدِ قُبَاءٍ فِيهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ وَأَبُو سَلَمَةَ وَزَيْدٌ وَعَامِرُ بْنُ رَبِيعَةَ
Nous a dit [Ustman bin Salih] nous a dit [Abdullah bin Wahb] m'a dit [Ibnu Juraij], que [Nafi'] l'a informé, que [Ibnu Umar] radiallahu 'anhuma l'a informé, Salim maula Abu hudzaifah a dirigé la première classe de Muhajirin et de compagnons du Prophète sallallahu 'alayhi wasallam dans la mosquée, même si au milieu d'eux il y avait Abu Bakar, Umar, Abu Salamah, Zaid et Amir bin Rabi'ah.