Imam Boukhari : 6561
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَنَّهُ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ خَيْرَ مَالِ الْمُسْلِمِ غَنَمٌ يَتْبَعُ بِهَا شَعَفَ الْجِبَالِ وَمَوَاقِعَ الْقَطْرِ يَفِرُّ بِدِينِهِ مِنْ الْفِتَنِ
Il nous a été rapporté par [Abdullah bin Yusuf] qui nous a été rapporté par [Malik] d'après [Abdurrahman bin Abdullah bin Abi Sha'Sha'ah] d'après [son père] d'après [Abu Sa'id Al Khudzri] (qu'Allah l'agrée), que le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Bientôt, la meilleure richesse d'un musulman sera les chèvres qu'il fait paître sur les pentes des montagnes et dans les lieux où il a plu, où il s'est réfugié pour sauver sa religion des vagues de calomnie. »
Imam Boukhari : 6562
حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ حَدَّثَنَا هِشَامٌ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَسَأَلُوا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى أَحْفَوْهُ بِالْمَسْأَلَةِ فَصَعِدَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَاتَ يَوْمٍ الْمِنْبَرَ فَقَالَ لَا تَسْأَلُونِي عَنْ شَيْءٍ إِلَّا بَيَّنْتُ لَكُمْ فَجَعَلْتُ أَنْظُرُ يَمِينًا وَشِمَالًا فَإِذَا كُلُّ رَجُلٍ لَافٌّ رَأْسَهُ فِي ثَوْبِهِ يَبْكِي فَأَنْشَأَ رَجُلٌ كَانَ إِذَا لَاحَى يُدْعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ فَقَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ مَنْ أَبِي فَقَالَ أَبُوكَ حُذَافَةُ ثُمَّ أَنْشَأَ عُمَرُ فَقَالَ رَضِينَا بِاللَّهِ رَبًّا وَبِالْإِسْلَامِ دِينًا وَبِمُحَمَّدٍ رَسُولًا نَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْ سُوءِ الْفِتَنِ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا رَأَيْتُ فِي الْخَيْرِ وَالشَّرِّ كَالْيَوْمِ قَطُّ إِنَّهُ صُوِّرَتْ لِي الْجَنَّةُ وَالنَّارُ حَتَّى رَأَيْتُهُمَا دُونَ الْحَائِطِ فَكَانَ قَتَادَةُ يَذْكُرُ هَذَا الْحَدِيثَ عِنْدَ هَذِهِ الْآيَةِ{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَسْأَلُوا عَنْ أَشْيَاءَ إِنْ تُبْدَ لَكُمْ تَسُؤْكُمْ }وَقَالَ عَبَّاسٌ النَّرْسِيُّ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ حَدَّثَنَا قَتَادَةُ أَنَّ أَنَسًا حَدَّثَهُمْ أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِهَذَا وَقَالَ كُلُّ رَجُلٍ لَافًّا رَأْسَهُ فِي ثَوْبِهِ يَبْكِي وَقَالَ عَائِذًا بِاللَّهِ مِنْ سُوءِ الْفِتَنِ أَوْ قَالَ أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْ سَوْأَى الْفِتَنِ و قَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ وَمُعْتَمِرٌ عَنْ أَبِيهِ عَنْ قَتَادَةَ أَنَّ أَنَسًا حَدَّثَهُمْ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِهَذَا وَقَالَ عَائِذًا بِاللَّهِ مِنْ شَرِّ الْفِتَنِ
Mu'adz bin Fadhalah nous a rapporté qu'Hisyam, d'après Qotadah, d'après Anas (qu'Allah l'agrée), a dit : « Les Compagnons posèrent tellement de questions au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) qu'ils en furent presque assaillis. Un jour, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) monta en chaire et dit : « Ne me posez pas de questions sans que je vous les explique. » Alors, regardant à droite et à gauche, il constata que tous, la tête enfouie dans leurs vêtements, pleuraient. Un homme apparut, qui, au cours de la dispute, fut interpellé par un autre que son père. Cet homme dit : « Ô Prophète, qui est mon père ? » Le Prophète répondit : « Ton père est Hudzafah. » Cash Umar s'empressa de dire : « Nous sommes satisfaits d'Allah comme Seigneur, de l'Islam comme religion et de Muhammad comme messager. Nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le mal de la calomnie. » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Je n'ai jamais rien vu d'aussi mauvais ni d'aussi bon qu'aujourd'hui, car aujourd'hui le Paradis et l'Enfer me sont décrits, de sorte que je les vois tous deux derrière ce mur. » Qatadah mentionnait toujours ce hadith en lien avec le verset : « Ô vous qui croyez, ne posez pas de questions sur ce qui, s'il vous était révélé, ne vous causerait que du trouble » (Sourate Al-Maidah, verset 101). [Abbas An-Narsi] a dit : « Il nous a été rapporté que [Yazid ibn Zurai'] nous l'a rapporté, que [Sa'id] nous l'a rapporté, que [Qatadah] l'a rapporté, qu'[Anas] le leur a rapporté ; que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui)… » Que la paix et le salut soient sur lui. Il a évoqué ce problème concernant l'éditorial : chacun se couvre la tête de ses vêtements en pleurant, et dit, en reprenant l'éditorial : « Je cherche refuge auprès d'Allah contre le mal de la calomnie » ou encore : « Je cherche refuge auprès d'Allah contre les maux de la calomnie ». Or, le Calife m'a rapporté. Il nous a dit que Yazid ibn Zurai' nous avait rapporté que Sa'id et Mu'tamir, d'après son père, d'après Qotadah, qu'Anas leur avait transmis ce hadith du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), et il a dit, en reprenant l'éditorial : « Je cherche refuge auprès d'Allah contre le mal de la calomnie ».
Imam Boukhari : 6563
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ عَنْ مَعْمَرٍ عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ عَنْ أَبِيهِعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ قَامَ إِلَى جَنْبِ الْمِنْبَرِ فَقَالَ الْفِتْنَةُ هَا هُنَا الْفِتْنَةُ هَا هُنَا مِنْ حَيْثُ يَطْلُعُ قَرْنُ الشَّيْطَانِ أَوْ قَالَ قَرْنُ الشَّمْسِ
[Abdullah bin Muhammad] m'a rapporté [Hisham bin Yusuf] d'après [Ma'mar] d'après [Az Zuhri] d'après [Salim] d'après [son père] d'après le Prophète sallallaahu 'alaihi wasallam, qu'il se tenait près du minbar et disait : « La fitna apparaît ici, la fitna apparaît ici, (c'est-à-dire) là où apparaissent les cornes de Satan », ou il disait : « les cornes du soleil ».
Imam Boukhari : 6564
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا لَيْثٌ عَنْ نَافِعٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَاأَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ مُسْتَقْبِلٌ الْمَشْرِقَ يَقُولُ أَلَا إِنَّ الْفِتْنَةَ هَا هُنَا مِنْ حَيْثُ يَطْلُعُ قَرْنُ الشَّيْطَانِ
Qutaibah bin Sa'id nous a rapporté que Laits, d'après Nafi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée), a entendu le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dire, alors qu'il était tourné vers l'est : « Sachez que la fitna surgit d'ici, là où apparaissent les cornes du diable. »
Imam Boukhari : 6565
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا أَزْهَرُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ ابْنِ عَوْنٍ عَنْ نَافِعٍ عَنْ ابْنِ عُمَرَ قَالَذَكَرَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِي شَأْمِنَا اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِي يَمَنِنَا قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَفِي نَجْدِنَا قَالَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِي شَأْمِنَا اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِي يَمَنِنَا قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَفِي نَجْدِنَا فَأَظُنُّهُ قَالَ فِي الثَّالِثَةِ هُنَاكَ الزَّلَازِلُ وَالْفِتَنُ وَبِهَا يَطْلُعُ قَرْنُ الشَّيْطَانِ
Il nous a été rapporté qu'Ali ibn Abdullah nous a rapporté qu'Azhar ibn Sa'd, d'après Ibn Aun, d'après Nafi', d'après Ibn Umar, a dit que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a récité une prière : « Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits au Sham, ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits au Yémen. » Ses compagnons dirent : « Ô Messager d'Allah, et aussi au Nejed ! » Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) récita alors la prière : « Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits au Sham, ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits au Yémen. » Ses compagnons dirent : « Ô Messager d'Allah, et aussi au Nejed ! » Et, si je me souviens bien, à la troisième fois, il dit : « Alors surgissent la stupeur et la calomnie, et alors apparaissent les cornes de Satan. »
Imam Boukhari : 6566
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ شَاهِينَ الْوَاسِطِيُّ حَدَّثَنَا خَالِدٌ عَنْ بَيَانٍ عَنْ وَبَرَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ قَالَ خَرَجَ عَلَيْنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَفَرَجَوْنَا أَنْ يُحَدِّثَنَا حَدِيثًا حَسَنًا قَالَ فَبَادَرَنَا إِلَيْهِ رَجُلٌ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ حَدِّثْنَا عَنْ الْقِتَالِ فِي الْفِتْنَةِ وَاللَّهُ يَقُولُ{ وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لَا تَكُونَ فِتْنَةٌ }فَقَالَ هَلْ تَدْرِي مَا الْفِتْنَةُ ثَكِلَتْكَ أُمُّكَ إِنَّمَا كَانَ مُحَمَّدٌ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُقَاتِلُ الْمُشْرِكِينَ وَكَانَ الدُّخُولُ فِي دِينِهِمْ فِتْنَةً وَلَيْسَ كَقِتَالِكُمْ عَلَى الْمُلْكِ
Ishaq bin Syahin Al Wasithi nous a rapporté que Khalid, d'après Bayan, d'après Wabarah bin Abdurrahman, d'après Sa'id bin Jubair, a dit : « Abdullah bin Umar nous a rejoints. Nous espérions vraiment qu'il nous tiendrait un discours intéressant. Soudain, un homme qui nous précédait l'aborda et lui dit : « Ô Abu Abdurrahman, raconte-nous l'histoire de la guerre contre la calomnie dont Allah a dit : « Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de calomnie sur la surface de la terre » (Sourate Al-Albaqarah, verset 193). » Abdullah bin Umar demanda alors : « Sais-tu ce qu'est la calomnie ? Quel malheur pour ta mère de t'avoir perdu ! Dans le passé, le Prophète Muhammad (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a combattu les polythéistes et tous ceux qui se convertissaient. Voilà ce que signifie la calomnie, et la calomnie ne signifie pas une guerre contre les rois (dirigeants). »
Imam Boukhari : 6567
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ حَدَّثَنَا أَبِي حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ حَدَّثَنَا شَقِيقٌ سَمِعْتُ حُذَيْفَةَ يَقُولُبَيْنَا نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ عُمَرَ إِذْ قَالَ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ قَوْلَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الْفِتْنَةِ قَالَ فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَوَلَدِهِ وَجَارِهِ تُكَفِّرُهَا الصَّلَاةُ وَالصَّدَقَةُ وَالْأَمْرُ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْيُ عَنْ الْمُنْكَرِ قَالَ لَيْسَ عَنْ هَذَا أَسْأَلُكَ وَلَكِنْ الَّتِي تَمُوجُ كَمَوْجِ الْبَحْرِ قَالَ لَيْسَ عَلَيْكَ مِنْهَا بَأْسٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا قَالَ عُمَرُ أَيُكْسَرُ الْبَابُ أَمْ يُفْتَحُ قَالَ بَلْ يُكْسَرُ قَالَ عُمَرُ إِذًا لَا يُغْلَقَ أَبَدًا قُلْتُ أَجَلْ قُلْنَا لِحُذَيْفَةَ أَكَانَ عُمَرُ يَعْلَمُ الْبَابَ قَالَ نَعَمْ كَمَا يَعْلَمُ أَنَّ دُونَ غَدٍ لَيْلَةً وَذَلِكَ أَنِّي حَدَّثْتُهُ حَدِيثًا لَيْسَ بِالْأَغَالِيطِ فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَهُ مَنْ الْبَابُ فَأَمَرْنَا مَسْرُوقًا فَسَأَلَهُ فَقَالَ مَنْ الْبَابُ قَالَ عُمَرُ
Umar ibn Hafsh ibn Ghiyats nous l'a dit, mon père nous l'a dit, Al-A'masy nous l'a dit, Syaqiq nous l'a dit. J'ai entendu Khudzaifah dire : alors que nous étions assis avec Umar, il demanda soudain : « Qui d'entre vous a mémorisé les paroles du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) concernant la calomnie ? » Khudzaifah répondit : « La calomnie proférée contre une personne, sa famille, ses biens, ses enfants et ses voisins peut être effacée par la prière, l'aumône et la protection contre le mal. » Umar dit : « Ce n'est pas de cela que je te parle, mais de la calomnie qui déferle comme les vagues de l'océan. » Khudzaifah dit : « Tu n'es pas affecté par la calomnie, ô Commandeur des croyants, car entre toi et la calomnie se dresse une porte fermée. » Umar demanda : « Cette porte était-elle ouverte ou brisée ? » Khudzaifah répondit : « Même cassée. » Alors Umar dit : « Alors elle ne restera pas fermée pour toujours. » Je répondis : « Oui. » Je demandai à Khudzaifah : « Umar connaît-il cette porte ? » Khudzaifah répondit : « Oui, car il sait qu'après demain il fera nuit, parce que je lui ai rapporté le hadith sans erreur, alors nous avons eu peur de demander à Umar qui était la véritable porte. » Puis nous avons ordonné à Masruq de demander à Khudzaifah (qui était la porte). Khudzaifah répondit : « Umar. »
Imam Boukhari : 6568
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ عَنْ شَرِيكِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ أَبِي مُوسَى الْأَشْعَرِيِّ قَالَخَرَجَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَوْمًا إِلَى حَائِطٍ مِنْ حَوَائِطِ الْمَدِينَةِ لِحَاجَتِهِ وَخَرَجْتُ فِي إِثْرِهِ فَلَمَّا دَخَلَ الْحَائِطَ جَلَسْتُ عَلَى بَابِهِ وَقُلْتُ لَأَكُونَنَّ الْيَوْمَ بَوَّابَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَلَمْ يَأْمُرْنِي فَذَهَبَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَضَى حَاجَتَهُ وَجَلَسَ عَلَى قُفِّ الْبِئْرِ فَكَشَفَ عَنْ سَاقَيْهِ وَدَلَّاهُمَا فِي الْبِئْرِ فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ يَسْتَأْذِنُ عَلَيْهِ لِيَدْخُلَ فَقُلْتُ كَمَا أَنْتَ حَتَّى أَسْتَأْذِنَ لَكَ فَوَقَفَ فَجِئْتُ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ أَبُو بَكْرٍ يَسْتَأْذِنُ عَلَيْكَ قَالَ ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ فَدَخَلَ فَجَاءَ عَنْ يَمِينِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَكَشَفَ عَنْ سَاقَيْهِ وَدَلَّاهُمَا فِي الْبِئْرِ فَجَاءَ عُمَرُ فَقُلْتُ كَمَا أَنْتَ حَتَّى أَسْتَأْذِنَ لَكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ فَجَاءَ عَنْ يَسَارِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَكَشَفَ عَنْ سَاقَيْهِ فَدَلَّاهُمَا فِي الْبِئْرِ فَامْتَلَأَ الْقُفُّ فَلَمْ يَكُنْ فِيهِ مَجْلِسٌ ثُمَّ جَاءَ عُثْمَانُ فَقُلْتُ كَمَا أَنْتَ حَتَّى أَسْتَأْذِنَ لَكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ مَعَهَا بَلَاءٌ يُصِيبُهُ فَدَخَلَ فَلَمْ يَجِدْ مَعَهُمْ مَجْلِسًا فَتَحَوَّلَ حَتَّى جَاءَ مُقَابِلَهُمْ عَلَى شَفَةِ الْبِئْرِ فَكَشَفَ عَنْ سَاقَيْهِ ثُمَّ دَلَّاهُمَا فِي الْبِئْرِ فَجَعَلْتُ أَتَمَنَّى أَخًا لِي وَأَدْعُو اللَّهَ أَنْ يَأْتِيَقَالَ ابْنُ الْمُسَيَّبِ فَتَأَوَّلْتُ ذَلِكَ قُبُورَهُمْ اجْتَمَعَتْ هَا هُنَا وَانْفَرَدَ عُثْمَانُ
Il nous a été rapporté par Sa'id bin Abu Maryam, qui nous a rapporté par Muhammad bin Ja'far, d'après Syari bin Abdullah, d'après Sa'id bin Al Musayyab, d'après Abu Musa Al Asy'ari. Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) se rendit un jour dans un jardin de Médine pour une raison particulière, et je le suivis. Lorsqu'il entra dans le jardin, je m'assis à l'entrée et me dis : « Aujourd'hui, je suis le portier du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), même s'il ne me l'a pas ordonné. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) poursuivit son chemin et accomplit son souhait. Il s'assit sur le rebord du puits, ouvrit ses deux veaux et les plongea dans l'eau. Abu Bakr arriva et lui demanda la permission d'entrer. Je lui dis alors : « Reste où tu es jusqu'à ce que je demande la permission pour toi ! » Abou Bakr s'arrêta lorsque je rencontrai le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et je lui dis : « Ô Prophète, Abou Bakr te demande la permission. » Le Prophète répondit : « Accorde-lui la permission et annonce-lui une bonne nouvelle du ciel ! » Abou Bakr entra dans le jardin et arriva par la droite du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Il découvrit alors ses deux veaux et les mit dans le puits. Umar arriva ensuite, et je lui dis : « Reste où tu es jusqu'à ce que je demande la permission pour toi ! » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit alors : « Accorde-lui la permission et annonce-lui une bonne nouvelle du ciel. » Puis, il arriva par la gauche du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), découvrit ses deux veaux et les mit dans le puits. Le bord du puits était alors tellement encombré qu'il n'y avait plus d'espace libre. Puis Uthman arriva, et je lui dis : « Reste où tu es jusqu'à ce que je te demande la permission ! » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit alors : « Accorde-lui la permission et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis, car le Paradis s'accompagne d'un malheur qui le frappera. » Uthman entra, mais ne trouvant pas de place pour s'asseoir avec eux, il fit demi-tour et se plaça devant eux à l'entrée du puits. Il écarta les jambes et trempa ses pieds dans l'eau. Je repensai alors à mon frère et priai Allah de venir rapidement. Ibn Musayyab dit : « Je prédis donc que, suite à cet événement, leurs tombes seront réunies ici, tandis que celle d'Uthman sera séparée. »
Imam Boukhari : 6569
حَدَّثَنِي بِشْرُ بْنُ خَالِدٍ أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ سُلَيْمَانَ سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ قَالَ قِيلَ لِأُسَامَةَأَلَا تُكَلِّمُ هَذَا قَالَ قَدْ كَلَّمْتُهُ مَا دُونَ أَنْ أَفْتَحَ بَابًا أَكُونُ أَوَّلَ مَنْ يَفْتَحُهُ وَمَا أَنَا بِالَّذِي أَقُولُ لِرَجُلٍ بَعْدَ أَنْ يَكُونَ أَمِيرًا عَلَى رَجُلَيْنِ أَنْتَ خَيْرٌ بَعْدَ مَا سَمِعْتُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ يُجَاءُ بِرَجُلٍ فَيُطْرَحُ فِي النَّارِ فَيَطْحَنُ فِيهَا كَطَحْنِ الْحِمَارِ بِرَحَاهُ فَيُطِيفُ بِهِ أَهْلُ النَّارِ فَيَقُولُونَ أَيْ فُلَانُ أَلَسْتَ كُنْتَ تَأْمُرُ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَى عَنْ الْمُنْكَرِ فَيَقُولُ إِنِّي كُنْتُ آمُرُ بِالْمَعْرُوفِ وَلَا أَفْعَلُهُ وَأَنْهَى عَنْ الْمُنْكَرِ وَأَفْعَلُهُ
Bisyr bin Khalid m'a dit, et Muhammad bin Ja'far nous l'a dit d'après Syu'bah, d'après Sulaiman. J'ai entendu Abu Wa'il dire, interrogeant Usamah : « Pourquoi ne parles-tu pas à cette personne ? » Usamah répondit : « Je l'ai invitée à parler, et maintenant je ne veux pas reprendre une conversation que j'ai moi-même entamée, ni dire à celui qui a dirigé deux personnes : "Tu es meilleur". » Après cela, j'ai entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « On amènera une personne, puis on la jettera en enfer, où elle tournera en rond comme un âne tirant un moulin. Les habitants de l'enfer l'entoureront et lui demanderont : "Ô untel, n'as-tu pas ordonné le bien et interdit le mal ?" »
Imam Boukhari : 6570
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ الْهَيْثَمِ حَدَّثَنَا عَوْفٌ عَنْ الْحَسَنِ عَنْ أَبِي بَكْرَةَ قَالَلَقَدْ نَفَعَنِي اللَّهُ بِكَلِمَةٍ أَيَّامَ الْجَمَلِ لَمَّا بَلَغَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّ فَارِسًا مَلَّكُوا ابْنَةَ كِسْرَى قَالَ لَنْ يُفْلِحَ قَوْمٌ وَلَّوْا أَمْرَهُمْ امْرَأَةً
Il nous a été rapporté [Uthman bin Al Haitsam] qui nous a rapporté ['Auf] d'après [Al Hasan] d'après [Abu Bakrah] qui a dit ; Durant la guerre de Jamal, j'ai tiré une leçon du message du Prophète, précisément lorsqu'il a appris que le royaume perse avait nommé la fille de Kisra comme reine, il a immédiatement dit : « La situation d'un peuple qui nomme une femme à la tête de ses affaires ne sera pas bonne. »
Imam Boukhari : 6571
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ عَيَّاشٍ حَدَّثَنَا أَبُو حَصِينٍ حَدَّثَنَا أَبُو مَرْيَمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ زِيَادٍ الْأَسَدِيُّ قَالَلَمَّا سَارَ طَلْحَةُ وَالزُّبَيْرُ وَعَائِشَةُ إِلَى الْبَصْرَةِ بَعَثَ عَلِيٌّ عَمَّارَ بْنَ يَاسِرٍ وَحَسَنَ بْنَ عَلِيٍّ فَقَدِمَا عَلَيْنَا الْكُوفَةَ فَصَعِدَا الْمِنْبَرَ فَكَانَ الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ فَوْقَ الْمِنْبَرِ فِي أَعْلَاهُ وَقَامَ عَمَّارٌ أَسْفَلَ مِنْ الْحَسَنِ فَاجْتَمَعْنَا إِلَيْهِ فَسَمِعْتُ عَمَّارًا يَقُولُ إِنَّ عَائِشَةَ قَدْ سَارَتْ إِلَى الْبَصْرَةِ وَ وَاللَّهِ إِنَّهَا لَزَوْجَةُ نَبِيِّكُمْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الدُّنْيَا وَالْآخِرَةِ وَلَكِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى ابْتَلَاكُمْ لِيَعْلَمَ إِيَّاهُ تُطِيعُونَ أَمْ هِيَ
Il nous a été rapporté qu'Abdullah bin Muhammad nous a rapporté que Yahya bin Adam nous a rapporté que Abu Bakr bin 'Iyyasy nous a rapporté que Abu Hashin nous a rapporté que Abu Maryam Abdullah bin Ziyad Al Asadi dit : « Lorsque Talha, Zubair et 'Aïcha sont partis pour Bassorah, Ali nous a envoyé Ammar bin Yasir et Hasan bin Ali à Koufa. Ils sont ensuite montés au minbar. À ce moment-là, Al Hasan bin Ali se trouvait sur la marche supérieure du minbar, tandis qu'Ammar se tenait en dessous. Nous nous sommes rassemblés autour de lui, et j'ai entendu Ammar dire : « Aïcha part pour Bassorah. Par Allah, elle est l'épouse de votre Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) dans ce monde et dans l'au-delà. Mais Allah, le Très-Haut, vous met à l'épreuve afin de savoir si vous Lui obéissez ou à Aïcha. »
Imam Boukhari : 6572
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي غَنِيَّةَ عَنْ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ قَامَ عَمَّارٌعَلَى مِنْبَرِ الْكُوفَةِ فَذَكَرَ عَائِشَةَ وَذَكَرَ مَسِيرَهَا وَقَالَ إِنَّهَا زَوْجَةُ نَبِيِّكُمْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الدُّنْيَا وَالْآخِرَةِ وَلَكِنَّهَا مِمَّا ابْتُلِيتُمْ
Il nous a été rapporté par Abu Nu'aim, qui nous l'a rapporté d'après Ibn Abi Ghaniyyah, d'après Al Hakam, d'après Abu Wa'il ; Ammar se tenait sur le minbar de Kufa, puis il mentionna Aisyah et son départ, et il dit : « Elle est l'épouse de votre Prophète (sallallahu 'alaihi wasallam) dans ce monde et dans l'au-delà, mais elle fait partie des épreuves par lesquelles vous êtes mis à l'épreuve. »
Imam Boukhari : 6573
حَدَّثَنَا بَدَلُ بْنُ الْمُحَبَّرِ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ أَخْبَرَنِي عَمْرٌو سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ يَقُولُدَخَلَ أَبُو مُوسَى وَأَبُو مَسْعُودٍ عَلَى عَمَّارٍ حَيْثُ بَعَثَهُ عَلِيٌّ إِلَى أَهْلِ الْكُوفَةِ يَسْتَنْفِرُهُمْ فَقَالَا مَا رَأَيْنَاكَ أَتَيْتَ أَمْرًا أَكْرَهَ عِنْدَنَا مِنْ إِسْرَاعِكَ فِي هَذَا الْأَمْرِ مُنْذُ أَسْلَمْتَ فَقَالَ عَمَّارٌ مَا رَأَيْتُ مِنْكُمَا مُنْذُ أَسْلَمْتُمَا أَمْرًا أَكْرَهَ عِنْدِي مِنْ إِبْطَائِكُمَا عَنْ هَذَا الْأَمْرِ وَكَسَاهُمَا حُلَّةً حُلَّةً ثُمَّ رَاحُوا إِلَى الْمَسْجِدِ
Il nous a été rapporté que Badal bin Al Muhabbar nous a rapporté que Syu'bah nous a rapporté qu'Amru nous a rapporté. J'ai entendu Abu Wa'il dire : Abu Musa et Abu Mas'ud ont rencontré Ammar lorsqu'il fut envoyé par Ali à Kufa pour inviter les habitants de Kufa à le rejoindre. Tous deux dirent alors à Ammar : « Depuis ta conversion à l'islam, nous ne t'avons jamais vu faire quoi que ce soit que nous détestions plus que ta promptitude à agir. » Ammar répondit : « Et moi, je ne vous ai jamais vus faire quoi que ce soit que je déteste plus que votre retard à accomplir cette mission. » Puis Ammar leur donna à chacun un vêtement, et tous trois se rendirent à la mosquée.
Imam Boukhari : 6574
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ عَنْ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ الْأَعْمَشِ عَنْ شَقِيقِ بْنِ سَلَمَةَكُنْتُ جَالِسًا مَعَ أَبِي مَسْعُودٍ وَأَبِي مُوسَى وَعَمَّارٍ فَقَالَ أَبُو مَسْعُودٍ مَا مِنْ أَصْحَابِكَ أَحَدٌ إِلَّا لَوْ شِئْتُ لَقُلْتُ فِيهِ غَيْرَكَ وَمَا رَأَيْتُ مِنْكَ شَيْئًا مُنْذُ صَحِبْتَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَعْيَبَ عِنْدِي مِنْ اسْتِسْرَاعِكَ فِي هَذَا الْأَمْرِ قَالَ عَمَّارٌ يَا أَبَا مَسْعُودٍ وَمَا رَأَيْتُ مِنْكَ وَلَا مِنْ صَاحِبِكَ هَذَا شَيْئًا مُنْذُ صَحِبْتُمَا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَعْيَبَ عِنْدِي مِنْ إِبْطَائِكُمَا فِي هَذَا الْأَمْرِ فَقَالَ أَبُو مَسْعُودٍ وَكَانَ مُوسِرًا يَا غُلَامُ هَاتِ حُلَّتَيْنِ فَأَعْطَى إِحْدَاهُمَا أَبَا مُوسَى وَالْأُخْرَى عَمَّارًا وَقَالَ رُوحَا فِيهِ إِلَى الْجُمُعَةِ
Après avoir reçu le récit d'Abdan, d'après Abu Hamzah, d'après Al A'masy, d'après Syaqiq bin Salamah, je me suis assis un jour avec Abu Mas'ud, Abu Musa et Ammar. Abu Mas'ud dit : « Il n'y a personne parmi vos compagnons sur lequel je me permettrais de donner mon avis, si je le voulais, si ce n'est vous. Et je n'ai jamais rien vu de plus répréhensible de votre part depuis que vous êtes devenu ami avec le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) que votre empressement à vous impliquer dans cette affaire. » Ammar répondit : « Ô Abu Mas'ud, et je n'ai jamais rien vu de plus répréhensible de votre part ni de celle de vos compagnons depuis que vous êtes devenu ami avec le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), si ce n'est votre retard à participer à cette affaire. » Puis Abu Mas'ud dit – à ce moment-là, il ne manquait de rien – : « Hé petit garçon, va chercher deux vêtements pour ces deux personnes », un pour Abou Moussa et l'autre pour Ammar, puis il dit : « Allez tous les deux accomplir la prière du vendredi. »
Imam Boukhari : 6575
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُثْمَانَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ أَخْبَرَنَا يُونُسُ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي حَمْزَةُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا يَقُولُقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا أَنْزَلَ اللَّهُ بِقَوْمٍ عَذَابًا أَصَابَ الْعَذَابُ مَنْ كَانَ فِيهِمْ ثُمَّ بُعِثُوا عَلَى أَعْمَالِهِمْ
Il nous a dit [Abdullah bin Uthman], Il nous a dit [Abdullah], Il nous a dit [Yunus], d'après [Az Zuhri], Il nous a dit [Hamzah bin Abdullah bin Umar], il a entendu [Ibn Umar] (qu'Allah l'agrée) dire : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Si Allah envoie un châtiment, alors le châtiment touchera quiconque se trouve parmi eux, alors ils seront châtiés selon leurs actes. »
Imam Boukhari : 6576
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ أَبُو مُوسَىوَلَقِيتُهُ بِالْكُوفَةِ وَجَاءَ إِلَى ابْنِ شُبْرُمَةَ فَقَالَ أَدْخِلْنِي عَلَى عِيسَى فَأَعِظَهُ فَكَأَنَّ ابْنَ شُبْرُمَةَ خَافَ عَلَيْهِ فَلَمْ يَفْعَلْ قَالَ حَدَّثَنَا الْحَسَنُ قَالَ لَمَّا سَارَ الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا إِلَى مُعَاوِيَةَ بِالْكَتَائِبِ قَالَ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ لِمُعَاوِيَةَ أَرَى كَتِيبَةً لَا تُوَلِّي حَتَّى تُدْبِرَ أُخْرَاهَا قَالَ مُعَاوِيَةُ مَنْ لِذَرَارِيِّ الْمُسْلِمِينَ فَقَالَ أَنَا فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَامِرٍ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَمُرَةَ نَلْقَاهُ فَنَقُولُ لَهُ الصُّلْحَ قَالَ الْحَسَنُ وَلَقَدْ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرَةَ قَالَ بَيْنَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَخْطُبُ جَاءَ الْحَسَنُ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ابْنِي هَذَا سَيِّدٌ وَلَعَلَّ اللَّهَ أَنْ يُصْلِحَ بِهِ بَيْنَ فِئَتَيْنِ مِنْ الْمُسْلِمِينَ
Ali bin Abdullah nous l'a dit. Sufyan nous l'a dit. Isra'il Abu Musa nous l'a dit. Je l'ai rencontré à Kufa. Puis Isra'il Abu Musa a rencontré Ibn Syubrumah et lui a dit : « Retrouve-moi Jésus afin que je puisse le conseiller. » Mais Ibn Syubrumah semblait avoir peur de lui et ne l'a pas fait. Il a expliqué : Al Hasan nous l'a dit. Lorsque Al Hasan bin Ali, qu'Allah l'agrée, est allé à la rencontre de Mu'awiya avec ses troupes, Amru bin 'Ash a dit à Mu'awiya : « J'ai vu une armée qui ne fuirait pas tant que l'armée ennemie ne serait pas repoussée. » Mu'awiya a demandé : « Qui prendra soin des enfants musulmans ? » « Moi », a répondu Amru bin 'Ash. Abdullah bin Amir et Abdurrahman bin Samurah ont dit : « Nous ferions mieux d'aller le voir et de lui dire. » « Faisons la paix », dit Al Hasan ; j'ai entendu [Abu Bakrah] dire ; lorsque le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) prononçait son sermon, Al Hasan arriva, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Mon fils est le chef, et j'espère qu'Allah réconciliera les deux camps musulmans en conflit par son intermédiaire. »
Imam Boukhari : 6577
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ قَالَ قَالَ عَمْرٌو أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيٍّ أَنَّ حَرْمَلَةَ مَوْلَى أُسَامَةَ أَخْبَرَهُ قَالَ عَمْرٌو قَدْ رَأَيْتُ حَرْمَلَةَ قَالَ أَرْسَلَنِي أُسَامَةُإِلَى عَلِيٍّ وَقَالَ إِنَّهُ سَيَسْأَلُكَ الْآنَ فَيَقُولُ مَا خَلَّفَ صَاحِبَكَ فَقُلْ لَهُ يَقُولُ لَكَ لَوْ كُنْتَ فِي شِدْقِ الْأَسَدِ لَأَحْبَبْتُ أَنْ أَكُونَ مَعَكَ فِيهِ وَلَكِنَّ هَذَا أَمْرٌ لَمْ أَرَهُ فَلَمْ يُعْطِنِي شَيْئًا فَذَهَبْتُ إِلَى حَسَنٍ وَحُسَيْنٍ وَابْنِ جَعْفَرٍ فَأَوْقَرُوا لِي رَاحِلَتِي
Ali bin Abdullah nous a dit que Sufyan avait dit : « Amru m'a dit que Muhammad bin Ali m'avait rapporté les propos de Maula Usamah. » Amru a dit : « J'ai entendu Harmalah dire : Usamah m'a envoyé voir Ali, et il m'a dit : "Ali va certainement te demander : 'Pourquoi ton ami ne m'accompagne-t-il pas ?'" Réponds-lui alors : "Même face à un lion, je voudrais être avec toi, mais c'est une situation inédite." » Ali ne m'a rien donné, alors je suis allé voir Al Hasan, Al Husain et Ibn Ja'far, qui m'ont apporté des provisions dans mon véhicule.
Imam Boukhari : 6578
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ نَافِعٍ قَالَلَمَّا خَلَعَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ يَزِيدَ بْنَ مُعَاوِيَةَ جَمَعَ ابْنُ عُمَرَ حَشَمَهُ وَوَلَدَهُ فَقَالَ إِنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ يُنْصَبُ لِكُلِّ غَادِرٍ لِوَاءٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَإِنَّا قَدْ بَايَعْنَا هَذَا الرَّجُلَ عَلَى بَيْعِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ وَإِنِّي لَا أَعْلَمُ غَدْرًا أَعْظَمَ مِنْ أَنْ يُبَايَعَ رَجُلٌ عَلَى بَيْعِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ يُنْصَبُ لَهُ الْقِتَالُ وَإِنِّي لَا أَعْلَمُ أَحَدًا مِنْكُمْ خَلَعَهُ وَلَا بَايَعَ فِي هَذَا الْأَمْرِ إِلَّا كَانَتْ الْفَيْصَلَ بَيْنِي وَبَيْنَهُ
Sulaiman bin Harb nous a rapporté qu'Hammad bin Zaid, d'après Ayyub, d'après Nafi', a dit : « Lorsque les habitants de Médine ont renvoyé Yazid bin Mu'awiyah, Ibn Umar a rassemblé ses proches et ses enfants et a dit : J'ai entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Chaque traître reçoit un étendard le Jour du Jugement. J'ai prêté allégeance à cet homme, qui a juré allégeance à Allah et à Son Messager. Je ne connais pas de plus grande trahison que celle de celui qui a prêté allégeance à Allah et à Son Messager et à qui l'on a ensuite donné un étendard pour la guerre. Je ne sais pas si l'un d'entre vous a renié son allégeance ou s'il n'a pas prêté allégeance en cette affaire, mais entre lui et moi, il y a une limite. »
Imam Boukhari : 6579
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ حَدَّثَنَا أَبُو شِهَابٍ عَنْ عَوْفٍ عَنْ أَبِي الْمِنْهَالِ قَالَلَمَّا كَانَ ابْنُ زِيَادٍ وَمَرْوَانُ بِالشَّأْمِ وَوَثَبَ ابْنُ الزُّبَيْرِ بِمَكَّةَ وَوَثَبَ الْقُرَّاءُ بِالْبَصْرَةِ فَانْطَلَقْتُ مَعَ أَبِي إِلَى أَبِي بَرْزَةَ الْأَسْلَمِيِّ حَتَّى دَخَلْنَا عَلَيْهِ فِي دَارِهِ وَهُوَ جَالِسٌ فِي ظِلِّ عُلِّيَّةٍ لَهُ مِنْ قَصَبٍ فَجَلَسْنَا إِلَيْهِ فَأَنْشَأَ أَبِي يَسْتَطْعِمُهُ الْحَدِيثَ فَقَالَ يَا أَبَا بَرْزَةَ أَلَا تَرَى مَا وَقَعَ فِيهِ النَّاسُ فَأَوَّلُ شَيْءٍ سَمِعْتُهُ تَكَلَّمَ بِهِ إِنِّي احْتَسَبْتُ عِنْدَ اللَّهِ أَنِّي أَصْبَحْتُ سَاخِطًا عَلَى أَحْيَاءِ قُرَيْشٍ إِنَّكُمْ يَا مَعْشَرَ الْعَرَبِ كُنْتُمْ عَلَى الْحَالِ الَّذِي عَلِمْتُمْ مِنْ الذِّلَّةِ وَالْقِلَّةِ وَالضَّلَالَةِ وَإِنَّ اللَّهَ أَنْقَذَكُمْ بِالْإِسْلَامِ وَبِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى بَلَغَ بِكُمْ مَا تَرَوْنَ وَهَذِهِ الدُّنْيَا الَّتِي أَفْسَدَتْ بَيْنَكُمْ إِنَّ ذَاكَ الَّذِي بِالشَّأْمِ وَاللَّهِ إِنْ يُقَاتِلُ إِلَّا عَلَى الدُّنْيَا وَإِنَّ هَؤُلَاءِ الَّذِينَ بَيْنَ أَظْهُرِكُمْ وَاللَّهِ إِنْ يُقَاتِلُونَ إِلَّا عَلَى الدُّنْيَا وَإِنْ ذَاكَ الَّذِي بِمَكَّةَ وَاللَّهِ إِنْ يُقَاتِلُ إِلَّا عَلَى الدُّنْيَا
Ahmad bin Yunus nous a rapporté qu'Abu Shihab, d'après 'Auf, d'après Abu Minhal, a dit : « Lorsque Ibn Ziyad et Marwan étaient au Levant, qu'Ibn Zubair a fait défection à La Mecque et qu'Al Qurra' a fait défection à Bassorah, je suis allé avec mon père voir Abu Barzah Al Aslami. Nous l'avons trouvé chez lui, assis sur une estrade en bois. Mon père lui a alors demandé conseil sur les hadiths et lui a dit : « Ô Abu Barzah, n'as-tu pas constaté par toi-même le chaos qui accable l'humanité ? » La première chose qu'il a dite a été : « Je n'espère qu'une récompense d'Allah. Je suis profondément indigné contre les Qurayshites. En fait, vous tous, Arabes, votre situation était auparavant, comme vous le savez déjà, si méprisable : une minorité hérétique. Puis Allah vous a sauvés par l'Islam et par Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui), jusqu'à ce que vous obteniez ce que vous avez vu par vous-même. » Et c'est ce monde qui vous détruit. Et en vérité, ce qui s'est passé au Sham, par Allah, c'est qu'ils n'ont combattu que pour des raisons de ce monde, et ceux d'entre vous, par Allah, n'ont combattu que pour des raisons de ce monde, et ceux de La Mecque, par Allah, n'ont combattu que pour des raisons de ce monde.
Imam Boukhari : 6580
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ وَاصِلٍ الْأَحْدَبِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ حُذَيْفَةَ بْنِ الْيَمَانِ قَالَإِنَّ الْمُنَافِقِينَ الْيَوْمَ شَرٌّ مِنْهُمْ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانُوا يَوْمَئِذٍ يُسِرُّونَ وَالْيَوْمَ يَجْهَرُونَ
Adam bin Abi Iyas nous a rapporté que Syu'bah, d'après Washil Al Ahdab, d'après Abu Wa'il, d'après Khudzaifah bin Yaman, a dit : « Les hypocrites d'aujourd'hui sont bien pires que ceux qui vivaient à l'époque du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), car avant ils agissaient en secret, mais maintenant ils le font ouvertement. »