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Islam Al-Haq : Coran et Hadith
(Le Vrai Islam)
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Imam Boukhari (الامام البخاري) - 7008 Hadith

LE RASULULLAH A MONTRÉ UNE FLÈCHE AUX PERSONNES QUI ONT REGARDÉ DANS SA MAISON

Imam Boukhari : 6381

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا يَحْيَى عَنْ حُمَيْدٍأَنَّ رَجُلًا اطَّلَعَ فِي بَيْتِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَدَّدَ إِلَيْهِ مِشْقَصًا فَقُلْتُ مَنْ حَدَّثَكَ قَالَ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ

Musaddad nous a rapporté qu'Humaid nous avait dit qu'un homme espionnait la maison du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), et que celui-ci lui avait montré sa flèche. J'ai (Yahya Al Qaththan) demandé : « Qui t'a rapporté ce hadith ? » Humaid a répondu : « Anas bin Malik ».

L'HISTOIRE DE HUDZAIFAH ET LA MORT DE SON PÈRE DANS LA GUERRE D'UHUD

Imam Boukhari : 6382

حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ أَخْبَرَنَا أَبُو أُسَامَةَ قَالَ هِشَامٌ أَخْبَرَنَا عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ قَالَتْلَمَّا كَانَ يَوْمُ أُحُدٍ هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ فَصَاحَ إِبْلِيسُ أَيْ عِبَادَ اللَّهِ أُخْرَاكُمْ فَرَجَعَتْ أُولَاهُمْ فَاجْتَلَدَتْ هِيَ وَأُخْرَاهُمْ فَنَظَرَ حُذَيْفَةُ فَإِذَا هُوَ بِأَبِيهِ الْيَمَانِ فَقَالَ أَيْ عِبَادَ اللَّهِ أَبِي أَبِي قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا احْتَجَزُوا حَتَّى قَتَلُوهُ قَالَ حُذَيْفَةُ غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْقَالَ عُرْوَةُ فَمَا زَالَتْ فِي حُذَيْفَةَ مِنْهُ بَقِيَّةُ خَيْرٍ حَتَّى لَحِقَ بِاللَّهِ

On m'a rapporté qu'Ishaq bin Mansur nous a dit, d'après Abu Usamah, que Hisham tenait cela de son père, d'après Aïcha : « Lors de la bataille d'Uhud, les polythéistes furent mis en déroute et le diable s'écria : "Ô serviteurs d'Allah, protégez vos arrières !" Les troupes de tête des polythéistes firent demi-tour, rendant l'affrontement inévitable. Khudzaifah examina alors les membres de son escouade un à un et reconnut son père, Al Yaman. Il s'écria alors : "Ô serviteur d'Allah, protégez mon père, protégez mon père !" Aïcha dit : "Par Allah, les musulmans ne purent se retenir et tuèrent leur père." Khudzaifah dit alors : "Qu'Allah vous pardonne." Urwah commenta : "Les qualités de Khudzaifah continuèrent de croître jusqu'à sa rencontre avec Allah."

PRIÈRE DE RASULULLAH POUR AMIR BIN AL AKWA' ET LA PERFECTION DE SES CHARITÉS

Imam Boukhari : 6383

حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ عَنْ سَلَمَةَ قَالَخَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى خَيْبَرَ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ أَسْمِعْنَا يَا عَامِرُ مِنْ هُنَيْهَاتِكَ فَحَدَا بِهِمْ فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَنْ السَّائِقُ قَالُوا عَامِرٌ فَقَالَ رَحِمَهُ اللَّهُ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَّا أَمْتَعْتَنَا بِهِ فَأُصِيبَ صَبِيحَةَ لَيْلَتِهِ فَقَالَ الْقَوْمُ حَبِطَ عَمَلُهُ قَتَلَ نَفْسَهُ فَلَمَّا رَجَعْتُ وَهُمْ يَتَحَدَّثُونَ أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ فَجِئْتُ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ فَدَاكَ أَبِي وَأُمِّي زَعَمُوا أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ فَقَالَ كَذَبَ مَنْ قَالَهَا إِنَّ لَهُ لَأَجْرَيْنِ اثْنَيْنِ إِنَّهُ لَجَاهِدٌ مُجَاهِدٌ وَأَيُّ قَتْلٍ يَزِيدُهُ عَلَيْهِ

Makki bin Ibrahim nous a rapporté que Yazid bin Abi 'Ubaid, d'après Salamah bin Al Akwa', a dit : « Auparavant, nous étions allés avec le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) à Khaybar. Un des soldats dit : « Ô Amir, écoute-nous ta poésie ! » Alors Amir Ibn Al Akwa' joua des vers de sa poésie pour qu'ils puissent les entendre. Ensuite, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) demanda : « Qui garde nos chameaux ? » « Notre ami, Amir bin Al Akwa' », répondirent les compagnons. Le Prophète continua de prier : « Qu'Allah lui fasse miséricorde ! » Les compagnons dirent : « Ô Messager d'Allah, nous as-tu réconfortés par son intercession ? » Le matin de sa mort, les compagnons commentèrent (à propos de l'incident d'Amir) : « Quel gâchis pour les actions d'Amir, il s'est donné la mort. » À mon retour, mes amis discutaient, affirmant qu'Amir bin Al Akwa' avait agi en vain puisqu'il s'était suicidé. Je suis alors allé trouver le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et je lui ai dit : « Ô Prophète, parce que mon père et ma mère ont été payés pour ta rançon, les gens pensent que mon frère, Amir, n'a rien fait en vain ! » Il m'a alors répondu : « Quiconque prétend cela ment. En réalité, il a reçu une double récompense. C'était un homme sérieux et un moudjahid. Existe-t-il un meurtre plus sadique que celui qu'il a subi ? »

LA LOI DE LA MORSURE QUI PROVOQUE LA PERTE DES DENTS

Imam Boukhari : 6384

حَدَّثَنَا آدَمُ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ حَدَّثَنَا قَتَادَةُ قَالَ سَمِعْتُ زُرَارَةَ بْنَ أَوْفَى عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍأَنَّ رَجُلًا عَضَّ يَدَ رَجُلٍ فَنَزَعَ يَدَهُ مِنْ فَمِهِ فَوَقَعَتْ ثَنِيَّتَاهُ فَاخْتَصَمُوا إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَعَضُّ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ كَمَا يَعَضُّ الْفَحْلُ لَا دِيَةَ لَكَ

Adam nous a dit que Syu'bah nous a dit que Qatadah a dit : « J'ai entendu Zurarah bin Awfa d'après Imran bin Hushain dire : un homme a mordu la main de quelqu'un, qui a été mordu puis a retiré sa main de sa bouche de sorte que deux de ses incisives sont tombées, puis ils se sont plaints de cette dispute au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), et le Prophète a dit : « L'un de vous mord son frère comme un bouc mord, et il n'y a pas de diyat. »

LA LOI DE LA MORSURE QUI PROVOQUE LA PERTE DES CORNS

Imam Boukhari : 6385

حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ عَنْ ابْنِ جُرَيْجٍ عَنْ عَطَاءٍ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَعْلَى عَنْ أَبِيهِ قَالَخَرَجْتُ فِي غَزْوَةٍ فَعَضَّ رَجُلٌ فَانْتَزَعَ ثَنِيَّتَهُ فَأَبْطَلَهَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

Il nous a été rapporté par [Abu 'Ashim] d'après [Ibn Juraij] d'après ['Atho'] d'après [Shafwan bin Ya'la] d'après [son père] disant : une fois, je suis allé à la guerre, puis quelqu'un m'a mordu de telle sorte que ses deux incisives sont tombées, et le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a considéré que ce cas n'était pas à prendre en compte (il n'y avait pas de diyat).

QISAS POUR UNE GIF QUI A FAIT CHUTE DES DENTS

Imam Boukhari : 6386

حَدَّثَنَا الْأَنْصَارِيُّ حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ عَنْ أَنَسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُأَنَّ ابْنَةَ النَّضْرِ لَطَمَتْ جَارِيَةً فَكَسَرَتْ ثَنِيَّتَهَا فَأَتَوْا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَمَرَ بِالْقِصَاصِ

Il nous a été rapporté [Al Ansari] d'après [Anas] radliallahu 'anhu, que la fille de Nadhr a giflé un esclave jusqu'à ce que ses incisives tombent, alors ils se sont plaints de cela au Prophète sallallaahu 'alaihi wasallam, et le Prophète a ordonné que la qisas soit appliquée.

ÉGALITÉ DU DOIGT ET DU DOIGT SELON LE PROPHÈTE

Imam Boukhari : 6387

حَدَّثَنَا آدَمُ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍعَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ هَذِهِ وَهَذِهِ سَوَاءٌ يَعْنِي الْخِنْصَرَ وَالْإِبْهَامَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْوَهُ

Il nous a été rapporté par Adam, d'après Syouba, d'après Qatada, d'après Ikrimah, d'après Ibn Abbas, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) qui a dit : « Ceci et ceci sont identiques », faisant référence à l'auriculaire et à l'index. Il nous a été rapporté par Muhammad ibn Basyar, d'après Ibn Abi 'Adi, d'après Syouba, d'après Qatada, d'après Ikrimah, d'après Ibn Abbas qui a dit : « J'ai entendu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dire : » Par exemple, le hadith mentionné ci-dessus.

LE MESSAGE DU PROPHÈTE SUR LA DON DE MÉDICAMENTS EN CAS DE MALADIE

Imam Boukhari : 6388

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ حَدَّثَنَا يَحْيَى عَنْ سُفْيَانَ حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ أَبِي عَائِشَةَ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُلَدَدْنَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي مَرَضِهِ وَجَعَلَ يُشِيرُ إِلَيْنَا لَا تَلُدُّونِي قَالَ فَقُلْنَا كَرَاهِيَةُ الْمَرِيضِ بِالدَّوَاءِ فَلَمَّا أَفَاقَ قَالَ أَلَمْ أَنْهَكُمْ أَنْ تَلُدُّونِي قَالَ قُلْنَا كَرَاهِيَةٌ لِلدَّوَاءِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا يَبْقَى مِنْكُمْ أَحَدٌ إِلَّا لُدَّ وَأَنَا أَنْظُرُ إِلَّا الْعَبَّاسَ فَإِنَّهُ لَمْ يَشْهَدْكُمْ

Musaddad nous a rapporté que Yahya, d'après Sufyan, nous a rapporté que Musa bin Abu 'Aisyah, d'après Ubaidullah bin Abdillah, a dit : « Aisha a dit : “Nous avions l'habitude de mettre des médicaments dans la bouche du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) lorsqu'il était malade. Il nous a fait signe et nous a dit : « Ne me mettez pas de médicaments dans la bouche. » Ubaidullah a dit : « Nous pensons qu'il a dit cela parce que les malades n'aiment pas les médicaments. » Lorsque le Prophète a repris conscience, il a dit : « Ne vous avais-je pas interdit de me mettre des médicaments dans la bouche ? » Abbas en a été témoin, car il n'était pas avec vous.” »

PAIEMENTS EFFECTUÉS PAR LE RASULULLAH POUR LES AMIS TUÉS À KHAIBAR

Imam Boukhari : 6389

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدٍ عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ زَعَمَ أَنَّ رَجُلًا مِنْ الْأَنْصَارِ يُقَالُ لَهُ سَهْلُ بْنُ أَبِي حَثْمَةَ أَخْبَرَهُأَنَّ نَفَرًا مِنْ قَوْمِهِ انْطَلَقُوا إِلَى خَيْبَرَ فَتَفَرَّقُوا فِيهَا وَوَجَدُوا أَحَدَهُمْ قَتِيلًا وَقَالُوا لِلَّذِي وُجِدَ فِيهِمْ قَدْ قَتَلْتُمْ صَاحِبَنَا قَالُوا مَا قَتَلْنَا وَلَا عَلِمْنَا قَاتِلًا فَانْطَلَقُوا إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ انْطَلَقْنَا إِلَى خَيْبَرَ فَوَجَدْنَا أَحَدَنَا قَتِيلًا فَقَالَ الْكُبْرَ الْكُبْرَ فَقَالَ لَهُمْ تَأْتُونَ بِالْبَيِّنَةِ عَلَى مَنْ قَتَلَهُ قَالُوا مَا لَنَا بَيِّنَةٌ قَالَ فَيَحْلِفُونَ قَالُوا لَا نَرْضَى بِأَيْمَانِ الْيَهُودِ فَكَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يُبْطِلَ دَمَهُ فَوَدَاهُ مِائَةً مِنْ إِبِلِ الصَّدَقَةِ

[Abou Nu'aïm] nous a rapporté [Sa'id ibn Ubaid] d'après [Busyair ibn Yasar], qu'il se souvenait d'un homme des Ansar nommé [Sahl ibn Abi Khatsmah] qui lui avait dit : Certains de ses hommes étaient partis pour Khaybar. Arrivés là-bas, ils se dispersèrent et découvrirent que l'un des leurs avait été tué. Ils dirent aux proches de la victime : « Vous avez tué notre ami ! » Ceux-ci nièrent et dirent : « Nous ne l'avons pas tué et nous ne savons pas qui l'a tué. » Alors les Compagnons se plaignirent au Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) : « Ô Messager d'Allah, nous sommes partis pour Khaybar et nous avons trouvé notre ami mort. » Le Prophète répondit : « Que le plus âgé parle ! Que le plus âgé parle ! » Puis le Prophète dit : « Vous devez apporter des preuves contre le meurtrier ! » Les Compagnons répondirent : « Si nous n'avons pas de preuves ! » Le Prophète répondit : « Alors ordonnez aux Juifs de prêter serment ! » Les Compagnons répondirent : « Nous ne croyons pas au serment des Juifs. » Apparemment, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) n'appréciait pas que le sang de son ami soit versé en vain, et il paya lui-même la dîme avec pas moins de cent chameaux.

QISAS AVEC QOSAMAH ET DISPOSITIONS DE LA LOI ISLAMIQUE

Imam Boukhari : 6390

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا أَبُو بِشْرٍ إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْأَسَدِيُّ حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ بْنُ أَبِي عُثْمَانَ حَدَّثَنِي أَبُو رَجَاءٍ مِنْ آلِ أَبِي قِلَابَةَ حَدَّثَنِي أَبُو قِلَابَةَأَنَّ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ أَبْرَزَ سَرِيرَهُ يَوْمًا لِلنَّاسِ ثُمَّ أَذِنَ لَهُمْ فَدَخَلُوا فَقَالَ مَا تَقُولُونَ فِي الْقَسَامَةِ قَالَ نَقُولُ الْقَسَامَةُ الْقَوَدُ بِهَا حَقٌّ وَقَدْ أَقَادَتْ بِهَا الْخُلَفَاءُ قَالَ لِي مَا تَقُولُ يَا أَبَا قِلَابَةَ وَنَصَبَنِي لِلنَّاسِ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ عِنْدَكَ رُءُوسُ الْأَجْنَادِ وَأَشْرَافُ الْعَرَبِ أَرَأَيْتَ لَوْ أَنَّ خَمْسِينَ مِنْهُمْ شَهِدُوا عَلَى رَجُلٍ مُحْصَنٍ بِدِمَشْقَ أَنَّهُ قَدْ زَنَى لَمْ يَرَوْهُ أَكُنْتَ تَرْجُمُهُ قَالَ لَا قُلْتُ أَرَأَيْتَ لَوْ أَنَّ خَمْسِينَ مِنْهُمْ شَهِدُوا عَلَى رَجُلٍ بِحِمْصَ أَنَّهُ سَرَقَ أَكُنْتَ تَقْطَعُهُ وَلَمْ يَرَوْهُ قَالَ لَا قُلْتُ فَوَاللَّهِ مَا قَتَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَحَدًا قَطُّ إِلَّا فِي إِحْدَى ثَلَاثِ خِصَالٍ رَجُلٌ قَتَلَ بِجَرِيرَةِ نَفْسِهِ فَقُتِلَ أَوْ رَجُلٌ زَنَى بَعْدَ إِحْصَانٍ أَوْ رَجُلٌ حَارَبَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَارْتَدَّ عَنْ الْإِسْلَامِ فَقَالَ الْقَوْمُ أَوَلَيْسَ قَدْ حَدَّثَ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَطَعَ فِي السَّرَقِ وَسَمَرَ الْأَعْيُنَ ثُمَّ نَبَذَهُمْ فِي الشَّمْسِ فَقُلْتُ أَنَا أُحَدِّثُكُمْ حَدِيثَ أَنَسٍ حَدَّثَنِي أَنَسٌ أَنَّ نَفَرًا مِنْ عُكْلٍ ثَمَانِيَةً قَدِمُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَبَايَعُوهُ عَلَى الْإِسْلَامِ فَاسْتَوْخَمُوا الْأَرْضَ فَسَقِمَتْ أَجْسَامُهُمْ فَشَكَوْا ذَلِكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ أَفَلَا تَخْرُجُونَ مَعَ رَاعِينَا فِي إِبِلِهِ فَتُصِيبُونَ مِنْ أَلْبَانِهَا وَأَبْوَالِهَا قَالُوا بَلَى فَخَرَجُوا فَشَرِبُوا مِنْ أَلْبَانِهَا وَأَبْوَالِهَا فَصَحُّوا فَقَتَلُوا رَاعِيَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَطْرَدُوا النَّعَمَ فَبَلَغَ ذَلِكَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَرْسَلَ فِي آثَارِهِمْ فَأُدْرِكُوا فَجِيءَ بِهِمْ فَأَمَرَ بِهِمْ فَقُطِّعَتْ أَيْدِيهِمْ وَأَرْجُلُهُمْ وَسَمَرَ أَعْيُنَهُمْ ثُمَّ نَبَذَهُمْ فِي الشَّمْسِ حَتَّى مَاتُوا قُلْتُ وَأَيُّ شَيْءٍ أَشَدُّ مِمَّا صَنَعَ هَؤُلَاءِ ارْتَدُّوا عَنْ الْإِسْلَامِ وَقَتَلُوا وَسَرَقُوا فَقَالَ عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ وَاللَّهِ إِنْ سَمِعْتُ كَالْيَوْمِ قَطُّ فَقُلْتُ أَتَرُدُّ عَلَيَّ حَدِيثِي يَا عَنْبَسَةُ قَالَ لَا وَلَكِنْ جِئْتَ بِالْحَدِيثِ عَلَى وَجْهِهِ وَاللَّهِ لَا يَزَالُ هَذَا الْجُنْدُ بِخَيْرٍ مَا عَاشَ هَذَا الشَّيْخُ بَيْنَ أَظْهُرِهِمْ قُلْتُ وَقَدْ كَانَ فِي هَذَا سُنَّةٌ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ دَخَلَ عَلَيْهِ نَفَرٌ مِنْ الْأَنْصَارِ فَتَحَدَّثُوا عِنْدَهُ فَخَرَجَ رَجُلٌ مِنْهُمْ بَيْنَ أَيْدِيهِمْ فَقُتِلَ فَخَرَجُوا بَعْدَهُ فَإِذَا هُمْ بِصَاحِبِهِمْ يَتَشَحَّطُ فِي الدَّمِ فَرَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ صَاحِبُنَا كَانَ تَحَدَّثَ مَعَنَا فَخَرَجَ بَيْنَ أَيْدِينَا فَإِذَا نَحْنُ بِهِ يَتَشَحَّطُ فِي الدَّمِ فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ بِمَنْ تَظُنُّونَ أَوْ مَنْ تَرَوْنَ قَتَلَهُ قَالُوا نَرَى أَنَّ الْيَهُودَ قَتَلَتْهُ فَأَرْسَلَ إِلَى الْيَهُودِ فَدَعَاهُمْ فَقَالَ آنْتُمْ قَتَلْتُمْ هَذَا قَالُوا لَا قَالَ أَتَرْضَوْنَ نَفَلَ خَمْسِينَ مِنْ الْيَهُودِ مَا قَتَلُوهُ فَقَالُوا مَا يُبَالُونَ أَنْ يَقْتُلُونَا أَجْمَعِينَ ثُمَّ يَنْتَفِلُونَ قَالَ أَفَتَسْتَحِقُّونَ الدِّيَةَ بِأَيْمَانِ خَمْسِينَ مِنْكُمْ قَالُوا مَا كُنَّا لِنَحْلِفَ فَوَدَاهُ مِنْ عِنْدِهِ قُلْتُ وَقَدْ كَانَتْ هُذَيْلٌ خَلَعُوا خَلِيعًا لَهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ فَطَرَقَ أَهْلَ بَيْتٍ مِنْ الْيَمَنِ بِالْبَطْحَاءِ فَانْتَبَهَ لَهُ رَجُلٌ مِنْهُمْ فَحَذَفَهُ بِالسَّيْفِ فَقَتَلَهُ فَجَاءَتْ هُذَيْلٌ فَأَخَذُوا الْيَمَانِيَّ فَرَفَعُوهُ إِلَى عُمَرَ بِالْمَوْسِمِ وَقَالُوا قَتَلَ صَاحِبَنَا فَقَالَ إِنَّهُمْ قَدْ خَلَعُوهُ فَقَالَ يُقْسِمُ خَمْسُونَ مِنْ هُذَيْلٍ مَا خَلَعُوهُ قَالَ فَأَقْسَمَ مِنْهُمْ تِسْعَةٌ وَأَرْبَعُونَ رَجُلًا وَقَدِمَ رَجُلٌ مِنْهُمْ مِنْ الشَّأْمِ فَسَأَلُوهُ أَنْ يُقْسِمَ فَافْتَدَى يَمِينَهُ مِنْهُمْ بِأَلْفِ دِرْهَمٍ فَأَدْخَلُوا مَكَانَهُ رَجُلًا آخَرَ فَدَفَعَهُ إِلَى أَخِي الْمَقْتُولِ فَقُرِنَتْ يَدُهُ بِيَدِهِ قَالُوا فَانْطَلَقَا وَالْخَمْسُونَ الَّذِينَ أَقْسَمُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِنَخْلَةَ أَخَذَتْهُمْ السَّمَاءُ فَدَخَلُوا فِي غَارٍ فِي الْجَبَلِ فَانْهَجَمَ الْغَارُ عَلَى الْخَمْسِينَ الَّذِينَ أَقْسَمُوا فَمَاتُوا جَمِيعًا وَأَفْلَتَ الْقَرِينَانِ وَاتَّبَعَهُمَا حَجَرٌ فَكَسَرَ رِجْلَ أَخِي الْمَقْتُولِ فَعَاشَ حَوْلًا ثُمَّ مَاتَ قُلْتُ وَقَدْ كَانَ عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ مَرْوَانَ أَقَادَ رَجُلًا بِالْقَسَامَةِ ثُمَّ نَدِمَ بَعْدَ مَا صَنَعَ فَأَمَرَ بِالْخَمْسِينَ الَّذِينَ أَقْسَمُوا فَمُحُوا مِنْ الدِّيوَانِ وَسَيَّرَهُمْ إِلَى الشَّأْمِ

Qutaibah bin Sa'id nous a rapporté qu'Abu Bisyr Isma'il bin Ibrahim Al Asadi nous a rapporté qu'Al Hajjaj bin Abi 'Uthman m'a rapporté qu'Abu Raja' de la famille d'Abu Qilaba m'a rapporté qu'un jour, Umar bin Abdul Aziz étendit les matelas de ses invités et leur en donna la permission d'entrer. Puis Umar bin Abdul Aziz demanda : « Que pensez-vous de la Qosamah ? » Nous répondîmes : « La Qosamah ? Le qisas, car la Qasamah est vraie, et les califes ont instauré le qisas à cause de cela. » Alors Umar bin Abd Aziz me demanda – à cette époque, il m'avait confié une fonction particulière pour guider la communauté – et je répondis : « Ô Amir al-Mu'minin, vous avez des commandants militaires et des dignitaires arabes, que pensez-vous que si cinquante d'entre eux témoignaient qu'un homme marié à Damas a commis l'adultère sans qu'ils l'aient vu, le lapideriez-vous ? » « Non », répondit-il. Je demandai à nouveau : « Que pensez-vous que si cinquante d’entre eux témoignent qu’un homme à Himsh a volé, lui couperiez-vous la main alors qu’ils ne l’ont pas vu ? » « Non », répondit-il. Alors je dis : « Par Allah, le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’a jamais tué personne, sauf pour l’une de ces trois raisons : une personne qui tue intentionnellement, qui doit alors être tuée ; une personne qui commet l’adultère après le mariage ; ou une personne qui combat Allah et Son Messager et apostasie de l’Islam. » Alors les gens interrompirent la conversation : « Anas ibn Malik ne nous a-t-il pas dit que le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a un jour fait mourir quelqu’un pour vol, lui a crevé les yeux et les a laissés se consumer au soleil brûlant ? » Je répondis : « Je vais vous citer le hadith d’Anas, qu’Anas lui-même m’a rapporté ; Un groupe de huit personnes de la tribu d'Ukl rencontra le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et lui prêta allégeance, déclarant leur foi en l'Islam. Cependant, le climat de Médine ne leur convenait pas et ils tombèrent malades. Ils se plaignirent alors de leurs maux au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Le Prophète leur conseilla : « Ne serait-il pas préférable pour vous d'aller avec nos bergers de chameaux afin de vous procurer leur lait et leur urine (pour vous soigner) ? » Ils acceptèrent. Ils allèrent donc et burent le lait et l'urine, ce qui leur permit de guérir. Mais, au lieu de cela, ils tuèrent le berger du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) et volèrent ses chameaux. Cet incident parvint finalement aux oreilles du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Le Prophète envoya également des troupes à leur poursuite. Ils furent capturés et amenés devant lui. Le Prophète ordonna donc qu'on leur coupe les mains et les pieds et qu'on leur crève les yeux. Puis il les jeta en plein soleil pour qu'ils y meurent. Je demandai : « Qui d'autre pourrait être plus sadique ? Ils ont apostasié, tué et volé. » 'Anbasah bin Sa'id répondit : « Par Allah, je n'ai jamais rien entendu de pareil. » Je dis : « Rejettes-tu mon hadith, ô 'Anbasah ? » « Non, tu l'as rapporté tel quel. Par Allah, cette armée restera dans le bien tant que ce cheikh vivra parmi eux. » Je poursuivis : Dans des cas comme celui-ci, il existe d'autres directives du Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Voici l'histoire : un jour, plusieurs Ansar rencontrèrent le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Ils discutaient avec lui, puis l'un d'eux s'éloigna et fut tué. Après le meurtre, les amis sortirent et découvrirent que leur ami avait été tué, couvert de sang. Ils rapportèrent alors l'affaire au Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, notre ami, qui discutait avec nous, est sorti de parmi nous et s'est avéré qu'il était couvert de sang. » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) sortit et leur demanda : « Qui pensez-vous être ? » Puis, dans un autre message : « Qui pensez-vous l'avoir tué ? » Ils répondirent : « Nous pensons que ce sont les Juifs qui l'ont tué. » Le Prophète envoya alors un messager à la rencontre des Juifs, les invita et leur dit : « Avez-vous tué notre ami ? » Ils répondirent : « Non. » Le Prophète dit alors à ses amis : « Seriez-vous d'accord pour que cinquante Juifs jurent qu'ils ne l'ont pas tué ? » Les amis répondirent : « Bien sûr, ils s'en moqueraient s'ils nous avaient réellement tués ! » Les Juifs prêtèrent alors serment. Le Prophète demanda ensuite : « Et si cinquante d'entre vous juraient que la dîme était payée ? » Mais les compagnons refusèrent de jurer. Finalement, le Prophète paya la dîme de sa propre poche. J'expliquai : Auparavant, la tribu de Hudhayl avait rompu l'alliance (une promesse de partager le bonheur et le malheur) à l'époque préislamique. Hudhayl attaqua alors une famille yéménite en pleine nuit à Bath-ha'. Un Yéménite de la maisonnée était éveillé et put le décapiter avec son épée. Les Hudhayl revinrent ensuite, capturèrent la famille yéménite et se plaignirent à Umar à Al-Maussim. Hudhayl dit : « Il a tué notre ami. » Umar répondit : « En effet, ils ont rompu leur accord. » Alors Umar dit : « Que cinquante Hudhayl jurent qu'ils n'ont pas rompu leur accord. » Quarante-neuf Hudhayl jurèrent alors qu'ils n'avaient pas rompu leur accord. Puis l'un d'eux arriva de Syrie et ils demandèrent au nouvel arrivant de prêter serment. Réticent, il dut payer mille dirhams pour compenser son refus. Hudzail chercha alors un remplaçant pour compléter le groupe de cinquante personnes. Quant à celui qui paya la rançon, ils le remirent au frère de la victime, et leurs mains se rejoignirent. Tous deux continuèrent leur chemin avec les cinquante personnes qui avaient prêté serment, jusqu'à ce qu'ils arrivent près d'un palmier dattier. Une pluie torrentielle s'abattit sur eux, les piégeant dans une grotte de la montagne. La grotte s'effondra et les cinquante Hudzail périrent tous. Les deux survivants parvinrent à s'échapper, mais soudain une pierre roula vers eux et brisa la jambe du frère tué. Il vécut encore un an plus tard et mourut. J'ai dit : Abdul Malik bin Marwan avait un jour accusé quelqu'un de posséder des preuves de Qossama, mais il regretta plus tard son geste et ordonna que les cinquante personnes qui avaient prêté serment soient radiées des registres de l'État et les transféra en Syrie.

LEÇONS À TENIR COMPTE SANS AUTORISATION

Imam Boukhari : 6391

حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ أَنَسٍ عَنْ أَنَسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُأَنَّ رَجُلًا اطَّلَعَ مِنْ حُجْرٍ فِي بَعْضِ حُجَرِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَامَ إِلَيْهِ بِمِشْقَصٍ أَوْ بِمَشَاقِصَ وَجَعَلَ يَخْتِلُهُ لِيَطْعُنَهُ

Il nous a été rapporté [Abu Nu'man] nous a rapporté [Hammad bin Zaid] d'après ['Ubaidullah bin Abu Bakr bin Anas] d'après [Anas] (qu'Allah soit satisfait de lui), qu'il y avait quelqu'un qui a jeté un coup d'œil dans l'une des pièces du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), alors il s'est approché de cette personne en portant une paire de ciseaux et il les a cachés pour le poignarder.

AVERTISSEMENT CONTRE LE REGARDEMENT VISUEL ET LA LOI

Imam Boukhari : 6392

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا لَيْثٌ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ أَنَّ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ السَّاعِدِيَّ أَخْبَرَهُأَنَّ رَجُلًا اطَّلَعَ فِي جُحْرٍ فِي بَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَمَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِدْرًى يَحُكُّ بِهِ رَأْسَهُ فَلَمَّا رَآهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَوْ أَعْلَمُ أَنَّكَ تَنْتَظِرُنِي لَطَعَنْتُ بِهِ فِي عَيْنَيْكَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّمَا جُعِلَ الْإِذْنُ مِنْ قِبَلِ الْبَصَرِ

Qutaibah bin Sa'id nous a rapporté, d'après Al Laits, d'après Ibn Shihab, Sahal bin Sa'd as Sa'idi, qu'un homme avait jeté un coup d'œil par le trou de la porte de la chambre du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). À ce moment-là, il se coiffait. Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) l'aperçut, il dit : « Si j'avais su que tu regardais, je me serais coiffé. Je te crèverais les deux yeux ! » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) répondit alors : « C'est juste une permission, pour le bien de tous. »

IL N'Y A AUCUNE RAISON DE BLESSURE EN JETANT UN COUP D'OEIL

Imam Boukhari : 6393

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ عَنْ الْأَعْرَجِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَقَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَوْ أَنَّ امْرَأً اطَّلَعَ عَلَيْكَ بِغَيْرِ إِذْنٍ فَخَذَفْتَهُ بِعَصَاةٍ فَفَقَأْتَ عَيْنَهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ جُنَاحٌ

Ali bin Abdullah nous a dit que Sufyan nous a dit qu'Abu Az Zanad, d'après Al A'raj, d'après Abu Hurairah, a dit : « Si quelqu'un vous épie sans votre permission, et que vous le poignardez avec un bâton pour qu'il devienne aveugle, alors il n'y a pas de diyat sur vous. »

L'HISTOIRE DES ACCORDS ET DE LEURS LOIS DANS L'ISLAM

Imam Boukhari : 6394

حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ الْفَضْلِ أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ حَدَّثَنَا مُطَرِّفٌ قَالَ سَمِعْتُ الشَّعْبِيَّ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا جُحَيْفَةَ قَالَ سَأَلْتُ عَلِيًّا رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُهَلْ عِنْدَكُمْ شَيْءٌ مِمَّا لَيْسَ فِي الْقُرْآنِ وَقَالَ مَرَّةً مَا لَيْسَ عِنْدَ النَّاسِ فَقَالَ وَالَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَبَرَأَ النَّسَمَةَ مَا عِنْدَنَا إِلَّا مَا فِي الْقُرْآنِ إِلَّا فَهْمًا يُعْطَى رَجُلٌ فِي كِتَابِهِ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قُلْتُ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ وَفِكَاكُ الْأَسِيرِ وَأَنْ لَا يُقْتَلَ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ

Shadaqah bin Al Fadhl nous a rapporté qu'Ibn 'Uyainah nous a rapporté que Mutharrif a dit ; j'ai entendu Ash Sha'bi dire ; j'ai entendu Abu Juhaifah dire. J'ai demandé à Ali (qu'Allah l'agrée) : « As-tu quelque chose qui ne soit pas mentionné dans le Coran ? » Une autre fois, il a dit : « Qu'est-ce que les gens n'ont pas ? » Il a répondu : « Par Celui qui a fendu le grain et créé l'homme, nous n'avons rien d'autre que ce qui est contenu dans le Coran, si ce n'est la compréhension donnée à l'homme concernant Son Livre et ce qui est contenu dans ses pages. » Je demande : « Qu'y a-t-il sur la feuille ? » Il répond : « À savoir, payer la dîme, libérer les prisonniers et ne pas laisser un musulman être tué à cause d'un infidèle. »

SYAT POUR FŒTUS AMÉRICAINS PORTÉS

Imam Boukhari : 6395

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ وَحَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ حَدَّثَنَا مَالِكٌ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُأَنَّ امْرَأَتَيْنِ مِنْ هُذَيْلٍ رَمَتْ إِحْدَاهُمَا الْأُخْرَى فَطَرَحَتْ جَنِينَهَا فَقَضَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِيهَا بِغُرَّةٍ عَبْدٍ أَوْ أَمَةٍ

Il nous a été rapporté par Abdullah bin Yusuf, Malik, Isma'il, Ibn Shihab, Abu Salamah bin Abdurrahman, Abu Hurairah (qu'Allah l'agrée), d'après ce qu'il a été rapporté par Ibn Shihab, d'après Abu Salamah bin Abdurrahman, d'après Abu Hurairah (qu'Allah l'agrée), qu'il y avait deux femmes Hudzail, dont l'une a frappé l'autre de sorte que le fœtus a été avorté, et le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a décidé de payer la ghurrah, aux esclaves mâles ou femelles.

CONDITIONS GÉNÉRALES POUR LE FŒTUS AVORTÉ

Imam Boukhari : 6396

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ حَدَّثَنَا هِشَامٌ عَنْ أَبِيهِ عَنْ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ عَنْ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُأَنَّهُ اسْتَشَارَهُمْ فِي إِمْلَاصِ الْمَرْأَةِ فَقَالَ الْمُغِيرَةُ قَضَى النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْغُرَّةِ عَبْدٍ أَوْ أَمَةٍفَشَهِدَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ أَنَّهُ شَهِدَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَضَى بِهِ

Musa bin Isma'il nous a rapporté que Wuhaib nous l'a rapporté, et Hisyam, de son père, d'après Mughirah bin Syu'bah, d'après Umar (qu'Allah l'agrée), leur a demandé leur avis concernant l'avortement d'un fœtus féminin. Mughirah a répondu : « Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a tranché en ce qui concerne les esclaves ou les serviteurs. » Muhammad bin Maslamah a témoigné avoir vu le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) prendre une telle décision.

TÉMOIGNAGE SUR LA DIAT FŒTALE

Imam Boukhari : 6397

حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِأَنَّ عُمَرَ نَشَدَ النَّاسَ مَنْ سَمِعَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَضَى فِي السِّقْطِ فَقَالَ الْمُغِيرَةُ أَنَا سَمِعْتُهُ قَضَى فِيهِ بِغُرَّةٍ عَبْدٍ أَوْ أَمَةٍقَالَ ائْتِ مَنْ يَشْهَدُ مَعَكَ عَلَى هَذَا فَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ أَنَا أَشْهَدُ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِمِثْلِ هَذَا حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَابِقٍ حَدَّثَنَا زَائِدَةُ حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ سَمِعَ الْمُغِيرَةَ بْنَ شُعْبَةَ يُحَدِّثُ عَنْ عُمَرَ أَنَّهُ اسْتَشَارَهُمْ فِي إِمْلَاصِ الْمَرْأَةِ مِثْلَهُ

Ubaidullah bin Musa, d'après Hisham, qui tenait cela de son père, rapporta qu'Umar avait un jour consulté des personnes pour recueillir des témoignages. Parmi elles, qui avait entendu le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) statuer sur la question de la fausse couche d'un fœtus (victime d'une blessure) ? Al Mughirah répondit : « J'ai entendu dire qu'il avait décidé de verser une indemnité aux esclaves, hommes ou femmes. » Muhammad bin Maslamah ajouta : « J'ai vu le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) agir ainsi. » Muhammad bin Abdullah nous rapporta que Muhammad bin Sabiq nous rapporta que Za'idah nous rapporta que Hisyam bin Urwah, d'après son père, avait entendu Mughirah bin Syu'bah parler d'Umar, qui avait un jour consulté des personnes au sujet de la fausse couche d'un fœtus féminin, par exemple.

HÉRITAGE ET PAROLES POUR LES FAMILLES DÉCÉDÉES

Imam Boukhari : 6398

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَضَى فِي جَنِينِ امْرَأَةٍ مِنْ بَنِي لَحْيَانَ بِغُرَّةٍ عَبْدٍ أَوْ أَمَةٍ ثُمَّ إِنَّ الْمَرْأَةَ الَّتِي قَضَى عَلَيْهَا بِالْغُرَّةِ تُوُفِّيَتْ فَقَضَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّ مِيرَاثَهَا لِبَنِيهَا وَزَوْجِهَا وَأَنَّ الْعَقْلَ عَلَى عَصَبَتِهَا

Il nous a été rapporté [Abdullah bin Yusuf] qui nous a rapporté [Al Laits] d'après [Ibn Shihab] d'après [Sa'id bin Musayyab] d'après [Abu Hurairah], le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a décidé une fois (diyat) d'un fœtus féminin des Bani Lahyan d'une valeur égale à la ghurrah, à un esclave mâle ou femelle, puis la femme à qui il avait décidé de payer la ghurrah est décédée, alors le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a décidé que son héritage reviendrait à ses enfants et à son mari, tandis que la diyat serait payée pour son 'ashabah.

DIYAT POUR LES VICTIMES DE MEURTRES ET LES FÉTUÉS

Imam Boukhari : 6399

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ حَدَّثَنَا يُونُسُ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ ابْنِ الْمُسَيَّبِ وَأَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَاقْتَتَلَتْ امْرَأَتَانِ مِنْ هُذَيْلٍ فَرَمَتْ إِحْدَاهُمَا الْأُخْرَى بِحَجَرٍ فَقَتَلَتْهَا وَمَا فِي بَطْنِهَا فَاخْتَصَمُوا إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَضَى أَنَّ دِيَةَ جَنِينِهَا غُرَّةٌ عَبْدٌ أَوْ وَلِيدَةٌ وَقَضَى أَنَّ دِيَةَ الْمَرْأَةِ عَلَى عَاقِلَتِهَا

Ahmad bin Salih nous a rapporté qu'Ibn Wahb nous l'a rapporté, et Yunus nous l'a rapporté d'après Ibn Shihab, d'après Ibn Musayyab et Abu Salamah bin Abdurrahman. Abu Hurairah, qu'Allah l'agrée, a dit : Deux femmes Hudzail se disputaient. L'une d'elles jeta une pierre sur l'autre, la tuant et provoquant un avortement. Les gens se plaignirent alors de cette dispute au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), qui décida que la diyat du fœtus serait égale à la ghurrah, équivalente à celle d'un esclave mâle ou d'une servante femelle. Il décida que la diyat de la femme serait supportée par son 'aqilah.

L'HISTOIRE D'ANAS BIN MALIK ET LES ATTITUDES DU PROPHÈTE

Imam Boukhari : 6400

حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ عَنْ أَنَسٍ قَالَلَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَدِينَةَ أَخَذَ أَبُو طَلْحَةَ بِيَدِي فَانْطَلَقَ بِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَنَسًا غُلَامٌ كَيِّسٌ فَلْيَخْدُمْكَ قَالَ فَخَدَمْتُهُ فِي الْحَضَرِ وَالسَّفَرِ فَوَاللَّهِ مَا قَالَ لِي لِشَيْءٍ صَنَعْتُهُ لِمَ صَنَعْتَ هَذَا هَكَذَا وَلَا لِشَيْءٍ لَمْ أَصْنَعْهُ لِمَ لَمْ تَصْنَعْ هَذَا هَكَذَا

Il m'a été rapporté [Amru bin Zurarah] Il nous a été rapporté [Isma'il bin Ibrahim] d'après ['Abdul 'Aziz] d'après [Anas], que lorsque le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) est arrivé à Médine, Abu Talhah m'a pris par la main et m'a invité à rencontrer le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) en disant : « Ô Messager d'Allah, Anas est un jeune homme habile, ce serait formidable qu'il devienne ton assistant ! » Anas a répondu : « Je l'ai donc aidé, tant chez lui qu'en voyage, et par Allah, il ne s'est jamais plaint de ce que j'ai fait en disant : « Pourquoi fais-tu cela ? » Et il ne m'a jamais reproché de ne pas avoir fait le travail demandé en disant : « Pourquoi ne fais-tu pas ceci ? »