Imam Boukhari : 6541
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ الزُّبَيْرِ بْنِ عَدِيٍّ قَالَ أَتَيْنَا أَنَسَ بْنَ مَالِكٍفَشَكَوْنَا إِلَيْهِ مَا نَلْقَى مِنْ الْحَجَّاجِ فَقَالَ اصْبِرُوا فَإِنَّهُ لَا يَأْتِي عَلَيْكُمْ زَمَانٌ إِلَّا الَّذِي بَعْدَهُ شَرٌّ مِنْهُ حَتَّى تَلْقَوْا رَبَّكُمْ سَمِعْتُهُ مِنْ نَبِيِّكُمْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
Il nous a été rapporté que [Muhammad bin Yusuf] nous a rapporté que [Sufyan] d'après [Zubair bin 'Adi] a dit : « Un jour, nous sommes allés voir [Anas bin Malik] et nous lui avons fait part de nos plaintes concernant le comportement des pèlerins du Hajj. Il nous a répondu : « Soyez patients, car ce n'est pas seulement un temps que vous traversez, mais ensuite ce sera pire, jusqu'à ce que vous rencontriez votre Seigneur. J'ai entendu ce hadith de votre Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). »
Imam Boukhari : 6542
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ ح و حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنِي أَخِي عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلَالٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي عَتِيقٍ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ هِنْدٍ بِنْتِ الْحَارِثِ الْفِرَاسِيَّةِ أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْاسْتَيْقَظَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَيْلَةً فَزِعًا يَقُولُ سُبْحَانَ اللَّهِ مَاذَا أَنْزَلَ اللَّهُ مِنْ الْخَزَائِنِ وَمَاذَا أُنْزِلَ مِنْ الْفِتَنِ مَنْ يُوقِظُ صَوَاحِبَ الْحُجُرَاتِ يُرِيدُ أَزْوَاجَهُ لِكَيْ يُصَلِّينَ رُبَّ كَاسِيَةٍ فِي الدُّنْيَا عَارِيَةٍ فِي الْآخِرَةِ
Abul Yaman nous a rapporté que Syu'aib, d'après Az Zuhri (par d'autres sources), nous l'a rapporté, et Ismail me l'a rapporté (mon frère), d'après Sulaiman bin Bilal, d'après Muhammad bin Abi 'Utaiq, d'après Ibnu Syihab, d'après Hindun bint Al Harits Al Firasiyyah, que l'épouse d'Ummu Salamah, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), a dit : « Une nuit, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) se réveilla contrarié et dit : « Gloire à Allah ! Quels autres trésors Allah a-t-Il fait descendre ? Et quelles autres calomnies Allah a-t-Il fait descendre ? Qui voudrait réveiller les occupants des chambres (c'est-à-dire son épouse) pour la prière ? Combien de personnes sont vêtues dans ce monde et nues dans l'au-delà. »
Imam Boukhari : 6543
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ عَنْ نَافِعٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَاأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَنْ حَمَلَ عَلَيْنَا السِّلَاحَ فَلَيْسَ مِنَّا
Il nous a dit [Abdullah bin Yusuf] Il nous a dit [Malik] d'après [Nafi'] d'après [Abdullah bin Umar] radilahu 'anhuma, que le Messager d'Allah sallallaahu 'alaihi wasallam a dit : « Quiconque tire une épée contre nous, n'est pas des nôtres. »
Imam Boukhari : 6544
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلَاءِ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ عَنْ بُرَيْدٍ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَىعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَنْ حَمَلَ عَلَيْنَا السِّلَاحَ فَلَيْسَ مِنَّا
Il nous a dit [Muhammad bin Al 'Ala`] Il nous a dit [Abu Usamah] d'après [Buraid] d'après [Abu Burdah] d'après [Abu Musa] d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Quiconque dégaine son épée contre nous n'est pas des nôtres. »
Imam Boukhari : 6545
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ عَنْ مَعْمَرٍ عَنْ هَمَّامٍ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَا يُشِيرُ أَحَدُكُمْ عَلَى أَخِيهِ بِالسِّلَاحِ فَإِنَّهُ لَا يَدْرِي لَعَلَّ الشَّيْطَانَ يَنْزِعُ فِي يَدِهِ فَيَقَعُ فِي حُفْرَةٍ مِنْ النَّارِ
Il nous a dit [Muhammad] Il nous a dit [Abdurrazaq] dai [Ma'mar] de [Hammam], j'ai entendu [Abu Hurairah] du Prophète sallallaahu 'alaihi wasallam dire : « Que nul d'entre vous ne pointe son épée vers son ami, car qui sait, Satan pourrait la lui arracher des mains et il tomberait dans le gouffre de l'enfer. »
Imam Boukhari : 6546
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ قَالَ قُلْتُ لِعَمْرٍو يَا أَبَا مُحَمَّدٍ سَمِعْتَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ يَقُولُمَرَّ رَجُلٌ بِسِهَامٍ فِي الْمَسْجِدِ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمْسِكْ بِنِصَالِهَا قَالَ نَعَمْ
Il nous a dit ['Ali bin Abdullah] nous a dit [Sufyan] a dit, j'ai demandé [Amru] ; Ô Abu Muhammad, as-tu entendu [Jabir bin Abdullah] dire : « Il y avait un homme qui passait en portant une flèche dans la mosquée, puis le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a réprimandé l'homme : « Couvre la pointe de la flèche ! » Alors Amru a répondu : « Oui, c'est exact. »
Imam Boukhari : 6547
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ عَنْ جَابِرٍأَنَّ رَجُلًا مَرَّ فِي الْمَسْجِدِ بِأَسْهُمٍ قَدْ أَبْدَى نُصُولَهَا فَأُمِرَ أَنْ يَأْخُذَ بِنُصُولِهَا لَا يَخْدِشُ مُسْلِمًا
Abu Nu'man nous a dit qu'Hammad bin Zaid, d'après Amru bin Dinar, d'après Jabir, avait dit qu'un homme passait devant la mosquée avec une flèche dont la pointe était visible, puis qu'on lui avait ordonné de couvrir la pointe de la flèche afin de ne pas blesser les musulmans.
Imam Boukhari : 6548
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلَاءِ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ عَنْ بُرَيْدٍ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَىعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِذَا مَرَّ أَحَدُكُمْ فِي مَسْجِدِنَا أَوْ فِي سُوقِنَا وَمَعَهُ نَبْلٌ فَلْيُمْسِكْ عَلَى نِصَالِهَا أَوْ قَالَ فَلْيَقْبِضْ بِكَفِّهِ أَنْ يُصِيبَ أَحَدًا مِنْ الْمُسْلِمِينَ مِنْهَا شَيْءٌ
Il nous a été rapporté [Muhammad bin Al 'Ala`] qui nous a rapporté [Abu Usamah] d'après [Buraid] d'après [Abu Burdah] d'après [Abu Musa] d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Si l'un d'entre vous passe près de notre mosquée ou de notre marché en portant une flèche, qu'il tienne (couvre) la pointe de la flèche » - ou il a dit de manière éditoriale ; il doit la tenir avec sa main - car on craint que les musulmans ne soient blessés par elle.
Imam Boukhari : 6549
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ حَدَّثَنِي أَبِي حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ حَدَّثَنَا شَقِيقٌ قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سِبَابُ الْمُسْلِمِ فُسُوقٌ وَقِتَالُهُ كُفْرٌ
Il nous a dit ['Umar bin Hafsh] m'a dit [Mon père] Il nous a dit [Al A'masy] Il nous a dit [Syaqiq] a dit ; [Abdullah] a dit, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Insulter les musulmans est une perversité, et les combattre est de la mécréance. »
Imam Boukhari : 6550
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ أَخْبَرَنِي وَاقِدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ ابْنِ عُمَرَ أَنَّهُسَمِعَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ لَا تَرْجِعُوا بَعْدِي كُفَّارًا يَضْرِبُ بَعْضُكُمْ رِقَابَ بَعْضٍ
Hajjaj bin Minhal nous a rapporté que Syu'bah nous a rapporté que Waqid bin Muhammad, de son père, d'après Ibn Umar, avait entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Ne laissez aucun d'entre vous retomber dans l'incroyance après mon départ, alors que certains d'entre vous coupent la gorge des autres. »
Imam Boukhari : 6551
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا يَحْيَى حَدَّثَنَا قُرَّةُ بْنُ خَالِدٍ حَدَّثَنَا ابْنُ سِيرِينَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرَةَ عَنْ أَبِي بَكْرَةَ وَعَنْ رَجُلٍ آخَرَ هُوَ أَفْضَلُ فِي نَفْسِي مِنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرَةَ عَنْ أَبِي بَكْرَةَأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَطَبَ النَّاسَ فَقَالَ أَلَا تَدْرُونَ أَيُّ يَوْمٍ هَذَا قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ قَالَ حَتَّى ظَنَنَّا أَنَّهُ سَيُسَمِّيهِ بِغَيْرِ اسْمِهِ فَقَالَ أَلَيْسَ بِيَوْمِ النَّحْرِ قُلْنَا بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ أَيُّ بَلَدٍ هَذَا أَلَيْسَتْ بِالْبَلْدَةِ الْحَرَامِ قُلْنَا بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ فَإِنَّ دِمَاءَكُمْ وَأَمْوَالَكُمْ وَأَعْرَاضَكُمْ وَأَبْشَارَكُمْ عَلَيْكُمْ حَرَامٌ كَحُرْمَةِ يَوْمِكُمْ هَذَا فِي شَهْرِكُمْ هَذَا فِي بَلَدِكُمْ هَذَا أَلَا هَلْ بَلَّغْتُ قُلْنَا نَعَمْ قَالَ اللَّهُمَّ اشْهَدْ فَلْيُبَلِّغْ الشَّاهِدُ الْغَائِبَ فَإِنَّهُ رُبَّ مُبَلِّغٍ يُبَلِّغُهُ لِمَنْ هُوَ أَوْعَى لَهُ فَكَانَ كَذَلِكَ قَالَ لَا تَرْجِعُوا بَعْدِي كُفَّارًا يَضْرِبُ بَعْضُكُمْ رِقَابَ بَعْضٍ فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ حُرِّقَ ابْنُ الْحَضْرَمِيِّ حِينَ حَرَّقَهُ جَارِيَةُ بْنُ قُدَامَةَ قَالَ أَشْرِفُوا عَلَى أَبِي بَكْرَةَ فَقَالُوا هَذَا أَبُو بَكْرَةَ يَرَاكَ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَحَدَّثَتْنِي أُمِّي عَنْ أَبِي بَكْرَةَ أَنَّهُ قَالَ لَوْ دَخَلُوا عَلَيَّ مَا بَهَشْتُ بِقَصَبَةٍ
Musaddad nous a rapporté qu'il tenait Yahya de Qurrah bin Khalid, qui le tenait d'Abdurrahman bin Abi Bakrah, d'Abu Bakrah, et d'une autre personne, à mon avis supérieure à Abdurrahman bin Abi Bakrah, d'Abu Bakrah, le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a prononcé un discours devant ses compagnons et leur a demandé : « Savez-vous quel jour nous sommes ? Celui-ci ? » « Allah et Son Messager le savent mieux », ont-ils répondu. Abu Bakrah a dit : « Jusque-là, nous pensions que le Prophète l'avait nommé autrement. » Puis le Prophète a dit : « N'est-ce pas le jour du sacrifice (nahar) ? » Nous avons répondu : « C'est exact, ô Messager d'Allah ! » Le Prophète a demandé : « De quel pays s'agit-il ? N'est-ce pas un pays interdit (haram) ? » « C'est exact, Messager d'Allah », avons-nous répondu. Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « En vérité, votre sang, vos biens, votre honneur et votre peau sont illicites, de même que l'honneur de votre jour, de votre mois et de votre pays. Ne vous l'ai-je pas dit ? » « C'est exact », avons-nous répondu. Le Prophète poursuivit : « Ô Allah, que ceux qui sont présents transmettent cette nouvelle à ceux qui ne le sont pas. Combien de personnes transmettent cette nouvelle à ceux qui comprennent mieux ! » Il transmit ensuite ces paroles : « Ne mécréez pas après moi. Certains d'entre vous égorgent leurs semblables. » Lorsque Ibn al-Khadrami fut brûlé vif par un serviteur d'Ibn Qudamah, Abdurrahman dit : « Regardez Abou Bakrá d'un endroit élevé ! » Ils répondirent : « Voici Abou Bakrá qui te regarde, ô serviteur ! » Abdurrahman dit : « Ma mère m'a rapporté d'Abou Bakrá qu'il a dit : "S'ils me rencontrent, je ne les frapperai même pas avec mon bâton." »
Imam Boukhari : 6552
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ إِشْكَابٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا تَرْتَدُّوا بَعْدِي كُفَّارًا يَضْرِبُ بَعْضُكُمْ رِقَابَ بَعْضٍ
Ahmad bin Isykab nous a rapporté que Muhammad bin Fudhail, de son père, d'après Ikrimah, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée), a dit : « Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : "N'apostasiez pas après ma mort, car certains d'entre vous coupent la gorge des autres." »
Imam Boukhari : 6553
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مُدْرِكٍ سَمِعْتُ أَبَا زُرْعَةَ بْنَ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ عَنْ جَدِّهِ جَرِيرٍ قَالَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ اسْتَنْصِتْ النَّاسَ ثُمَّ قَالَ لَا تَرْجِعُوا بَعْدِي كُفَّارًا يَضْرِبُ بَعْضُكُمْ رِقَابَ بَعْضٍ
[Sulaiman bin Harb] nous a rapporté [Syu'bah] d'après ['Ali bin Mudrik] que j'ai entendu [Abu Zur'ah bin 'Amru bin Jarir] d'après [son grand-père, Jarir] dire : Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) m'a dit lors du pèlerinage d'adieu : « Ordonnez aux gens de se taire », puis il a dit : « Ne devenez pas des infidèles après moi, certains d'entre vous décapitant les autres. »
Imam Boukhari : 6554
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ح قَالَ إِبْرَاهِيمُ وَحَدَّثَنِي صَالِحُ بْنُ كَيْسَانَ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَتَكُونُ فِتَنٌ الْقَاعِدُ فِيهَا خَيْرٌ مِنْ الْقَائِمِ وَالْقَائِمُ فِيهَا خَيْرٌ مِنْ الْمَاشِي وَالْمَاشِي فِيهَا خَيْرٌ مِنْ السَّاعِي مَنْ تَشَرَّفَ لَهَا تَسْتَشْرِفْهُ فَمَنْ وَجَدَ مِنْهَا مَلْجَأً أَوْ مَعَاذًا فَلْيَعُذْ بِهِ
Il nous a été rapporté que [Muhammad bin Ubaidullah] nous a rapporté qu'[Ibrahim bin Sa'd] tenait de [son père] d'après [Abu Salamah bin Abdurrahman] d'après [Abu Hurairah] - par une autre voie de transmission - [Ibrahim] a dit, et [Salih bin Kisan] tenait d'après [Ibn Shihab] d'après [Sa'id bin Musayyab] d'après [Abu Hurairah] a dit : Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « Il y aura des calomnies, affirmant que ceux qui sont assis valent mieux que ceux qui sont debout, que ceux qui sont debout valent mieux que ceux qui marchent, que ceux qui marchent valent mieux que ceux qui courent. Quiconque tente d'affronter ces calomnies en sera affecté. Que celui qui trouve un refuge ou un camp de base s'y réfugie. »
Imam Boukhari : 6555
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ عَنْ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَتَكُونُ فِتَنٌ الْقَاعِدُ فِيهَا خَيْرٌ مِنْ الْقَائِمِ وَالْقَائِمُ خَيْرٌ مِنْ الْمَاشِي وَالْمَاشِي فِيهَا خَيْرٌ مِنْ السَّاعِي مَنْ تَشَرَّفَ لَهَا تَسْتَشْرِفْهُ فَمَنْ وَجَدَ مَلْجَأً أَوْ مَعَاذًا فَلْيَعُذْ بِهِ
Abul Yaman nous a rapporté que Syu'aib, d'après Az Zuhri, m'a rapporté qu'Abu Salamah bin Abdurrahman a dit : « Il y aura des fitnas. Celui qui reste assis vaut mieux que celui qui reste debout, celui qui reste debout vaut mieux que celui qui marche, celui qui marche vaut mieux que celui qui court. Quiconque tente d'affronter la calomnie la subira. Que celui qui trouve un abri ou un camp de base se réfugie en ce lieu. »
Imam Boukhari : 6556
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ عَنْ رَجُلٍ لَمْ يُسَمِّهِ عَنْ الْحَسَنِ قَالَ خَرَجْتُ بِسِلَاحِي لَيَالِيَ الْفِتْنَةِ فَاسْتَقْبَلَنِي أَبُو بَكْرَةَ فَقَالَأَيْنَ تُرِيدُ قُلْتُ أُرِيدُ نُصْرَةَ ابْنِ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا تَوَاجَهَ الْمُسْلِمَانِ بِسَيْفَيْهِمَا فَكِلَاهُمَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ قِيلَ فَهَذَا الْقَاتِلُ فَمَا بَالُ الْمَقْتُولِ قَالَ إِنَّهُ أَرَادَ قَتْلَ صَاحِبِهِقَالَ حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ فَذَكَرْتُ هَذَا الْحَدِيثَ لِأَيُّوبَ وَيُونُسَ بْنِ عُبَيْدٍ وَأَنَا أُرِيدُ أَنْ يُحَدِّثَانِي بِهِ فَقَالَا إِنَّمَا رَوَى هَذَا الحَدِيثَ الْحَسَنُ عَنْ الْأَحْنَفِ بْنِ قَيْسٍ عَنْ أَبِي بَكْرَةَ حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ بِهَذَا وَقَالَ مُؤَمَّلٌ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ حَدَّثَنَا أَيُّوبُ وَيُونُسُ وَهِشَامٌ وَمُعَلَّى بْنُ زِيَادٍ عَنْ الْحَسَنِ عَنْ الْأَحْنَفِ عَنْ أَبِي بَكْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَرَوَاهُ مَعْمَرٌ عَنْ أَيُّوبَ وَرَوَاهُ بَكَّارُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي بَكْرَةَ وَقَالَ غُنْدَرٌ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ مَنْصُورٍ عَنْ رِبْعِيِّ بْنِ حِرَاشٍ عَنْ أَبِي بَكْرَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَلَمْ يَرْفَعْهُ سُفْيَانُ عَنْ مَنْصُورٍ
Abdullah ibn Abdul Wahhab nous a rapporté, et Hammad, d'après une source anonyme, a dit : « La nuit de la calomnie, je suis sorti armé. Abou Bakrá m'a alors rencontré et m'a demandé : « Où vas-tu ? » J'ai répondu : « Je veux aider le neveu du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) (c'est-à-dire Ali). » Abou Bakrá a rapporté que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Si deux musulmans se font face avec leurs épées, ils iront tous deux en enfer. » Quelqu'un a alors demandé : « Si celui qui a tué a été pardonné, quel est le péché d'avoir été tué ? » Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a répondu : « Lui aussi voulait tuer son frère. » Hammad ibn Zayd a dit : J'ai donc transmis ce hadith à Ayyub et Yunus bin Ubaid, et je leur ai demandé de me le rapporter. Ils m'ont dit : « Ce hadith a été rapporté par Al Hasan d'après Ahnaf bin Qais, d'après Abu Bakrah. Sulaiman nous l'a rapporté, et Hammad nous l'a rapporté. Mu'ammal a dit : "Hammad bin Zaid nous l'a rapporté, et Ayyub, Yunus bin Ubaid, Hisham et Mu'ala bin Zaid nous l'ont rapporté d'après Al Hasan, d'après Ahnaf, d'après Abu Bakrah, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Il a été rapporté par Ma'mar d'après Ayyub, et par Bakkar bin Abdulaziz d'après son père, d'après Abu Bakrah. Ghundar a dit : 'Ce hadith a été rapporté par Al Hasan d'après Ahnaf, d'après Abu Bakrah. nous l'a dit [Syu'bah] de [Mansur] de [Rib'i bin Hirasy] de [Abu Bakrah] du Prophète sallallaahu 'alaihi wasallam, et [Sufyan] ne l'a pas dit de [Mansur].
Imam Boukhari : 6557
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ حَدَّثَنَا ابْنُ جَابِرٍ حَدَّثَنِي بُسْرُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ الْحَضْرَمِيُّ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا إِدْرِيسَ الْخَوْلَانِيَّ أَنَّهُ سَمِعَ حُذَيْفَةَ بْنَ الْيَمَانِ يَقُولُكَانَ النَّاسُ يَسْأَلُونَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ الْخَيْرِ وَكُنْتُ أَسْأَلُهُ عَنْ الشَّرِّ مَخَافَةَ أَنْ يُدْرِكَنِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا كُنَّا فِي جَاهِلِيَّةٍ وَشَرٍّ فَجَاءَنَا اللَّهُ بِهَذَا الْخَيْرِ فَهَلْ بَعْدَ هَذَا الْخَيْرِ مِنْ شَرٍّ قَالَ نَعَمْ قُلْتُ وَهَلْ بَعْدَ ذَلِكَ الشَّرِّ مِنْ خَيْرٍ قَالَ نَعَمْ وَفِيهِ دَخَنٌ قُلْتُ وَمَا دَخَنُهُ قَالَ قَوْمٌ يَهْدُونَ بِغَيْرِ هَدْيِي تَعْرِفُ مِنْهُمْ وَتُنْكِرُ قُلْتُ فَهَلْ بَعْدَ ذَلِكَ الْخَيْرِ مِنْ شَرٍّ قَالَ نَعَمْ دُعَاةٌ عَلَى أَبْوَابِ جَهَنَّمَ مَنْ أَجَابَهُمْ إِلَيْهَا قَذَفُوهُ فِيهَا قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ صِفْهُمْ لَنَا قَالَ هُمْ مِنْ جِلْدَتِنَا وَيَتَكَلَّمُونَ بِأَلْسِنَتِنَا قُلْتُ فَمَا تَأْمُرُنِي إِنْ أَدْرَكَنِي ذَلِكَ قَالَ تَلْزَمُ جَمَاعَةَ الْمُسْلِمِينَ وَإِمَامَهُمْ قُلْتُ فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُمْ جَمَاعَةٌ وَلَا إِمَامٌ قَالَ فَاعْتَزِلْ تِلْكَ الْفِرَقَ كُلَّهَا وَلَوْ أَنْ تَعَضَّ بِأَصْلِ شَجَرَةٍ حَتَّى يُدْرِكَكَ الْمَوْتُ وَأَنْتَ عَلَى ذَلِكَ
Il nous a été rapporté que Muhammad ibn al-Mutsanna nous l'a rapporté, qu'Al-Walid ibn Muslim nous l'a rapporté, qu'Ibn Jabir me l'a rapporté, qu'il a entendu Abu Idris al-Khalani, qu'il a entendu Khudzaifah ibn al-Yaman dire : « On interrogeait le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) sur les bonnes choses, tandis que je l'interrogeais sur les mauvaises, car je craignais d'y être moi-même exposé. Je demandai donc : « Ô Messager d'Allah, avant nous étions dans l'ignorance et le mal, puis Allah a apporté ce bien. Y a-t-il donc plus de mal après ce bien ? » Le Prophète répondit : « Bien sûr. » Je demandai : « Y a-t-il du bien après le mal ? » « Bien sûr », répondit-il, et à cette époque, il y avait souillure, manque et disputes. Je demandai : « Que voulez-vous dire par souillure, manque et dispute ? » Le Prophète répondit : « Voilà un peuple qui dispense une guidance non pas par la mienne. Tu les connais, et pourtant tu les renie. » Je demandai : « Y a-t-il du bon ou du mauvais à leur sujet ? » Le Prophète répondit : « Oh oui… À cette époque, des gens appelaient vers les portes de l’Enfer. Quiconque répondait à leur appel était précipité par ces portes. » Je demandai : « Ô Messager d’Allah, décris-nous leurs caractéristiques ! » Le Prophète répondit : « Ils sont comme notre peau, ils parlent aussi notre langue. » Je demandai : « Alors, que nous ordonnes-tu de faire lorsque nous rencontrons de tels jours ? » Le Prophète répondit : « Vous devez toujours rester auprès de la communauté musulmane et de son imam ! » Je demandai : « Et s’il n’y a ni assemblée musulmane ni imam ? » Le Prophète répondit : « Vous devez vous éloigner de tous les groupes, même si vous devez vous accrocher aux racines de l’arbre jusqu’à ce que la mort vous emporte. Vous devez rester ainsi. »
Imam Boukhari : 6558
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ حَدَّثَنَا حَيْوَةُ وَغَيْرُهُ قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو الْأَسْوَدِ وَقَالَ اللَّيْثُ عَنْ أَبِي الْأَسْوَدِ قَالَقُطِعَ عَلَى أَهْلِ الْمَدِينَةِ بَعْثٌ فَاكْتُتِبْتُ فِيهِ فَلَقِيتُ عِكْرِمَةَ فَأَخْبَرْتُهُ فَنَهَانِي أَشَدَّ النَّهْيِ ثُمَّ قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ عَبَّاسٍ أَنَّ أُنَاسًا مِنْ الْمُسْلِمِينَ كَانُوا مَعَ الْمُشْرِكِينَ يُكَثِّرُونَ سَوَادَ الْمُشْرِكِينَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَيَأْتِي السَّهْمُ فَيُرْمَى فَيُصِيبُ أَحَدَهُمْ فَيَقْتُلُهُ أَوْ يَضْرِبُهُ فَيَقْتُلُهُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى{ إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمْ الْمَلَائِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ }
Abdullah ibn Yazid nous a rapporté qu'Haiwa et d'autres l'ont rapporté, et Abul Aswad nous l'a rapporté également. Al-Laith a rapporté d'après Abul Aswad : « Un groupe de soldats s'est formé pour attaquer les habitants de Médine (les musulmans), et mon nom figurait sur la liste. J'ai alors rencontré Ikrimah et je lui ai raconté mon sort. Il m'a sévèrement mis en garde, puis a dit : Ibn Abbas m'a informé que certains musulmans avaient rejoint l'armée polythéiste uniquement pour augmenter le nombre de troupes destinées à combattre le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Certains d'entre eux ont été touchés par des flèches et sont morts, d'autres ont été blessés par des armes et sont morts. Allah a alors révélé un verset en réponse à leur destin : « Ceux qu'Allah a fait mourir se sont fait du tort à eux-mêmes. » Et ainsi de suite jusqu'à la fin du verset 97 de la sourate An-Nisa.
Imam Boukhari : 6559
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ عَنْ زَيْدِ بْنِ وَهْبٍ حَدَّثَنَا حُذَيْفَةُ قَالَحَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَدِيثَيْنِ رَأَيْتُ أَحَدَهُمَا وَأَنَا أَنْتَظِرُ الْآخَرَ حَدَّثَنَا أَنَّ الْأَمَانَةَ نَزَلَتْ فِي جَذْرِ قُلُوبِ الرِّجَالِ ثُمَّ عَلِمُوا مِنْ الْقُرْآنِ ثُمَّ عَلِمُوا مِنْ السُّنَّةِ وَحَدَّثَنَا عَنْ رَفْعِهَا قَالَ يَنَامُ الرَّجُلُ النَّوْمَةَ فَتُقْبَضُ الْأَمَانَةُ مِنْ قَلْبِهِ فَيَظَلُّ أَثَرُهَا مِثْلَ أَثَرِ الْوَكْتِ ثُمَّ يَنَامُ النَّوْمَةَ فَتُقْبَضُ فَيَبْقَى فِيهَا أَثَرُهَا مِثْلَ أَثَرِ الْمَجْلِ كَجَمْرٍ دَحْرَجْتَهُ عَلَى رِجْلِكَ فَنَفِطَ فَتَرَاهُ مُنْتَبِرًا وَلَيْسَ فِيهِ شَيْءٌ وَيُصْبِحُ النَّاسُ يَتَبَايَعُونَ فَلَا يَكَادُ أَحَدٌ يُؤَدِّي الْأَمَانَةَ فَيُقَالُ إِنَّ فِي بَنِي فُلَانٍ رَجُلًا أَمِينًا وَيُقَالُ لِلرَّجُلِ مَا أَعْقَلَهُ وَمَا أَظْرَفَهُ وَمَا أَجْلَدَهُ وَمَا فِي قَلْبِهِ مِثْقَالُ حَبَّةِ خَرْدَلٍ مِنْ إِيمَانٍ وَلَقَدْ أَتَى عَلَيَّ زَمَانٌ وَلَا أُبَالِي أَيُّكُمْ بَايَعْتُ لَئِنْ كَانَ مُسْلِمًا رَدَّهُ عَلَيَّ الْإِسْلَامُ وَإِنْ كَانَ نَصْرَانِيًّا رَدَّهُ عَلَيَّ سَاعِيهِ وَأَمَّا الْيَوْمَ فَمَا كُنْتُ أُبَايِعُ إِلَّا فُلَانًا وَفُلَانًا
Il nous a rapporté [Muhammad bin Kathir] Il nous a rapporté [Sufyan] Il nous a rapporté [Al A'masy] d'après [Zaid bin Wahb] Il nous a rapporté [Khudzaifah] a dit, il nous a rapporté deux hadiths du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui), dont j'ai vu l'un moi-même et dont j'attends l'autre. Il nous a dit : « Le message est d'abord descendu au plus profond du cœur des gens, puis ils comprennent le Coran et la Sunna. » Khudzaifah nous a parlé de ses marfu'an, le Prophète a dit ; « On s'endort profondément, puis la confiance s'envole de son cœur, n'en laissant qu'une trace, comme une petite marque. Puis on s'endort à nouveau, et la confiance s'envole encore, laissant une marque semblable à une puce sur la main, à un charbon ardent qu'on fait rouler sur le pied et qui le meurtrit (le marque). On voit alors la marque, alors qu'en réalité rien ne s'est produit. Les gens prêtent serment les uns après les autres, et presque personne ne remplit sa promesse. On entend dire que dans la tribu de tel ou tel homme, il y a une personne digne de confiance, et on dit d'elle : « Qu'il est intelligent, sage et courageux ! », alors qu'il n'y a pas un grain de foi dans son cœur. Un jour, je suis venu me voir, et peu m'importait à qui je prêtais serment : s'il était musulman, son islam me serait rendu ; s'il était chrétien, son rôle de collecteur d'impôts me serait rendu. Mais aujourd'hui, je ne prête serment à personne, sauf à un homme digne de confiance. » untel.
Imam Boukhari : 6560
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا حَاتِمٌ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الْأَكْوَعِأَنَّهُ دَخَلَ عَلَى الْحَجَّاجِ فَقَالَ يَا ابْنَ الْأَكْوَعِ ارْتَدَدْتَ عَلَى عَقِبَيْكَ تَعَرَّبْتَ قَالَ لَا وَلَكِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَذِنَ لِي فِي الْبَدْوِوَعَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ قَالَ لَمَّا قُتِلَ عُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ خَرَجَ سَلَمَةُ بْنُ الْأَكْوَعِ إِلَى الرَّبَذَةِ وَتَزَوَّجَ هُنَاكَ امْرَأَةً وَوَلَدَتْ لَهُ أَوْلَادًا فَلَمْ يَزَلْ بِهَا حَتَّى قَبْلَ أَنْ يَمُوتَ بِلَيَالٍ فَنَزَلَ الْمَدِينَةَ
Qutaibah bin Sa'id nous a rapporté, d'après Yazid bin Abi Ubaid, qui tenait de Salamah bin Al Akwa', qu'il rencontra Al Hajjaj. Al Hajjaj lui demanda : « Ô Ibn al Akwa', es-tu retourné à la campagne ? » Ibn al Akwa' répondit : « Non, mais le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) m'a autorisé à y rester. » Yazid bin Abi Ubaid rapporta également que, suite à la mort d'Uthman bin Affan, Salamah bin Al Akwa' se retira à Rabdzah où il épousa une femme qui donna naissance à plusieurs enfants. Il y demeura jusqu'à quelques nuits avant sa mort, puis s'installa à Médine.